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Polémique autour de la conférence du rappeur Médine à Normale Sup’

"Crucifier les laïcards", la phrase qui tue une semaine avant la tuerie de Charlie Hebdo

Invité par une association à débattre de littérature à l’École normale supérieure (ENS), le rappeur Médine fait pourtant polémique pour certains de ses textes jugés communautaires.

 

Le rappeur Médine était l’invité de l’école normale supérieure (ENS) ce mardi 28 mars. L’objectif ? Discuter plume et bitume avec les étudiants de la prestigieuse école de la rue d’Ulm. Au cours d’une soirée passionnée, le rappeur a tenu à briser la frontière entre culture légitime (littérature dite « classique ») et illégitime (« rap »). Comme sur sa pochette d’album, où sa photo est mélangée avec celle de Victor Hugo, Médine a débattu sur la place de son art dans le large spectre culturel.

Comme le rapportent Les Inrocks, il y a notamment déclaré :

« Victor Hugo a cassé les codes du théâtre classique avec le drame romantique. Je trouve que cette démarche ressemble au rap : on n’était pas reconnu dans la tradition musicale française, mais on finit par gagner une légitimité. J’aime chez Hugo cette approche qui a consisté à arriver dans le théâtre un mettant un gros coup de pompe dans la porte. »

« Crucifier les laïcards comme à Golgotha » (Médine, dans Don’t Laïk (2015))

 

(Une vidéo ajoutée le 1er janvier 2015, soit une semaine avant la tuerie de Charlie)

 

Un discours utile et construit, comme la grande majorité de ses textes. Le problème, c’est que certaines de ses paroles, notamment dans Don’t Laïk (2015), ont créé la polémique depuis plusieurs années. Sur Twitter, François-Xavier Bellamy, ancien de l’ENS et chroniqueur régulier du Figaro, a par exemple tweeté : « Normale Sup reçoit Médine en conférence, le rappeur qui promet de « crucifier les laïcards comme à Golgotha. » Jusqu’où ira le reniement ?? »

Partant de la même citation, Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, lui avait répondu sur France Culture :

« C’est justement parce qu’ils étaient considérés par des illuminés comme de dangereux “laïcards”, dévoyant la laïcité pour stigmatiser l’islam, que les dessinateurs de “Charlie” ont été crucifiés. »

 

 

Lire la suite de l’article sur etudiant.lefigaro.fr

Paroles et musiques intelligentes et intelligibles, sur Kontre Kulture Musique

 

Les deux faces du rap, sur E&R :

 



Article ancien.
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42 Commentaires

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  • On ne le dira jamais assez : le rap, c’est de la merde !

     

  • Le RAP est à la culture , ce que que le Mac Do est à la gastronomie...Du pur bourrage...de crane pour le premier...de l’estomac pour le second...est de mauvaise qualité quand à ce que cela apporte à l’individu...

     

    • Faut allez piano sur la comparaison.. j’aime voir le rap comme une transformation moderne des rhapsodes... Cependant, je te concède qu’il faudrait en extraire tout le McDo, son côté obèse et mal foutu.

      Une partie de moi plus critique qualifierait le rap de bruit, incessant et ronflant. Mais aussi un voile sur un bruit plus misérable et urbain encore, émanation de ces ghettos de bétons amers ou austères dans lequel ceux qui l’écoutent ont dû éclore.

      Un rappeur est peut-être un ménestrel qui s’est égaré. Les fleurs poussent mieux près des chemins de campagne. La formule est rigolote et porteuse de paix.

      Amicalement


    • Le rap est à la littérature ce que le marteau-piqueur est à la plume.


    • Ridicule, le rapp c’est comparable à la poésie... il n’y a que les crétins qui critiquent les poèmes des poètes en pensant critiquer la poésie..


    • Malheureusement ceux qui ont un avis si négatif sur le rap ne connaissent du rap que ce qu’on leur en montre. Allez écouter la discographie d’Outkast par exemple, allez écouter CunninLynguists etc


    • @Serge Aurier

      Non, malheureusement, je pratique la basse depuis très longtemps (jazz,jazz/fusion, musiques brésiliennes, africaines, balkaniques, indiennes, funk, métal, etc), j’adore la funk et la new-jack de Prince, je connais les groupes dont vous parlez, et je suis néanmoins un contempteur radical du rap ; musique pauvre par essence, sur tous les plans — rythmique, mélodique, harmonique, dynamique, textuel, spirituel, intellectuel.

