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Portraits de révolutionnaires : Lénine

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12 Commentaires

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  • #493769
    le 15/08/2013 par katapugon
    Portraits de révolutionnaires : Lénine

    Oui, ce n’est pas un portrait très informatif. La propension de Guillemin pour l’intériorité des grands hommes rend subjectif ce témoignage, car c’est plus un témoignage qu’un réel travail d’historien. Le reste est connu. On se trouve aussi démuni d’opinions sur Lénine, l’homme, avant qu’après .
    Autant essayer de garder une poignée de sable dans sa main, la révolution russe paraitra toujours aussi invraisemblable dans son déroulement. On conservera l’idée que le régime tsariste s’est condamné lui-même en se refusant à une grande réforme, la révolution n’étant qu’une réponse chaotique dont les russes auraient pu faire l’économie. L’industrialisation du pays s’est faite au prix humain le plus astronomique.

     

    • #494227

      Henri Guillemin avait déjà clairement exprimé ses position sur l’ "objectivité" des historiens, sa démarche a été la même sur tout les sujets traités tout au long de sa carrière, sa volonté de polémiste et d’anticonformiste l’ont poussé à réhabiliter des figures historiques trop souvent juger par l’histoire objective(= conformiste) c’est dans un sens une forme d’engagement et une déclaration de foi. Il ne s’est jamais caché derrière cette fausse illusion si cher au structuraliste(il en avait également parlé). Cette méthode peut ne pas plaire, elle a le mérite d’être honnête et c’est justement par son énorme travail d’enquête historique qu’il a acquit sa notoriété même auprès de ses adversaires, le lui reprocher ce ne serait pas lui rendre justice...


  • #493794
    le 15/08/2013 par John Wayne
    Portraits de révolutionnaires : Lénine

    Et tout ça sans note !

    Il faut le voir pour le croire !


  • #493824
    le 15/08/2013 par Szczebrzerzyszczykowski
    Portraits de révolutionnaires : Lénine

    8 juillet 1917. Allilouev et Staline accompagnent Lénine à la gare de Razliv, où Lénine reste chez l’ouvrier Yemelianov qui louait un petit pré situé à 5 km du lac de Razliv. Il y a accompagné Lénine et Zinoviev dans sa barque, jusqu’à une cabane de branches où se trouvait la "chambre pour deux". […]
    Sokolov pose donc la question de la présence de Zinoviev dans cette "chambre pour deux". Pourquoi le mois entier passé avec Zinoviev disparait de la biographie ?
    Sokolov découvrit la vérité après avoir accédé aux archives personnelles de G. Zinoviev, membre du Politburo, 1er secrétaire de l’OBKOM de Leningrad. Il y a découvert une lettre de Lénine à Zinoviev datée du 1/07/1917 :

    Grigori,
    Les circonstances me poussent à disparaître de Petrograd au plus vite. Je ne peux partir loin, les affaires ne le permettent pas. Les camarades me proposent un lieu, qu’ils disent sécurisé. Mais la solitude est si déprimante, surtout maintenant… Rejoins-moi, et nous passerons des journées merveilleuses loin de tout… Si tu peux partir dans cette retraite avec moi, téléphone-moi vite : je donnerai l’ordre que tout soit prêt pour deux personnes.

    Il s’agissait du lac de Razliv et la fameuse cabane. C’est là qu’aura lieu la conclusion charnelle des rapports entre Lénine et Zinoviev. Ils y passeront plusieurs jours en tête-à-tête, et ces journées rendront Zinoviev fou. Dès septembre [1917], il écrit à Lénine qui se trouve en Finlande :

    Cher Vova,
    Tu ne me croiras pas comme tu me manques ! Comme tes caresses me manquent ! Crois-moi, je n’ai touché personne depuis que tu es parti. Tu peux être sûr de mes sentiments pour toi et de ma fidélité. Je ne toucherai aucun autre homme, et encore moins une femme. Il n’y a que toi… Arrive, n’aie crainte, je vais tout préparer au mieux.

    Lénine semble ne pas avoir répondu à cette lettre, car l’amoureux transi écrit moins d’une semaine plus tard une autre lettre :

    Cher Vova,
    Tu ne me réponds pas, tu as peut-être oublié ton Hershel… Mais moi, j’ai préparé un vrai petit nid pour nous. Nous pourrons y aller à l’envie. C’est un magnifique petit appartement où nous serons bien, pas dérangés dans notre amour. Ce sera comme avant. Je me rappelle comme j’étais heureux de te voir. Te souviens-tu, à Genève, lorsqu’il nous fallait nous cacher de cette bonne femme ? Personne ne pourrait comprendre nos sentiments mutuels… Viens au plus vite, je t’attends, ma petite fleur. Ton Hershel

    ETC.
    http://www.ipvnews.org/bench_articl...

     

    • #494229

      Merci pour la contribution... "point de vue, images du monde révolutionnaire bolchévique"...
      Occulté.

      Pour le reste, sur l’organisation de la terreur révolutionnaire, et très précisément la dictature, je reste frappée que V excuse systématiquement le père Lénine de d’un "il ne pouvait pas faire autrement" tout en ayant l’honneteté d’insister sur le fait que la terreur et la dictature avaient été bel et bien mises en place par Lénine déjà.

