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Paul Bocuse, l’empereur de la cuisine française, est mort

« Monsieur Paul », comme tous l’appelaient, est décédé ce jour, à l’âge de 91 ans. Personnalité flamboyante, ce grand cuisinier, triple étoilé depuis plus de 50 ans, a marqué de son empreinte la haute-gastronomie française.

 

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur et ancien maire de Lyon, a annoncé samedi [20 janvier 2018] la mort du grand chef lyonnais Paul Bocuse.

[...]

 

À ses débuts, comme tous les apprentis, Paul Bocuse avait roulé sa bosse, avec la chance de débuter, au col de la Luère, à l’âge de 20 ans, chez la Mère Brazier, après avoir été formé par son père, Georges, qui lui avait appris, dès ses 9 ans, à cuire les rognons de veau. Mais c’est avec Fernand Point que Paul Bocuse va découvrir la fierté du métier. Quand il était de sortie avec le célèbre chef de La Pyramide, à Vienne, il était impressionné par les colères de Point. Souvent, ce dernier, au volant de sa voiture, lorsqu’il voyait à l’extérieur des restaurants des figurines de bois représenter le chef avec bedaine, joues rouges et toque farfelue, fulminait : « Tu vois Paul, ces trucs-là, on devrait les écraser chaque fois qu’on en voit au bord de la route. »

 

 

Avec lui, Bocuse apprend les fondamentaux. La réhabilitation de l’assiette qui marque le passage du pouvoir de la salle à celui de la cuisine. Antérieurement, les maîtres d’hôtel tranchaient, découpaient, flambaient, composaient les assaisonnements, battaient les sabayons devant les clients. Les cuisiniers étaient en deuxième rideau, jouaient les deuxièmes couteaux. Avec Point, il apprendra également à soigner le service de table : les assiettes, la verrerie, le nappage, la décoration, et surtout à saluer en salle…

 

Gault et Millau sous le charme

La première étoile arrive en 1958, alors que dans son restaurant, l’Auberge du Pont de Collonges, les couverts sont encore en inox et les nappes en papier. En 1960, il décroche la deuxième, tandis que les toilettes se trouvent encore dans la cour, et, en 1965, la troisième. C’est dans ces « années de grâce » qu’Henri Gault et Christian Millau allaient tomber en arrêt devant sa cuisine :

« Nous nous étions retrouvés chez lui, racontent-ils, il n’avait que 2 étoiles à l’époque, mais était considéré comme un 3-étoiles possible. À déjeuner, Bocuse nous proposa ses grands airs : soupe d’écrevisses, loup en croûte, petits fromages, œufs à la neige. Le tout parfait. Nous étions sortis de table vers quatre heures. Une inspiration nous a poussés à revenir pour dîner en demandant quelque chose de très léger. Il est revenu peu après avec une salade de haricots verts. À première vue, cela ne nous disait pas grand-chose. Or cette salade était tout simplement géniale ! Les haricots verts croquants avaient une odeur de jardin, une saveur exceptionnelle. C’était grandiose dans l’extrême simplicité. Après sont arrivés des petits rougets de roche cuits à la perfection, c’est-à-dire très peu cuits. Fermes, avec tous les parfums de la mer. La nouvelle cuisine existait et nous venions de la rencontrer. »

 

L’amour des produits de sa région

Sans Internet ni réseaux sociaux, il a su cultiver à la fois sa propre image et celle de la cuisine française avec un sens de la communication qui n’avait d’égal que son humour et sa faconde. Certaines de ses répliques sont d’ailleurs devenues cultes comme cet échange avec un journaliste :

« Vous avez fait de piètres études ?
– Oui, mais j’ai mes deux bacs, celui d’eau froide et celui d’eau chaude. »

Boulimique de travail, il a bâti un empire à travers le monde, avec ses restaurants, ses brasseries, son complexe Orlando en Floride, mais aussi l’Institut de cuisine à Écully, la fondation, le concours international du Bocuse d’or, les livres, les produits dérivés…

[...]

Un patriarche flamboyant

[...]

