Egalité et Réconciliation
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Réponse à Marc Rousset : l’Europe meurt, et c’est tout

par Michel Drac

L’Europe se dirige à terme vers une union carolingienne, nous dit monsieur Marc Rousset

La jeunesse européenne a foi en l’avenir...

Personnellement, je ne demande qu’à le croire.

Autant l’empire thalassocratique anglo-saxon me répugne, autant le Saint Empire me convient.

Je l’avoue : ce qui m’intéresse dans la France, c’est qu’elle fut la matrice de l’Europe. En réalité, quand je défends la France, je défends cette matrice. Le but, c’est de sauver l’Europe, c’est-à-dire l’idéalisme philosophique incarné dans le politique. Je l’ai écrit dans un petit bouquin commis il y a quelques années (Céfran). Je ne renie rien de ce que j’ai écrit. MAIS

Mais le « petit » problème dans le propos de monsieur Rousset, c’est tout simplement que l’Europe ne prend pas du tout cette direction-là.

A vrai dire, l’Europe ne prend aucune direction.

Et la responsabilité de cet état de fait incombe principalement à l’actuel gouvernement allemand.

Bien sûr, Hollande est un olibrius. Ou disons : il n’a que les moyens de se comporter en olibrius (l’homme en lui-même est une énigme). Son programme économique a été appuyé sur des prévisions de croissance probablement piochées dans un épisode de la saga des bisounours. En fait, il n’a aucun programme, et il le sait très bien. D’où, d’ailleurs, son activisme sur diverses questions sociétales (mariage homo, vel d’hiv, etc.). Pendant qu’on parle de ça, au moins, on ne lui demande pas ce qu’il veut faire concrètement sur le plan économique.

C’est évident, je n’y reviens pas : les foireux du PS foirent, comme on pouvait s’y attendre. A vrai dire, nous avons été quelques centaines de milliers d’électeurs du FN à laisser passer le PS justement pour ça : pour qu’il nous débarrasse de Sarko et qu’ensuite, il foire. Ok, tout roule.

Flamby a un peu inquiété les Allemands au début. Ils étaient habitués à un Président français qui dissimulait son absence de vision stratégique derrière un activisme frénétique, et faisait semblant d’être d’accord avec Merkel alors que celle-ci n’ayant en réalité pas de ligne, on ne peut évidemment pas partager une ligne qu’elle n’a pas. Ils ont été surpris par ce nouveau Président français qui, lui, dissimule son absence de vision stratégique derrière une immobilité suggérant la réflexion, et plus encore de découvrir qu’on pouvait finalement ne pas être d’accord avec une ligne que, de toute manière, Merkel n’a toujours pas.

A présent, les Allemands ne s’inquiètent plus, ou disons plus beaucoup. Ils ont compris que le Français est là pour faire semblant d’avoir des idées, faire semblant de réindustrialiser le pays (alors qu’il ne peut rien en réalité), faire semblant d’être social, et même faire semblant de faire semblant, car à vrai dire on en est là, plus personne n’y croit, le roi est nu mais personne n’ose le dire tant que le roi lui-même ne l’avoue pas. Les Allemands, il faut le leur reconnaître, sont devenus assez bons dans le décodage de leurs voisins français. La pratique, sans doute.

Mais les choses étant ce qu’elles sont, la très prévisible foirade Flamby n’a en réalité aucune importance. Au point où nous en sommes, la question est uniquement de savoir ce que l’Allemagne va décider. Car, étant la seule à pouvoir encore (provisoirement) payer, elle est de fait en situation de prendre les décisions pour le compte des autres.

Or, la vérité est que l’Allemagne ne décide rien. Elle ne peut pas. La coalition Merkel est déchirée, sans qu’on arrive d’ailleurs à comprendre qui au juste défend quelle ligne. On dirait le choc mou de deux blocs informes : d’un côté ceux qui veulent faire sortir de la zone euro les pays les plus problématiques (Grèce, mais aussi à terme Espagne, Portugal, sans doute l’Irlande pour finir, voire l’Italie) ; de l’autre côté, ceux qui s’accrochent à la « monnaie unique » parce qu’elle est finalement la seule chose qui permet encore de se donner l’impression qu’on va quelque part.

