Egalité et Réconciliation
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Courrier des lecteurs

Sur les classes préparatoires et la formation des élites

Bonsoir M.Soral,

Étudiant à l’Essec, je tiens à vous informer de l’offensive du gouvernement contre les classes préparatoires, dernier bastion de l’Éducation nationale à fonctionner correctement et à faire marcher ce qui reste d’ascenseur social après les destructions du collège et du lycée. Le décret Peillon vise à amputer les professeurs des classes préparatoires, des personnes de haut niveau, souvent normaliens (mon professeur de mathématiques avait refusé Polytechnique pour l’enseignement), de 20 à 30 % de leur salaire, le tout en prétendant redistribuer ces fonds aux sacro-saintes ZEP, ces tonneaux des Danaïdes (je le sais puisque j’en viens). M. Peillon ne cachait d’ailleurs pas dès 2010 sa haine pour ce système qui « crée de l’inégalité » et « favorise la reproduction sociale » (en nous ressortant tout l’enfumage bourdieusien), voulant purement et simplement le supprimer au profit de l’université, lieu de toutes les magouilles et sous contrôle socialiste [1]

Vous avez parfois dans vos vidéos dénoncé la « fabrique du crétin », projet minutieux de destruction de l’école républicaine par des élites qui ont depuis longtemps trahi la cause de l’intérêt général ; il me semble que cette offensive par des dirigeants qui ne sont plus issus de Polytechnique ou des Mines comme sous De Gaulle, mais de Sciences-Po et de l’ENA, ces fausses grandes écoles, s’inscrit pleinement dans une déstabilisation perverse du dernier système scolaire méritocratique de France. En dénonçant les professeurs de classe préparatoire comme des nantis, M. Peillon sait qu’il jouit du soutien de la majorité des enseignants de France, agents socialistes extrêmement rancuniers envers un système qui les a souvent refusés à l’entrée. Les classes préparatoires, composées de gens qui chaque année « font le boulot », dignement et avec humilité, sont donc dans un état de faiblesse inquiétant, à une époque où il faut être dans la revendication permanente pour exister.

Je compte donc sur vous pour dissiper les malentendus et mobiliser un public populaire : la France a besoin d’une élite dotée d’un esprit critique, qui en a bavé pendant au moins deux ou trois ans et qui a gagné sa légitimité à travers le système méritocratique du concours. Vouloir substituer à ce système notre université sorbonagre ou encore Sciences-Po Pipo est révélateur de l’intérêt des fils de la bourgeoisie, qui se font de plus en plus étaler aux concours d’entrée de Polytechnique ou de Centrale.

Soyez profondément assuré de mon respect pour les combats que vous menez,

A. B.

 

Voir aussi, sur E&R : Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

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  • #623324
    Le 10 décembre 2013 à 13:44 par Slavia
    Courrier des lecteurs

    Ce pamphlet est malheureusement largement mensonger :
    - le "système qui les a refusés à l’entrée" est strictement le même que celui en vigueur à l’université : la cooptation par des pairs issus des mêmes formations. Les enseignants de classes préparatoires ne sont que des agrégés comme les autres, qui ont passé strictement le même concours. Seul le copinage leur a valu leur affectation... Il n’y a guère plus anti-méritocratique que la nomination en classe prépa ...
    - "M. Peillon sait qu’il jouit du soutien de la majorité des enseignants de France" : c’est faux, cette réforme des classes préparatoires n’est qu’un aspect de la réforme qui touche tous les autres enseignants (suppression des heures de laboratoire, de 1ère chaire,etc ...) , qui seront largement plus impactés, leur salaire étant bien moindre.
    - "de gens qui chaque année « font le boulot », dignement et avec humilité" : il faut ne pas les avoir fréquentés pour ne pas connaître la morgue dont font preuve un nombre important de ces enseignants envers leurs collègues, particulièrement ceux non issus de la rue d’Ulm .... Il n’y a pas si longtemps, une salle des professeurs particulière leur était dédiée dans de nombreux lycées . Ils n’hésitent d’ailleurs jamais à faire cavaliers seuls et à ne pas soutenir leurs collègues.
    - " l’université, lieu de toutes les magouilles et sous contrôle socialiste" : l’Université est loin d’être sous contrôle socialiste, le jeune homme ne connaît pas bien les filières de sciences économiques, juridiques, de médecine, etc ...