Héraut des Trente Glorieuses quand il gambadait avec ses copains pour vendre le savoir-faire français à l’étranger, homme aux multiples conquêtes mais viscéralement attaché à ses femmes, « Monsieur Paul » a été le patriarche le plus flamboyant, pour ne pas dire attachant, de la gastronomie française. Malgré les embardées et écarts de conduite, il a suivi toute sa vie la feuille de route qu’il s’était fixée. Car, pour lui, « le courage, c’était la fidélité. Fidélité au goût, aux saveurs, à la bonne cuisine, à ses amis. Fidélité à soi-même ». Aujourd’hui, la cuisine est comme la poularde. En deuil.

Lire l’article entier sur lefigaro.fr

 

 

Pour ceux qui ont les moyens, au moins une fois dans leur vie :

Valeurs et traditions de la France éternelle
sur Kontre Kulture

 

À ne pas manquer, l’analyse d’Alain Soral sur le rôle international de la cuisine française :

 

Voir aussi, sur E&R :

Grandeur de la cuisine française, sur E&R :

 



Article ancien.
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44 Commentaires

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  • #1883479

    Je me faisais un point d honneur d essayer d y aller une fois par an en sachant que ce monument disparaîtrait un jour. Plats traditionnels, plats en sauce, chariots de fromages, chariots de desserts, tout ce que j aime, rien de moléculaire, pas de chichis, et un prix raisonnable pour un mythe vivant (premier menu entre 100 et 160e pendant longtemps, la où les péteux de Paris sont à 200 ou 300e !). En revanche la carte des vins est un peu salée.


  • #1883502

    J’y ai mangé une fois, dans le cadre des affaires.
    Comme je suis végétarien, j’ai eu droit à trois cuillères d’une purée de carotte imprégnée de beurre.

    Ce qui m’a été insupportable c’était :
    1) Effigie du maître sur l’assiette !
    2) Effigie du maître sur la serviette de table !
    3) Effigie du maître sur les couverts !
    4) Effigie du maître sur les verres !
    5) Sur la nappe aussi je crois !

    5) J’aurais dû vérifier si son effigie était aussi sur le papier toilette.

     

    • #1883542

      Tant que nous n’avons pas à supporter ton effigie... car c’est déjà douloureux de devoir supporter ton commentaire...

      Fallait pas faire le choix de ne te nourrir que d’herbe fraîche. Pendant que tu râlais, tes commensaux auront apprécié les plats traditionnels de Paul Bocuse, une légende française !

      Tradition... Nature... Culture française... Art de vivre... en principe ça devrait parler aux lecteurs d’E&R. Mais ce sont toujours les plus hargneux et les pisse-vinaigre qui sont les plus prompts à écrire des commentaires. C’est triste.


    • Faux ! Je connais très bien le restaurant étoilé de Paul Bocuse et depuis longtemps.

      Bien que ça change légèrement de temps en temps, actuellement :

      L’effigie de Paul Bocuse, les bras croisés, apparaît sur certains verres.
      Pas d’effigie dans l’assiette mais un "Paul Bocuse".
      Pas d’effigie sur les couverts mais un "PB".
      Pas d’effigie sur le rond de serviette, mais un "Paul Bocuse" au verso.
      Pas d’effigie sur les nappes.

      Pas d’effigie sur le papier toilette (si encore il fallait répondre à une telle provocation).

      Et une cuisine merveilleuse, extrêmement régulière (signe des grandes maisons), des plats en sauce et traditionnels (tout en étant ce qu’on a appelé à l’époque la "Nouvelle cuisine").

      Qui n’a pas goûté la Sole sauce Fernand Point, ou même le loup en croûte ou la soupe aux truffes VGE ne peut parler avec légitimité de la cuisine de Paul Bocuse.


    • #1883686

      Réponse au Lyonnais :
      La gastronomie française a son origine dans la révolution française qui mit au chômage les cuisiniers travaillant pour les nobles. C’est une cuisine grasse, lourde et assez insipide. Je n’y touche jamais.
      Si je suis passionné par les compositeurs français de l’époque baroque et de la Renaissance, comme par ceux britanniques, je ne prends du plaisir qu’avec la cuisine indienne. Celle anglaise est cependant bien pire que celle de notre pays.


    • Et t’en as pas marre de voir le clown mc et la gueule du moustachu kfc partout, quand on bouffe ces merdes dans du carton avec des logo partout ça te gêne pas ?


  • #1883504

    On va avant tout bouffer chez ces grands chefs pour montrer son rang social. Une bonne bouffe entre potes fait tout aussi bien l’affaire.

     

    • C’est comme les commentaires : il y en a des raffinés et puis des ordinaires...


