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Pourquoi 70 policiers des Stups ont déposé leurs armes

La justice en guerre contre la police ?

Leurs méthodes d’enquête contestées ont conduit à la mise en examen de trois collègues, dont leur ex-patron. 70 policiers de la lutte anti-drogue ont déposé les armes en signe de protestation. Pourquoi cette crise au sein des stups ?

 

L’événement n’est pas banal : ils étaient 70 policiers de l’office central de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), basé à Nanterre (Hauts-de-Seine), à déposer leurs armes le 16 octobre. Ils marquaient ainsi leur protestation face à la mise en examen de trois de leurs collègues, un ex-commissaire, un officier du service et un policier, pour complicité de trafic de drogue.

En cause : leurs méthodes d’enquête, comme la « livraison surveillée », une technique très courante de l’Ocrtis qui permet aux enquêteurs de suivre une grande quantité de marchandises pour démanteler les réseaux. Elle est suspectée de donner lieu à des protections et à des corruptions.

Les policiers ayant déposé leurs armes manifestent leur peur de se retrouver au tribunal à cause de cette pratique professionnelle qui n’avait pas jusqu’ici suscité l’attention de la justice. Ils ont prévenu que d’autres actions de contestation étaient à prévoir.

 

Le patron des stups devant les juges

Tout a commencé avec la chute du « superflic » médiatique, l’ancien directeur de la lutte anti-drogue, le commissaire François Thierry (muté en mars 2016 à la sous-direction anti-terroriste). Malgré ses succès incontestés, il a été mis en examen le 25 août 2017 en compagnie de 13 autres personnes pour « complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants » et « complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée ». L’affaire n’est pas encore jugée, mais le procureur général de Paris lui a retiré l’habilitation d’officier de police judiciaire (OPJ) le 10 octobre.

Les juges mettent en cause la saisie record de sept tonnes de cannabis opérée le 17 octobre 2015 par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (Dnred). Cette drogue avait été entreposée dans des camionnettes stationnées dans le XVIe arrondissement de Paris, au pied de l’immeuble du narcotrafiquant Sofiane Hambli. Il aura fallu attendre deux jours pour que François Thierry dévoile que cette découverte ne relevait pas d’un hasard mais d’une « livraison surveillée » pilotée par son équipe et le trafiquant.

Bien que la méthode de la « livraison surveillée » soit autorisée, elle ne peut pas s’accomplir au profit d’un informateur de la police, qui ne doit en aucun cas être destinataire de la drogue. Or les juges suspectent que Sofiane Hambli l’était et qu’il ne s’agissait pas juste de sept tonnes importées mais de 40. Les enquêteurs du parquet de Paris ont dessaisi l’Octris lorsqu’ils ont soupçonné François Thierry de ne pas avoir informé les autorités judiciaires de tous les détails de l’opération et du rôle de son indic. Ils l’accusent plus généralement d’avoir couvert les activités de Sofiane Hambli, écroué depuis, dont le commerce prospérait et qui possédait 40 millions d’euros sur divers comptes selon les informations de Libération.

« Cela fait des années que les méthodes sont validées et que le règlement est appliqué »

Contacté par RT France, Thierry Barret, secrétaire national du syndicat Alliance pour la province, refuse de s’exprimer sur l’affaire en cours d’instruction, mais s’étonne que ces techniques appliquées de longue date fassent aujourd’hui l’objet de suspicions : « Ces pratiques sont connues par les différentes juridictions mais il y a visiblement un retour en arrière, avec une justice qui vérifie ces pratiques et considère qu’elles ne répondraient pas entièrement à la loi. Pourtant, cela fait des années que les méthodes sont validées et que le règlement est appliqué. »

 

Les policiers des stups craignent que la justice ne s’attaque à eux

Depuis l’enquête sur François Thierry, deux autres policiers du service, dont un officier, ont été mis en examen dans une autre affaire par des juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, qui leur reprochent la même chose : leurs indics ne se contenteraient pas de « balancer » mais ils bénéficieraient aussi du trafic.

Dès lors, les policiers de l’Octris se mobilisent pour leurs supérieurs et craignent aussi d’être inquiétés s’ils suivent les procédures habituelles pour piéger les trafiquants. Dans un communiqué dévoilé par Libération, les policiers se plaignent du « climat délétère » avec les juges parisiens. « Ces magistrats, dans des instructions menées uniquement à charge, ont décidé de remettre en cause une pratique policière éprouvée depuis des années par les enquêteurs », écrivent-ils dans ce document visible sur les réseaux sociaux.