A en juger par la grande presse, la droite d’affaires (Die Welt) veut « faire le ménage » dans la zone euro, tandis que la classe politique, même de droite, est plus circonspecte. Mais allez savoir qui au juste veut quoi au sein du patronat allemand. C’est compliqué : si la zone euro explose, le Mark reconstitué va s’envoler, et l’Allemagne perdra son avantage compétitif intra-européen ; si elle n’explose pas, il faudra bel et bien allonger des sommes prodigieuses (peut-être 2 000 milliards d’euros) pour sauver en catastrophe l’Europe du sud. Dans les deux cas, ça fait mal.

Montebourg est complètement à côté de la plaque lorsqu’il compare Merkel à Bismarck. A vrai dire, c’est même grotesque. Bismarck fut sans doute le plus grand homme d’Etat européen du XIX° siècle. Sous sa direction, la Prusse a fait un sans faute. La seule grosse erreur, l’annexion de l’Alsace-Lorraine : il était contre, elle lui a été imposée par Guillaume Ier. Sans faute pour le Junker Bismarck. Un géant.

Merkel, par contre, est une naine.

Elle n’est pas l’idiote que l’on raille sur le web à cause de vidéos sorties de leur contexte, où elle semble ne même pas savoir situer Berlin sur une carte. Evidemment. Ce n’est pas une imbécile. C’est même, sans aucun doute, quelqu’un d’un niveau sensiblement supérieur à la norme (atterrante) des politiciens actuels.

Mais elle n’a tout simplement ni le charisme, ni la dimension, ni le caractère, ni l’ampleur de vue qui conviendrait à une personne dont dépend bel et bien, aujourd’hui, en théorie du moins, l’avenir de l’Europe. Elle se retrouve là où elle est parce que :

Premièrement, ça arrangeait la CDU d’avoir à sa tête une ex-allemande de l’Est, mais pas trop : Merkel, née à l’ouest, fille de pasteur exerçant à l’est, opposante très discrète au système est-allemand, avait le profil ni-ni mou qui correspondait.

Deuxièmement, formée à l’école RDA, c’est une apparatchik parfaitement adaptée au fonctionnement bureaucratique. Avec elle, le programme, c’est « pas de vagues » : rassurant. Elle en a donné de multiples illustrations lors de son parcours au sein de l’appareil CDU.

Troisièmement, au moment de la guerre du Golfe, quand les Américains ont commencé à s’inquiéter sérieusement de l’orientation très, très « Ostpolitik » de Schröder, elle a eu l’intelligence tactique de se démarquer, se livrant à d’impressionnantes contorsions pour parvenir à ne pas condamner l’agression états-unienne sans rompre trop franchement avec l’opinion allemande.

Quatrièmement, c’est une femme, et dans une Allemagne ravagée par le féminisme (comme le reste de l’Europe), c’est tendance.

Cinquièmement, il faut le reconnaître, elle est extrêmement douée pour ménager en permanence la chèvre et le chou, dire juste ce qu’il faut pour rassurer le baby-boom pléthorique qui fait le gros de l’électorat allemand (âge moyen en Allemagne : 44 ans).

Le tout pourrait faire un chancelier correct dans une période calme, où il s’agit surtout de ne pas faire de bêtise, et d’écouter attentivement ses conseillers pour laisser le temps aux classes dirigeantes d’incuber un consensus (la méthode allemande, depuis 1949).

Mais cet ensemble de qualités devient un ensemble de défauts lorsqu’il faut décider. Merkel en est tout simplement incapable. Elle fait ce que le cours des choses l’amène à faire, c’est tout. Elle ne conduit pas sa politique, c’est sa politique qui la conduit. Une autruche la tête dans le sable, qui fait semblant de croire qu’on peut encore « sauver » l’euro, préserver les exportations allemandes sans renflouer des marchés qu’on a rendus insolvables – une absurdité.

Une autruche et, avec elle, l’ensemble des classes dirigeantes allemandes : incapables de prendre une décision.

Le résultat, c’est que le seul pays qui pourrait organiser sérieusement l’inévitable refonte de la zone euro… n’organise rien.

Il est pourtant évident pour tout le monde, désormais, que l’Europe du sud ne peut pas avoir la même politique monétaire que l’Europe du nord.

Le fédéralisme budgétaire n’y changera rien, parce qu’il s’agit là d’une impossibilité insurmontable.

