Sandrine Mazetier est députée socialiste de Paris. Le Lab-Europe 1 nous apprend qu’elle a posé, en décembre, une question écrite au gouvernement [1] visant à changer le nom de l’école maternelle. Pourquoi ? Parce que la dénomination « laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie ».
Argument plus machiste que celui-là, on ne peut pas trouver : Mme Mazetier prétend, en effet, que le seul rapport qu’une femme puisse avoir avec des enfants soit d’en assurer le gardiennage. Avant de poser des questions écrites au gouvernement, la députée de Paris devrait réfléchir à ce qu’elle écrit. Elle devrait aussi regarder l’histoire de l’école maternelle.
Naissance de l’école maternelle
L’école maternelle naît en Alsace, à Waldersbach dans la vallée de la Bruche, à la fin du XVIIIe siècle. Avec sa servante, Sara Banzet, le pasteur Jean-Frédéric Oberlin y crée le premier asile pour petits-enfants. Cet homme des Lumières, formé à l’humanisme du Gymnase de Strasbourg, est choqué par ce qu’il voit dans les campagnes : accaparées par les travaux des champs, les femmes sont obligées de laisser leurs tout-petits livrés à eux-mêmes. Souvent, on les regroupe dans une carrée et on les place sous la surveillance d’une vieille impotente.
Lire la suite de l’article sur tak.fr











!

