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Selon BHL, malgré des "signes de bienveillance", Donald Trump va "trahir le peuple juif"

Chaque semaine, BHL écrit sa chronique pour Le Point. L’éditorialiste survole une semaine d’actualités et nous livre le fruit de ses réflexions, forcément de haute volée. Ce samedi 21 janvier 2017, on pouvait lire un article étonnant sur le revirement de Trump par rapport aux juifs et à Israël. Inutile de revenir sur le judéocentrisme exacerbé de BHL : quel que soit le sujet qu’il touche, on en revient toujours à l’antisémitisme ou à l’antisionisme. Sinon au judaïsme – dont il a décrété le « génie » dans l’un de ses livres – et au sionisme. Une chose est sûre : l’écrivain philosophe ne s’en cache pas.

 

Sa dernière livraison s’intitule Trump, Dioclétien et le gardien de cochons. Dioclétien est un empereur romain qui a réorganisé l’Empire et créé une organisation politique destinée à résister aux invasions barbares du IIIe siècle. Le pas est vite franchi avec Trump, le sujet principal de la diatribe du mari de Dombasle, ou plutôt, Trump et les juifs. Car il faut savoir que Dioclétien a été l’empereur le plus dur dans la persécution des chrétiens...

Israël a peut-être été lâché par Obama. Mais, ce qui est sûr, c’est qu’il sera trahi par Trump. Celui-ci ne multiplie-t-il pas les signes de bienveillance ? Et le choix d’un ambassadeur ami, l’annonce du transfert à Jérusalem de l’ambassade, la nomination d’un gendre, Jared Kushner, à la Maison-Blanche ne sont-ils pas des gestes forts, dont il faudrait se réjouir ?

 

Pour résumer le début de l’article, Trump a donné des signes de judéophilie ou d’israélophilie, mais trop justement. Cela cacherait un revirement inévitable à terme. Ma fille s’est mariée avec un juif, il est devenu l’un de mes conseillers intérieurs, j’ai nommé un dur – c’est-à-dire un ultrasioniste – comme ambassadeur en Israël, que j’ai voulu installer à Jérusalem, la future capitale d’Israël... On l’aura compris, BHL ne croit pas aux vertus et à l’allégeance du nouveau président américain, qui a à plusieurs reprise exprimé son « mépris » de la communauté juive. Il a ainsi entrepris « d’arracher au journaliste Jon Stewart le masque derrière lequel se cachait Jonathan Leibowitz, son vrai nom ».

 

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L’animateur américain Jon Stewart a fait du candidat Trump un sommet d’imbécillité

 

L’analyse de BHL se base sur la théorie freudienne du « mécanisme de défense anticipé contre le mépris présumé de l’autre », bref, le loup à masque de mouton. Le chroniqueur du Point rappelle avec honnêteté que les juifs en question, visés par Trump, n’ont peut-être pas été d’un grand respect vis-à-vis du candidat Trump. Et c’est là où arrive le concept de « vengeance », cher à BHL, illustré par l’anecdote du gardien de cochons dont les élèves de l’école de Rabbi Yehuda se moquent, on vous passe la démonstration complète, s’avère être un empereur. Qui le fait payer au rabbin une fois en présence de celui-ci.

Cette histoire est une bonne métaphore de l’Amérique d’aujourd’hui où, comme à Edom, le nihilisme triomphant fait qu’un gardien de cochons peut devenir empereur.
Elle est un bon exemple de la sagesse du juif qui répond : « nous nous amusions du Dioclétien gardien de cochons mais nous nous inclinons devant l’empereur Dioclétien pour peu que, comme Saül qui, avant d’être roi, avait été gardien d’ânesses, il soit transcendé par sa fonction et se métamorphose ! »

Et là on en arrive à une saillie magnifique du sage BHL :

Les juifs ne doivent pas oublier que Trump peut multiplier les déclarations d’amour, il restera toujours un mauvais berger qui ne respecte que la puissance, l’argent, les stucs et ors de ses palais.

 

Entendre BHL fustiger la « puissance », lui qui est toujours collé aux puissants du jour (à moins que ça ne soit la réciproque), lui qui possède un « palais » au Maroc où il invite ses futurs obligés, qui formeront une fois rentrés à Paris sa petite armée de relayeurs médiatiques complaisants, lui qui est assis sur une fortune (héritée) estimée à 100 millions d’euros, est d’un comique prononcé. Pour un peu, on le croirait bolchevique.
La mécanique de la victimologie fonctionne à plein régime, de sombres nuages s’amoncellent sur la « petite nation juive » (aux 180 têtes nucléaires) :

Et ils doivent être conscients que, dans la séquence populiste ambiante, dans ce moment où la pensée est attaquée et où les mensonges fleurissent avec une arrogance sans pareille, dans ce monde qui fait désormais le tour de la terre et où, des ploutocrates américains à leurs cousins oligarques russes, les gardiens de cochons affichent sans vergogne leur pedigree au fronton des palais impériaux, la petite nation juive n’a pas sa place.

Le président (démocratiquement) élu jouerait-il au plus fin avec le peuple élu ? L’homme le plus puissant du monde nous prépare-t-il une surprise majeure ? Les quatre prochaines années le diront, si Dieu prête vie à Donald Trump. En attendant, BHL pourra se ronger les sangs sous les ors de son palais de Marrakech.

L’Amérique a-t-elle besoin d’Israël ? Lire sur Kontre Kulture

 

Trump et les juifs, un double jeu ? Voir sur E&R :

 



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