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L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

Invité : Francis Cousin

Pour ce 40ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient Francis Cousin afin de mettre en perspective l’authentique pensée de Karl Marx.

 

Au sommaire de cette émission :

Introduction
1’06 : Comment définir la pensée de Francis Cousin ?
3’20 : Marx : des positions radicales et indépassables
6’49 : La crise terminale du capital
10’05 : Vers une « grande insurrection » de l’être ?
11’34 : Manipulations terroristes : le gouvernement du spectacle mondial
12’07 : Où la crise nous mènera-t-elle ?
13’10 : Grèves, syndicats et radicalité
17’35 : L’abolition du salariat
21’54 : Le « grand remplacement »
25’25 : La « fédération mondiale des communes émancipées »
30’33 : « Division du travail » ou « harmonie complémentaire des fonctions » ?
33’30 : La pathologie narcissique du « je » et de la concurrence
36’03 : « La fête est née lorsque l’homme est devenu triste »
38’00 : La religion, ou le sacré comme caricature du sacral
39’16 : L’invalidation du capital par lui-même
42’31 : Marx réel contre Marx falsifié
44’14 : Chavez, Obama, Poutine : les luttes de libération nationale et la « solution à zéro État »
49’34 : La loi au secours des plus faibles ?
50’30 : L’histoire ne repasse pas les plats
55’13 : Que faire ?
59’00 : « La vérité s’inscrit en négatif des apparences » : l’exemple du 11 Septembre
1’02’17 : Chaman’Jo, « Non », album Et après, Kontre Kulture musique

 

Écouter l’émission :

 

Écouter l’émission en format mp3 :

 

 

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9

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218 Commentaires

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  • Honnêtement je comprend la moitié du quart de ce qu’il dit, soit j’ai des problèmes de compréhension, soit j’ai pas le niveau.
    Je croyais que c’était juste du jargonnage au début, mais vu que plein de gens le trouvent génial, doit bien avoir un peu de génie en lui . . .

     

    • #1487324

      Il faut juste prendre le temps de pénétrer la logique radicale dont il est le témoin.
      Une fois que certains mécanismes dialectiques se sont enclenchés dans ton esprit, ça va tout seul.

      Ça peut sembler long à assimiler au début, mais c’est absolument édifiant ensuite.


    • c’est vrai qu’il est très chiant avec son jargon, mais voyez plutôt ça comme une musique, persistez et le sens finira par vous pénétrer. c’est hélas le problème de tous les intellos il faut qu’ils vous en mettent plein la vue.


    • A force de l’écouter, on finit par comprendre son jargon marxiste.
      Ca pousse aussi à se documenter et c’est peut-être pas plus mal...


    • Le vérité est toujours complexe et demande toujours beaucoup d efforts et c est bien pour cela que le mensonge est si persuasif puisque simple a intégrer par nécessité de masquer le vraie..... Les bonbons on pourrait en manger des tonnes mais c est de la merde les légumes c est moins plaisant a avaler pourtant ca nourrit bien mieux.
      Ce qu il dit peut sembler abstrait au premier coup d oeil mais les concepts qu il cite tirés de Marx lui même étant un simple observateur et descripteur de l histoire capitaliste humaine collent a tel point au réel qu ils sont tous vérifiés aujourd’hui mais toujours complexes.


    • Je rejoins mes camarades du dessus, à la première vision d’une de ses conférences, j’ai stoppé la vidéo au bout d’une minute car je n’y comprenais rien, puis quelqu’un que j’estime m’a conseillé ses conférences, j’ai revisionné et j’ai lu le meilleur livre de ma vie "l’être contre l’avoir"


    • C’est clair que ça change de la télé ou des pseudo-intellos universitaires. Mais ça en vaut la peine.