Ce serait possible si l’Allemagne acceptait, en gros, de transférer structurellement une fraction significative de son PIB. Mais le peuple allemand ne l’acceptera pas. Les Allemands de l’ouest ont payé pour leurs compatriotes de l’est, mais d’une part on a bien vu qu’ils n’avaient payé qu’avec réticence, et trop peu (le différentiel de niveau de vie reste important), et d’autre part il s’agissait d’Allemands. Peu nombreux en outre. La même chose n’est pas possible quand il s’agit de cent millions de méditerranéens.

Ce serait possible aussi, à la rigueur, si l’Europe du sud importait soudainement les mécanismes qui expliquent la stabilité ordo-libérale de l’économie allemande. Mais cette importation est impossible, impossible en tout cas dans les délais brefs qu’exige la crise actuelle. Veut-on établir la cogestion en Grèce ? En Espagne ? Dans l’Italie du sud ? Mais c’est une vaste blague : la cogestion chez Don Corleone ! A un certain moment, il faudra tout de même comprendre que les structures sociales ne fonctionnent que si elles sont isomorphes avec les structures anthropologiques profondes.

On ne transforme pas un Madrilène en Berlinois d’un coup de baguette magique. D’autant moins que le Madrilène est attaché à son mode de fonctionnement. Il a raison, d’ailleurs : comme n’importe qui, il doit persévérer dans son être. Sinon, il meurt. Le fait que son mode de fonctionnement soit, dans l’économie globalisée actuelle, moins performant que celui d’un Berlinois (et encore, ça se discute), ne le convaincra pas de renoncer à ce qu’il est.

On dira : un protectionnisme européen changerait la donne. Il solidariserait spontanément l’Europe du nord et l’Europe du sud, les deux ayant forcément intérêt, dès lors, à étendre le marché continental – ce qui impliquerait sans doute, de la part des Allemands, un renoncement plus aisé à leur actuel modèle social, très régressif. Sans doute, mais : d’une part, ce protectionnisme n’est pas voulu par l’actuelle direction allemande ; en fait, c’est le contraire : c’est justement parce qu’elle ne pense pas l’Europe comme un espace protectionniste que l’Allemagne est obligée de la penser en référence à la monnaie unique.

Et d’autre part, ce protectionnisme n’aurait aucun besoin de l’euro. Et s’il pousserait sans doute l’Allemagne à réviser son modèle social, rien ne garantit qu’il réduirait drastiquement le fossé qui sépare aujourd’hui les économies du sud et du nord, s’agissant des politiques monétaires optimales qu’elles appellent. Le modèle social-libéral allemand n’est pas la seule cause du différentiel de compétitivité qui s’est creusé depuis l’introduction de l’euro.

En fait, les orientations actuelles du gouvernement allemand ne s’expliquent pas du tout par la volonté d’établir une Europe carolingienne. Elles ne font que traduire la tétanie qui s’est emparée de toutes les classes dirigeantes du continent. Elles sont en train, bien loin de solidariser les européens, de dresser les peuples de l’Europe du nord contre ceux de l’Europe du sud, où monte désormais une germanophobie à la fois compréhensible et, évidemment, stupide.

Elles préparent tout simplement l’implosion économique de l’Europe, c’est tout. C’est d’ailleurs, du moins on peut le supposer, la raison profonde de l’insistance avec laquelle les Américains exigent de l’Allemagne qu’elle maintienne la zone euro, au moment précis où Wall Street et la City of London multiplient les attaques spéculatives.

Il faut beaucoup d’imagination pour voir une étape vers une Europe carolingienne dans cette crispation presque puérile sur un projet, la monnaie unique, mal conçu parce que contraire aux réalités profondes de l’Europe. En fait, si, de l’absence de décisions qui caractérise les classes dirigeantes européennes, et allemandes en premier lieu, une Europe carolingienne doit sortir, ce sera que décidément, il fallait que ce fût, et quel chemin qu’on prît, on y serait parvenu.

