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Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

"Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme"

« Mort au tourisme ». À San Sebastian, au Pays-Basque espagnol, la « tourismophobie » s’affiche sur les murs du centre-ville. Mardi, une manifestation est organisée pour dénoncer le tourisme de masse dans la commune, où se pressent chaque année 2 millions de visiteurs, soit deux fois plus qu’il y a cinq ans. Un refrain déjà entendu à Barcelone, Venise ou Palma de Majorque.

 

 

Car pour la plupart des résidents, le problème n’est pas en soi l’arrivée des touristes, mais plutôt ses conséquences. Dans les villes très touristiques, les habitants se plaignent du manque de place pour se garer ou du comportement des fêtards alcoolisés qui urinent en pleine rue. Mais il déplorent surtout le prix des appartements qui ont explosé à cause des plateformes de location comme Airbnb. Alors les centres-villes se vident.

« Les appartements sont loués par des entreprises aux touristes. Ça fait augmenter les loyers, tout comme l’achat d’immobilier. Les gens qui ont toujours vécu ici n’y arrivent plus, ils sont en train de partir », constate Indigo, serveur à San Sebastian.

Lire l’article entier sur europe1.fr

 


 

« Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme » : en Espagne, des activistes torpillent le tourisme de masse

Roues de vélo crevées, agences de voyage verrouillées, touristes bousculés... Plusieurs groupes anticapitalistes et indépendantistes catalans ou basques mènent des actions coup de poing pour dénoncer les dérives du tourisme.

 

 

À quelques pas du célèbre stade du Camp Nou de Barcelone (Espagne), des touristes profitent de l’architecture de la ville derrière les vitres d’un bus, en cette fin juillet. Au croisement d’une rue, trois hommes encagoulés surgissent et bloquent le véhicule.
« Nous nous préparions à voir quelqu’un monter avec un couteau ou une arme », raconte l’un des touristes britanniques installés dans le bus. En réalité, des activistes taguent simplement le pare-brise avec ces mots : « Le tourisme tue les quartiers ». La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, ne dure que quelques secondes, mais son retentissement dépasse vite les frontières espagnoles.

 

 

Depuis quelques mois, des actes de vandalisme contre des installations touristiques se multiplient en Espagne. Des pneus de vélos de location sont percés, les grilles d’agences de voyage sont verrouillées avec du silicone... Derrière ces actions coup de poing se cachent des militants d’Arran. Un groupe anticapitaliste et indépendantiste catalan, considéré comme le mouvement de jeunesse de la CUP, un parti qui compte dix députés au Parlement catalan.
« Il est clair que le tourisme de masse a provoqué de nombreux problèmes : le manque de logements, la destruction de l’environnement et l’augmentation de la précarité des travailleurs », expliquent ses porte-paroles, Palma, Àngels et Pau Oliver. Pour changer ce système, ils ont décidé de passer à la méthode forte.

 

 

Des confettis sur les touristes en terrasse

Une semaine auparavant, à quelques centaines de milles nautiques de Barcelone, d’autre militants d’Arran avaient secoué les professionnels du tourisme. Le 20 juillet, vers 20h30, le soleil inonde les terrasses des restaurants de Palma de Majorque, dans l’archipel des Baléares. Les touristes sont nombreux, attablés autour de paellas et de fruits de mer, quand une vingtaine de jeunes activistes débarquent sur les planches du restaurant Mar de Nudos. Fumigènes dans une main, confettis dans l’autre, ils sèment rapidement la panique, entourés par des serveurs en chemise blanche et cravate noire qui tentent de les contenir. Sur leur pancarte, le message est toujours le même : « Le tourisme tue Majorque ». L’action est filmée et ensuite diffusée avec un montage soigné, façon clip musical.

 

 

Là encore, les militants justifient leur méthode brutale. « La violence, elle provient des politiques néolibérales qui nous expulsent et nous précarisent, explique Maria Rovira à franceinfo. Nos actions, c’est de l’autodéfense. » En pleine saison touristique, les militants ont bien compris que leurs happenings trouvaient une caisse de résonance inédite. « D’autres actions sont en préparation », lâchent les porte-paroles d’Arran, sans donner d’autre précision.