    • La première fois que je l’ai écouté, je l’ai pris pour un ovni ! C’est un apprentissage, lorsque vous êtes habitué et que vous avez saisi les principaux concepts, c’est un régal pour l’esprit. Personnellement, en m’intéressant de près à la pensée et aux ouvrages de Francis Cousin, j’essaye de ne pas tomber dans un dogme. Restons humble face à toute cette complexité. Je conserve donc mes lectures de Proudhon et de Maurras (et bien d’autres surtout les Évangiles !) tout en m’ouvrant et essayant de m’élever à ce niveau de compréhension... Et si Marx a déjà tout dit, je veux m’en rendre compte par moi-même.


    • #1487404
      le 14/06/2016 par Palm Beach Post : "Cult !"
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      Jargon (Familier) Langage incorrect employé par quelqu’un qui a une connaissance imparfaite, approximative d’une langue.

      lol, au contraire, le "problème", c’est qu’il n’y a pas de gras, Francis Cousin tape direct dans le coeur des choses, il synthétise*.
      En fait, c’est trop simple, trop essentiel.
      C’est dire ce à "quoi" la plupart des gens sont habitués...
      Pas mal de personnes dont le français est la langue maternelle ne comprennent pas La Société du Spectacle de Guy Debord, par exemple.

      *Opération intellectuelle par laquelle on réunit en un tout cohérent, structuré et homogène divers éléments de connaissance concernant un domaine particulier.


    • #1487406

      Pour suivre Francis Cousin il faut avoir fait de l’informatique. Il ne parle pas une langue mais un langage compilable. Chaque mot compte et est d’une précision incroyable.Au début c’est déroutant, ensuite on s’y fait et on découvre que chacune de ses phrases ne pouvait pas être goupillée autrement. Ca vaut vraiment le coup de s’investir dans le cousinlangue. Même à baton rompu avec des amis il est comme ça.. Attention, Francis Cousin est une drogue dont on ne se débarasse plus. Even going cold turkey doesn’t work with him.

      En plus il a une bonne bouille et un chien !

      https://youtu.be/fL3bQLqEyQs


    • @CBeslay

      Depuis quand comprendre le mouvement réel de l’histoire est chose aisée ?... Cela demande bien évidement des efforts, du temps et de la patience. Surtout que bien souvent il y a un travail de décolonisation de son propre imaginaire symbolique a effectué avant d’espérer comprendre quoi que ce soit ; sans compter le quotidien de l’homme moyen d’aujourd’hui qui ne lui permet que très difficilement de comprendre sa condition, il faut alors au préalable se sortir de la quotidienneté qui nous injecte de faux contenus à valeur de diversion abrutissante. Au surplus, pris dans le flot de notre simple "vie" nous sommes souvent bien ignorants de nos propres limites à penser, et quant nous y faisons face, il est toujours plus commode d’en rejeter la faute sur de soi-disant pédantesques ratiocinations, lesquelles se peuvent être en vérité les signes de la volonté de comprendre et de la constante dans l’effort de l’autre.
      Oui, penser et comprendre en profondeur sont choses fatalement peu accessibles aux hommes des opinions majoritaires et des idées reçus (le fast-food mental) qui rampent au sein de la société de la becquée, où règnent pauvreté du verbe et pauvreté du sens.. Mais (et c’est là le point optimiste) s’améliorer est un choix accessible à chacun.


    • #1487409
      le 14/06/2016 par Chevalier Lefebvriste
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      @CBeslay
      Moi je vais t’avouer que je ne suis pas d’accord sur plein de choses avec lui !
      Mais je dois reconnaître que l’écouter me plait (maintenant de la à dire ce type est un génie et sa parole est évangile loin de moi !)
      J’apprécie tout de même sa façon de pousser le débat ; mais il doit se shooter à Marx (pas une phrase sans Marx par ci ;Marx par là ; pardon mais il dit je ne suis pas marxiste ,(...) par contre Marx est son Dieu...)
      D’ailleurs il le dit lui même, il dort, il se lève, il vit avec Marx...
      Sa table de nuit est un hôtel pour son Dieu-Marx et son apôtre Engels....
      Merci tout de même Monsieur Cousin vous m’avez poussé à lire certain auteur et à me documenter ...
      Et pour cela que Dieu vous bénisse


    • #1487410

      Courage l’ami... quand j’ai découvert F. Cousin, j’étais comme toi, mais à force de l’écouter j’ai fini par assimiler son logiciel marxiste, et depuis, je ne rate presque aucune de ses interventions.