    • A quoi bon lire du Proust quand on peut lire du Angot...

      En fait, à force de vous prendre pour des libres penseurs (je m’adresse au détracteurs de PB), vous oubliez que vous n’êtes que des snob.


    • La meilleur cuisine est celle de Meme (Grand-Mere)... qui devient inaccessible/hors-de prix a sa disparition (temps, restes de la semaine, creation, amour, pauvrete....etc) !
      L’Italie a su garder une simplicite, qui la fait miroite aux 4 coins du Monde, lorsque la cusine francaise n’est souvent represente que par une myriade de petits prince ex-militaires (epoque ou les frigo n’existaient pas, remplaces par quelques cuisto-sauceurs italiens : la viande puait a cette epoque, et il fallait la couvrir abondamment pour la rendre commestible !). La meilleur bouffe, cet a la maison, en toute simplicite... au resto, mettre 200Euro pour une “ceremonie cullinaire”, c’est deja reconnaitre que “c’est inoubliable, succulant” (souvent entendu, meme apres un kebab !!!).


    • #1883764

      Je n’ai pas critiqué PB, mais la clientèle. Je sais apprécier le travail bien fait, mais aussi remarquer les tares qui en découleront de fait. Désolé de ne pas avoir l’esprit bourgeois.


    • « Je n’ai pas critiqué PB, mais la clientèle. »
      Ça n’est pas plus judicieux car ça ne veut rien dire. Il y a aussi beaucoup de gens qui sont des gourmets et qui ne roulent pas sur l’or, comme moi, qui le font au moins une fois dans leur vie et qui en gardent un grand souvenir. Et rien à foutre de montrer son « rang social ». Laissons « l’esprit bourgeois » (! !!) en dehors de ça.


  • Il aura plus fait pour l’image de notre France que n’importe quel ambassadeur. Merci Monsieur Bocuse. Paix à votre âme.


  • Dommage que son nom soit accolé au nouveau stade de l’OL. Quand un métier noble cède au Business. Mes sincères condoléances à la famille Bocuse (et une pensée pour Philippe Layat).

     

  • Un grand nom de la cuisine qui vient de partir. Une légende vivante même ! RIP


  • C’était un immense travailleur qui adorait son métier, lourde perte pour ce "pays". D’ailleurs je n’en connais aucun autre de son rang.
    Il est vrai que la nourriture ne m’intéresse pas particulièrement.


  • #1883558

    Comme souvent, l’intérêt de l’article réside dans les commentaires.
    Un sujet clivant de plus. Il faudrait réaliser un petite sociologie du restaurant. Monsieur Soral, votre avis ?
    Les restau, à la base, me semblent plutôt un "truc" de riches. Sortir, se faire servir, pourquoi faire pour les manants ? La fameuse démocratisation (ou rattrapage social), a produit la consommation de masses et toutes les dérives qui vont avec.
    Le problème ici vient de ce que parallèlement à cet élitisme BCBG, on introduisait en parallèle la standardisation, le "snacking", et au final, l’industrialisation et la malbouffe, provoquant une fracture irréversible entre "peuple" et "élites".
    A suivre...

     

    • il me semble qu’à une époque (mais je parle surtout de paris, ou éventuellement des autres grosses villes) le restau n’était pas nécessairement un truc de riche, au contraire. C’était un lieu de vie sociale, comme le café, y allaient ceux qui ne voulaient pas manger seuls, pas forcément riches, loin de là, souvent des artistes, des étudiants, etc ;
      mis à part quelques exceptions ( les grands restaurants devaient déjà exister) ça n’était pas très chic de devoir sortir pour aller trouver un couvert et manger, on préférait recevoir, sortir sa belle vaisselle, etc.
      Vu le climat actuel, le restaurant pourrait encore avoir une utilité sociale s’il n’était pas devenu "cher pour tous" (nouvelle interprétation de l’esprit démocratique). Une raison de moins de sortir de chez soi, une de plus de ne rien faire... A moins que nous soyons devenu pingres, frileux, et que nous ayons oublié ce que nos aïeuls étaient prêt à mettre dans la (bonne) nourriture ?


