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Qui a osé incendier le domicile de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale ?

Terrible nouvelle, qui montre une fois de plus que la révolte c’est pas bien : Richard Casserole Ferrand, le président de l’Assemblée nationale des godillots qui ne servent à rien sauf à nous coûter cher – mais la démocratie ça a un prix madame, ouais mais ça c’est tout sauf de la démocratie – a dénoncé la tentative d’incendie de son domicile privé à Motreff dans le Finistère.

 

 

C’est l’une des nouveautés de la lutte sociale 2019 : avant, les Français spoliés par l’oligarchie et ses serviteurs exprimaient leur mécontentement dans les urnes. Ils ont vu que ça ne donnait rien, que la spoliation continuait de plus belle derrière les mots rassurants des politiques et des journalistes ou derrière les explications rationnelles de la spoliation – « crise », « rigueur », « mondialisation », « vous plaignez pas regardez les migrants eux ils souffrent vraiment » –, alors ils ont manifesté bruyamment leur mécontentement, et on a appelé ça le mouvement des Gilets jaunes.

Ces actions récurrentes ont eu lieu chaque samedi, car les manifestants en uniforme jaune sont des Français qui bossent. Ils sacrifient leurs jours de repos et leur santé, puisqu’il y a eu de nombreux blessés, pour entretenir la lutte sociale et l’esprit de solidarité. Le pouvoir a réprimé très durement cette colère, une répression jamais vue en 50 ans de Ve République. Il s’agit de casser le mécontentement par la terreur, celle de perdre une main, un œil, la vie. Mais les Gilets jaunes ont continué, ils évitent aujourd’hui les manifs à Paris, la ville de l’oligarchie gardée comme un coffre-fort. Car les lieux de pouvoir sont là. Lors de cet Acte XIII, le mot d’ordre c’est « on ne fournit pas aux autorités les lieux de passage ». Comme ça on peut éviter les provocations policières ou de l’extrême gauche, cette alliée objective du pouvoir profond.

Au cours de ces 13 samedis s’est opérée une prise de conscience politique très rapide de la part des Gilets jaunes : ils ont identifié des lieux de pouvoir et ont mis la pression dessus. Ils ont crié « BFM enc... », la chaîne qui a organisé (et organise toujours) la propagande du président des très riches, ont encerclé l’immeuble de France Télévisions, ces fonctionnaires de la soumission, puis ça a été au tour de la haute Banque. Un jour les Français spoliés manifesteront peut-être devant les temples de la franc-maçonnerie et les associations ultracommunautaires qui commandent la justice. Last but not least, les Gilets jaunes ont ciblé des élus de la République qu’ils estimaient traîtres à la Nation, à leurs intérêts, des élus qui avaient aussi méprisé leur mouvement, un mouvement socialement légitime. On ne défend pas la violence, on l’explique. Tout en notant que la violence d’en haut (légitimée par le haut) s’appelle La défense de la Démocratie et que la violence d’en bas s’appelle la Violence. Clair, non ?

« La Gendarmerie nationale ayant découvert sur place une couverture, un résidu de pneumatique, et une torche artisanale imbibée de carburant, l’origine criminelle ne semble pas faire de doute. » (Richard)

Personne ne sait encore si le domicile du président de l’Assemblée a été incendié par un Gilet jaune, un Français en colère ou une fille sortie de l’asile mais une chose est sûre, c’est que le Richard représente tout ce dont les Français ne veulent plus : un homme politique délégitimé par ses exactions mais repêché par une justice complètement dévoyée aux ordres du pouvoir profond. Il n’y a donc plus de respect pour tout ce Système qui frappe durement les gens d’en bas et qui protège les gens d’en haut. Ferrand, malgré lui, incarne l’injustice absolue de ce Système.

« Rien ne légitime la violence ou l’intimidation à l’égard d’un élu de la République. Toute ma solidarité envers Richard Ferrand et ses proches. » (Emmanuel Macron)

« Honte à ceux qui commettent de tels actes. Et soutien amical au président de l’Assemblée nationale et à sa famille. » (Édouard Philippe)

« Total soutien à mon ami Richard Ferrand suite à l’acte odieux commis à son domicile. Ceux qui intimident, menacent, agressent, vandalisent, brûlent, n’auront jamais le dernier mot en démocratie. Jamais. Nous sommes la République et nous les combattrons sans relâche. »(Benjamin Griveaux)

Tiens, on ne les a pas entendus soutenir la jeune fille qui a perdu son œil ni les 2 000 blessés graves par matraquage, flashball et autres grenades de pseudo-désencerclement.

Naturellement, les agents subalternes du Système ont volé au secours du Richard.

 

 

Mais tout le monde n’est pas de cet avis.

 

 

Richard Casserole, sur E&R :

 






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