Lire l’article entier sur francetvinfo.fr

La gauche se découvrirait-elle nationaliste ?
Lire sur Kontre Kulture

 

L’Espagne, minée par les désirs d’indépendance régionale et la récession,
voir sur E&R :

 



Article ancien.
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38 Commentaires

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  • #1785962

    Sont gentils, ces touristes. Ils arrivent, font un tour, puis s’en vont, laissant un peu de leur argent pur "le pays d’accueil", des emplois, des raisons d’entretenir les monuments.
    Le néo-touriste, client des tour-operators Schwartz-Attali, laisse ses papiers gras, et plus. Avec la note. Et il ne repart jamais.


  • #1785973

    Les touristes ne sont pas responsables, c’est aux patrons voyous qu’il faut s’attaquer, mais là c’est plus dur.

     

    • #1786003

      Ghjenti so li pumataghji ♫

      C’est assez vrai, mais avant même les patrons, c’est le préfet, puis le maire de la commune qui sont responsables au même titre que la Principauté de Monaco "préserve" les siens qui peuvent toujours se loger au milieu des nantis du paradis fiscal.
      La donne est donc éminemment politique.
      Airbnb c’est bien : quantifié, plafonné et taxé à 50% c’est doublement bien. Et pour le proprio de base (ce qui évite les spéculations professionnelles), et pour le locataire, et pour la ville, et pour l’État.
      Et plus facile à suivre encore que n’importe quel hôtel puisque relevant de la technologie 2.0 : faites péter le fichier et les relévés de comptes.


    • #1786140

      Pour avoir des parents qui résident (étrangers) à Monaco, je peux te dire que certes les Monégasques (donc les nationaux) sont logés et en règle générale traités de manière radicalement prioritaire, mais faut voir parfois dans quels logements... le truc du genre 20m² orienté plein nord face à un mur car au rez-de-chaussé d’un immeuble collé à une paroi rocheuse.

      En Principauté comme ailleurs, c’est l’argent qui prime, la seule différence c’est qu’il ne prime pas sur tout : la nationalité passe encore avant.

      Et ça ne changera pas, démographie locale oblige.


    • #1786460
      le 18/08/2017 par frugivore
      Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

      Ca existe encore Monaco ?
      Si je me trompe pas ils ont pas d’armée il faudrait qu’on l’annexe avec l’Italie et qu’on fasse moit-moit il parait qu’il y a plein d’argent là bas.
      Et pourtant ils produisent rien :)


    • #1786647

      C’est un pays, donc ça ne cessera pas d’exister de sit tôt. C’est même une nation.

      Ben oui, il y a une armée de 101 bonhommes.

      Une police urbaine, une police d’élite/id’intervention, une police financière, une police administrative, une police maritime, une police des polices, des tribunaux, une prison, trois centres hospitaliers, des écoles, collèges, lycées, des pompiers, tous les services administratifs genre sécurité sociale & co, des passeports, plaques d’immatriculation... bon bref un État quoi.

      Monaco ramasse la TVA française de 20% pour tout ce qui est vendu sur son territoire par rétrocession du Trésor Public, voilà ce qui fait tourner la machine.

      Il reste quelques industries (oui, il y a aussi une zone industrielle) qui produisent physiquement des objets (technologies de pointe, pièces détachées, médicaments etc.).

      En attendant, pays le plus riche au monde, au taux de criminalité le plus bas et avec un taux de chômage équivalent à zéro.

      Mes parents y sont depuis qu’ils sont hauts comme trois pommes, et ont bien l’intention d’y crever.


  • #1785979
    le 17/08/2017 par Philippot, vite !
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Ils se croient chez eux ces garnements. Ils ne savent pas que leur pays est un hôtel ? Il faut leur envoyer le vieux hibou Attali qui va leur expliquer que les frontières nationales, c’est dépassé.

     

    • #1786105

      Leur envoyer le viel hibou, ce serait chouette, mais Rocamadour s’est déjà réservé les vrais faucons et autres rapaces sous l’appelation Rocher des Aigles.
      Pour les faux vrais et autres seraphim seule la terre est revendiquée, rarement le ciel.


