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Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

À Sidi El Abed, des jeunes rompent la trêve du jour dans un air d’Intifada

Un reportage au Rif

Partir à la rencontre des animateurs du Hirak, les artistes, les intellectuels, les pêcheurs, les montagnards et les citoyens de cette vaste région pour rendre compte des réalités socio-économiques et politiques de cette région frondeuse.

 

 

Raconter le combat de la population rifaine pour la liberté, la dignité et plus de justice sociale. Quand je propose cette idée aux responsables de mon journal, ils sont tout de suite enthousiasmés. « Tu connais bien le Maroc pour y avoir réalisé des reportages et tu y comptes beaucoup d’amis et de connaissances, donc tu es bien placé pour faire ce reportage. Vas-y », me dit-on.

Aéroport international de Casablanca, fin d’après-midi de jeudi 26 mai. Le policier de la PAF marocaine ne me pose qu’une seule question : « “El Watan”, c’est un quotidien ou un hebdo ? » Sur ma fiche de contrôle, j’avais coché « tourisme » quant aux motifs de ma visite pour éviter d’être prié de me rendre dans un bureau de la PAF pour m’expliquer longuement.

Les formalités expédiées, je m’achète une puce marocaine pour communiquer plus facilement avec les amis qui m’attendent et qui, justement, me demandent de venir directement à Rabat au lieu de séjourner à Casa, comme je l’avais prévu. « Prends le train directement de l’aéroport et viens sur Rabat. T’as une heure et demie de route », me dit-on. Décision est donc prise de prolonger vers Rabat.

[...]

On me promet un rendez-vous avec Zefzafi, mais ce ne sera pas facile, car le makhzen et ses relais accusent ouvertement le mouvement d’être manipulé par Alger. S’afficher avec un Algérien, même journaliste indépendant, revient à s’exposer à cette redoutable accusation. Les militants me demandent d’être très prudent et décision est prise d’éviter les hôtels pour ne s’appuyer que sur les activistes, les amis et les connaissances.

La première nuit est passée chez Mounir Kejji, activiste et militant infatigable du mouvement amazigh. La vie de Mounir n’est qu’une suite de combats et sa maison un véritable musée où les livres, les journaux et les revues montent en piles imposantes jusqu’au plafond. Il possède des collections complètes d’œuvres de chanteurs, comme Matoub Lounes et Aït Menguellet, tous les livres d’histoire qui parlent des Berbères où qu’ils se trouvent. Après un bac anglais et des études de droit à l’université, l’enfant de Goulmima s’est engagé corps et âme dans un combat multiple. Journaliste amateur, il collabore à des publications périodiques et des livres et réalise des documentaires. Mounir est partout.

Justement, il est à Al Hoceima, ce 28 octobre 2016, lorsque le malheureux poissonnier Mohcine Fikri se fait écraser dans une benne à ordures pour avoir voulu récupérer une partie de la marchandise que la police lui avait confisquée avant de la jeter dans la poubelle. C’est le point de départ de la grande révolte du Rif qui dure jusqu’à ce jour.

Originaire d’Imzouren, à 18 kilomètres d’Al Hoceima, le papa de Mohcine est un militant du PJD, parti islamiste au pouvoir. Au père qui s’exprimait un peu trop dans les médias, au goût des autorités, le Premier ministre de l’époque, Abdelilah Benkirane, envoie un message verbal par des émissaires. « Enterre ton fils et tais-toi ! » Il lui fait comprendre que le Maroc qui préparait la COP 22, un événement mondial, devait se passer de toute mauvaise image qui pouvait écorner la belle image qu’il tentait soigneusement de donner.

« Il y a eu une grande marche de 18 kilomètres de la morgue d’Al Hoceima jusqu’au domicile de Mohcine Fikri. Au départ, on demandait que les responsables de cette tragédie soient jugés, puis, petit à petit, des revendications sociales sont venues se greffer sur cette demande et un noyau de dirigeants a émergé », raconte Mounir Kejji. Toutes les rancœurs et les frustrations longtemps contenues dans cette région berbérophone, qui rappelle à bien des égards la frondeuse Kabylie, se son réveillées.

D’Al Hoceima, la révolte s’est propagée dans tout le Rif. « Plutôt que de répondre aux revendications légitimes de la population par le dialogue et la concertation, le pouvoir accuse les membres du Hirak d’être des séparatistes, des sécessionnistes, d’être manipulés par des mains étrangères », poursuit Mounir. Le feu de la révolte des Rifains couvait toujours, même après sept mois d’un combat de rue pacifique et citoyen. Le makhzen, qui comptait sur un essoufflement à long terme, cherche à présent à rattraper le temps perdu en envoyant une flopée de ministres en visite dans le Rif. Leur visite sera un flop retentissant.