A un certain moment, il faut regarder les réalités en face. L’euro est un mauvais projet pour l’Europe. Il n’est pas ce dont notre continent a besoin. Il n’est d’ailleurs en rien inscrit dans les logiques relativement décentralisatrices propres à l’héritage politique carolingien. Il en est même le contraire : l’euro c’est l’unité par la centralisation et l’homogénéisation, forcée si nécessaire. On dirait une improbable synthèse entre ce que la France pouvait apporter de pire, son centralisme forcené, son tropisme niveleur, et ce que l’Allemagne pouvait, de son côté, apporter aussi de pire, son inclination irrationnelle pour la hiérarchisation à outrance, sa traditionnelle difficulté à penser la diversité sans l’accompagner d’une opposition quasi-théologique entre élus et réprouvés.

Derrière les structures politiques, toujours, il y a un arrière-plan religieux : mélangez le pire du catholicisme gallican (ou de sa version laïcisée, le jacobinisme) et le pire du protestantisme germanique (et de sa traduction économique actuelle, l’inégalité « juste » instituée par l’ordo-libéralisme), vous aurez la zone euro. Prodige de l’euro : avoir cumulé les pathologies françaises et allemandes sans dégager le compromis dont l’Europe a besoin.

Si une Europe carolingienne doit naître, elle le fera sur les ruines de la construction européenne actuelle, bruxelloise, technocratique, centralisatrice, bureaucratique, entièrement soumise aux intérêts du capital globalisé. Il y a plusieurs moyens d’arriver à cet objectif. Plusieurs scénarios de refonte de la zone euro sont envisageables. Mais pour l’instant, on ne prend aucun de ces chemins possibles.

On suit la politique du chien crevé au fil de l’eau, on espère s’en sortir en allant toujours plus loin dans ce qui jusqu’ici n’a pas marché, parce qu’on se dit qu’au bout du bout, une cohérence se refera. La vérité, c’est que très probablement, on n’aura même pas le temps d’arriver à ce bout du bout pour voir ce qui s’y trouvait : toute la boutique sera par terre bien avant.

Et, voilà le problème, on ne s’y sera pas préparé.

 
 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • Encore une excellente analyse du fameux "couple" franco-Allemand par Michel Drac.
    Le couple du faux-semblant et de l’inefficacité qui fonctionne sur l’achat de temps à PRIX D’OR . c’est le désormais bien connu : "Encore une minute, monsieur le bourreau" qui prévaut des 2 côtés du Rhin.
    Je pense qu’au sein des élites allemandes, les "séparatistes" vont quand même finir par l’emporter parce que c’est la seule réalpolitique viable à terme.
    D’abord la Grèce en fin d’année et les mêmes qui nous prédisaient l’apocalypse se bousculeront sur les plateaux-télés pour nous expliquer (comme lors de la 1ere perte du AAA français) que c’est un mal nécéssaire mais pas grave, que tout le monde s’y préparait sans le dire, que c’est finalement mieux pour les grecs que le statu-quo ante précédent, que cela renforce la cohérence de l’Euro pour les autres pays, que tout cela n’est finalement qu’une péripétie sans importance...
    FIN DE L’ACTE1> c’est reparti pour un tour !
    Finalement je suis totalement d’accord avec Michel Drac : L’EUROPE VA MOURIR, mais de MORT LENTE, extrêmement LEN-EN-TE après acharnement thérapeutique maximal.
    Le temps nécéssaire pour que toute cette belle "construction" dure au moins aussi longtemps que les fameux babyboomers : Après eux le déluge...et les choses sérieuses !
    Mais pendant ce temps élastique à l’excès, certaines choses intéressantes et imprévues peuvent encore se passer...


  • Y a t-il une vidéo concernant le débat entre Michel Drac et Piero San Giorgio ?


  • Monsieur Drac,

    je vous prie ’à genoux’ d’ accepter que l’Allemagne decide rien. L’Allemagne est un pays sous l’occupation. Elle fait seulement cela qu’on lui est prescrit par les USA, la Grande-Bretagne et Israel.

     

    • La dame MERKEL, fille de Pasteur Protestant, a un Doctorat Physique Nucléaire - pas d’enfant - parle le RUSSE - ayant vécu sa jeunesse derrière le rideau de fer : la D.D.R. - son 2ème époux est Physicien AUSSI.