    Quant à pouvoir mieux juger du "tonneaux des Danaïdes" que seraient les ZEP, si l’on en est issu (ou du moins le prétend) ... Le reste de l’article ne semble pas indiquer une clairvoyance exceptionnelle...
    La bonne question est : comment se fait-il que ce jeune homme ait réduit la problématique de la réforme aux classes préparatoires alors qu’elle touche la totalité de la profession ? Qui fait le jeu de l’Empire en jetant l’opprobre sur la masse laborieuse de l’enseignement, dernier lieu relativement épargné par la marchandisation ? Bref, à qui profite le crime ? L’Essec n’est pas la rue d’Ulm, le tarif de la scolarité (15000€/an dit-on) non plus.

     

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  • #623336
    Le 10 décembre 2013 à 13:56 par superpulu
    Courrier des lecteurs

    Je ne connais pas du tout la prépa mais j’aurais plutôt tendance à nuancer ta vision de l’université.
    Premièrement, je trouve les 2 premières années vraiment ignoble : un prof dans un amphi qui écrit ses notes sur un énorme tableau noir à une vitesse impressionnante pendant que les étudiants recopient bêtement. On t’oblige à admettre comme vrai ce qui n’a jamais été démontré mais comme l’inverse n’a pas été prouvé c’est vrai ?! ( loi de joule, principes de la thermodynamique,... ).
    A partir de la licence (informatique) on passe dans le culte de la débrouille : "Voilà ton objectif, maintenant tu te démerdes". J’ai beaucoup apprécié cette méthode d’enseignement qui m’a permis de me former en continu sur d’autres types de machines dites "en voie de disparition" comme les gros systèmes IBM et continuer à maîtriser les nouvelles technologies sans avoir à prendre de cours ou d’acheter des tonnes de bouquins.

     

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    • #624264
      Le Décembre 2013 à 10:33 par maryam
      Courrier des lecteurs

      oui, fini tes études, après tu te démerdes ;

      et une fois sur le marché du travail, y a des haut et des bas, mais on fini par s’en sortir, crois - moi !!!

      salutations à e&r.

       
  • #624126
    Le 11 décembre 2013 à 04:21 par M. Faure
    Courrier des lecteurs

    J’aimerai nuancer certains commentaires, parce que j’ai l’impression que beaucoup parlent d’un système qu’ils ne connaissent pas.
    Il est important de prendre en considération une chose, c’est qu’au delà des prépas pour les écoles de commerce, les prépas pour les écoles d’ingénieurs sont également concernées par cette réforme. Je suis issu d’une prépa physique chimie, actuellement en dernière année d’école d’ingénieur, et mon expérience me montre deux choses :

    - En théorie, le système des prépas permet de tirer les élèves vers le haut, d’effectuer une forme de tri par le concours, et d’apprendre à apprendre. S’il est vrai que la quantité de connaissances à accumuler est colossale, la construction intellectuelle qui en découle est indéniable (en partie parce que nombre de théories scientifiques sont impossibles à reproduire sans une réelle compréhension. Donc non, les prépas n’apprennent pas qu’à enregistrer quantité d’informations sans réflexion)

    - En pratique, le pourcentage d’élèves effectivement "éveillé" en prépa comme en école d’ingénieurs est relativement faible. Les modalités du concours poussent les étudiants à se désintéresser du littéraire faiblement coefficienté et on trouve des génies scientifiques parfaitement illettrés (à mon sens bien loin de la tradition de l’intellectuel français polyvalent). Cette inculture politique, économique et sociale est à mon avis extrêmement dommageable, mais n’est pas le fait de la prépa, puisque ce manque de lucidité est palpable chez les gens issus de la fac que je fréquente beaucoup.

    Et puisque je pense qu’il faut finir en proposant des solutions, mon avis est que le système français peut effectivement se passer des prépas, mais en élevant au préalable l’ensemble du niveau du CP au bac. Un système de résultat minimum au bac pour accéder à un type d’études donné ne me semble pas être une hérésie. Cela redonnerai une vrai valeur au diplôme et un enjeu réel sous forme de concours pour différentes études. En somme, l’égalité, mais par le haut.