      Les groupes que vous citez font en effet partie de ceux qui relèvent un peu le niveau, mais ça demeure extrêmement chagrin pour quiconque est mélomane. Rien qu’en terme de flow et de jeux rythmiques, n’importe quel joueur anonyme de tablas indiens pulvérise n’importe quel rappeur. Presque aucun rappeur n’est en place en live, c’est catastrophique et leur culture rythmique se résume au 4/4, et ce dans une plage de tempi très réduite. Les exceptions sont rarissimes, et en général ils sont en dehors du milieu rap, sans passer non plus pour de bons musiciens auprès des... musiciens ! En privé, preque tous les musiciens conchient sauvagement le rap. En public, il se méfient du politiquement correct et modèrent leurs propos.

      Cette pseudo musique est tellement limitante et liminaire qu’elle s’adresse forcément aux sourds ou aux ignares, ou parfois aux blacks qui veulent y voir une expression géniale de la culture black. Pourtant, on est bien loin de John Coltrane, Herbie Hancock, Miles Davis, Mamady Keita ou Originais Do Samba.

      Sans compter que la musique compressée à outrance comme l’est le rap est appauvrissante pour l’oreille, et même nuisible aux connexions neuronales, car dépourvue de presque toute dynamique spectrale. Comme la nourriture saturée en gras et en sucre nuit au sens gustatif, et finit par empêcher d’être capable d’apprécier pleinement une nourriture aux saveurs subtiles.

      Le rap, c’est de la merde, et c’est mauvais pour la santé, mentale comme physique, désolé.


    • Outkast, c’est largement autre chose et plus que du rap @serge aurier. Très mauvais exemple que celui-ci, car bien plus que réducteur, pour défendre le rap.


    • Le hip-hop est dévoyé... son ambition première était juste un prétexte pour faire des choses ensemble... un mouvement bien supérieur à ce qu’a peut être ce qui existais avant. L’important dans le graffiti n’est pas la pièce finale mais le fait de la faire... Le prétexte d’une battle en danse ou en Mc c’est d’avoir les bons gestes ou les bons mots pas de finir aux jeux olympiques ou de devenir un Victor Hugo.
      Si l’avantage d’avoir été un blouson noir était de développer son côté pratique et d’apprendre la mécanique des motos.. Le Hip-hop c’était du sport pour prendre conscience de son corps, de la peinture pour redécouvrir les musées et du mc pour découvrir ce qu’on pouvait faire à partir de platines et de boîtes à musique de façon tout à fait artisanale... Comme mouvement populaire cela a apporté énormément.. jamais un mouvement n’a éveillé autant la jeunesse aux expressions artistiques... Il faut être un attardé pour croire que le graffiti peut produire les peintres de la renaissance.. Le graffiti comme le breakdance n’était que l’ambition de copier et de répéter en mieux ceux que faisait son semblable en face de soi.. Un tremplin vers d’autres savoirs... une initiation à une pratique artistique.. La danse comme les arts graphiques ont pleins de personnes issuent de cette école... Le rap Français (bel effort d’inventer cette chose fin des années 80) sûrement une chose transitoire qui a permis à beaucoup de talents de s’exercer à quelque chose d’accessible... sans prétention.. sans règles établis... un premier pas.

      C’est des radios comme Sky Rock qui ont ghettoisé le médium il n’y a aucune raison qu’une parole scandé... un chant en voix parlé... soit en soi mauvais il n’y a que les pratiquants qui sont médiocre. Les US ont eu aussi accompagné avec des radios de l’establisment cette expression populaire vers le bas.

      Les US avaient les fanfares blacks pour que les jeunes puissent pratiquer des instruments dès le plus jeunes âge et avec talents. D’où le funk. Comment un mouvement comme le rap avec des jeunes n’ayant pas fait l’apprentissage de la musique pourrait produire quelque chose d’un peu transçendant ? Je n’ai jamais écouté du rap... mais j’ai toujours apprécier le fait que des jeunes puissent se raconter d’une façon libre.. parfois avec de l’auto-référence lourdingue.. C’estcomme faire du foot le dimanche et avoir ses supporters.. Ça n’avait pas l’ambition d’être vendu à tout les ados de la planète.. Le foot c’est de la merde ?...