Dans l’après-midi du vendredi, le lendemain de mon arrivée, les choses se précipitent brutalement à Al Hoceima. L’incident de la grande prière qui a vu Zefzafi répondre à l’imam, qui avait passé l’essentiel de son prêche à vilipender le Hirak, met le feu aux poudres. La presse du makhzen s’en donne à cœur joie. Un journal va jusqu’à faire le parallèle entre Zefzafi et Al Baghdadi, l’émir de Daech, qui avait un jour proclamé le califat dans une mosquée de Mossoul. Les couteaux sont désormais tirés et l’ordre est lancé : il faut coûte que coûte en finir avec cet insurgé de Zefzafi et son mouvement qui défient les autorités.

[...]

Dans la journée de dimanche, un appel est lancé pour un rassemblement sur la place publique à 22h après les prières du Tarawih. Pour moi, c’est l’occasion de voir enfin le Hirak sur le terrain. Je décide d’y aller et d’observer de loin. À l’heure convenue, les citoyens commencent à se rassembler. Quand ils deviennent assez nombreux, ils s’organisent très vite. On sort les mégaphones, les banderoles et les drapeaux. Hommes et femmes se donnent la main pour former une haie autour des animateurs qui évoluent dans un grand espace. L’ambiance monte très vite.

 

 

À tour de rôle, les animateurs lancent des slogans que la foule reprend en chœur. « Houria, karama, adala ijtimaâiya ! » (Liberté, dignité et justice sociale), « Nous sommes tous Zefzafi ! » scande la foule. Fustigé en termes acerbes, le makhzen en prend pour son grade. L’ambiance est tellement chaude que j’en oublie les consignes de sécurité que je m’étais fixées pour commettre une erreur de débutant. Je me dis que je n’aurais peut-être pas l’occasion de faire des photos de manifestation et il m’en fallait absolument quelques-unes pour illustrer mon reportage.

Au début, je demande à mon contact de me prendre quelques photos, mais il me dit : « Vas-y donc. N’aie pas peur. » Je prends deux ou trois photos avec mon téléphone, puis je sors carrément pour appareil photo et je fais quelques prises. Je n’arrive pas toujours à capter les slogans en derja marocaine et en tamazight du Rif, alors je fais deux ou trois courtes vidéos afin de décortiquer plus tard, tranquillement, ces fameux slogans.

C’est probablement à ce moment-là que les services me repèrent. Au bout d’une heure, le rassemblement se transforme en marche qui s’ébranle à travers les rues de la ville. Je décide de rentrer. Je regarde, de loin, la manif grossir, lorsque trois hommes en civil m’accostent pour me demander mes papiers avant de m’embarquer dans un fourgon. Direction le commissariat. Dans un minuscule bureau, ils sont quatre ou cinq policiers autour de moi...

[...]

Au-delà aussi des esprits et des frontières fermées

Pour tous ceux qui me disent : « Ne remets jamais les pieds au Maroc », je dirais que je ne suis pas prêt de sacrifier ce magnifique pays frère pour les beaux yeux du makhzen. J’ai beaucoup de considération pour ce peuple et tous les peuples du monde qui luttent pour leur liberté et leur dignité et je retournerais là-bas à la première occasion. En demandant cette fois-ci une autorisation en bonne et due forme. On verra bien…

Lire l’article entier sur france-irak-actualite.com

 


 

À Sidi El Abed, des jeunes ont rompu la trêve du jour,
dans un air d’Intifada

Des jeunes de Sidi El Abed ont pour la première fois rompu la trêve du jour. Quelques heures avant la rupture du jeûne, ils ont pris d’assaut les forces de l’ordre à coups de pierres. Des blessés ont été dénombrés parmi les manifestants mais aussi dans les rangs des forces de l’ordre qui ont répliqué au gaz lacrymogène. Les sit-in ont repris la nuit à Al Hoceima, dans les localités environnantes et hors du Rif

 

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Pour la première fois ce jeudi 8 juin, des jeunes du quartier Sidi El Abed sont sorti caillasser les forces de l’ordre avant la rupture du jeûne

 

Des affrontements ont éclaté jeudi en fin de journée entre manifestants et policiers dans la ville d’Al Hoceima, épicentre d’un mouvement de contestation populaire qui secoue depuis sept mois cette région dans le nord du Maroc, ont constaté les journalistes présents, dont celui de l’AFP.