    Rappel à certains dans les commentaires ; ceci est affiché en rouge avant que vous postiez : [Ceci] n’est pas (...) un espace pour exprimer votre enthousiasme ou vos déceptions, ni de vous encourager à polémiquer (...).
    Cet espace est réservé à la mise en perspective des articles et vidéos du site. Ne seront donc acceptés que les commentaires argumentés et constructifs rédigés dans un français correct.
    A méditer...

     

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    • #624984
      Le Décembre 2013 à 20:44 par Ananas13
      Courrier des lecteurs

      Bonsoir
      Etant en terminale scientifique et allant rentrer probablement l’année prochaine en prépa physique chimie (PCSI), j’approuve fortement votre commentaire et je vous remercie de votre témoignage. (Je confirme également le fait que la plupart des scientifiques sont complètement abrutis sur des sujets tels que l’économie, la politique ou la religion. J’ai de plus fait connaissance aujourd’hui avec un quenellier de mon lycée... qui est en série littéraire) Je partage également la vision traditionnelle de l’intellectuel français polyvalent, qui est l’élite légitime que ce pays devrait avoir.
      Bonne soirée

       
    • #627048
      Le Décembre 2013 à 14:09 par matthieu
      Courrier des lecteurs

      - En théorie, le système des prépas permet de tirer les élèves vers le haut, d’effectuer une forme de tri par le concours, et d’apprendre à apprendre. S’il est vrai que la quantité de connaissances à accumuler est colossale, la construction intellectuelle qui en découle est indéniable (en partie parce que nombre de théories scientifiques sont impossibles à reproduire sans une réelle compréhension. Donc non, les prépas n’apprennent pas qu’à enregistrer quantité d’informations sans réflexion)

      ====> c est peut etre le cas pour les filieres scientifiques, mais en filiere eco on apprends jamais a verifier la moindre theorie scientifique. On se contente d apprendre les conclusions et il est de mise de finir son devoir en soulignant l interet de tel ou tel concept keynesien, neo liberal ou monetariste. Les tonnes de calculs effectues (ou pas) pour en arriver la sont eludes et un manuel un peu complet suffit, avec les cours du prof. Idem pour l histoire economique, on ouvre jamais le moindre travail base sur des archives. Seulement des manuels.

       
  • #624456
    Le 11 décembre 2013 à 13:47 par Ezra
    Courrier des lecteurs

    Cette attaque contre les CPGE et les filières de formation des ingénieurs est dans la ligne directe des autres attaques visant à notre perte d’autonomie et de souveraineté.

    Je ne suis pas sûr, à voir les commentaires précédents, qu’on comprenne la gauche du travail de la même façon. Des profs qui ont fait normale sup et qui forment nos ingénieurs, civils et militaires, ne devraient pas voir leurs salaires (pas extraordinaires, comparés aux salaires des ingés qu’ils forment) baisser, mais plutôt avoir la reconnaissance de la nation.

    Comparez un peu avec les notaires : études comparables, intérêt pour la société moindre, travail moindre, salaires beaucoup plus élevés, cooptation maçonnique (on est loin des concours anonymes et gratuits des ENS, croyez-moi, je connais bien le milieu...). Cette attaque des profs de CPGE est minable. Ils y a des tonnes de fonctionnaires plus payés, moins utiles pour la nation (voir nuisibles) et moins travailleurs qu’eux.

    Quand je vois tous ces commentaires de militants E&R derrière Peillon... vous me foutez le cafard. Vous croyez que ce gars s’attaque à ces profs pour quoi ? Pour faire des économies ? Vous avez vu les économies calculées : 20 millions d’euros, c’est de l’ordre du 10 millième du budget de l’éducation nationale ! Achète une bagnole à 10 000 euros dans mon garage, et je t’offre un porte-clef, il est content le n’acheteur ?? Il l’aime bien son n’on’os ?? Réfléchissez 30 secondes, et rappelez-vous un peu de qui est Peillon... Si vous croyez que derrière la tête, il a le bien commun, la justice sociale, et l’intérêt de la France, vous avez un sérieux problème.