    • C’est pas tellement un problème de niveau, il emploie assez peu de mots compliqués au final,donc les soucis de vocabulaire peuvent être résolu assez rapidement.

      C’est juste que nous n’avons plus l’habitude d’entendre des phrases pareilles.
      Je regardai les "films" de Guy Debord , c’est (peut être) encore pire ! Mais on s’habitue.


    • Ben moi je le comprend beaucoup mieux que tous mes profs de philosophie réunis, c’est un Francais soutenu mais très clair, parfois un mot nouveau apparait mais un coup de dico et on est reparti, non pour le coup je le trouve très accessible, peut-être que ca viendra !


    • Je te dirais par contre que ca aide de regarder une conférence où il déroule tout depuis le début, il y explique des concepts qu’il mentionne ici en passant.


    • #1487492
      le 14/06/2016 par gribouillard@gmail.com
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      Je tiens à noter que je comprends très bien ce qu’il raconte et que je connais ses références. Je trouve juste son propos général insensé. Et vide. C’est un nihiliste inversé. Et révolutionnaire de robe qui préfère certainement convaincre qu’il ne faut surtout pas essayer de changer le monde, mais qu’il vaut mieux attendre que tout s’effondre et se renouvelle naturellement. Pendant ce temps, il fait ses consultations de "philo-analyse" (psychanalyse marxo-freudienne) à 85€ de l’heure ou ses workshops en entreprises à plusieurs milliers d’euros, depuis son bureau qui surplombe la seine. Bah.


    • #1487497
      le 14/06/2016 par Chevalier Lefebvriste
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      @CBeslay
      Moi je vais t’avouer que je ne suis pas d’accord sur plein de choses avec lui !
      Mais je dois reconnaître que l’écouter me plait (maintenant de la à dire ce type est un génie et sa parole est évangile loin de moi !)
      J’apprécie tout de même sa façon de pousser le débat ; mais il doit se shooter à Marx (pas une phrase sans Marx par ci ;Marx par là ; pardon mais il dit je ne suis pas marxiste ,(...) par contre Marx est son Dieu...)
      D’ailleurs il le dit lui-même, il dort, il se lève, il vit avec Marx...
      Sa table de nuit est un hôtel pour son Dieu-Marx et son apôtre Engels....
      Merci tout de même Monsieur Cousin vous m’avez poussé à lire certain auteur et à me documenter ...
      Et pour cela que Dieu vous bénisse


    • #1487498

      Il faut bien que tu comprennes, les concepts, pour cela ne laisse pas passer un mot dont tu ne connais pas la signification, sinon tu ne comprendras pas le sens.
      Tu arrêtes la vidéo et tu cherches la signification, par exemple, ontologie, dialectique, etc, quitte à les écrire sur un bout de papier et l’avoir sous les yeux, ça aide grandement.


    • A CBeslay

      Alors, sans vouloir faire l’intéressant, je dois dire que je comprends beaucoup mieux Cousin depuis que j’ai lu le Capital Livre I.

      Un peu dur au (tout) début Marx, mais on se fait vite au style et aux concepts, qu’il reprend tout au long de l’ouvrage pour les pousser et les approfondir (bref, de la pédagogie avant l’heure).

      Et en plus, Marx est très drôle (si si), et nous apprend énormément de choses sur la phase d’installation du capitalisme en Europe (en Angleterre surtout) : c’est édifiant !

      C’est Cousin qui m’a donné envie de le lire, ça tombe bien.

      J’imagine que ça s’éclaircit encore en lisant Engels, Rosa Luxembourg etc.

      J’aime bien Cousin, l’orateur-conteur-passeur. Je regrette simplement que de temps en temps il fait les mêmes réponses à des questions différentes, sans répondre concrètement à celle qui lui ait posée sur le moment ...


    • #1487671

      Pour comprendre ça y’a un passage obligé : regarder le film "L’aventure c’est l’aventure" surtout le passage sur Staline qui roule en Ferrari.