Des dizaines de jeunes affrontaient à coups de pierres les forces anti-émeute, qui ont répliqué en faisant usage notamment de gaz lacrymogène, dans les ruelles du quartier Sidi El Abed.

 

 

Des manifestations nocturnes quotidiennes se déroulaient depuis une douzaine de jours dans ce quartier, mais jusqu’à présent sans violence et après la rupture du jeûne du ramadan.

Ce jeudi, vers 17 heures locales, des groupes de jeunes se sont rassemblés par surprise dans les ruelles pour manifester. Ils ont été repoussés sans ménagement par les policiers vers un carrefour du quartier, où plusieurs d’entre eux ont alors lancé des pierres sur les forces de l’ordre.

La province d’Al Hoceima est secouée depuis sept mois par un mouvement de contestation revendiquant le développement du Rif, une région historiquement frondeuse et géographiquement enclavée que les protestataires jugent « marginalisée ». La quasi totalité des meneurs du mouvement ont été arrêtés ces dix derniers jours, et font face à de graves accusations de « crimes », notamment « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Voir le reportage entier sur ledesk.ma

Le Maghreb, l’islam, l’occident et l’empire,
tout s’explique chez Kontre Kulture

 

Désordres intérieurs ou extérieurs au Maroc ? Voir sur E&R :

 






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38 Commentaires

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  • #1742417
    Le 9 juin à 18:29 par Giustizia
    Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

    Et bien, la première des réactions c’est de penser : "Quel traitement aurait reçu un journaliste marocain, dans les mêmes conditions irrégulières, en Algérie" ! Au moins l’auteur a eu la décence de reconnaître les bonnes conditions de sa garde à vue. Pour le reste, oser comparaître les habitants du Rif à ceux de l’Intifada palestinienne est d’une malhonnêteté qui laisse sans voix !

     

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    • #1742758
      Le 10 juin à 09:54 par Francette
      Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

      Et bien moi ma première réaction : c’est de penser à ces gens à qui on laisse comme horizon indépassable la culture du canabis au lieu de répondre à des revendications sociales légitimes méprisées depuis des décennies juste parce que c’était le bon plaisir du roi Hassan II de faire payer aux rifains leur fierté et l’insoumission qui Les caractérise tant en Les excluant des politiques de développement ! Personne ne parle d’indépendance mais De justice sociale !

      - Vous soutenez Le Makhzen et donc l’agression du Yémen par celui-ci, et La coopération d’officiers marocains parmi d’autres nationalités otanesques, wahabites et big boss Israélien avec les groupes terroristes qui attaquent le peuple syrien ---> vous êtes répugnantes.

      - Quand à votre obsession de l’Algérie, vers laquelle va votre première pensée alors que l’on évoque la souffrance sociale d’une partie de votre peuple, votre réaction parle d’elle-même.

      - Tant qu’on y est : avec toutes les tentatives de déstabilisation dont l’Algérie est victime par le bras armé africain de l’empire américano-sionisto-wahabite, l’Etat Marocain i.e., votre Roi et sa cours, il est logique que l’Algérie se méfie des journalistes dont on sait qu’ils sont souvent l’instrument des services. C’est une constante mondiale. Et ce surtout après les différentes Opérations d’infiltrations terroristes en Algérie depuis la frontière commune lybienne pilotée par le Maroc.

      - Finalement, un vrai journaliste tel que, Vincent Lapierre est moins bien traité en France qu’un journaliste algérien au Maroc, ce qui en dit long sur l’état de la liberté d’expression en France ! Voilà ce qui aurait pu être l’une de vos première pensée mais obsédé que vous êtes, Ça ne risque pas !

       
    • #1742834
      Le 10 juin à 12:22 par Giustizia
      Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

      @ Francette : je le redis, c’est un fait divers malheureux. Quand à l’obsession, c’est le serpent qui se mord la queue. Dès qu’il s’agit du Maroc, une horde se dresse et attaque. Évidemment que dans ce pays tout n’est pas parfait, ce n’est pas le paradis ici bas. Et je répondais du fait qu’il s’agissait d’un journaliste algérien qui est venu scanné ce qui se passe au Maroc, dans des conditions illégales professionnellement parlant, tout est inversé, mais on a l’habitude. Enfin, sachez que je soutiens financièrement et mensuellement Vincent Lapierre, ainsi que E&R, donc pour donner des leçons vous repasserez.