     

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    • #624742
      Le Décembre 2013 à 17:42 par joseph(le vrai)
      Courrier des lecteurs

      votre commentaire respire la sincérité ! selon moi, cette réforme vise aussi à resserrer toujours davantage les entrées aux grandes écoles, les réservant à une petite élite et à des prétendants argentés - en tout cas, leurs parents ! notre système se rapproche à grands pas de l’école américaine : une instruction low cost pour la populace et les bastions de l’enseignement "première classe" pour une toute petite élite...de plus, cette "réforme" vise également à préparer le terrain à l’arrivée d’ingénieurs "low cost", venant d’Asie ( Chine et Pakistan, par exemple)...la France est en voie de disparition !!! si le sursaut doit venir, c’est maintenant ou jamais, car dans 10 ans au plus, ce sera trop tard...car un pays ne peut perdurer- sans même parler de prospérer- sans élites savantes et ingénieuses -et des élites issues du terroir, bien sûr ! car si dans 15 ans, une majorité de nos cerveaux est issu d’Asie, alors les centres de décision du pays- et du continent- s’en trouveront déplacées !!!

       
  • #624610
    Le 11 décembre 2013 à 16:04 par Dieu merci pour le don de conscience
    Courrier des lecteurs

    Bonjour à tous, j’ai lu vos commentaires et la plupart émanent de personnes ayant un bon, voire brillant, parcours scolaire et je ne sais pourquoi je me suis demandé "et si ce courrier c’est juste pour débusquer ceux qui fréquentent E@R parmi les, ou futurs, ingénieurs chercheurs etc. .." Cf un article sur Rue89 qui disait" ..ceux qui suivent Soral sont structurés .."

     

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  • #624644
    Le 11 décembre 2013 à 16:38 par Jonas
    Courrier des lecteurs

    Très bon article ! Bravo à "A.B." et à Égalité&Réconciliation pour cette publication. Ça me rappelle exactement ce que je suis en train de lire en ce moment, à savoir "La violence des riches ", de Michel Pinçon et "États de choc - Bêtises et savoirs au 21e siècle", de Bernard Stiegler". Le premier parle beaucoup du fait que tout les dirigeants passent par ENA ou sciences-Po, et regroupe beaucoup d’informations très pertinentes sur tout les Riches de France. Le second se concentre sur l’avenir de l’Université et sur la direction abrutissante vers laquelle elle se dirige, en analysant pars quels médias ou techniques nous en sommes arrivés là. Je vous les recommandes si ces sujets vous intéresse !

    Bonne fin de journée à vous.

     

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  • #624862
    Le 11 décembre 2013 à 19:04 par Clément Pairot
    Courrier des lecteurs

    Bonsoir,

    Si ce commentaire passe l’étape de la modération par l’administrateur du site, qui j’espère le publiera pour montrer son attachement à la liberté d’expression, j’aimerais dire ceci :

    Je m’appelle Clément Pairot et suis étudiant à l’ESSEC. J’ai eu connaissance de cet article par une alerte google qui référence les articles paraissant sur cette école.

    Je n’ai pas vos opinions mais je suis favorable à la liberté d’expression. En revanche je ne supporte pas que l’on s’arroge une quelconque légitimité en se revendiquant d’une institution dont on est simple membre tout en profitant de l’anonymat. En ne donnant pas ton identité A.B. tu laisses le lecteur de ton courrier croire que ton opinion est plus ou moins largement répandue dans ton école - et plutôt plus que moins - puisque tu t’associes à l’institution entière. Ce n’est pas honnête et ce n’est pas digne de quelqu’un qui s’il a des opinions doit avoir le courage de les porter.

    Ainsi, A.B., tu as le droit d’avoir tes opinions politiques mais tu ne peux pas selon moi te contenter de signer de tes simples initiales, si tant est que ce soit les vraies. Sans lancer une quelconque chasse aux sorcières je pense que par honnêteté intellectuelle tu devrais soit ne pas te revendiquer de quelqu’école que ce soit : l’important dans ton texte est que tu as fait une prépa et que tu considères qu’elle t’a aidé à réussir ; soit décliner ta véritable identité. Dans l’attente de cette clarification, je te souhaite une bonne fin de journée.

     

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    • #625251
      Le Décembre 2013 à 23:58 par Ezra
      Courrier des lecteurs

      Alors, M. Clément Pairot, que veux-tu donc faire avec son nom, à notre ami ? Mh ?

      Retourne donc à tes études mon cher Clément. Je te conseille l’étude des années 50 aux États-Unis, cherche au chapitre « Maccarthisme » dans ton petit manuel d’histoire pour les soumis. Il me semble que tu manques un peu de culture sur ce sujet...