 

 

Et d’ajouter qu’ils refusent d’être considérés comme de « vulgaires délinquants ». Méfiants, ils ont décidé de « ne plus acter dans les procédures conduites par la Jirs ». Ils prévoient d’autres actions de contestation dans un futur proche.

« L’organisation qui lutte contre le trafic de stupéfiants est très spécialisée et très sensible, la drogue est un véritable fléau contre lequel on doit déployer des méthodes inédites. Il existe des techniques policières d’infiltration connues : si on ne surveille pas des livraisons, comment interpeller les trafiquants ? », s’interroge Thierry Barret.

« Si demain nos policiers craignent d’être plus ennuyés par la justice qu’un trafiquant de drogue, ça n’ira pas. »

Le syndicaliste a confié à RT France le « véritable malaise » des policiers. « La lutte contre la drogue est sans fond et compliquée et nécessite ces méthodes légales et connues », explique-t-il. Puisque la justice a « soudain déclaré que ce n’était plus réglementaire », Thierry Barret plaide pour une sécurité juridique des méthodes employées. « Si on fait son maximum et qu’on se retrouve mis en examen, et bien on déposera les armes, tant que les principes de travail ne seront pas mieux définis. Si demain nos policiers craignent d’être plus ennuyés par la justice qu’un trafiquant de drogue, ça n’ira pas », conclut-il.

La drogue est l’un des outils de contrôle oligarchique,
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Drogue, justice et politique, sur E&R :

 



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22 Commentaires

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  • Des méthodes éprouvées ??? Mon cul, le trafic ne s’est jamais porté aussi bien. grace à vous bandes de charlots.
    Les ripoux en prison avec leurs collegues


  • #1821620

    ’’ un flic est un voyou qui a mal tourné".


  • ’’camionnettes stationnées dans le XVIe...au pied de l’immeuble du narcotrafiquant Sofiane Hambli...qui possédait 40 millions d’euros sur divers comptes’’...
    Est-ce quon fait encore ce pour quoi on est payé dans ce triste endroit du monde.. ? Inamovibles et sans obigation de résultats ou même d’un minimum d’activités ? Des millions d’employés de fonction publique, des centaines de milliers de flics, un appareil législatif et réglementaire démentiel, la contrainte et la coercition de tout, tout le temps, tout le monde ; sur le mode obsessionnel. Et au final, ça...Et il faudrait cautionner/participer de cette foire pathétique et grotesque ? Tristes clowns pervers !


  • Lutter contre le trafic de drogue ?
    Autant vider une piscine avec une petite cuillère !
    C’est juste bon pour quelques cow-boys qui sont payés et contents de jouer les chérifs au far-ouest des indigènes contrôlés par les mafieux en col blanc.


  • Une police qui récupère 40 T de Came c’est un gros manque à gagner pour l’oligarchie qui dirige le trafic : il faut que ça cesse

     

  • la police des stups . Le plus difficile je pense c’est de ne jamais passer de l’autre coté .


  • Camarades E&R
    Le trafic international de drogues est une des sources de revenus des Etats.
    De l’Afghanistan et son héroïne au Mexique et sa cocaïne, la Hollande et son herbe , le Maroc et sa résine de canabis.
    http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...
    Dans cette affaire on retrouve une famille juive très puissante dans le trafic de canabis en provenance du Maroc. Que des noirs et des arabes MR Zemmour ?
    Quant aux flics , pour moi ils devraient se retrouver en prison avec les politiciens qui les couvent.
    Ne varietur
    Lavrov


  • #1821717
    le 18/10/2017 par Jean Le Chevalier
    Pourquoi 70 policiers des Stups ont déposé leurs armes

    Les juges n’y comprennent rien, comme d’hab, et les policiers continuent de vider l’océan avec un seau...Dialogue de sourds... et pendant ce temps, les élites continuent leurs trafics comme les petits délinquants, et tout le monde est content...


  • Il y a moins de deux semaines, sur France télévision, était diffusé un documentaire d’où il ressortait que si il y avait une lutte sérieuse contre la drogue dans les cités, les loyers ne seraient plus payés, par l’argent du trafic. Donc, on ne luttait pas vraiment...
    Alors on devrait légaliser, ce serait plus simple, on pourrait arrêter de baisser les retraites des personnes âgées.

     

    • " les loyers ne seraient plus payés, par l’argent du trafic" comme si le trafic servait à payer le loyer , mdr...vous vivez où ? le loyer est payé par les apl, le cash est investi dans les voitures et les petits commerce, classique...


    • #1822283

      Kamisan ! Faux nul zéro : tout les paiements envers un organisme public, soit l’Etat peuvent être effectués par mandat cash.