    • Regarde l’introduction du film "Les Dieux sont tombés sur la tête", c’est une belle illustration pour commencer.
      https://www.youtube.com/watch?v=z4z...


    • @Chevalier Lefebvriste
      Son "Dieu" me paraît un peu fort, il ne fait que citer sa source principale qui est selon lui la critique le plus aboutie et définitive de l’économie politique. Il le reconnaît en temps qu’homme avec toutes ses faiblesses notamment sur son enfant adultérin ou avec certaines de ses incohérences sur le plan analytique (cf. la dernière video en ligne par Bhû sur youtube).


    • Je pense que tu te laisses impressionner par des mots isolés, essaie plutôt de comprendre la globalité du propos et ça coule de source en vrai, je ne lis pas de bouquins et j’ai qu’un bac Hostellerie et pourtant tout cela me parle de façon assez intuitive, et puis si vraiment tu butes, il y a le dictionnaire, quant à la notion de génie, je pense qu’elle est a éviter, parlons simplement de bon sens.


  • Mon questionnement sur vos commentaires : les communautés de l’Etre qui ne connaissaient que le sacral (immanent) et non le sacré (aliénatoire), ainsi dans ces communautés où "la spiritualité" du monde n’est qu’immanence avec le cosmos qui l’entoure, donc sans aucune médiation ni aliénation ; le questionnement serait que les humains composant ces communautés de l’Être, tiendraient, finalement ni plus ni moins leur forme d’Humanité [supérieure] (en opposition à la forme aliénée des sociétés de l’Avoir) d’une animalité première (puisque comme eux, les animaux s’entraident entre eux aussi, se maternent, s’éduquent, se battent puis se réconcilient mais ne dérivent pas vers des aliénations comme l’argent, le travail, etc) correspondant à l’état de nature chez tous les animaux. Ainsi, dans quelle mesure peut-on juger que l’état de nature qui a lui-même créé par l’entremise du saut qualitatif psychologique du cerveau humain, seul animal capable de créer, de développer ce fétichisme de la marchandise et par extension le satanisme du Capital (Wall Street était contenu dans le premier échange marchand chez l’humain), n’est pas la trajectoire historico-anthropologique logique d’un être avec ces capacités ci, puisque contenu dans son tréfonds car l’histoire vient de nous le démontrer avec preuves à l’appui (la trajectoire de notre espèce humaine vers les sociétés de l’avoir) ? Je ne valide pas bien sur notre société du spectacle et de l’esclavage. Et je suis en parfaite concordance avec monsieur cousin et ses illustres pionniers. Mais mon résonnement se porte clairement sur la capacité de l’Homme à changer son monde après la fin du Capital qui s’autodétruira par ses propres contradictions mais qui peut non seulement entrainer la fin de l’Humanité (trans-humanisme total), voir Fin du monde par saturations diverses dans notre environnement (pollutions, etc).

     

    • Pour michealPour essayer de poursuivre votre réfléxion.
      Voila ce que Monsieur couzin a dit en substance bien sur.

      il faut comprendre qu’il y a une division ternaire du processus d’émergence d’une réalité et de son solutionnement

      Le temps historique a 3 phases selon Hegel

      - l’en soi ( thèse) : les communauté primordial : le communisme primitif : c’est un en soi car il est inaccomplie car il est local il n’a pas sa dialectique d’université : cela va être le facteur explicative de l’émergence de l’échange.
      Cette en soi va a partir de ce qui constitue sa positivité et sa négativité produire un travaille du négative qui va faire émerger l’échange , l’argent : tout ce processus en développent va donner qua un moment donné nous auront le capital en mouvement d’abord en phase de domination formel ( ou il en dominera que formellement la société) puis a partir des année 1910 de domination réalisé ou le capital devient le capital de l’économie monde : au bout de cela nous avons la crise terminal

      - le pour soi ( anti thése) : tout le développement aliénatoire du développement du capital : qui est le pour soi des contradiction entre communauté et localité ce communisme incomplet.

