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Washington donne de 3 à 6 mois à Renault, PSA, Airbus et Total pour "sortir" d’Iran

La décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et de rétablir les sanctions concerne les entreprises américaines mais aussi celles en Europe qui avaient recommencé à commercer avec Téhéran.

 

Outre les avionneurs américain Boeing et européen Airbus, le conglomérat industriel General Electric, les constructeurs automobiles allemand Volkswagen et franco-japonais Renault-Nissan pourraient être touchés alors que les responsables américains ont insisté pour que les entreprises européennes se conforment aussi au rétablissement des sanctions.

Ainsi, Renault, qui a vendu plus de 160.000 voitures en Iran l’an dernier, pourrait être touché en raison de la présence aux États-Unis de Nissan.

 

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Usine Peugeot près de Téhéran

 

Son compatriote PSA est déjà particulièrement bien implanté en Iran où il a une part de marché de 30%. Absent des États-Unis depuis 1991, PSA a indiqué en janvier songer à lancer un service d’autopartage dans une ou deux villes américaines auquel il pourrait devoir renoncer.

La major pétrolière française Total, associée au groupe chinois CNPC, a elle signé un accord portant sur un investissement de 5 milliards de dollars pour exploiter le gisement South Pars mais avait prévenu que le maintien de cet accord dépendait de la position de Washington sur le nucléaire iranien.

[...]

Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton a indiqué que le rétablissement des sanctions américaines est effectif « immédiatement » pour les nouveaux contrats et que les entreprises déjà engagées en Iran auront quelques mois pour en « sortir ». Selon le Trésor américain, le délai va de 90 à 180 jours.

[...]

Washington continuait toutefois d’imposer un embargo interdisant aux Américains et à toute entité utilisant le système financier américain d’effectuer tout investissement lié à l’Iran, ce qui avait refroidi les banques et incité d’autres entreprises à la prudence.

Les contrats signés par Boeing et Airbus sont les plus importants, Téhéran souhaitant moderniser sa flotte vieillissante après des années d’isolement économique.

Boeing et Iran Air, la compagnie nationale, avaient ainsi signé en décembre 2016 leur plus gros contrat depuis près de 40 ans, portant sur l’achat de 80 appareils d’une valeur de 16,6 milliards de dollars. Mais la livraison des premiers appareils, qui était prévue pour fin 2018, avait été reportée avant l’annonce de mardi.

[...]

De son côté, Airbus a enregistré des commandes de compagnies aériennes iraniennes (Iran Air Tour, Zagros Airlines) pour 100 avions au total, dont des A320neo, valorisés à près de 10 milliards de dollars.

Lire l’article entier sur huffingtonpost.fr

La Troisième Guerre mondiale est d’abord économique,
lire sur Kontre Kulture

 

La guerre économique USA/UE derrière les sanctions contre l’Iran, voir sur E&R :

 






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69 Commentaires

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  • « Par la tignasse de leurs cheveux, les peuples de la terre seront forcés d’entrer en guerre au bénéfice d’Israël »

    - Rav Ishoua Hechel de Apta

    C’est là qu’on va voir si les "babines suivent les bottines". Les sparages de Macron, Merkel et May sur la nécessité de maintenir l’accord sur le nucléaire Iranien n’auront été que poudre aux yeux s’ils ne donnent pas l’appui nécessaire aux industries européennes qui oseraient faire le grand saut vers l’Eurasie. Quoiqu’il arrive c’est là qu’on vas voir qui sont les hommes et qui sont les tapins. Ça passe ou ça casse.

    Les fameuses sanctions extraterritoriales des É.-U. ne sont ni plus ni moins que de la piraterie. Elles sont illégales tant au plan local qu’international. Elles n’ont aucune légitimité et ne reposent essentiellement que sur la force militaire étasunienne. Aucun pays normal n’accepterait cela et de fait, les Européens pourraient se tenir debout et protéger leurs intérêts du racket américain, mais cela irait à l’encontre de la doctrine européenne de soumission aux É-U qui existe depuis 1945.