    • @Peter

      Finalement, vous êtes totalement d’accord avec moi pour admettre que la culture hip-hop relève bien davantage de l’activité ludique associative (ce qui est très bien) que de l’art. Bien que je respecte sincèrement le talent de cerains graffeurs et breakdancer, qui malheureusement n’auront jamais ni le contenu ni la maîtrise d’un Rembrandt ou d’un Ninjiski. Mais alors, on ne parle plus de la même chose, et on s’accorde à taxer le rap, et la culture hip-hop en général, d’être une expressions limitante, car limitée par essence, non ?

      Les graffeurs n’ont-ils donc jamais eu la prétention de proposer des oeuvres abouties ? Je ne pense pas que beaucoup d’entre eux seront enchantés par ce propos....

      → « pour découvrir ce qu’on pouvait faire à partir de platines et de boîtes à musique de façon tout à fait artisanale... »

      Ne pensez-vous pas qu’il soit bien davantage artisanal de se fabriquer sa premère guitare avec du bois et des câbles de frein comme l’a fait enfant le camourenais Richard Bona ; aujourd’hui un des meilleurs bassistes de la planète ?

      → « jamais un mouvement n’a éveillé autant la jeunesse aux expressions artistiques »

      Ah bon ? Je travaille depuis longtemps dans les musées, et j’ai côtoyé des rappeurs à différentes époques. Ceux vraiment intéressés par les « expressions artistiques » sont de rarissimes exceptions, et j’en suis le premier affligé.

      Le propre du talent est de pouvoir faire avec brio ce qui n’est pas accessible à tous. Le rap français serait dépourvu de prétention et de règles établies, soit de conventions ? Pourtant, il y a une métrique, des cycles mésurés, des couplets, des refrains, et tout leur matériau de base vient d’une musique déjà antérieure à eux. Le rappeur est presque toujours arrogant et auto-satisfait, ce depuis longtemps.

      Bien sûr que la parole scandée, rythmique peut être éminemment riche et intéressante, c’est de là que vient la musique indienne ! Le rap est d’une pauvreté abyssale à côté de celle-ci.

      Non, le funk ne vient pas spécialement des fanfares. Celles-ci ont existé dès le début du XXe, et ont d’abord engendré le new-orleans, le big band, le swing, le be-bop, etc., le jazz en somme. Le funk est bien plus une réaction symétrique de la musique noire au rock des blancs.

      Pour conclure, on est bien d’accord, il n’y a aucune transcendance dans le rap et les rappeurs ne sont donc pas artistes. Il ne pouvait que devenir un produit commercial de masse vendu pour flatter et abêtir les masses.


    • Je suis dans le respect de la tradition de façon guenonienne... Le hip-hop en tant que mouvement basé sur l’émulation du meilleur de ses paires de façon ludique est une belle occasion manquée... Si il n’y a pas de règles dans le rap ça signifie qu’il n’y a pas de contrainte.. Ça signifie qu’il est impossible de qualifier (de façon inhérente) de médiocre cette musique... puisqu’elle aurait pu se nourrir d’anciennes traditions alors qu’elle s’est satisfait de s’auto-plagier dans un pur onanisme.. Un peu comme le foot on a vite fait le tour ?

      Il n’y a pas de graffiti.. juste de la peinture.. Le graffitis c’est un copier-coller de ce qu’on fait les new-yorkais.. Ça n’a profondément pas d’autres ambitions.. La peinture c’est autre chose.. Le graffiti est pourtant une opportunité inattendue d’initiation à la pratique artistique.. c’est en cela que l’initiative est profondément louable et en un sens inconnu dans des mouvements de jeunesse affiliés à un genre musical, comme l’a pu être le Rock n roll... Le hip-hop c’est la volonté de participer.. C’est un mouvement sociale urbain née de nombreuses traditions. Ne sous-estimez pas le fait que le mouvement ai été pourris de l’intérieur par des acteurs extérieurs..
      C’est mouvement qui tiens aux rites initiatiques du passage de l’adolescence à l’âge adulte.