      Et s’il te reprend l’envie de poursuivre tes camarades pour leurs écrits ou leurs pensées, relis donc une seconde fois. La lecture, ça t’évitera bien des conneries.

      E&R prodigue ses bons conseils et ne facture pas. Merci d’être venu nous voir, et « de rien », c’est avec plaisir.

       
    • #625819
      Le Décembre 2013 à 16:30 par W.H.
      Courrier des lecteurs

      Bonjour Clément,
      Je ne comprends vraiment pas le sens de ton message. L’auteur a simplement commencé son message par "Etudiant à l’essec,...". Je ne vois pas en quoi il se prétend parler au nom de l’essec.
      Respirons un grand coup et calmons nous, pas besoin de paniquer à ce point parce qu’un étudiant de ton école a posté un message sur ER.

       
  • #626420
    Le 12 décembre 2013 à 23:35 par Sylvain
    Courrier des lecteurs

    Cher Mr A.B,

    Venant d’une famille modeste, n’ayant que le bac, et vivant actuellement en dessous du seuil de pauvreté, ma perspective d’avenir la plus optimiste est un cdi à 1600 Euros dans n’importe quel domaine pourvu qu’on veuille de moi. Et j’ai bien peur que mon cas soit celui d’un nombre considérable de Français…

    Pour cette raison, je crois pouvoir être légitime pour vous répondre au nom de la classe « populaire » dont vous réclamez le soutien auprès de Mr Soral.

    Si j’ai bien compris : vous défendez l’ascenseur social en panne (méritocratie) pour faire partie d’une élite dotée d’un esprit critique, tout en accusant l’égalité des chances à la Peillon.

    Pour commencer, Nous avons tous ici compris l’escroquerie de l’égalitarisme obsessionnel de notre élite. Leurre qui permet de cacher l’uniformisation à la baisse des individus dans tous les domaines.

    Mais pour « la méritocratie », l’égalité des chances pour les plus intelligents, ou pire, entre les plus intelligents et les privilégiés, les choses me paraissent confuses.

    « L’ascenseur social », dont vous pensez être le dernier bastion, pour moi, n’existe pas. Vous reconnaissez vous-même l’inefficacité du collège et du lycée, et c’est un fait que les enfants de pauvres soit une infime minorité à être diplômés de grandes écoles. Et parmi tous les diplômés de grandes écoles, seule une infime minorité aura de l’importance dans les lieux de pouvoir Français. Puisque seuls les plus « compatibles » aux intérêts conservateurs, sont choisis pour faire partie de l’élite dirigeante (ceux qui décident l’idéologie dominante).
    J’ai bien peur que l’espoir d’élitisme vendu par les grandes écoles ne soit aussi qu’un leurre…

    De ce fait, l’ascenseur social ne vous amène pas jusqu’à l’élitisme. Encore moins si vous conservez votre esprit critique. Au mieux vous deviendrez un super cadre soumis à l’idéologie dominante (seulement par carriérisme) sans jamais avoir votre mot à dire sur cette dernière avec option de réussite dans entrepreneuriat. Je connais pas mal de gens sortis de l’ESSEC à mois de 3000euros par mois, sauf rares exceptions, qui ne font pas du tout partie de l’élite.
    1/2

     

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    • #633052
      Le Décembre 2013 à 13:49 par microtruc
      Courrier des lecteurs

      De ce fait, l’ascenseur social ne vous amène pas jusqu’à l’élitisme. Encore moins si vous conservez votre esprit critique. Au mieux vous deviendrez un super cadre soumis à l’idéologie dominante (seulement par carriérisme) sans jamais avoir votre mot à dire sur cette dernière avec option de réussite dans entrepreneuriat. Je connais pas mal de gens sortis de l’ESSEC à mois de 3000euros par mois, sauf rares exceptions, qui ne font pas du tout partie de l’élite.
      1/2

      => En effet, diplômée de Sup de Co Reims fin 2010 - école certes bien moins prestigieuse - je suis arrivée sur un marché du travail plus que tendu et touche aujourd’hui 2400e net (avec très peu d’avantages à côté, petite boîte oblige) après 3 ans d’expérience pro et un apprentissage de 2 ans dans un grand groupe. Pas de quoi mener la grande vie quand on habite à Paris.