      - le pour soi revenu a soi ( synthèse) : le renversement de l’odre capitaliste par l’auto mouvement révolutionnaire de l’auto abolition du prolétariat qui est le retour a soi mais c’est le retour a sois comme forme accompli : on ne retourne pas au communisme primitive mais cette fois ci a la communauté non plus clivé dans le local mais universalisé.


    • "Mais mon résonnement se porte clairement sur la capacité de l’Homme à changer son monde après la fin du Capital qui s’autodétruira par ses propres contradictions mais qui peut non seulement entrainer la fin de l’Humanité (trans-humanisme total), voir Fin du monde par saturations diverses dans notre environnement (pollutions, etc)."

      L’Homme informé doit se changer lui même en tant individu conscient et se tenir à l’écart de toute aliénation dans son sphère environnemental. Le monde est une construction maconico-religieuse qui n’a rien à voir dans les communautés traditionnelles de l’Etre, car dans ces communautés le mot "monde" n’existe pas. Comme disait Francis Cousin l’Homme n’a pas besoin d’attendre la fin du Capital mais doit être au devant de lui pour lui faire barrière.

      Cordialement.


    • @matt je te remercie, pour continuer ma réflexion suite à tes commentaires :
      J’ai bien saisi que les communauté de l’être n’étant pas universelle il faut non
      pas retourner à ces formes de communautés mais bien en créer une qui sera
      Universelle mais avec le même fondement. Donc tout se passera dans le cerveau
      des humaines qui la composeront après la fin du Capital. Mais cette fin programmée
      n’est pas à attendre bêtement, il faut la devancer, il faut être cette taupe qui creuse les
      idées et qui fait ce passage de temoins, des sursauts de jalons de consciences fertiles...
      Mais c’est bien là où je voulais en venir finalement car pour que cette universalité prenne forme
      il faudra qu’elle soit dans les cerveaux de Tous les humains qui composeront cette communauté universelle de l’être sans retour à l’avoir. C’est ce moment critique et libératoire qui pose question.
      Detruit les immondis du Capital, reconstruire nos villes, nos vies sur un nouveau modèle non aliéné semble à la foi vraiment la vérité absolue et le sens de la vie humaine mais à la fois aussi une véritable lutte qui même après la crise terminale du Capital, ne paraît pas une garantie de victoire pour retrouver notre être générique dans le cosmos universel, de part les disparités des niveaux de conscience des êtres humains, si disparate qu’on pourrait toujours imaginer y voir de telles écarts entre eux à ce niveau là même après la fin du Capital. Ces écarts pouvant intrinsèquement conduire à de nouvelles aliénations et à une nouvelle forme d’assujettissement de l’être contre l’avoir. Des êtres contre d’autres êtres au final. Cordialement.


    • @michael

      Je suis tout à fait d’accord avec toi, lorsque qu’on essaye de poser concrètement les possibilités dans le réel cela devient beaucoup plus ardu !!!
      Mais je pense que Monsieur Couzin lui ne se pose même pas ce type de questions.
      Il croit à la détermination historique« ce qui est ne pouvait pas ne pas être. » Toute sa vison du monde est vue à travers le prisme hégélien.

      De Bordiga disait " Il existe deux grandes conceptions opposées de l’histoire ;
      - la première, grande parce qu’ancienne, est très répandue et a la vie dure : pour elle le « facteur déterminant » de l’histoire réside dans la soif de domination, dans la volonté du pouvoir, dans l’initiative, la volonté, l’élan de héros, de chefs, de groupes, qui se lancent dans la bataille pour pouvoir porter à leurs lèvres avides la coupe qui apaisera cette soif ardente de domination.

      - La deuxième conception, c’est la nôtre, à nous marxistes. Choisissons-en chez Engels une des formulations les plus denses et les plus claires : « Selon la conception matérialiste, le facteur déterminant, en dernier ressort, dans l’histoire, c’est la production et la reproduction de la vie immédiate »

      Couzin pense que les phénomènes ne son que l’expression du développement nécessaire des forces productives de l’histoire et qu’il y a une dialectique historique en mouvement. Pour lui cette dialectique pose la problématique des nécessités : c’est à dire que le devenir de l’histoire est un irrépressible mouvement où nous avons notre place car le déterminisme n’est pas une passivité mais une auto activité une intellection de la nécessité.