    • une evolution méconnue en Allemagne : le nombre de juifs 30 000 en 1989 est maintenant de plus de 200 000 avec l’immigration de juifs de Russie favorisée par le gouvernement Schroeder ( Joschka Fischer) avec des scandales tardifs comme l’"affaire des visas" (achat de sa place dans la file d’attente des visas à Kiew)
      Les médias nous bassinent depuis peu de documentaires shoalisants et de multiples articles parlant des juifs et d’Israel à la télé , radio, comme dans les journaux locaux qui semblent tous dominés par les cosmopolites sionistes. Le ministre des affaires étrangères est sioniste depuis au moins 1998
      La politique étrangère allemande est aux mains des sionistes et aussi la politique culturelle , même dans les Länder . La littérature à part quelques bien rares exceptions est du style roman de gare cosmopolite. L’église catholique, completement VaticanII s’oppose ouvertement au pape, voulant faire plaisir aux protestants.
      La seule résistance avec les pieds provient des fêtes traditionnelles locales (carnaval, bière...) et de hitparade de chansons traditionnelles.


    • RDA et non DDR, Arlette. Pas grave on a compris c’est l’essentiel !


    • D.D.R. veut dire Deutsche Demokratische Republik et non Dis Donc René !


    • Réflexion fort juste de Mr Malbec ! Offrir des sous marins à (vocations) nucléaires "lanceurs de missiles" les Allemands sont maintenus dans la terreur intellectuelle suite au comportements de leurs anciens parents ayant contribué à la deuxième guerre Mondiale. Il va de soit que ce pauvre Peuple comme celui de France est sous domination sioniste pleine et entière hélas ! Il n’est pas impossible que le noyau terroriste sioniste déserte en fin de compte les USA trop sionisé pour siéger à temps plein et décomplexé à Berlin... L’avenir nous le dira...


  • Michel Drac est un collègue de dissidence, mais il me semble qu’il est très critique sur le modèle historique français d’Etat fort centralisé, qu’il compare à tort avec la tentative de centralisation de l’UE à Bruxelles (et la construction euro). Je suis attaché à l’Etat français fort, interventionniste et centralisé. Je ne suis pas du tout un adepte du moins d’Etat anglosaxon ou de la décentralisation en mode "Landers" des allemands. Pour le reste je suis d’accord avec Drac, l’euro est une bêtise et un système de domination, l’UE même chose.


  • Bon article
    Mais il ne faut pas trop accabler Mme Merkel
    Elle doit agir das un régime parlementaire et non dans un régime présidentiel dont les vainqueurs ont doté l’Allemagne au sortir de la guerre et ce n’était pas un hasard...


  • A propos des médias, il serait bien de réaliser sur ce site un bêtisier concernant toutes les élites qui nous ont affirmé à la télé qu’il était impossible et interdit de sortir de l’euro et voir les mêmes qui vont nous expliquer avec autant d’assurance que la sortie de la Grèce était prévisible dès le début et tout à fait compatible avec la constitution européenne

    Une franche partie de rigolade en perspective ...


  • L’Europe a été conçue ,planifiée EST Gouvernée par les Bildeberg ,Ces Pantins que sont les Gouvernants des Pays Européen ,nous le voyons avec le Président Polonais trop Patriote ,de surcroît Chrétien ,
    depuis que la bande Pompidou ,a chassé le Générale ,pour la bonne cause ,instauré L’Union Soviétique en PIRE ,essayez d’enregistré Ferage ,il est le seul à dénoncer les rouages de cette tentacule que Bruxelles et ces affilés sont
    Merckel Hollande Sarkozy EXT ,s’enrichissent personnellement point barre ,des PARAVENTS

     

    • #192867

      Abeille, LOL tu es casse bonbons... tes phrases sont un peu décousus, et j’ai cherché ton FERAGE sur Google sans rien trouver, t’aurais pu faire gaffe à l’orthographe. Collecter des bribes d’information ici et la, est assez déstructurant alors si les pistes sont semblables à des devinettes...


    • Je pense qu’abeilles parlait en fait de Nigel Farage...- ?


    • @ désolée ,le Député Nigel Farage ,,faute de frappe ,inattention ,mais vous avez raison ,ce qui m’exaspère de constater cette inertie ,j’aime ce Député ,qui a eu un accident d’avion ? ?? malgré cela traite les Responsables de Bruxelles de Serpillières ,et tout les autres que nous gavons ,que font-ils ,sont-ils payés pour nous protéger ,avertir des dangers ,ils ont tellement peur de perdre leur Gain ,sans aucune obligation de présence es-Normal
      Israël a 150 membres à Bruxelles ,qui a dénoncé ,simplement ne font pas parti de l’Europe ,
      J’ai l’impression d’être élu/e ont perd toute dignité ,plus que son EGO ,Un grand Chirurgien a dit ,je ne fais pas de politique (il faut accepter de perdre des Qualités ,pas en gagner ))


  • Article brillant ô combien !