  • #1785980
    le 17/08/2017 par david ghetto
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    le tourisme de masse pourri la vie de certains OK ,seulement elle en serai ou l’Espagne sans le tourisme ,encouragé par le régime franquiste depuis les années 50 ?
    les néo touristes veulent plus d’authenticité ,résultat ils se retrouvent dans des appart.des centres villes avec très peu "d’authentiques" habitants qui eux pètent les plombs (bruits, alcools ,stupéfiants disparition des commerces etc) un tourisme "responsable" est il possible ? le tourisme est il simplement nécessaire ?
    vivre et travailler au pays qu’ils disaient !
    un bon sujet de philo pour l’an prochain...

     

    • #1786014

      Le tourisme soutenu par le gouvernement espagnol des années 50 n’avait rien à voir avec la monstrueuse industrie contemporaine. Les reseaux aériens low-cost ont tout changé.


  • #1786009

    Oui, faites fuire les touristes.

    Mais ne venez pas vous plaindre après que les commerces ne marchent plus ou qu’il y a trop de chômage. Si vous ne voulez plus de touristes, prévoyez une infrastructure qui sera capable de tourner sans.

     

    • #1786040
      le 17/08/2017 par frugivore
      Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

      L’industrie touristique ne rapporte rien à la communauté locale, au contraire les locaux travaillent pour fournir de la bouffe et des services aux touristes, en échange de PQ comme dirait Jovanovic.


  • #1786011

    Les idiots utiles espagnols ont frappé ! Heureusement qu’il y a une forte activité touristique en Espagne. Une bonne partie des travailleurs précarisés génère des revenus grâce au tourisme (les autres se sont expatriés). Quant au site Airbnb, il faudrait peut-être arrêter un peu. Le problème n’est pas le site mais plutôt l’usage qu’en font des spéculateurs. L’idée d’héberger des gens chez soi contre de l’argent n’est pas mauvaise. En revanche, se servir de l’idée pour louer des appartements touristiques sans autorisations légales comme une agence immobilière est complètement irresponsable. Une fois de plus, donnez leur la main, ils vous prennent le bras. Il faudrait également expliquer aux "indépendantistes" que la cause de leurs problèmes n’est pas l’Espagne. Ça, c’est encore une autre histoire.


  • #1786022

    Qu’on se plaigne des conséquences du tourisme de masse, je veux bien. Mais pourquoi balancer des menaces de mort ??? Ces Catalans sont vraiment stupides ! Même Dominique Venner trouvait leurs slogans "un peu cons", c’est dire. Et puis faudra que ces champions nous expliquent comment ils feront si les touristes ne viennent plus....

     

    • #1786034
      le 17/08/2017 par Le malicieux
      Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

      Bien sur, c’est en plein ça !

      Au moment ou la France ergote, le peuple espagnol se lève... Et vous levez le nez la dessus !? J’aurai tout lu...

      Comme ils l’expliquent pourtant bien, c’est le capitalisme sauvage qu’ils ont en mire : l’industrie touristique, de plus en plus, échappe au peuple et est accaparée par de gros intérets, qui siphonne les bénéfices hors-sol. De plus, cela sert grandement a effacer tout sentiment national et toute cohésion sociale.

      Pour ce qui est des moyens utilisés : vous n’êtes plus un enfant, on ne fait pas d’omelettes avant de l’avoir tué !


  • #1786028
    le 17/08/2017 par sa majesté
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Ah bon c’est donc nous les touristes qui y foutont la merde. Je croyais que le tourisme créait des emplois. Quelle bande d’hypocrite. Ils n’ont jamais montré le moindre problème éthique pour accepter mon dinero si ce n’est tout le contraire. Cela dit, j’aimerai tjs ce pays et leur festival Sonar. Le plus grand festival de musique électronique d’Europe.