       
  • #1742512
    Le 9 juin à 20:32 par kabylitalia27000
    Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

    ça sera le même cas en algerie

     

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  • #1742530

    Le Rif a toujours été le parent pauvre des politiques de développement du Maroc. Pris sérieusement en grippe par Hassan II qui ne supportait pas cet esprit rebelle qui caractérise les rifains, il leur a fait chèrement payer leur insolence par un boycott au niveau développement.
    Aujourd’hui, ce sont des années de rancœur, d’injustices et de sous développement qui refont surface, avec un vernis identitaire de circonstance.
    Mais attention, replacer l’amazighité du Maroc au cœur du débat, certes, mais de là à faire sécession, aucune chance étant donné le métissage socio culturel millénaire entre berbères et arabes conquérants. sans parler de tous les autres apports ethniques...

     

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  • #1742533

    Salam
    Ces gens sont des opportunistes. Après tous ces évènements (manipulations), dans le monde arabe il est suicidaire de fabriquer ces problèmes surtout au Maroc (pays du tiers-monde et qu’il ne faut surtout pas comparer à des pays riches) : il y a beaucoup, beaucoup de pauvreté mais les gens ne crèvent pas de faim alors rajouté la guerre et alors vous aurez tout gagné car ce Zafzafi (Hollandais je crois) fera comme tous les hypocrites (passeport des pays bas).
    Je rigole quand j’entend nous les Berbères !!! Sachez pourquoi les Indonésiens, les Comoriens, les Sénégalais .... qui sont musulmans n’ont pas adopté l’arabe dans leur culture et ne l’utilise que pour la pratique de leur religion. Réponse : les berbères sont des arabes et le mythe des liens avec les scandinaves n’est que diviser pour mieux régner car les arabes étaient restés 7 siècles en Europe (apport de savoir) alors que les Colons ne sont restés au plus 200 ans (apport de mensonges et de corruptions).
    Les arabes de Rabat à Bagdad ont besoin d’un rassembleur car culturellement ils ont identiques.
    Vive Egalité et Réconciliation !!!

     

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    • #1742713
      Le 10 juin à 07:37 par Rectification
      Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

      Grosse erreur l’ami.
      Avant d’émettre des jugements, vérifier ses informations.
      Zefzafi n’est pas du tout un hollandais, riche ou avantagé.
      C’est un rifain d’Al Hoceima, chômeur et qui n’a jamais mis les pieds en dehors de sa ville.

      Rectification donc.

       
    • #1742846
      Le 10 juin à 12:39 par Rectification
      Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

      Rectification 2

      Je rigole quand tu dis que les berbères sont des arabes...
      Ça me fait penser aux arabes qui ont un complexe d’infériorité, et qui s’inventent des ancêtres rifains ou kabyles...

      Non les berbères ne sont pas des arabes.
      Mais ceux qu’on appelle parfois arabes sont des berbères arabisés ou des arabes ’’purs’’.

      Va dire à un berbère des montagnes qui ne parle que rifain ou kabyle, blond ou roux, (oui ça existe, rien que dans ma famille par exemple) qui ne parle que berbère , langue qui n’a rien à voir avec l’arabe, (belles langues au demeurant, toutes les deux), tu finiras comme Conversano après le passage de Soral.

      Un peu de rigueur intellectuelle ne ferait pas de mal.
      Je suis toujours étonné de la manière dont certains commentateurs sont totalement dilettantes, ont des présupposés bien ancrés, ne vérifient pas leurs informations, et font couler un filet d’eau tiède de mythes et ’’tordages’’ de la réalité, le plus simplement du monde.
      Comme pour une certaine communauté, certains ont le même syndrome :
      Ils ne peuvent pas admettre que leur pays d’origine (généralement Maroc et Algérie) ne sont pas parfaits, ainsi que leurs dirigeants.
      Aucune remise en question n’est possible. C’est trop fort pour eux.

      Ensuite, en ce qui concerne la génétique :

      Il y a des liens entre les gènes d’Irlandais et de berbères du nord par exemple. Mais ce sont des travaux en cours qui ne sont pas déterminants pour notre sujet.

      Concernant les berbères au physique européen (comme Zidane par exemple), il y a grosso modo deux hypothèses :

      1) Soit les berbères sont, POUR PARTIE (j’ai pas dit tous) descendants d’européens, qu’ils soient vandales ou italiens par exemple, cela peut remonter à 5 siècles comme à l’empire romain, qui s’étendait alors jusqu’au Maghreb, on ne sait pas. Ce peut être des hommes et femmes ou seulement des hommes.