  • Je suis dans la cuisine depuis maintenant 3 ans et c’est avec tristesse que j’apprend la mort de ce grand chef (92 ans c’est la moyenne pour mourir faut être honnête).
    C’est le dernier ambassadeur de la véritable cuisine française.Beurre,fond,crème... Maintenant mon chef de cuisine reçoit une pression de la clientèle pour faire des menus sans gluten,vegan... Il fait rêver Mr Bocuse (même si il a bosser comme un dingue pour arriver là où il était, ça change des chroniqueurs à la télé si vous voyez ce que je veux dire). Mais oui le monde de la cuisine en prend un sacré coup dans le bide, ce métier est en train de se perdre par les fast food, la mondialisation, les petits patron qui ce font taxé de tout les cotés, Surtout les jeunes qui ne veulent plus faire ça car les heures et les violences verbales sont légion. Mon prof de cuisine (car je suis en Brevet Pro) m’expliques que la moitiés de ses élèves avec qui il est en contact arrêtent la cuisine après leurs diplômes. C’est un très beau métier faut juste trouver une bonne maison qui paye bien en ayant un peu de temps pour soi et sa famille. Mais la cuisine c’est le plus beau du métier du monde <3.
    _

     

    • à vingt ans, Paul Bocuse trayait les vaches, lavait et repassait le linge (tout en apprenant la cuisine) chez la mère Brazier. Il n’a pas réussi par hasard ; l’amour du travail bien fait s’acquière aussi dans les tâches les plus humbles.
      Bonne continuation et ne lâchez jamais rien !


    • Il faut les envoyer chier ces casse-couilles ! Il faut un peu arrêter de constamment courber l’échine et dire amen au moindre caprice de Pierre, Paul, et Jacques de peur de perdre des clients ou de se faire étiqueter de facho...

      Ils sont casse bonbons ces communautaristes anti-gluten,vegan...putain c’est comme si j’allais dans un resto chinois et je les emmerdais pour qu’il me fasse un riz sauté cantonais sans riz...ou que dans un resto de spécialités provençales j’exigeais une ratatouille sans aubergine, ni tomate, ni poivron parce que d’après la théorie sur les lectines du docteur D’Adamo mon groupe sanguin serait intolérant aux solénacés...
      Je n’ai rien contre les végan et les gens qui ne veulent pas manger de gluten, moi même j’évite les produits à base de blé...mais je ne fais pas chier les gens avec ça ! S’il faut pour chaque lubie nutritionnelle des uns et des autres faire un menu spécifique on en finit pas !
      Il faut aussi que les gens arrêtent avec cette mentalité consistant à penser que le monde entier leur doit quelque chose et doit se plier à toutes leurs exigences particulières.


    • @Goy Pride, des êtres vivants sont massacrés pour votre confort alimentaire.

      Et vous voudriez que personne ne vienne jamais perturber ça ?

      Et puis quoi encore ?


  • La séquence que consacrait le 13 heures de FR2, à la disparition du grand Chef, mentionnait une vie sentimentale un peu particulière, puisque selon le reportage, Monsieur Pol, partageait sa vie entre trois femmes. Quelle santé ! LOL

    Du coup, j’ai pensé que des harpies féministes, pourraient s’en trouver indignées et hurler au machisme ou... à la femme-objet. La domination masculine ou que sais-je ?

    A moins que l’une d’elles qui aurait côtoyé le défunt, ne se remémore, à présent qu’il ne peut plus se défendre, de quelque comportement indélicat, dont il faut absolument, que la planète, prenne connaissance.

    Restez connectés...

     

  • #1883584

    Un grand homme qui a consacré sa vie à démontrer que les femmes (blanches cis-genre privilégiées) n’avaient pas le monopole de la cuisine


  • Bocuse est bien le début d’une régression de la cuisine française. Elle passe en effet par la destruction du travail en salle et l’apparition de sous payés porteurs d’assiettes incompétents au profit du spectacle décoratif fait en cuisine. Bocuse est l’annonce la nouvelle cuisine, ce commerce de la forme contre le fond, la trahison marchande d’une tradition défendue par Escoffier.


  • #1883598

    Il n’était pas à Lyon, mais à Collonges-au-Mont-d’Or.
    On voit son restaurant en bord de Saône : un immeuble sacrément baroque et hyper coloré. Original, mis par très discret.


  • Ah les restaurants gastro !

    Pour Bocuse, la cuisine c’était des os et des arêtes ... Les fameux fonds de sauce qui donnent envie, comme le canard au sang !