     

    • #1786077
      le 17/08/2017 par La soupe au chou
      Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

      Oui les touristes en général sont assez cons et foutent la merde. Et ce, pas simplement en Espagne ,mais partout dans le monde. Ils arrivent en pays conquis ,prennent les autochtones pour des imbéciles attardés, et se comportent très mal .J’ai vu les Allemands ,Américains Anglais et Français se prendre pour des conquistadors ailleurs que chez eux .se baladant à poil,hurlant ,ivres ,stupides vulgaires et répugnants à regarder .
      Quand à ce que le tourisme rapporte aux Espagnols de la rue : RIEN 50%des jeunes sont au chomage ,les expulsions se font par milliers de familles entières,alors que migrants and co envahissent le territoire .
      Alors les festivals de musique à la(( Guetta ))cet imposteur qui n’a jamais rien créé , c’est bien beau mais l’Espagne réelle n’en n’a rien à péter .
      Les Espagnols se battent comme tous les vrais Européens pour que leur identité survive ,de méme que leur Nation,et leurs traditions .
      Ce qui m’a fait hurler de rire c’est un reportage sur les zombies vacanciers - bourrés d’Ibiza , qui se balancent des balcons de leur hotel pour faire les beaux et se crashent sur le béton de la piscine ! ça c’est fun !
      Ibiza était une ile splendide( comme Formentera)c’est devenu le rendez vous de la connerie globaliste . Les plages superbes de Croatie sont transformées en poubelles tous les ans par des dégénérés . alors les bienfaits du tourisme, merci bien
      Les shekels ne remplaceront pas ce que ce tourisme de masses d’idiots détruit .


  • #1786035

    Il s’en passe des trucs dans les têtes des jeunes espagnols...
    A leur crédit : il se rendent bien compte que le système actuel ne tourne pas rond.
    Pour le reste, c’est compliqué. Ils sont complètement pourris par le gauchisme.
    Pour beaucoup la vie quotidienne c’est fumer et picoler tout ce qu’on peut jusqu’à pas d’heure, se lever tard, ne pas avoir d’argent et en gratter aux parents (patriarcat opresseur conservateur). Etre anti-capitaliste, indépendentiste, pro-UE, antifa, anti-corridas, anti-catholique, pro-migrants, pro-LGBT, pro-avortement, etc...
    En fait ils sont pour la plupart incapables de faire le lien entre libéralisme et libertarisme, ce qui fait d’eux les idiots utiles du système, doublés de névrosés.
    Une autre vértité qui fait mal, c’est que l’Espagne a beaucoup vécu au-dessus de ses moyens pendant les dernières décennies, et n’est pas prête à renoncer au confort...donc c’est pas gagné pour les prochaines années...


  • #1786051
    le 17/08/2017 par Kervarker
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    En bretagne, dans le golf du morbihan c’est pareil.
    Les parisiens aux plus forts pouvoirs d’achat achètent tout le littoral c’est 11/12 mois des volets blancs fermés..les jeunes obligés de partir à 30 kilomètres ds les terres...le comble pour un ostréiculteur (huitres) vivant à 20 kms de son outils de travail ..le parc à huitres. !..les conséquences du centralisme-jacobinisme français..
    Pour le fédéralisme, la gestion au plus près !
    En Allemagne, d’un bout à l’autre du pays il y a du.travail ds chaque lander, avec une différence de 10% seulement des salaires, des territoires et une vie équilibrés.
    Le souverainisme français c’est encore " paris et le désert Français " ( livre de 1947 !) et la métropolisation des gd villes produits des petits paris dépersonnalisant le local, assèchant les villes moyennes..les prix pour les locaux enflent..ça grogne à Rennes et Nantes..ça crèvent ailleurs !

     

    • #1786174

      Dans le sud ouest, jusqu’à Bordeaux en remontant, ce sont les Anglais et les Néerlandais qui achètent à prix d’or des baraques, parfois en ruines, et font monter outrageusement le prix de l’immobilier. Avant, il y a une vingtaine d’année, c’était les allemands. Et lorsqu’ils se barrent, ils veulent au moins récupérer leur mise. Du coups, à moins d’avoir deux salaires à la maison, c’est un peu chaud pour devenir propriétaire même d’un studio dans certains endroits.
      Et effectivement, je ne compte même pas les bobos de la région parisienne qui veulent leur petit coin de soleil pour les vacances.....C’est sur qu’eux aussi, on peut pas les louper quand ils débarquent.