  • .
    Peut-être que si la France avait choisie d’être une thalassocratie comme sa géographie le suggère, elle aurait évité bien des guerres continentales et bien des malheurs. Ou du moins les combats auraient eu lieu sur les mers, contre les anglais, et non sur son sol contre les allemands...
    .

     

    • L’Histoire montre pourtant que la France a été plus souvent en guerre contre l’Angleterre, sur terre comme sur mer, que contre l’Allemagne (du moins ses "ancêtres", Prusse, empire austro-hongrois, etc)... La plupart des jeunes pensent que l’Allemange est "l’ennemi héréditaire de la France" car les "cours d’histoire" de l’éducation nationale débutent (vraiment, avant c’est un résumé à base de dates) à... la seconde guerre mondiale.


    • .
      Il ne s’agit pas de cela. Passé les guerres du Moyen-Âge, les anglais n’ont plus fait la guerre aux français sur leur sol. Qu’ils les aient ensuite affrontés sur les mers et terres coloniales, cela reste moins douloureux que de voir son pays envahi et ravagé par des combats.

      En revanche la France n’a cessé de faire la guerre à ses voisins continentaux pendant des siècles, allant même jusqu’à Moscou ! et connaissant en retour elle aussi la guerre et plusieurs invasions sur son sol. Et pour quel résultat ?
      .


    • La France a aussi eu une politique de thalassocratie (colonisation et Empire français). Et pour quel résultat ?

      C’est peut-être triste d’avoir des monuments aux morts dans tous les villages de France, mais ça l’est tout autant de se faire insulter dans le métro par des bandes d’allogènes de notre ancien empire colonial. Moi j’aurai préféré que la France soit un peu moins thalassocratique.


  • Si aucune décision ne peut être prise c’est que justement aucune décision ne doit être prise . L’UE est conçue comme cela et pour cela.
    "l’insistance avec laquelle les Américains exigent de l’Allemagne qu’elle maintienne la zone euro, au moment précis où Wall Street et la City of London multiplient les attaques spéculatives."


  • Quand monsieur Drac exprime son adhésion à une Europe Unie, je pense qu’il fait référence à l’idée fondatrice de la CEE. Une belle et grande idée qui se révèle tellement naïve aujourd’hui. La CEE a semblé être la seule alternative pour garantir la paix éternelle des pays européens au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Le contexte politique de l’époque demandait une réponse pour les générations avenirs. Sur ce point l’UE est une réussite totale. Les fondateurs de la CEE ont tenu leur promesse. Jamais le continent européen n’avait connu une période de paix aussi longue.

    C’est le "Mais,..." de monsieur Drac que j’analyse différemment. Je poserai le problème de l’UE d’une autre façon. Si l’idée maîtresse de l’Union est de garantir la paix, quel prix est-elle prête à y mettre pour la conserver ?

    Personnellement je ne vois que 2 méthodes d’action. Soit l’idée fondatrice part du principe que l’union fait la force et à ce moment là il s’agit de s’unir pour imposer ses exigences à un adversaire coriace, avec en arrière pensée l’adage de qui veut la paix, prépare la guerre, ce qui signifie avoir une puissance de feu supérieure à l’adversaire. En général la force de frappe nucléaire à un effet apaisant sur l’adversaire. Soit la méthode la plus facile, rapide, qui ne demande aucun effort et qui se trouve également être la plus rémunératrice pour le corruptible : la soumission.

    Si les fondateurs de la CEE pensaient que la 1ère méthode était la meilleure (c’est comme ça que De Gaulle l’a concevait en tous les cas), il est évident que leurs successeurs ont opté pour la seconde méthode. Or, quel est le continent concurrent de l’Europe depuis près de 200 ans ? Je ne vois pas d’autres continents pouvant rivaliser avec l’Europe que l’Amérique du Nord.

    Voilà pourquoi l’UE ne prend aucune direction. Aussi, je pose une question digne d’une épreuve de philo du BAC. La paix vaut-elle tous les sacrifices ?


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