      (Inversement, il en est d’ailleurs de même de l’origine des italiens du sud au physique maghrébin (comme conversano) dont l’origine peut-être, évidemment, liée à Al-Andalous, ou les excursions de pirates.)

      2) Soit ces ’’blancs’’ sont autochtones et là depuis le néolithique.

      Car à moins que ce sujet soit comme l’an 40, c’est-à-dire intouchable, il faudra bien expliquer un jour pourquoi on trouve des blancs au type européen (je précise européen, car génétiquement et phénotypiquement, les arabes sont considérés comme des blancs) au Maghreb entourés de basanés, et des basanés en Espagne et en Italie entourés de blancs.

       
  • #1742590

    ça sent le déjà vus avec la panoplie d’idiots utiles dans tous les cotés qui mellites pour la division et la destruction des nations comme pouer, la Yougoslavie, l’Irak, la Libye, la Syrie ...

    l’élite Rifaine ou Kabyle qui prendra le pouvoir ne fera pas mieux, d’ailleurs qu’apportes ceux qui sont en Hollande ou ailleurs aux résidents Rifains Marocains par exemple ?!

     

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    • #1742762
      Le 10 juin à 10:12 par Francette
      Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

      Donc pour vous toute révolte sociale est de fait illégitime ?! Donc j’imagine que vous êtes contre les Français qui manifestent contre la loi travail qui De votre point de vue constitue un trouble à l’ordre public qui grâce à la loi antiterroriste permettra d’interdire toute manifestation et revendication sociale !

      Le mouvement social rifain n’est ni sécessionniste ni récupéré par les officines mondialistes sorossiennes ! Et l’élite rifaine dont vous parlez sont des chômeurs pour certains surdiplômés qui galérent, sont condamné à la culture du haschich ou vivotent de petit commerce comme ce pauvre poissonnier à qui l’on a retirer son maigre moyen de subsistance par des petits kappos sadiques trop content d’exercer leur pouvoir sur le petit peuple ; Les mêmes policiers qui ferment les yeux quand ils voient des petits enfants marocains emmenés par des touristes... c’est dégueulasse !

       
    • #1742974
      Le 10 juin à 15:56 par LesClav
      Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

      @Francette

      Je n’ai jamais dis le contraire, vous avez raison, les manifestant dans leurs globalité ne parle pas de sécession c’est la presse (Marocaine) qui le fait, ce que je dit c’est qu’ils y a des fauteurs de guerres de tout les cotés (Makhzen, Rifains et bientôt ingérence occidentale ..)

      et cette élite "résidente" dont vous parler qui est certes, légitime se fera spolier par des "descendent de Rifains" vivants à l’Étranger membres d’associations Sorosiene.

      Pour ceux qui parle d’Arabité au Maroc je vous signale que personne ne parle Arabe au quotidien, le dialecte "Darija" rassemble plusieurs mots de plusieurs langues (l’Arabe, l’Amazigh, la Chelha, l’espagnole, le Français et
      autres) et donc la communauté Arabe non plus n’existes pas, il y a les Fassi, Amazigh, Chleuh, Sahraoui ...

      et au passage le Makhzen ne représente pas le Roi, c’est beaucoup plus complexe que ça.

      Le plus important pour l’instant c’est d’échapper aux conflit vers le quel certains (de tout bord) nous pousse.

       
  • #1742685

    Les Imazighen NE SONT PAS pas des arabes !!!
    Au fait, on vient de découvrir des restes du plus vieil homo sapiens (300 000 ans) dans un site minier du Jebel Irhoun au Maroc. Un arabe peut être ?

     

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  • #1742754

    En nous divisant nous apportons notre perte sur un plateau aux puissants lobbys que nous combattons !!

     