    • #1786273

      Râler une fois que c’est fait c’est un peu facile, que faisaient les locaux quand c’était abordable au juste ? Soit ils n’avaient pas les moyens et ne les ont pas plus maintenant, soit ils spéculaient comme la plupart...


  • #1786060

    Le tourisme de masse est un corolaire du capitalisme et de la mondialisation. Il faut vivre dans une région touristique pour observer quels en sont les effets réels. Le touriste croit « faire vivre » les autochtones, il n’en est rien car les couts cachés –et jamais évoqués par les collectivités locales- sont absolument énormes et supportés par ces mêmes autochtones :
    -  financement d’infrastructures et services surdimensionnées par rapport aux besoins réels (hors saison touristique) : routes, parkings, transports en commun, sécurité civile, forces de l’ordre, traitement des eaux et des déchets etc.
    -  pollution générée par la circulation automobile, les déchets en tous genres
    -  augmentation des incivilités et de l’insécurité,
    -  gène de l’activité économique non touristique (et à plus forte valeur ajoutée)
    -  -etc.
    Quant aux professionnels du tourisme, on observe de plus en plus une volonté de se recentrer sur une clientèle locale et/ou plus fidèle et avec un pouvoir d’achat supérieur (par exemple de nombreux restaurant ferment à midi en saison pour éviter la clientèle « 1 pizza pour 4 », « 1 café 3 verres d’eau » etc.). Seuls tirent leur épingle du jeu une petite partie des professionnels (hôtels, campings etc.) mais surtout les rentiers de type Rbnb et autres ingénieries fiscales de ce genre.
    Donc que les touristes comprennent que 90% des autochtones prennent en charge l’organisation de leur accueil et les nuisances liées, que le tourisme les éloignent de l’accession au logement du fait d’une inflation des prix de l’immobilier qui ne profite quasi uniquement qu’à des improductifs.
    En résumé, le tourisme de masse est la prostitution d’un territoire.

     

    • #1786120
      le 17/08/2017 par Isabelle du sud
      Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

      Superbe ! C’est tout à fait ça ! C’est insupportable au quotidien , des hordes de touristes harnaches de dauphins en plastique , cigarettes au bec , glacières à la main , chihuahua en bandoulière mômes hurleurs et sur excités devalant nos petits sentiers vers les criques, massacrant la végétation avec leurs énormes voitures tout terrains , jetant mégots et sac plastique a la fin de la journée. Alors oui, ma petite crique entretenue avec respect toute l’année par ses habitants paisibles, elle respire le 1er septembre quand ils se barrent tous ! Ouf ! Du vent !


  • #1786072
    le 17/08/2017 par RonSwanson
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Que des gens qui vivent parqués dans des cages à lapins toute l’année aient envie de s’échapper un peu, ça se comprend. Qu’ils s’agglutinent massivement, dans les mêmes endroits parce qu’au départ -avant l’afflux touristique- c’était beau, ça doit sûrement s’expliquer.
    Mais, comme le disait si bien le taulier, parlant du Paris populaire racheté par les bobos : en achetant un bout de la carte postale, on tue la carte postale.
    Même chose avec ceux qui ne sont que de passage par millions (de passage pour consommer, et c’est tout). Je les vois, dans mon patelin, passage par les deux ou trois lieux pittoresques, et surtout restau et lèche-vitrines une fois que la corvée "culturelle" a été bâclée. Très peu de contacts autres que marchands. Mon village, c’est rien d’autre qu’une galerie marchande avec un décor "sympa". Restaus, boutiques à touristes, c’est tout ce qu’il reste ici, quasiment. "Oui, mais ça fait vivre la ville". Ça l’a tuée, ta ville, pauv’ gland.
    Du silicone dans les dab, pour amener le visiteur à visiter autrement, z’ont pas que tort les ultrapyrénéens. Parce que le voyage tel qu’on l’encense depuis quelques décennies, ça consiste pas à grand-chose d’autre que d’aller acheter sur place de l’artisanat industriel. On va jouir de son pouvoir d’achat (éventuellement) supérieur, et au bout du compte on découvre que dalle.


