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Révélation : quand Gérard Longuet était arrosé par La Poste

Incroyable. Selon Martin Hirsch les ministres des PTT, et d’autres responsables politiques recevaient des timbres de collection d’une grande valeur, dans la plus grande opacité, jusque dans les années 1990. Premier visé : Gérard Longuet, actuellement président du groupe UMP du Sénat.

C’est devenu habituel : lorsque Martin Hirsch publie un livre, il « balance » une personnalité publique, de façon codée. En juin dernier, dans « Secrets de fabrication », il avait conté la radinerie d’un très grand patron français, qui avait refusé de l’aider dans sa lutte contre la pauvreté. Il s’agissait en fait de Louis Schweitzer, à l’époque PDG de Renault-Nissan. Cette fois-ci, dans son essai intitulé « Pour en finir avec les conflits d’intérêts », à paraitre le 29 septembre aux éditions Stock, l’ex-Haut-commissaire aux solidarités raconte comment la Poste, entreprise publique, gâtait ses ministres de tutelle, en leur attribuant « des timbres d’une valeur de plusieurs milliers d’euros chaque année (…) ainsi qu’à quelques autres responsables publics, très haut placés ». Hirsch de donne pas de nom, mais il suffit de regarder un calendrier politique. Qui était ministre des Postes et télécommunications en 1986-1988 (gouvernement Chirac) puis en 1993-1995 (gouvernement Balladur) ? Gérard Longuet, actuel président du groupe parlementaire UMP au Sénat, et très écouté à l’Elysée.

Donc à lire Martin Hirsch, Gérard Longuet a reçu des « épreuves de luxe », « d’une valeur marchande bien supérieure (aux timbres premiers jours, très cotés, NDLR) : ils présentaient par leur nombre restreint une rareté qui les différenciait. Ce système était l’un des mieux gardés de la République. Probablement seuls les bénéficiaires connaissaient ce stratagème astucieux et lucratif ».

Puis Hirsch raconte comment en travaillant dans la Commission pour la transparence financière de la vie politique, il s’était aperçu qu’entre les déclarations de patrimoine (sur l’honneur) de certains il y avait un hiatus entre l’entrée et la sortie. « Apparaissait en cours de mandat dans le patrimoine d’une personnalité une maison dans le sud de la France. Compte tenu des revenus de cette personnalité, il était difficile d’imaginer un taux d’épargne suffisant pour pouvoir s’offrir cette résidence secondaire ». « Des explications ont été demandées, jusqu’à ce que l’intéressé révèle qu’il avait pu financer cette acquisition par vente de timbres (…) offerts pendant son mandat. Le produit des ventes réalisées se chiffrait à plusieurs centaines de milliers de francs ».

Gérard Longuet n’est évidemment pas seul concerné, bien sûr. Les ministres de tutelle des gouvernements de gauche, Paul Quilès, Jean-Marie Rausch, et de droite, José Rossi ou François Fillon devraient révéler s’ils ont succombé ou non à l’amour immodéré de la philatélie. Et aussi un… ancien président de la République nommé Jacques Chirac. Question : est-ce avec des timbres-poste, ou avec des timbres de la Semeuse, qu’il compte dédommager la ville de Paris pour les emplois fictifs, aux côtés de l’UMP ?

 



Article ancien.
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1 Commentaire

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  • Il y’a la meme choses avec les billets banques de France avant l’euro.

    Les petits numeros des billets (A1 00001, 00002 etc..) etaient reservé de la meme maniere.

    A savoir que ces billets valent une fortune sur le marché de la collection, bien plus que les timbres.
    Idem pour des epreuves de billet non emis (le must du must)
    Comptez 60.000 euro pour un billet de 50000 anciens frs Moliere surchargé 500NF (nouveau franc)