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Quand Alain Soral est aussi passionnant que Howard Bloom

par Pierre Jovanovic

Le débat "Soral l’homme, son parcours, ses idées politiques, etc." n’a plus aucune importance à côté de son livre Comprendre l’Empire sachant qu’il importe toujours de placer les livres au-dessus des auteurs (ici amazon.fr 47 critiques sur sa fiche livre d’Amazon.fr).

Une chose est sûre, en l’écrivant, Soral a été atteint par l’un des 7 tonnerres de l’Apocalypse dont saint Jean a interdiction de rapporter les propos, par ordre de l’Ange. Il a donc été frappé par la foudre et il ne s’en est pas remis depuis, ce qui explique sans doute son regard enflammé, similaire à celui d’un autre personnage tout aussi inquiétant, Christian Vander du groupe Magma.

L’idée directrice de son livre se résume en une ligne : deux mondes/systèmes se livrent, en ce moment même, un combat mortel, le monde de l’Ancien Testament contre celui du Nouveau Testament. Abraham contre le Christ.

Dans la suite de son Principe de Lucifer devenu mythique, précisément dans le tome 2, le Cerveau Global), l’auteur américain Howard Bloom avait énoncé une idée similaire en 2000 (avant les attentats, donc), mais sous une forme différente : deux mondes se livrent un combat mortel, le monde de Sparte (celui qui a mis chaque homme dans un système militaro-esclavagiste), et celui d’Athénes, attaché à la liberté et à la démocratie.

Howard Bloom et Alain Soral décrivent donc la montée en puissance d’un système ennemi des libertés individuelles qui veut mettre les hommes en esclavage, au seul profit d’une élite -ou "oligarchie" comme l’écrirait Hervé Kempf. Déjà à l’époque, Howard Bloom avait mis en garde les lecteurs français, leur annonçant qu’il faudra très prochainement choisir leur camp. On y est presque. Etant donné que Soral cite l’Apocalypse de Jean, qui lui-même parle d’une lutte sanglante entre Christ et le Diable, et que Soral associe celui-ci à son Empire du mensonge, sa conclusion s’impose comme le meilleur résumé : une histoire de "l’instrumentalisation de l’humanisme helléno-chrétien, noyautage de la République par les réseaux, exacerbation des antagonismes de classes et manipulation de la démocratie d’opinion.

Un long processus initié au XVIIIe siècle par le cartel bancaire qui approche de son épilogue avec le Nouvel ordre mondial. Une tentative d’imposer par la ruse un pouvoir dictatorial qui met, à l’horizon 2012, le monde occidental face à un choix qui l’engage tout entier : la dictature de l’Empire ou le début du soulèvement des peuples".

Pour Soral, tout se jouera en 2012. Une chose est sûre, en cas de Révolution Française 2.0, il jouera un rôle majeur. D’ailleurs, à l’observer, on se croirait en présence de la réincarnation de Robespierre.

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Article ancien.
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9 Commentaires

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  • le monde de l’ancien testament contre le nouveau, abraham contre le christ... celui qui a écrit ça est un ignorant !

    Abraham est le père de tous les croyants, un modèle de droiture et d’insoumission aux systèmes ennemis de Dieu... que la paix et la miséricorde de Dieu l’entourent, ainsi que sur le Christ, fils de Marie, envoyé béni de Dieu

    pas de différences entre les prophètes, mais différences entre les dogmes authentiques et les dogmes falsifiés

     

    • Abraham, sacrificateur d’enfants, serait un modèle à suivre ?


    • Abraham n’as jamais sacrifié d’enfant ! Et je dirait meme plus :

      Jérémie 32,35 : Ils ont bâti des hauts lieux à Baal dans la vallée de Ben-Hinnom, Pour faire passer à Moloc leurs fils et leurs filles : Ce que je ne leur avais point ordonné ; Et il ne m’était point venu à la pensée Qu’ils commettraient de telles horreurs Pour faire pécher Juda.

      Cela n’est meme pas monté dans la pensée de Dieu . Il faut prendre toute la bible avant de parler .


    • #9076
      le 13/04/2011 par BALROG ou Spleen de Paris
      Quand Alain Soral est aussi passionnant que Howard Bloom

      Abraham était bel et bien sur le point de sacrifier son enfant, sur ordre de Dieu, quand celui-ci l’a arrêté par un contre-ordre. Il apparaît là comme un procédé plus que douteux nous rappelant les fanatismes de tous poils.
      Et souvent l’Ancien Testament est de la même veine, la lettre semblant passer avant l’Esprit :
      les "bons", les juifs évidemment, faisant en de nombreuses occasions peu de cas de tous les autres.
      L’Eschatologie catholique a une explication pour cela : Dieu parlait à l’époque à des hommes quelque peu arriérés, c’est le moins qu’on puisse dire à la lecture des textes, peu importe leur appellation de "peuple élu".
      Le Nouveau Testament vient pour faire passer l’Esprit avant la lettre, accomplir l’ancienne alliance dans la perfection de la Nouvelle Alliance, et à mon humble avis, il est beaucoup plus pertinent philosophiquement. A l’image de l’Amour infiniment plus complet que "dix commandements".
      A l’image de l’Esprit saint, voire de l’esprit tout court, alors que la Torah ou Ancien Testament rejoints par une certaine vision protestante anglo-saxonne sont en de nombreux cas lourdement matérialistes, l’élection devient universelle, celle de l’Homme, et "catholique" en grec signifie "universel". (Evidemment en théorie, loin de nombreux piètres exemples médiatiques ou de Vatican 2)
      C’est tout à fait l’opposition à laquelle fait référence explicitement Soral dans son livre, et Jovanovic se fait fort de le souligner.
      D’ailleurs cette opposition est si cruciale, qu’il y va de la sinistre histoire contemporaine :
      Là où Jean dans son Apocalypse parle de Jérusalem céleste, les pharisiens judéo-protestants y voient un royaume terrestre matérialisé par l’entité sioniste !