    En théorie, une résistance pourrait être envisagée de la part de l’Europe et Trump perdrait cruellement la face. Car après tout, des milliers d’emplois outre-Atlantique dépendent des bonnes relations commerciales entre les É.-U. et l’Europe et Trump aussi aurait de la pression des industriels et élus locaux. Advenant un résistance européenne, il ne pourrait tenir son pari très longtemps. Mais je doute que quiconque en Europe ait les couilles pour relever la tête et ça Trump le sait aussi.

    C’est ce qui me fait croire que tout cela est possiblement un coup de bluff de sa part. Il se croit encore dans sa téléréalité. Le seul problème c’est que les psychopathes de Tel-Aviv se croient légitimés de "chasser du goy" à coup de F-16 payé à même les impôts des petits ouvriers américains.

     

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  • Pas de souci ! Macron (qui tripote Trump lui enlevant ainsi ses écrouelles) va nous sauver. Son aura, son intelligence jupitérienne, sa grande vision quasi-monarchique de l’a-France vont nous sortir de là. Non, pas d’inquiétude, c’est en marge Euh en marche...

     

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  • #1963599

    Les prostituées européennes obéiront comme d’habitude.
    Le pire c’est que les gouvernements européens, surtout l’Allemagne pourrait voter des nouvelles lois européennes bloquant les sanctions US contre les entreprises européennes et en parallèle annuler les sanctions contre la Russie ce qui rendrait complètement caduc toute tentative US de nuire aux économies européennes.
    Quand je pense qu’il y a eu Charlemagne, Napoléon, Bismarck, Hitler, De Gaules et maintenant du Sarkozy, Hollande, Micron et Merkel.....

     

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  • Les Européens doivent adresser un message clair aux citoyens Américains. Soit vous vous débarrassez de ce pouvoir profond qui gangrène votre société et le monde entier, et à ce moment là on pourra faire affaire ensemble (et soyez surs que les Européens ont des ressources et de l’imagination), soit cela se transformera dans un premier temps en une guerre économique (ce qui est déjà le cas, et croyez bien que le monde entier a bien compris ce petit jeu et vous perdrez tout), ou ce sera la guerre totale et vous perdrez bien plus, tellement vous avez mis la patience des gens du monde entier à bout.

     

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  • Je me demande de plus en plus sérieusement si tout ça n’est pas qu’une vaste fumisterie destinée à endormir la population.

    Si les entreprises disent "non on reste". Concrètement il se passe quoi ? Quels sont les scénarios possibles ?
    Les US bombardent les infrastructures ? Et alors... Si elles se barrent d’Iran celles-ci ne leur appartiendront plus de toute façon.
    Les US mettent la France sous embargo ? On peut leur renvoyer la balle et je ne suis pas certain que nous soyons perdants.
    Dans le pire des cas les US nous envahissent ? Bof, je ne vois pas le problème, ce ne sera pas pire d’être sous giron US qu’actuellement, pas pire que les Français qui y vivent actuellement, et à la limite je préfère une occupation US qu’une occupation d’illégaux telle qu’actuellement.

     

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    • " Si les entreprises disent "non on reste". Concrètement il se passe quoi ? "

      Simple, c’est poursuites directes sur le territoire US, avec à la clé de grosses amendes ( du genre à te faire fermer la boutique...c’est le même principe qu’applique la LICRA et allii envers E&R et son patron), soit annulation de licences, ce qui implique plus le droit de faire du bizz sur le sol US ( pour les banques par exemple) !

      Donc en toute logique, ça peut impliquer de très très gros soucis pour les multinationales françaises ( avec par exemple des bonnes charrettes en France...c’est toujours le petit personnel qui trinque en premier), donc trop risqué, les multinationales made in France céderont !
      LE business fait sur le territoire US est supérieur et de loin, au potentiel business à faire en Iran !

      Il suffira de licencier quelques centaines de clampins en France, et ça rééquilibrera les comptes !