      Je connais pas mal de jeunes diplômés qui ont dû, pour leur part, passer par la case stage et qui ont débuté leur vie pro avec un joli crédit sur le dos (ça permet de prendre des bonnes habitudes pour le crédit immo remarquez).
      Chaque parcours est différent et certains négocient mieux que d’autres, mais reste que nous sommes TRES nombreux à sortir formatés des écoles de commerce : comme tout produit soumis aux lois de l’offre et de la demande, le prix baisse quand la denrée se fait moins rare.

      Après 2 ans de prépa et 3 ans d’école à vous entendre dire que vous êtes "l’élite de la nation" (haha), le retour à la réalité est rude... ceux qui ont intégré les écoles de commerce ces 5 dernières années et qui, comme moi, n’ont pas de réseau savent (ou ils s’en apercevront bien vite) que l’investissement de départ (+ de 9000e / an) est de plus en plus long à rentabiliser.

      Quant au contenu des cours, il laisse clairement à désirer et je confirme que l’esprit critique n’est pas au programme. Ceci dit, c’est une bonne introduction à votre future vie professionnelle où ce dernier est généralement prié de rester devant la porte.

      Une adepte des jobs-éoliens (oui, je brasse de l’air... et ca souffle dur en ce moment !).

       
  • #626425
    Le 12 décembre 2013 à 23:38 par Sylvain
    Courrier des lecteurs

    2/2
    Sachez que je ne remets pas en question la pertinence du système élitiste. Nous avons toujours été dirigés par une élite conservatrice et c’est pour moi la meilleure configuration à condition que l’intérêt général ait de l’importance, ce qui n’est évidemment pas le cas aujourd’hui (comme vous le faites justement remarquer).

    Pour finir, il me semble que La politique de main tendue d’e&r (jonction entre classe moyenne ouvrière et petit patronat, entre droite des valeurs et gauche du travail), devrait ce fait autour d’intérêts communs.

    J’ai donc du mal à comprendre l’intérêt qu’auraient les classes populaires à sauver un ascenseur social quasi inexistant qui ne nous concerne pas lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts de classe bien compris.

    D’autant plus que nous avons d’innombrables luttes communes à mener (comme l‘arrêt du marché transatlantique, la sortie de l’euro, la nationalisation de la création monétaire, l’arrêt de la spéculation sur les denrées alimentaires, l’augmentation de la tva qui arrive, l’éco taxe etc…) et que les manifestations ne servent strictement à rien…

    Pour être plus clair,
    J’ai pour ma part l’impression que Mr Soral diffuse votre courrier pour venir glaner un peu de popularité chez les futurs cadres du système et non réellement pour défendre l’esprit critique de nos futures élites…

    Et puisque vous êtes sans doute une personne brillante, je vous serais très reconnaissant de bien vouloir éclairer ma lanterne à ce sujet.

    Sincères salutations, et bonne fêtes à tous ! Sylvain

     

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  • #627026
    Le 13 décembre 2013 à 13:54 par matthieu
    Courrier des lecteurs

    Je suis loin d’etre d’accord avec cet article !

    Pour etre moi-meme passe par une prepa (pas mauvaise du tout !) puis etre alle a la Sorbonne, je trouve que les mots de l auteur sont completement biaises.

    La prepa m a beaucoup appris et je le reconnais, mais quand je suis arrive a fac j ai vraiment appris a apprendre, c est a dire, developpe une methode de recherche qui permet d etudier des documents historiques d un point de vue critique et donc soi meme de pouvoir verifier et contester l information qu on nous donne.
    Le contenu de ce qu on m a appris en prepa stimulant. Mais ce n est certainement pas en revisant ses cours qu on devient capable de remettre en cause les informations qu on nous donne. Au contraire, a la fac, chaque eleve fait ses propres recherches, du moins en histoire, et ce des la licence. Les profils sont bien plus divers que ceux de la prepa, d ou un doute personnel sur l idee que la prepa favorise l ascension sociale. Et d autre part, on rencontre bien plus de personnalites interessantes a la fac qu en prepa ou regne le conformisme et des ambitions purement materialistes (ou elitistes) dans la grande majorite des cas.

    Qu il y ait des magouilles a la fac, c est bien vrai, et je sais tres bien que l Unef se comporte souvent a la limite du racket tout en desinformant les nouveaux eleves. Mais mettre en valeur la prepa par rapport a la fac de cette maniere, c est franchement n importe quoi.

     

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