      Les fanfares et autres lieux associatifs a permis d’initier les sous privilégés à la musique.. Sans ces lieux d’enseignement à la tradition musicale... pas de renouveau (redécouvrir l’ancien)... Le funk c’est l’enseignement musical dans le système scolaire, les associations.. + les migrants et leurs pratiques artistiques.


  • Une femme catholique qui porte le voile est une RELIGIEUSE. Une femme musulmane qui porte le voile est une CROYANTE.
    Je ne vois donc pas le rapport, que l’on ne cesse de nous présenter.

     

  • C’est tellement caricatural qu’au second degré ca en devient drole.

     

  • Medine participe à l’imposture qu’est Syria charity (organisation pseudo humanitaire qui soutient les terroristes en Syie). Ca dit tout !!!

     

  • Ça y est, maintenant, les intellectuels sont des rappeurs. Ou l’inverse.
    La France n’a jamais été blanche, Victor Hugo était un rappeur et Jésus un progressiste.... Plus c’est gros, plus ça passe.


  • Ca me fait marrer ces rappeurs qui se plaignent de ne pas être pris au sérieux tout en se comparant à Victor Hugo.
    Redescends sur Terre khey, les rappeurs sont dans l’affirmation de leur subjectivité (et là-dessus, rien à dire) avec pour objectif les sou-sous dans la po-poche (rien à dire non plus, il n’y a pas de mal à vouloir sortir du sous-prolétariat).
    Mais ne viens pas nous raconter des histoires : une litanie de punchlines, ça amuse la galerie mais ça ne fera jamais de la littérature ni de la philosophie.

     

    • Va sur youtube est juste la chanson d iam pas né sous la même étoile et dit moi que le texte est pas au niveau sinon un de leur album moins connu est une bombe textuellement parlant métèque et mat et si tu n est pas satisfait je peut t annoncer que tu n est pas fini psychologiquement.


    • Avant que de parler de " bombe textuelle " ou de personnes " pas finies psychologiquement " @tutoimoipa, assurez-vous d’abord de rédiger des commentaires qui ne soient pas truffés de fautes et sans la moindre ponctuation. Juste histoire de ne pas passer pour un guignol. Sinon, le titre de la chanson d’IAM c’est " Nés sous la même étoile ", et non " Pas nés sous la même étoile ".


    • @Tutoimoipa

      Je pourrais développer et vous humilier méchamment, car j’ai vingt ans de musique « complexe » dans les pattes, ai rencontré un certain nombres de rappeurs dans les studios, sais versifier et connais très très bien la grande poésie française, mais je vais juste me contenter de : LOL !

      Vous êtes un sacré boute-en-train ! Merci pour la partie de rigolade...

      P-S : En vingt ans de musique active en qualité de bassiste, je n’ai jamais rencontré pires fainéants et incompétents que les rappeurs. Ils sont mauvais, si vous saviez à quel point ils sont mauvais pour quiconque possède ne serait-ce qu’un don moyen pour la musique. Quant aux textes, il suffit de les lire à plat, sans l’accompagnement sonore, pour en percevoir immédiatement la faiblesse intellectuelle et la pauvreté linguistique... Si vous vouliez dire que I AM est au niveau de Victor Hugo en matière de « poétique », je vous invite à faire voeu de silence pour éviter d’être abondamment moqué par quiconque sait lire. C’est un conseil bienveillant : taisez-vous, c’est pour votre bien.


    • @Eupalinos,
      c’est bien beau de parler de médiocrité ambiante mais puisque vous en connaissez des merdes pourquoi ne pas avoir mentioner des bijoux contemporains que vous avez rencontré qu’on puisse mettre tout ça en perspective ?

      Les rappeurs ne se destinant pas forcément à faire de la musique c’est souvent leur côté entrepreneuriale qui leur a permis de bien vendre un peu de talent... Bien loin de ceux qui baignent depuis tout petit dans la musique en matière de connaissance musicale et de pratique et assiduité dans la pratique.. Mais connaissant aussi les seconds, ils brillent tout autant par leur manque de talent... Ils reproduisent bien et semblent comprendre les génies mais ne produisent par grand chose de nouveau..