  • #1786087
    le 17/08/2017 par boule de glace
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    L’équation contemporaine dans toute sa splendeur :

    Si x = argent alors x = bien.
    Et donc si x = bien alors x = argent.

    Avec l’argent on peut mesurer et quantifier le degré de moralité de toute chose, c’est un étalon très pratique pour reconnaitre le bien du mal... finit les morales individuelles ou communautaires, le stade supérieur c’est la morale universelle du dieu-argent. Et faire croire au connard moyen que l’argent est la mesure de toute chose sur cette planète relève d’une mathématique fétichiste proche de la magie noire, certains appellent ça du contrôle mental, d’autres de l’ingénierie sociale...

    Là où ça devient cocasse, c’’est la réalité du terrain et le connard objectif que représente le touriste avec ses sandales-chausettes, sa banane démesurée dégoulinante de billets et sa putain de casquette... sans parler de l’appareil à mémoriser les images qu’il utilise à la moindre occasion.
    Car un touriste, c’est quoi au fond ? un connard à l’esprit moutonnier qui fait des tours et qui passe la majeure partie de son temps à photographier tout ce qui l’entoure afin de s’approprier le lieu en question, dont il ignore à peu près tout. L’appareil photo est l’outil par excellence du non-voyage. Le touriste ne vit rien ou si peu, il regarde et photographie pour ne pas oublier ce qu’il a regardé et "se souvenir" de ce qu’il a vu, c’est un idiot complet.

    Bref, l’Europe est bien devenue un vaste et gigantesque centre commercial, et que certains préfèrent consommer dans la boutique Espagne plutôt que dans la boutique France ou Italie... franchement on s’en branle, c’est pas vraiment le cœur du problème.


  • #1786094

    Oui les touristes ,envoyez votre argent mais ne venez pas .je sais de quoi je parle j’ habite cannes et avant paris


  • #1786100

    Ils ont bien raison, l’endroit d’où on vient surtout s’il est beau ne devrait pas être à vendre. La patrie est la richesse du pauvre. Il faut arrêter cette mentalité que le friqué peut tout s’acheter, il ne faut pas lui vendre, qu’il bouffe son fric et en tapisse son coin pourri.

     

    • #1786166

      l’endroit d’où on vient surtout s’il est beau ne devrait pas être à vendre.

      Mais malheureusement, les pauvres autochtones décérébrés sont prêts a tout vendre, surtout si c’est beau, contre une mallette de bon gros billets...sans penser à leurs descendants.
      A une exception près, la Corse ! Et encore...


  • #1786107

    Vous n’avez aucune idée de genre de tourisme qui remplit l’Espagne.
    Le tourisme Low Cost de jeunes qui ne dépensent que de l’alcool dans les discos mais surtout aux supermarchés pour boire dans les rues. Ils foutent le delbor la nuit.
    Depuis l’Euro le tourisme des familles craignent les dépenses et préfèrent les séjours tout inclus : ils sortent peu de l’hôtel et évite toutes dépenses. Les habitants d’ Estepona (Andalousie) manifestaient (voilà 4 ans déjà) contre la prolifération d’ hôtels tout inclus qui ne font pas vivre la ville.
    Quant au tourisme traditionnel il dépense de moins en moins et ce serait bien s’il ne se faisait pas remplacé par le Low Cost.
    Marbella qui était une ville comme Nice, les habitants s’inquiètent parce que la ville commence à être envahie par le Low Cost pour remplir les hôtels.

    En Espagne il y a peu de petits hôtels, c’est d’ailleurs majoritairement des chaînes hôtelières et j’espère que vous ne croyez pas que l’hôtelier va acheter sa nourriture au commerçant du coin ?
    Si le tourisme dépense peu et que l’hôtelier fait venir tous ces produits d’ailleurs, que reste t’il aux habitants de ces villes qui se font envahir ?
    J’exagère bien sûr mais je suis plus proche de la réalité que beaucoup d’entre vous.


