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Réchauffement : un grand physicien brise le consensus

Alors que le monde a les yeux tournés vers Copenhague et refuse tout questionnement sur le réchauffement climatique, Olivier-Postel Vinay, directeur de la rédaction de la revue Books, présente la thèse de Freeman Dyson. Ce grand physicien américain, un des premiers à modéliser le climat, écologiste convaincu, estime que les climatologues défenseurs du « consensus » en savent beaucoup moins qu’ils le prétendent, et doute de l’urgence d’un tel combat.

Le vilain néologisme « climato-sceptique », qu’on écrira bientôt « climatosceptique », sans trait d’union, fait désormais la manchette des moins mauvais journaux. Comme tous les mots véhiculant des idées chargées d’émotion, il prête à malentendu.

Pour simplifier, je dirais qu’il existe quatre catégories de climatosceptiques. Il y a ceux qui sont payés ou instrumentalisés par les compagnies pétrolières, gazières, charbonnières et autres grandes entreprises ayant intérêt à calmer le jeu, avec la complicité passive ou active des Etats qui leur sont liés.

Il y a ceux, citoyens ordinaires, que leur bon sens porte à douter (à tort ou à raison) et à penser que la planète connaît peut-être des priorités plus urgentes que le global warming.

Il y a les climatologues qui en toute bonne foi pensent que le beau consensus présenté par ce machin nommé GIEC ou IPCC, sorte d’ONU de la science climatique, masque trop de failles et d’insuffisances pour justifier ce bruit et cette fureur.

Et puis il y a ceux, les plus rares et les plus intéressants, qui, scientifiques de haut niveau sans être climatologues à part entière, formulent des objections relevant à la fois de l’épistémologie (science de la science) et de la psychologie individuelle et collective.

Une stabilisation de la moyenne des températures pas prise en compte

L’un d’eux est le physicien américain Freeman Dyson. Au soir de sa vie, cet immense esprit, qui fut l’un des grands physiciens de son temps et, incidemment, l’un des premiers à modéliser le climat, écologiste convaincu, s’est résolu à élever la voix. Le dernier numéro de Books, encore en vente pour une dizaine de jours, présente le portrait magistral de cet éléphant de la science et du combat « citoyen » (autre néologisme). Il y exprime les vraies raisons de douter.

Ces raisons sont profondes. Elles tiennent pour l’essentiel à deux types d’arguments. Le premier relève de l’épistémologie. Simplifions-le en essayant de ne pas en dénaturer l’esprit. Il consiste à dire qu’en dépit des progrès réalisés ces trente dernières années, les climatologues savent pertinemment qu’ils ne connaissent pas toutes les variables à prendre en compte pour modéliser l’évolution du climat, et, à plus forte raison, qu’ils ne savent pas comment pondérer celles qu’ils connaissent.

Un exemple entre mille ou davantage : révisant les observations faites sur la circulation des eaux océaniques, une équipe de climatologues sérieux a prévu en 2008 une stabilisation de la moyenne des températures à la surface du globe au cours des dix prochaines années. Par la force des choses, cette prédiction n’a pas été prise en compte dans le dernier rapport du GIEC, sur lequel repose le fameux consensus à propos du réchauffement climatique, puisque ce rapport date de 2007.

 



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