    • @Peter

      Vous vous méprenez totalement sur mon compte, et sur l’évenuel favorisé social que vous avez cru déceler derrière mes propos, je suis l’exact contraire, mais je ne vais pas m’étaler ici.

      Je suis par ailleurs d’accord avec votre critique des musiciens automates, qui sont pléthore.

      Les rappeurs sont donc des non-musiciens qui vivent de la musique et de son commerce, c’est ça ? Rien ne vous gêne là-dedans ?

      Le contexte général actuel est défavorable au talent et à l’excellence. Les sources semblent se tarir davantage chaque jour ; j’en suis attristé et navré.

      Le nouveau n’est pas un argument qualitatif en soi, réflechissez-y. Car c’est notamment sur cette arnaque conceptuelle que repose en partie la marchandisation triomphante gouvernant le monde, en art comme ailleurs.


    • @Peter

      Au fait, j’ai fui le monde de la musique, tant la culture du commerce qui y règne m’a dégouté, et me consacre depuis quelques années à la composition poétique, en vers réguliers.

      Je suis enclin à vous partager quelques poèmes (si vous le souhaitez), pour vous montrer que derrière les mots, j’essaie d’agir à ma manière, et que je n’exige pas des autres ce que je n’exigerai pas de moi-même.

      Bien à vous.


  • Juste pour remettre un peu les choses a leur place, voici un poème de Victor Hugo :
    Pierre Bensusan a fait une magnifique mise en musique de ce poème d’ailleurs.

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Victor Hugo

     

    • Yes ! Enorme ce Victor Hugo ! Je crois que j’ai entendu son flow Samedi soir au Macumba Night ! boum tcha-bomm tcha boum.


    • Le seul point de comparaison que l’on pourrait trouver entre Victor Hugo et Médine c’est que Médine pourrait aussi mentionner la ville d’Harfleur...
      Je viens du même quartier que Médine et vu comme il est respecté dans le milieu, je pense que si il avait un discours un peu moins "conflit de civilisation" il pourrait jouer un rôle intéressant pour la réconciliation, en montrant l’exemple.
      Niveau musical, ses textes sont assez bien écrits (pour un rappeur) mais musicalement et mélodiquement... Je trouve ça personnellement inaudible (et je ne me prétend pas du tout mélomane).
      Dommage, pour un mec qui semble avoir écouté longtemps "Mr Soral sur son sofa rouge", et même écrit une chanson sur lui (MC Soral).


  • Depuis Fabe, et d’une moindre mesure Gynéco, j’avais un peu laissé tomber le rap, le trouvant trop répétitif et abrutissant, ceci dit forcé de constater que certains rappeurs comme Médine, valent quand même la peine pour qu’on tende un peu l’oreille...


  • @ledaron

    Reste à ta place, toi, c’est-à-dire sur le côté.

    La nuance quand il n’y a pas lieu d’en faire, la modération quand elle est déplacée, et la préciosité toujours, sont les marques des minables incapables de supporter la critique, surtout quand elle est justifiée.
    Le rap n’a pas à être « déconstruit », avec ton petit jargon d’étudiant bas de gamme, puisqu’il n’a pas à être un objet d’étude. Il faut juste tirer la chasse, point.

    Le rap n’est pas de la merde, car la merde est un engrais. Le rap est à l’image de ceux qui s’en gargarisent : du poison.
    Et qui boit du poison en affectant des petites attitudes d’œnologues sinon des déchets qui n’ont ni respect pour eux-mêmes ni pour l’Art ni pour l’intelligence ?

    La critique est facile et l’art est difficile, répètes-tu comme un crétin, mais il n’y a strictement aucun art dans le rap. Crachat dessus et sur tous les auditeurs de rap.

    Cherche pas à répondre, fais pas l’ancien, reste dans ton coin, tu t’es fait magnaveritaser.

    MV


  • @ Eupalinos
    Tu es la première personne en France que j’entends citer "Os originais do samba".
    Autant dire que je partage tout ce que tu as dit plus haut. Je rajouterais Jorge Ben pour la rythmique, paroles et melodies.


  • Il est musulman ce "médine" ? Il ne connaît pas sa religion. Pour les musulmans, et pour l’islam, il n’y a pas eu de crucifixion ni à Golgotha ni ailleurs en Palestine.


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