      Rajoute à ça la triade dialectique du processus d’émergence d’une réalité et de son solutionnement et tu as une pensée qui pense avoir Tout compris et qui peut tout anticiper. Donc pas besoin d’aller dans le détail...

      Si tu veux une personne qui peut te répondre je te conseille d’aller voir sur yt :Spinoza à Paris 8 - Frédéric LORDON 12 novembre 2015. Si tu arrives à pénétrer sa pensée tu verras que sa théorie contre dit certes Couzin mais bcp de parallèle sont possibles entre les deux au final et surtout il répond de manière plus précise a tes questionnements sur les après du Capital...
      Tu m’en diras des nouvelles. Cordialement


    • c’est vrai que sur la problématique de la communauté de l’être il y a une formulation chez Cousin qui n’a rien de dialectique, on passerait d’un coup de baguette magique du sacral à la division aliénatoire du sacré/profane. pourquoi ne pas plutôt considérer l’émergence du profane comme une histoire de la dégénérescence du sacré. le sacral n’étant que le sacré vu comme totalité. ce concept de sacral n’apporte rien.
      la vraie question du retournement dialectique se pose alors plus facilement : quel est la cause première de l’inversion ? quel est l’élémént perturbateur qui va historiquement entamer le sacré en tant que totalité ?
      ma réponse est :le pouvoir de la force brute animale : l’archos violent, le type qui te fout son poing dans la gueule en piétinant les règles : il transgresse l’harmonie sacrée mais n’en subit aucune retombée.
      Toute la thématique sociale de la tradition humaine tourne autour du guerrier et du prêtre (opposition ,collusion). que la division sociale (spécialisation du travail) soit tripartite (indo européenne) ou quadripartite (Indienne) la problématique première est ce rapport conflictuel de domination clergé/guerrier, soit un dévevoppement dialectique sacré/profane
      ce qui est très drôle d’ailleurs c’est que Cousin se rend compte de la contradiction quand il parle de la future fédération universelle des communautés de l’être (grâce à internet, ce qui est encore plus drôle).
      Eh oui, une communauté EXIGE que les gens se connaissent or pratiquement, dépasser la centaine d’individus dans une communauté rend la chose matériellement et psychologiquement impossible. nous serons donc condamnés à concillier, à fédérer différentes communautés pour éviter les conflits entre elles. Donc rien de nouveau sous le soleil et on n’est est encore bien loin de la fin de l’histoire.
      méfiez vous, la théorie est une chose mais le concret c’est quand même la base, c’est la thèorie qui doit s’adapter au concret et non le contraire


  • Personnellement je comprends très bien ce qu’exprime ici Francis Cousin, et j’adhère pleinement à la compréhension qu’il a pu tirer de ses lectures.
    J’ai également la même perception du fait que le pouvoir et l’argent (qui n’est qu’un moyen du domination du pouvoir) ne peuvent que mener une civilisation à dégénérer, et sont un frein à l’évolution humaine ainsi qu’à son intégration harmonieuse dans la diversité du vivant, ô combien complexe, que notre planète abrite.


  • Ce type est génial. Il est tellement neuf pour moi. Il est difficile au début, faut écouter, ré-écouter, mais c’est juste génial, vrai, juste. Un jour, peut-être, je lirai Marx grâce à lui


  • Superbe relais de la critique de Marx. A celui qui prend la peine, la compréhension globale n’est pas loin...


  • #1487411

    Fêtons la tristesse, voulez-vous M. Cousin ; que revienne la joie.


  • j’adore vraiment Monsieur Couzin, je pense que l’outil marxien est très percutant mais hélas un peu réducteur..