    Il y en a un autre qui, soi-disant, exporte encore et toujours le ’savoir faire’ à la française, c’est Robuchon. J’ai vu un jour un reportage d’un de ses restaurants à Las Vegas, où il servait sa célèbre’ purée à prix d’or... Une véritable purge composée de 250g de beurre minimum pour 1kg de pomme de terre ... Ou comment transformer un des aliments les plus sains qui existent en une saloperie qui vous file et la chiasse et de la colle pour vos artères.

    Par ailleurs, je rejoins un autre commentaire qui soulignait le manque d’hygiène dans la cuisine de souillon ’à la française’ : et vas-y que je t’y mets ma gueule pour goûter, et vas-y que j’t’y mets les mains que je lave rarement mais que j’essuie avec le même torchon depuis des heures.

    Le seul que j’apprécie c’est Ducasse, cuisinier et vrai chef d’entreprise. Dans sa cuisine, pas de chichi : précision, raffinement, classe.

     

    • #1883703

      La diététique est très éloignée de la gastronomie.
      J’ai + de 60 ans et je devenais sourd, parfois une semaine entière. Puis j’ai lu Salmanoff (sur La Capillothérapie : Le bain de térébenthine de Russie), l’ancien médecin de Lénine, ses textes sur la circulation sanguine bouchée. Depuis deux ans j’ai arrêté totalement les laitages (fromages et beurre) ! Eh bien tous les bourdonnements ont disparu, je revis littéralement !


    • Avez vous voyagé dans des pays comme la chine, malaisie, thailand. Niveau hygiène, la cuisine entre deux poubelles avec des réchauds degueulasse, des rats et je ne suis jamais tombé malade après ces bouffes de minuit....
      On pointe souvent le doigt sur les cuisines qui sont soi disant pas propre mais ne serait il pas plus juste de démonter la bouffe en plastique macdo et autres KFC plutôt que de descendre le petit entrepreunariat parcequ’il a mit le doigt dans la sauce pour la goûter ? Il est même devenu rare que les cuisiners goûtent ce qu’ils font dans beaucoup de restaurant bistro, les poudres sont présentent à cause des taxes et mesures d’hygiène drastiques. Ducasse est respectable mais il y a une sacré brochette de chef qui assure des emplois et des entreprises qui permettent aux gamins de croire à quelque chose. Quand à la purée de Robuchon elle est délicieuse mais c’est un luxe que tu n’as pas tout les jours donc une fois par an ça va pas te démonter les boyaux. Soyons bienveillant avec un des derniers maillons de notre personnalité...


  • Mon petit doigt me dit qu’il a dû en gavé des franc mac en soirée fréro !


  • La communauté perd un grand cuisinier. Mais son directeur et l’ancien aussi perpétuent la mémoire du groupe de haute gastronomie et de fast food.


  • Bonjour,
    Je voulais juste apporter une petite contribution, un point de vue de cuisinier vu que je suis chef de cuisine et que la mort de Mr Bocuse est un sujet qui m’a beaucoup touché et beaucoup fait réfléchir.

    La facilité avec laquelle l’on compare les cuisiniers a des artistes de nos jours me rend assez perplexe, j’y vois encore une manière de tout mélanger et de rabaisser le travail honnête de certaines personnes qui se donnent énormément pour un métier qu’ils respectent et admirent, mais désolé, ce n’est pas de l’art mais que de l’artisanat...
    Les artistes seraient des gens géniaux et les artisans des genres de singes qui pourraient répéter les gestes a l’infini sans y penser, de manière robotique.

    La réalité est que la cuisine a mutée d’une certaine manière, et que la plupart des cuisiniers sont encore des artisans, des personnes qui produisent des choses qui vont vous être utiles (la nourriture que vous allez manger), mais qu’une plus petite frange de cuisiniers, inspirés de Bocuse à Gordon Ramsey en passant par Alain Ducasse et le Michelin, peuvent se considérer comme des artistes, car ils offrent a leurs clients une expérience totale, qui ne se limite pas qu’à l’assiette.
    Cet art de la cuisine, ou plutôt de la restauration, a été amplifié par un mouvement récent, la gastronomie moléculaire, qui en remettant en cause les base chimiques de la cuisine, a ouvert des portes et inspiré beaucoup de cuisiniers.