  • #8830

    Je suis sidéré de voir qu’ Howard Bloom ( et Jovanovic qui le cite) en soit encore bloqué à une vision mythifié d’Athenes "attaché à la liberté et à la démocratie".

    1) Sur le plan intérieur, le système démocratique est certes très abouti mais + de 80% de la population relève de l’esclavage dont la condition était laissé à l’olligarchie quand elle n’était pas faite arbitrairement.

    2) Sur le plan extérieur, Athènes prend la tête de la ligue de Délos pendant la Seconde guerre Médique. Il s’agit d’une coallition de cités grecs faisant face à la Perse.
    Or, le Trésor de cette Ligue, apporté par chaque Cité membre, fut déplacé de Délos à Athènes , où elle servit notamment pour les travaux de l’Acropole ou pour renforcer Athenes militairement en particulier.

    Mais, après la guerre, la Ligue, sur pression d’Athenes, a subsisté (sans aucune raison puisque la guerre est fini !!) uniquement pour enrichir Athenes et renforcer son armée en utilisant les fonds que les partenaires de la coallition sont obligés de donner. Et quand une Cité refuse de donner et sort de la Ligue, elle est réprimé militairement avec une rare brutalité (Cité de Samos).
    C’est d’ailleurs pour justifier cet impérilisme qu’Herodote écrit, afin de justifier cet impérialisme avec des glorifications des atheniens dans les batailles comme celle de Salamine par exemple(il n’est pas contemporain des evenements).

    Bref, si tout n’est pas à jeter dans l’Athenes antique, je ferais plutot le rapprochement Athenes=USA et Herodote=BHL dans notre situation.

    Le mythe athénien est relayé par les médias et les programmes scolaires. Il est non seulement à l’origine d’un sentiment de supériorité de certains(puisque la Grèce antique était la meilleure civilisation selon eux, en réalité la seule qu’ils connaissent) mais sert aussi et surtout à légitimer le système de domination actuel.
    Pour combattre ce dernier, il faut rétablir les vérités historiques !!!!


  • Robespierre ?! Pourvu qu’il ne finisse pas cocu...


  • Christian Vander de Magma... je vois que Jovanovic a de bonnes références. Le clin d’oeil n’est pas faux. D’ailleurs KontreKulture avec des K n’était-il pas déjà une sorte de clin d’oeil à Magma (Köhntarkösz, Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh, Kobaïa, etc.) ?

    Finalement, tout se tient.


  • Les critiques du livres « Comprendre l’Empire » sur amazon.fr ne sont plus visibles à l’heure actuelle (01h30 12/04/2011).


  • #8889

    Soral vaut infiniment plus que le pitoyable Bloom. Il suffit de parcourir quelque peu le tôme 1 du "Principe de Lucifer" pour s’apercevoir que la culture de Bloom est fréquemment prise en défaut, qu’il se cache souvent derrière la tactique du "name dropping" mais qu’en de nombreux endroits, il fait des assertions gratuites sans citations et qu’il comprends très mal le concept darwinien "d’évolution" (il parle d’orientation de l’évolution dès le premier chapitre alors que l’évolution darwinienne repose sur le hasard, donc sans orientation). Bloom a beau parler de science, sa seule formation scientifique est d’avoir été... agent de rock stars comme John Mellencamp. Pathétique.

    Mais surtout, le plus grave, c’est que Bloom est terriblement islamophobe (digne d’un Redeker, Jean Robin ou Anne-Marie Delcambre). Son tôme 1 fourmille de remarques anti-musulmanes basés sur des interprétations historiques erronées, remarques qu’il réintère dans une entrevue-bonus du DVD du documentaire "Religulous" de Bill Maher.

    Comparer Soral avec Bloom revient à insulter l’intelligence du premier. Je n’ai pas lu le tôme 2, le premier étant si mauvais que je ne me sentais pas masochiste à ce point (Pardon pour l’expression québécoise mais j’étais tellement "en tabarnak" après la lecture du tôme 1...). Le fait que Bloom soit "encore bloqué à la vision mythifiée d’Athènes "attaché à la liberté et à la démocratie"" comme le dit Hakeem Olajuwon est à l’image de sa culture générale tronquée du tôme 1.

    C’est dommage pour Jovanovic car je commençais à avoir du respect pour lui. Après les merdiques traductions de Bloom et les publications new-ageuses sur les anges gardiens et le Livre d’Henoch, je trouvais que le niveau de sa maison d’édition, le Jardin des Livres, s’améliorait avec la publication de Velikovsky, des livres 777 et de Blythe Masters. Mais voilà que le Jovanovic revient sur le Principe de Lucifer en le qualifiant de "mythique". C’est à croire que Jovanovic souffre d’un mauvais "meme" à propos de Bloom.

    Il est dommage que je ne dispose plus d’un tôme 1, j’aurais bien aimé vous donner quelques citations révélatrices. Mais ce n’est peut-être que partie remise.

    Quelle chute pour ce Jovanovic. Ses anges gardiens ne l’ont pas protégé, cette fois...