      Les loyers hlm sont payés de cette manière, les amendes aussi... des milliard chaques années rien que pour l’île de France : paix sociale achetée (A.S)

      ps : documentaire à voir


  • #1821926

    Comme d’habitude c’est quand on fait trembler le petit confort des policiers qu’ils en font toute une histoire, mais quand il s’agit de "taper" sur les Français, ils ne font qu’obéir aux règles hein ... Là les règles ne sont plus un problème. Sont-ils conscients d’être ridicules ? Il n’y a pas si longtemps ils sont venus nous demander de manifester avec eux, pour rien visiblement et ça chiale, et ça suinte. J’aime la police, mais les policiers me débectent, comment peuvent-ils ensuite fanfaronner avec leur sig à la ceinture. J’ai honte de ma police.


  • Nous sommes tous diriges par une narcocratie qui est nee a Mena dans l’Arkansas quand Bill Clinton etait gouverneur.


  • #1821979

    Un cataplasme sur un jambe de bois n’a jamais fait aucun effet sur celle d’un pirate !!!...en l’occurrence......... le système mafieux dans lequel nous vivons !!!...


  • La drogue est bonne pour l’économie et pour l’asservissement des peuples ; il faut donc empêcher les flics de bien travailler. Logique.


  • Ils ont peut être saisi 7 tonnes de cannabis mais pas arrêté le gros trafiquant . Pourquoi ?


  • Peut-être faut-il envisager l’hypothèse selon laquelle, la CIA a fait en sorte que la drogue lui fournisse les fonds nécessaires pour financer des guerres et des révolutions oranges illicites (au profit de l’oligarchie) pour ne pas avoir à passer devant le Congrès. Nos gouvernants (corrompus) par l’oligarchie facilitent ce trafic pour détruire la famille, la santé et l’ordre en même temps qu’ils prolongent la paix social le temps nécessaire... Les Lois sont pensées pour que certains juges (corrompus) puissent jouer avec le curseur afin que la vérité n’apparaisse pas. Ainsi à chaque fois, d’un flic s’approche trop près de la boîte de Pandore et/ou du grisbi ... Crac !


  • Le business de la drogue va être intégré au PIB c’est juste une question de temps ce qui évidemment entraînera une forme de tolérance dans un premier temps et in fine sa légalisation. Comme nos amis oligarques connaissent l’agenda, ils peuvent anticiper pour êtres prêts le jour où le business sera ouvert officiellement à la concurrence comme tout les marchés qui l’ont été depuis 40 ans (telecom, éducation, presse, jeux, ...). La brigade des stups comme la brigade mondaine est programmée pour disparaître.


  • C’est pas grave ils vont prendrent des "réfugiés" pour les remplacer !
    C’est comme ça le turn-over infini du grand remplacement.
    Vous savez que les décideurs le veulent.
    Ils nous poussent à bout car c’est mieux quand c’est le peuple qui démissionne petit à petit de lui même. Il faudrait que tout le monde démissionne d’un coup.
    Là nos décideurs auraient mal ! Mais ça ne se fera jamais à temps et les négriers vont gagner pour sûr, grâce cette fois, ironie du sort, aux africains... etc, qu’ils déportent sur nous. Un vrai ordo ab chaos bien équilibré.


  • Si j’étais flic, que je voyais le pèse que se font les trafiquant en étant infiltré, et que, pendant ce temps la, je touche ma malheureuse paye, après tout autant planché pour le côté obscur, sombrer avec les trafiquants hihihi.. Pour ça, et monsieur gueant, toucher bien du cash en tant que ministre de l’intérieur, eh bien pour avoir des flics efficaces dans ce domaine, il faut ouvrir les vannes, pour ne pas avoir à les intéresser au trafic...sinon, qui ne serait pas detournable ...j’ai connu de jeunes flics, il y a une dizaine d’années et qui profitaient bien du p’tit chichon chopé chez le tocard du coin, on en revient toujours aux valeurs aussi...m’enfin on pourrait en debattre des heures...quand les magistrats et autres pointures n’y sont pas mêlés


  • J’ai l’impression qu’on diabolise le cannabis en l’associant a des histoires de trafiquants et de fumeurs de petards, prut-être que cela arrange beaucoup de personnes......je me suis informée sur cette plante c’est passionnant pour ceux qui aime la science je vous conseIlle de vous pencher dessus. En réalité cette plante est une véritable bénédiction, saviez-vous que son huile peut soigner différents cancers ? Meme métastasé, notamment les tumeurs au cerveau, saviez-vous que l’huile de cannabis est un bouclier contre les maladies dégénératives. Plusieurs expérimentations ont été faites à Cuba a l’issue des fantastiques resultats un observatoire scientifique et expérimental à vu le jour au Maroc. Vous trouverez pas mal de publications sur le net pour commencer.


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