    Je suis sur que si l’un de vous avait la chance d’aller "diner" chez Heston Blumenthal a 45min de Londres, vous compareriez plus l’expérience à du théâtre, du cinéma ou même un parc à thème qu’à une brasserie ou n’importe quel autre restaurant plus traditionnel. Il vous fait vivre une réelle expérience sensorielle, où la nourriture, bien que divine, est presque secondaire.

    En gros ce que j’essaie de dire est qu’il existe en effet des cuisiniers qui sont des artistes aujourd’hui, et il faudrait d’ailleurs peut-être songer à les appeler autrement, mais que la plus part d’entre nous sommes encore des artisans, et que c’est tout a fait respectable. Nous n’avons pas besoin d’être "érigés au rang d’artiste" pour sentir que notre travail, très pénible et très usant, mais tellement gratifiant ; à de la valeur, nous savons qu’il en a.

     

    • #1883792

      Bien dit,

      Bravo.

      Et le luxe en cuisine, c’est aussi garantir la qualité des approvisionnements : frais, sans pesticides, produits avec un savoir-faire, etc.


    • et le boulanger du coin, qui bossait comme un mulet toute la nuit, a y laisser la vie sans voir les 60 ans, genereux envers les moins riches, avec son pain ni fauchon, ni poilanes a sarko... c’etait pas un “artisant”, mais un deja demi-dieu dans toute sa modestie !
      Japan Airlines presente le pain Kayser comme un must... a vormir a cause de tous ces cuisto haut du chapeau !
      Un pote d’asie centrale, me decrivait certains francais, qui faisaient la fine bouche, comme si tous les jours le saumon+champagne etaient servi, alors qu’un huissier n’aurait pu emporter qu’une misere a 2 sous !


  • #1883765

    Bocuse n’aura été que le fossoyeur de la gastronomie française, la "nouvelle cuisine" n’est plus qu’un assemblage de saveurs ou le produit final à été "sublimer" a son paroxysme, la cuisine moléculaire est la continuité de ce mouvement lancé par Bocuse et ses potes, le consommateur déguste une oeuvre d’art, cette gastronomie qui est devenu élitiste ne s’inspire plus du terroir de notre beau pays mais va chercher de nouvelle saveurs partout dans le monde plus particulièrement en Asie alors que paradoxalement la cuisine Asiatique en règle général est resté une cuisine simple, conviviale,abordable et celle ci ne cherche nullement à s’inspirer de notre gastronomie. Cette nouvelle façon d’assembler avec la mise en valeur de l’assiette individuel à signer la mise à mort des métiers de la salle ou le niveaux pitoyable des chef de rang actuelle qui ne sont plus que des porteurs d’assiettes ou loufiat dont le métier à été dévaloriser maintenant il sont méprisé exploité sous payé et sous prolétariser. Avant Bocuse c’était loin d’être le cas et les métiers de la salle ont eux aussi contribuer à l’excellence de la gastronomie française par leur savoir et la qualité de leur travail, malheureusement ceci est valable pour toute la restauration à la différence que tout les restaurants ne sont pas des "gastros" pour ceux qui n’ont pas les moyens d’investir dans des Chef assembleur de talent ou qui n’ont pas le bon segment de clientèle il reste Pomona, Davigel, Transgourmet ces grossistes en camelote surgelé standardiser en vendant de la malbouffe industriel "sublimer" façon grand Chef règne en maître sur un juteux marché, car il ne faut pas oublier que les bon produit de base se paye cher voir très cher, qu’un restaurant en règle général en vous sortant un menu ou une formule à un prix attractif n’a peut être pas les moyens de vous mettre des produits frais dans votre assiette. Ceci est le triste états de notre gastronomie, alors qu’avant elle fut une cuisine familiale, nourricière, généreuse et pleine de convivialité et de partage. Escoffier en son temps à moderniser et codifier la cuisine française lui donnant ses lettre de noblesse et sa réputation à l’internationale. Bocuse lui et ces "cuisinier de la pseudo nouvelle vague" n’ont fait que briser les codes sacré de leur prédécesseurs eu tuant leur alter-égo de la salle pour faire endosser le pseudo rôle de créateur tout puissant de la cuisine française a une nouvelle génération de cuisinier créateur assembleur.

     

  • #1883935

    Vidéos bientôt censurées pour non-respect des quotas ethniques, apologie de la race blanche et propagande anti-métissage.


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