      Pour comprendre l’activité et les rapports des hommes, on peut s’en référer aux mobiles politiques dont ils les parent, mais les mobiles personnels suffisent... bien souvent, et ... souvent bien mieux.

      Aussi, les tardives préventions de Lénine contre Staline sont les préventions ordinaires de celui qui se veut maître et se découvre doublé. Sur sa gauche. Esclave de son serviteur. Nul besoin d’accréditer la noble figure d’un Lénine politiquement pur, sur son grabat alarmé d’un prétendu détournement de la belle et saire dictature du prolétariat par un Staline le Gueux.


    • #494231

      @ Szczebrzerzyszczykowski : la deuxième partie de mon message ne s’adressait évidemment pas à vous mais concerne le journaliste historien G. (G et non pas V comme j’ai écris)


    • #494412
      le 16/08/2013 par ans l’action
      Portraits de révolutionnaires : Lénine

      @Pareil que la camarade,merci pour la contribution,j’ignorais tout de cette "histoire d’amour",j’ai de toute manière toujours tenu lénine et les bolcheviks en horreur pour leur propension à faire couler le sang du peuple Russe,pendant qu’eux étaient bien cachés au chaud(tu m’étonnes que le marxisme prônait l’athéisme,vu les carnages qu’ils projetaient d’accomplir,ils avaient besoin d’hommes avec un état d’esprit quasi-sauvage)...il y aurait de quoi rire si ce n’avait pas été si tragique,le champion du discours viril(dictature du prolétariat,valeur travail,etc)n’était qu’une vulgaire tarlouze(désolé pour les homosexuels qui n’emmerdent personne de parler de la sorte),encore une preuve de l’imposture de ce sinistre personnage qu’était lénine ;je les vomis ces p..tains de bolcheviks,gauchistes,trostkars,etc, pour avoir détourné puis décridibilisé à tout jamais le noble combat ouvrier...Féthi


    • #494701
      le 16/08/2013 par Szczebrzerzyszczykowski
      Portraits de révolutionnaires : Lénine

      @ Anna : effectivement, c’est un peu PdV-IdM :) Mais, tout comme vous, j’ai toujours été irrité par ceux qui servaient le mythe frelaté du "bon Lénine méchant Staline". Plus on s’intéresse au sujet, plus on apprend que la terreur était de rigueur depuis le 1er jour, 1re heure…

      @ camarade Féthi, tout ce que vous avez écrit ci-dessus, je le pense aussi mot pour mot.

      Sinon, encore un peu de la même source :

      Survient octobre 1917. Lénine revient à Petrograd. Zinoviev quant à lui part à Moscou pour consolider dans le sang la "dictature du prolétariat". Il écrit à Lénine :

      Ilitch,
      Tout ce que tu m’as ordonné, je l’ai accompli. Et ce qui reste encore à faire, je l’accomplirai. Ici, c’est difficile, mais je me console en pensant que dans quelques jours je serai dans tes bras. Veilles-tu sur notre nid d’amour ? T’y fais-tu venir d’autres ? Je le crains et il n’y a que l’espoir de ta fidélité qui me revigore… J’embrasse tes petites fesses marxistes. Ton Hershel

      […]
      Dans une autre lettre, écrite du front de la guerre civile, Zinoviev demande avec humour :

      Vova,
      Durant notre séparation, tes petites fesses ont-elles pu cicatriser ? Ou alors y a-t-il eu de l’activité dans le tuyau ? Je reviens bientôt, et alors on s’occupera du ramonage de tes petites fesses chéries.

      Ces détails anatomiques de la vie de deux "gays" nous dévoilent qui, dans cette affaire, était l’homosexuel actif, et qui le passif. Ce que confirme une autre lettre, écrite au printemps 1918, alors que les armées blanches du général Youdenitch venaient d’être mis en pièces. L’armée bolchevique, déjà officiellement "Armée rouge", s’arrête à la frontière estonienne et Zinoviev prépare son retour à Petrograd. Ivre de son succès militaire et de la perspective de revoir les "petites fesses" de Lénine, le "petit Hershel" perd toute modération :

      Vova,
      Je reviens bientôt ;
      […] tu ne quitteras plus mes bras, quoi que dise cette catin débauchée. L’ennemi est en fuite partout et je pense que de ce côté-ci, ils ne nous attaqueront plus. Alors attends-moi et lave-toi bien là en bas, car j’arrive !

      ETC.
      http://www.ipvnews.org/bench_articl...


  • #493882
    le 15/08/2013 par down nwo
    Portraits de révolutionnaires : Lénine

    Henri Guillemin, quel orateur.


  • #493962
    le 15/08/2013 par Guillaume
    Portraits de révolutionnaires : Lénine

    Henri Guillemin : un symbole du Génie français !


  • #494414

    De Guillemin-Vergès à Cespedes-Fourrest, la chute de la conscience française aura été vertigineuse durant les 50 dernières années.

     

    • #494603

      d’où l’arrogance de ces derniers, peut-être parce qu’ils sont conscients de vivre à la bonne époque et qu’ils peuvent balancer leurs sophismes sans crainte d’être contredits...