    J’ai pratiquement fiché tous ses passages pour bien m’ imprégner de tous les concepts qu’il développe.. j’ai fini par lui envoyer un mail, il m’a gentiment répondu et ma même rajouté des documents pour compléter mes connaissances, il est vraiment au top !!!!!

    je conseille à tout le monde pour avoir une autre version de l’état et de la monnaie de lire : Genèse de l’Etat et genèse de la monnaie : le modèle de la potentia multitudinis
    André Orléan, Frédéric Lordon ( 27 pages on trouve ça sur google) et de regarder la vidéo sur yt : Lordon spinoza paris 8

    Personnage qui n’a pas du tout les mémes idées que moi mais qui est très intelligent.

    Un débat Couzin vs Lordon ça serait vraiment super !!!!!!!


  • Lumineux. Merci.


  • Très intéressant ce Francis Cousin.
    Après je reste dubitatif par rapport à ses intentions. Il est dans une critique tellement radicale de notre monde, qu’il te donne envie de ne surtout pas chercher à le faire évoluer, d’attendre car de toute manière ce qui doit arriver arrivera.
    Il me fait penser, avec une approche différente, à Pierre Hillard.
    C’est la toute puissance de l’intellect, qui débouche sur...rien.
    Toute tentative de faire évoluer son environnement, sans abollition du salariat et de l’argent, n’est qu’une voie de garage, donc n’a aucun intérêt.
    J’aurais aimé avoir son avis sur les initiatives de E&R : maison d’édition, parti politique, ferme, économie solidaire...

     

    • Ré-écoutez-le, je ne l’ai jamais entendu dire qu’il ne fallait rien faire, encore moins que les choses changeront sans que l’humain fasse quoique ce soit.


    • #1487494

      Concernant les initiatives (ER et autres), il te répondrait que tu peux bien faire ce que tu veux si ça t’amuse, bien, ce ne sera pas mauvais en soi.
      Mais le combat à mener n’est pas là, l’émancipation de l’humanité par l’abolition de l’argent et l’auto abolition du prolétariat ne dépendent pas de combien de livres sont lus, de combien d’initiatives de gestion de crise sont mises en place ou de combien de fermes auto suffisantes sont construites.
      "Que tout cela se fasse à la marge si les gens le veulent, bien, mais en dernière instance, rien de tout ça n’emmerde le Capital"

      C’est pas le termes exacts mais M.Cousin s’exprime en ces mots sur ce genre d’initiatives.


    • #1487528

      D’après le peu que j’ai compris, quand le capitalisme sera complètement hégémonique, ou il ne restera plus rien de gratuit, ou tout aura été conquis jusqu’au corps et consciences, tout le système s’effondrera comme un gigantesque château de carte, parce que le capitalisme est un processus d’auto abolition, le capitalisme se tue lui même, sous le poids des ses contradictions, qui deviennent de plus en plus impossibles à surmonter.
      On ne voit pas encore ce qui va remplacer, mais comme l’univers entier se trouve en perpétuel devenir (Héraclite), au fur et à mesure que la merde marchande s’auto abolie, d’autres possibles se font jour, ce n’est pas un processus clé en main, comme on a trop l’habitude de le concevoir dans ce système, mais des possibles qui peu à peu émergent.


    • #1487636

      Rome*

      N’oublie pas que le système ne tient plus que grâce au crédit, c’est à dire la confiance.
      Pourquoi le crédit, parce que le capitalisme ne trouve plus de réel secteur de valorisation, sans la bourse,le système serait déjà mort.


    • #1487852

      Tout ça sera un long processus. La révolution je n’y crois plus personnellement. La révolution, c’est "un truc de messianiste", de gens qui ont laissé la sacralité de côté. Il faut prendre son mal en patience.


  • J’en reste bouche bée, il vient de m’ouvrir les yeux sur un instinct que j’avais (je me disais souvent -intérieurement-"j’aurais préféré vivre 30 ans en communauté avec peaux de bètes, feu, chasse, cueillette, petits groupes, liberté, nature, bastons que 80 ans à vivre dans cette société de salariat, contrats, impôts, justificatifs, assurances, immigration, dragouille, relations d’interets etc... toute cette merde").

    Merci beaucoup, j’ai compris un truc profond après ça.