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  • #1742765

    les berbères ont fait preuve d’une très grande sagesse depuis 60 ans ,en tant qu’ethnies ils ont des droits politique économique et culturel spécifique ,par sagesse ils ont décidé de ne pas faire trop de vague et de ne réclamer que les droits culturel (contrairement au kurdes ou baloutche ) ,les régimes qui ont prit le pouvoir après les indépendances ont voulue faire les coqs et ils ont mépriser ses populations ,aujourd’hui ils ont perdue leur sagesse et ils réclament tout leur droits ,ça finira par des indépendances .
    ils sont plus nombreux que se qu’on croit ,en Libye c’est 20% (1.2 millions ) de la population ,en Algérie c’est 40% (16 millions )et au Maroc c’est 60% (20 millions) ,mis bout a bout ça fait 35% (36 millions) de la population maghrébine (Mauritanie non incluse ) .
    en plus de leur nombre ils ont une capacité de mobilisation exceptionnels ,en 1994 les 800 milles Etudiants et élèves de Kabylie ont boycotté l’école pendent 1 ans pour réclamer l’enseignement de leur langue ,pendent 1 ans personne n’a briser la gréve et il n’y avait ni menace ni rien du tout ,pour les enterrements des personnalités kabyle on voit souvent 100 mille personnes dans un village perdue dans les montagnes (matoube c’est 500 milles ,ait ahmed c’est 200 mille personnes ...etc ) ,c’est a peu prés la même chose pour tout les autres berbères .
    a la prochaine provocation ,ou a la prochaine secousse les régimes saute .
    et pour les anti kabyle ,il faut rappeler que tout les soulèvement kabyle ont été provoqué par des provocation du pouvoir ,en 2001 un jeune a été tué dans une gendarmerie et le ministre de l’intérieure l’a traité de voyou de 26 ans (alors qu’il était licyens de 19 ans ) c’est se qui a mit le feux au poudre ,en 1988 les gendarmes ont essayer de tuer matoub lounes (homme le plus populaire de la région ) ,sans la sagesse des berbéristes de l’époque qui ont caché la nouvelle et qui interdit toute effusion populaire on aurait eu une guerre civile ethnique facilement .

     

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  • #1742768
    Le 10 juin à 10:36 par cyril heu
    Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

    La population est sûrement sincère, mais est ce que des gens la manipule ?
    J avais trouvé bizzare que de ce fait divers , certes malheureux mais comme il s en produit des centaines chaque jour sur la terre , le journal le monde fasse une pleine page en dénombrant 1000 manifestants , et sur la photo on ne voyait que des gamins genre lycéens ou jeune inactif . Tout les médias en avait parlé en boucle, et du malaise de la jeunesse, la colère de la population marocaine, ...etc
    Au Maroc , ma femme recevait sur facebook des messages des messages poussant a la revolte...
    Alors j ai trouve que ça peut ressembler à la préparation d un printemps marocain, ou à des avertissements sans frais pour les dirigeants marocains ...

     

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  • #1743034
    Le 10 juin à 17:40 par Rectification
    Un journaliste algérien au cœur de la révolte du Rif

    Et puis pour ceux qui disent que ça ressemble à la Bretagne, à la Corse et que les français ne veulent pas d’indépendance pour eux à juste titre, alors pourquoi le Rif aurait le droit d’être indépendant ?

    Je leur réponds que c’est mécanique.
    Quand une région est économiquement délaissée, et oubliée par le reste du pays (il fut un temps ou pendant des années le mot ’’Rif’’ était proscrit à la télé marocaine, même au bulletin météo, c’est dire...), des velléités indépendantistes surgissent, car c’est une région rebelle et identitairement forte.

    Pour que ces velléités cessent, il faudrait que le pouvoir central s’intéresse à la région, aide la population et arrête la corruption (qui rassemble arabes et rifains, y a pas de problèmes de ce côté-là). Mais mon petit doigt me dit que c’est pas demain la veille que ça se fera.

    Pour l’instant, la balle est dans chaque camp si j’ose dire, car il y a très peu de revendications indépendantistes, aucune revendication de foulard et babouche, mais des revendications sociales, économiques, éducatives, et au niveau de la santé.
    C’est sain pour le moment.
    Évidemment, Soros n’y a pas encore mis son nez.

    L’heure tourne donc : il est de l’intérêt du pouvoir central de vite s’entretenir avec les contestataires et de trouver un terrain d’entente, et d’arrêter de se croire superforts, sinon ils vont tout perdre.
    En effet, si la situation stagne (et oui, au Maroc on aime bien cacher les choses sous le tapis), les officines mondialistes vont venir s’y intéresser de près.

    PS : A ceux qui comparent la situation à la Corse et à la Bretagne.
    Depuis quand Paris envoie sa police ratonner en Corse et en Bretagne ?
    Ces régions sont d’ailleurs parmi les plus riches de France, elles ont plein d’avantages, on fait crever d’autres régions et arrose la Corse de sous afin de calmer leurs velléités indépendantistes.
    Et la Bretagne qui vote PS depuis 1000 ans tellement ils ne souffrent pas de la crise... (sauf les paysans)
    La situation au Rif est toute autre.

    Donc la mise en contexte est importante.

     

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