      Bref, c’est un calcul simple de bénéfices/ risques ; les sanctions pécuniaires US peuvent être astronomiques, donc vaut mieux éviter. Il suffira de continuer à investir dans la robotique t l’IA, licencier les gens, et tout redeviendra normal.

      " business as usual", c’est leur crédo !

      Adishatz

      H/

       
    • Ce qui se passera, c’est que les banques européennes n’auront plus accès au dollar.
      Plus d’achat de pétrole et autres matières premières.
      Et accessoirement, des sanctions americaines sur les banques.
      Comme c’est les établissements financiers qui ont le pouvoir, c’est l’aviation française elle même qui bombarderait les usines Peugeot de Téhéran !!

       
    • @Hunter :
      Détaille ton explication par rapport aux poursuites, car je ne vois pas du tout quoi ou qui pourrait être poursuivi sur le territoire US, ni en quoi ou comment ces éventuelles poursuites pourraient impacter le péquin moyen vivant en France.
      Pareil pour l’histoire des multinationales et des charettes. Comment une multinationales Française qui ferme aux US ou dans n’importe quel pays, peut entraîner des licenciements (j’imagine que par "charettes" c’est de ça que tu parles) en France ? Au contraire, ce qui n’est pas produit aux US impactera directement le chômage aux US. Et encore une fois, s’ils bloquent nos exportations, on peut bloquer les leurs et ils seront perdants.
      Concernant ton calcul sur les sanctions pécuniaires, détail un peu, parce qu’actuellement, les US sont ceux qui ont le plus à perdre dans le moyen-long terme.
      @Daggets :
      Je pense que les US seront bien plus pénalisés que nous, si nous n’utilisons plus le US$ pour nos achats de pétrole à des pays qui déjà souhaitent utiliser le US$ de moins en moins.

      Bref, ce serait un bras de fer qui, s’il nécessiterait les 3-4 premières années, quelques ajustements de la part des Français, serait au final destructeur pour les US.

       
  • Allez hop (la première ZEE au monde), on défait sa ceinture et on baisse son froc !
    Zou !

    Je ne sais pourquoi, il me prend parfois le rêve éveillé de voir une guerre de tous sur le sol américain : alors j’écoute Elvis Presley et voilà que cela me passe, rêvant d’un autre King, propre à nous livrer tous les encuIés qui poussent à cela.

     

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  • Pou sortir de la "tutelle" Américaine (OTAN/SWIFT) il faut D’ABORD sortir de l’UE. Pour sortir de l’UE, il faut D’ABORD sortir de la république. Pour sortir de la république, il faut déloger les franc-maçons. On n’a pas commencé la première étape donc pas la peine de s’exciter sur le reste.
    Le problème c’est nous (couards), pas les Américains.
    Les Américains possède le "déclic" qu’il nous faut, ça s’appelle "le deuxième amendement de la constitution Américaine".

     

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  • #1963851

    Si Renault, PSA, Airbus revenaient dans la mère patrie ? Qui attend avec impatience le retour des enfants prodigues.
    En étant déterminés bien sûr à payer correctement les employés et régler des impôts rejaillissant sur le bien-être français, l’investissement, la recherche !
    Russifions-nous : faisons d’un mal un bien, cultivons nos ressources à domicile, vive les sanctions !
    Total, en revanche, ne peut que rester en Iran. On ne va pas s’en aller des puits, quand même ?
    Sinon, il faudra bien se résoudre à faire des choix : le partage des ressources françaises avec 70 millions d’inconnus, la faim, les rations, les vieilles charrues ou (mais c’est... bien sûr !) le retour glorieux et implacable des frontières !

     

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  • En temps normal,un vrais pays,une vraie nation avec un vrais président de la république
    dirait : "Écoutez,mrs les colons et exterminateurs d’indiens d’Amérique,vous avez des problèmes avec l’Iran,nous non,donc ;aucune raison que nous partions,malgré vos menaces..."Mais voila,la mondialisation avec ses capitalo-sionistes est passée par la...

     

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  • J’espere bien que la france ne va pas ceder

     

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