Ce que dit M. Soral sur les deux tendances du judaïsme est fort intéressant.
Par un drôle de paradoxe on trouve aujourd’hui les Juifs simultanément et à la pointe du « progressisme » le plus extrême, et avec l’Etat d’Israël d’un néo-nationalisme raciste auquel presque toute la Réaction occidentale cherche à se raccrocher.
Si l’émancipation des Juifs occidentaux au XIXème siècle leur a permis de rentrer et s’élever (pour les résultats que l’on sait) dans les sociétés post-chrétiennes, elle fut aussi un piège pour les docteurs et rabbins qui avaient jusque lors dirigé la communauté, causant une perte des traditions, de la pratique religieuse, de la pureté du sang, comme le soulignait pour s’en féliciter Bernard Lazare.
L’Etat d’Israël peut s’interpréter comme une reprise en main par ceux-ci de la communauté en réaction à ce mouvement, comme un retour au ghetto. Et l’esprit qui l’anime est globalement le vieil esprit talmudique, peut-être sous une forme un peu plus laïque.
Tandis que la tendance de gauche voire d’extrême-gauche, sociétalement, vient je pense d’une partie de la communauté, parfois métissée, souhaitant rester hors-sol et nourrissant une double relation de détestation contre les nations et l’enracinement : et contre l’ancien assujettissement talmudique, et contre les traditions et l’esprit des peuples non-Juifs parmi qui elle vit, foncièrement antijudaïques. Ce qui donne les grands déracineurs Soros et Cohn-Bendit, qui ont plusieurs fois critiqué Israël avec virulence.
C’est à mon avis cette polarité qui définit les destinées de ce peuple depuis les émancipations, avec aussi des cas mixtes, des synthèses qui cherchent à la fois à déraciner les goys et à soutenir Israël, type Attali.