POI, POI, POI... n’est-ce pas le refrain d’une chanson en Yiddish de Rika Zaraï ?
Désolé, c’est mon côté viscéralement anti-gauchiste en général et anti-trotskiste en particulier. Malgré la sincérité évidente de certains militants de ce courant, je n’ai jamais réussi à y voir autre chose qu’une tentative de division des forces du travail au profit du Grand Capital à travers une soumission avérée aux intérêts du PS par affaiblissement du PCF (se reporter au témoignage de Patrick Gofman).
Militant du PCF dans les années 70 et 80, j’ai fréquenté des cohortes de militants de l’OCI sur les bancs de l’Ecole Normale d’Instituteurs. Il faut dire qu’à l’époque déjà, cette institution était devenue sociologiquement représentative de la moyenne bourgeoisie supérieure. Dans ma classe, sur 27 nous n’étions que 2 issus de la classe ouvrière, moi-même militant au PCF et un ami, sympathisant. J’habitais alors Ivry, mon ami était de Vitry, tous les autres venaient des beaux quartiers de Paris, de Vincennes ou de St Mandé. Autant dire que se rendre dans le 16ème arrondissement, c’était comme se rendre à l’étranger.
Il fallait une bonne dose de courage, et sans doute d’inconscience, pour tenter de s’opposer (vainement) à la main mise idéologique de ces adversaires de la classe ouvrière sur des consciences petites bourgeoises acquises finalement par avance à l’avènement du modèle libéral-libertaire porté par les héritiers de mai 68, et pour affronter leurs quolibets et leurs moqueries.
Mais que cela ne m’empêche pas de saluer bien cordialement notre camarade. Se pourrait-il que nous ayons usé nos culottes sur les mêmes bancs (E.N. d’Auteuil) ?
Finalement l’essentiel est ailleurs désormais. Dans cette époque troublée par l’ambiance de guerre froide, le fardeau du stalinisme, le mythe de la trahison de la classe ouvrière par le PCF en 1968, que furent les année 70 et 80, personne n’était blanc-bleu ; nous avions tous notre part d’ombre et de lumière. Aujourd’hui - c’est au moins quelque chose de positif de notre époque -, nous pouvons nous retrouver sur l’essentiel : La France.
C’est le génie de notre Président (le seul qui compte à nos yeux) A. Soral que d’avoir théorisé le concept de gauche du travail et droite des valeurs et permit ainsi un dépassement par le haut des anciennes représentations issues de l’après-guerre.
Ce dépassement, E&R en est le creuset où se forge les conditions d’un avenir à construire en commun.
Salut cordial à tous les camarades d’E&R.

et
!