Quand l’économie est sur-liquide, que les poussettes par la planche à billets filent tout droit vers le secteur financier et sont presque sans effet sur l’économie réelle, que le chute du zeppelin financier menace sans cesse que reste-t-il à part les prêts à taux négatifs ? Ben, on casse tout, partout, sauf chez soi, et on finance la reconstruction. Humm, quel gâteau en perspective !
Ne vous inquiétez pas, on ne cassera rien dans la vieille Europe. Ce genre de gâteaux là, la vielle Europe donc, se partage au couteau, en douceur, en finesse, c’est un travail d’artiste confié à des spécialistes, de type "Commission Européenne" avec assentiment des gouvernements démocratiquement élus pour baiser leur peuple.
Une petite part pour les monarchies de Golf, un morceau par là pour les Chinois, quelle miettes par-ci pour les Indiens, une bonne grosse part pour les Amerloques, et le reste à partager entre riches autochtones et fortunes périphériques. Les pays de la vieille ’Europe, c’est un peu comme des œuvres d’Arts de grand Maître. On conserve avec soin et on abime pas, c’est du patrimoniale haut de gamme. Rien de mieux pour conserver de la valeur à long terme.
Pour le reste du monde : à la casse pour un recyclage des pays grâce à des capitaux palpitants et impatients de s’investir, dans de ’nouvelles démocraties’.
Heu, mais le président avait été élu démocratiquement. Non ?
Ferme-là,ennemi de la démocratie et du bien.
Allez, allez, au boulot, on démolit tout avec cette joyeuse allégresse révolutionnaire qui comme toute drogue fait toujours le même effet. Sauf que les gogos citoyens révolutionnaires ignorent qu’on ne connait toujours pas des remèdes non létaux à administrer pour les cures de "Désintoxe" à la dette. Et si il y en a, ces remèdes ne possèdent pas d’Autorisation de Mise sur le Marché délivrée par, le FMI, la Banque Mondiale, et le tutti quanti des Banquiers, Assureurs, Fonds, et autres rapaces plus communément appelés " Monde de la Finance ". Tous les suceurs de sang savent qu’il faut bien lier la bête, pour la sucer tranquille, longtemps, longtemps, longtemps.
Ah la Belle époque, c’est aujourd’hui, c’était pas hier.