  • #1786157
    le 17/08/2017 par Un Bourguignon
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Réaction somme toute naturelle des Espagnols, qui par désespoir et réactions enflammées binaires, va créer des forces destructrices et pas forcément constructrices (comme à Charlottesville), mais c’est une nouvelle preuve qu’une économie basée sur le tourisme est une soumission, une dépendance aux autres.
    Dire que nos merdias, toujours à la pointe de la culture, se félicitent que la France demeure "la première destination touristique mondiale" alors que notre secteur secondaire se casse et que le secteur agricole est à bien des aspects moribond... Je ne veux pas que le seul avenir professionnel de mes enfants (s’ils en ont un... !) soit de ramasser les déchets des Chinois ou d’être les larbins des nouveaux riches qataris


  • #1786182

    Si le tourisme les gonfle et gonfle les prix de l’immobilier, ils n’ont qu’à accueillir plein de migrants, et là tu baisses direct le prix de ta maison, c’est vérifié par ma famille à Calais.


  • #1786245

    Je vois que même ici il y en a qui sont hors des réalités.... Quand les touristes arrivent, les prix pour faire les courses flambent et pour beaucoup de petit gens, il est juste impossible de finir le mois. Pendant ce temps là les touristes vident les rayons, emmènent de l’insécurité et de l’incivilité, profitent des meilleurs endroits du lieu, des endroits que les locaux ne verront jamais...etc Sans parler de ceux qui décident d’acheter une maison secondaire et qui à terme font monter le prix de l’immobilier dans tout le coin... Dans cette spirale les plus modestes se retrouvent avec des logements toujours plus petits et précaires avec des prix ahurissant.

    Alors la légende du tourisme qui rapporte, oui ca rapporte beaucoup à l’état et à quelques commerces et services, mais pour les modestes et la majorité des locaux, le concret quoi, c’est mon c*l sur la commode... Ce ne sont pas les quelques bénéfices (quelques créations d’emplois) qui vont faire pencher la balance du bon côté...


  • #1786260
    le 18/08/2017 par le binchois
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Il convient de souligner la présence de deux catégories de protestataires :

    D’un côté, les autochtones Lambda se plaignant des excès du tourisme de masse.

    D’un autre côté, l’extrême-gauche n’hésitant pas à vociférer : "tourists go home, refugees welcome !"

     

    • #1786286

      Bien dit et cette extreme gauche etant elle meme comme partout ailleurs manipulé - par qui on sait... - en arrive à des actes inacceptables... Mais c est le but...


  • #1786297

    Vive le capitalisme et la liberté (de "quiner" le plus faible) !


  • #1786305

    Bonjour,

    Je suis allée cet été à Imperia en Italie accompagnée de ma femme voilée.
    Nous avions loué une chambre dans un petit hôtel du centre ville historique.
    Le voyage s’est très bien passé et nous avions fait de très belle rencontres.

    Je me souviens que j’avais regardé par curiosité les appartements AirBnb, il y en avait presque aucun sur la ville d’Imperia malgré l’intérêt de la ville pour les touristes (capitale de l’huile d’olive). A un moment il faut aussi que les habitants décident dans les comités de quartier d’interdire ou de limiter la location d’appartement sous peine de pourrir la vie au touristes louant les appartements.

    Il faut être solidaire, lier des liens avec ses voisins et ne pas hésiter à faire le premier pas quant il s’agit du lieu où vous habitez !


  • #1786409
    le 18/08/2017 par Anti-sceptique
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Un jour avant les attentats, cible idéale ?


  • #1786459
    le 18/08/2017 par mik ezdanitoff
    Tourisme : la fierté blessée des Espagnols

    Les Espagnols... pays le plus arriéré d’Europe avec le Portugal. Quand Napoléon les envahit en 1808, ils ont 200 ans de retard sur la France. Aujourd’hui encore, le tourisme est la seule chose qui les sauve, un peu comme l’or des colonies Péruviennes il y a quelques siècles. Justes bons à supporter leurs équipes de sportifs milliardaires souvent dopés, autour desquels gangrène mafias de toutes sortes via les clubs sportifs.
    Je ne verserai aucune larme.


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