  • "qui aime l’humain, qui aime la vie"

    Je vous invite à revisiter cette magnifique lettre de Max Lévy qui doit pouvoir se trouver sur le site.


  • #1487464

    Intéressant Cousin car il décoiffe, mais...il veut du chimiquement pur à réintégrer dans une société qui a muté ; il oublie le darwinisme social, ou religieux, ou identitaire, lesquels sont des marqueurs profonds qui renaissent perpétuellement. Il s abrite dans le logiciel de Marx qui reste le modèle absolu de la lutte des classes, lesquelles perdurent. Il fait dire à Marx des choses qu il n a pas théorisé, sauf par le stade du communisme qui n a jamais existé, car tué dans l oeuf. C est à cette question à laquelle il ne répond pas car il reste au stade de projet n ayant jamais existé. Il est trop péremptoire et ne débat pas. Il assène des vérités comme on débite de la viande hachée ; manque la contradiction. Il a une vue systémique chimiquement pur laquelle est presque religieuse car non démontrée, non aboutit. Il y a eu beaucoup de philosophes en France et en Allemagne au service de l’émancipation. Le problème si l on fait un sondage c’ est de synthétiser ce que veulent les gens pour le jouer collectif. Il n y a pas à sortir de là. Un processus démocratique réellement dynamique débouche sur des institutions, des Lois reconnues et des règles admises. Car il faut organiser la Cité. En outre, les gens sont soit individualistes soit dans le partage solidaire mais qui l’emporte au final ? Les systèmes politiques expérimentés ont échoués, car les hommes trichent, par des nomenklaturas. Sinon ce c’est l exploitation par un système prédateur économique et financier qui creuse sans fin la domestication et l’aliénation par une soumission au système de domination. Herbert Marcuse parlait "d’esclaves sublimés" pour décrire le système capitaliste de consommation par l aliénation. Ses références aux modes tribales des populations arriérées ne sont pas des garanties d émancipation avérées. Ils sont représentatifs d’un stade de développement c est tout . Les us et coutumes qui forment l anthropologie des civilisations sont toujours en mouvement. Il a les idées qui fument mais ça manque de programmation. On reste sur sa faim. Il aurait fait un tabac dans les scénarios des Nuits debouts. Il ne délivre pas du concret, il n expérimente pas. Il est dans des voeux pieux tel un prophète matérialiste. Mais il apporte sa pierre avec un travail de fourmi aux desseins mal définis non testés et.. approuvés.
    Comme beaucoup il est sérieux dans le diagnostic des causes, opposant une autre politique, sans Etat, sans échanges, c est vague. Dommage et bonne chance.

     

    • #1487529

      Il propose de détruire l’ancien monde sans rien proposer au nouveau, c’est "insuffisant" Mr Cousin comme aiment à notifier certains instituteurs.

      Je note sa conviction cependant quand il déclare que militer sert "à laisser des traces" dans les esprits pour augmenter à terme le niveau de conscientisation des gens.


    • "Dany romantique"

      A vous lire j’ai l’impression que vous n’avez pas compris Francis Cousin et aussi mois les communautés traditionnelles. Vous parlez des programmations, d’expérimentation, des lois etc...
      Je vous informe au passage que la connaissance/science NORMATIVE fait de vous l’esclave à la charge du système. A l’école par exemple on nous apprend ce que nous devrons comprendre mais JAMAIS ce que nous ne devons pas comprendre. Dans les communautés traditionnelles "on" ne définit pas comment faire, "on" ne programme rien, "on" ne vote pas des lois, "on" FAIT quand la nécessite oblige. C’est dans un système qu’on a besoin de définir des choses et la relation entre elles.

      Cordialement.


    • @Andréas,
      Dany n’a pas tort sur le fond, Cousin est un intello qui fait de la philo, il est brillant dans l’analyse, la théorie est bien huilée quitte de temps en temps à tordre quelque peu le coup à la réalité. mais sur la prospective, sa communauté de l’ être est un véritable charabia pseudo religieux, j’ai essayé de discuter avec son "disciple bhu, impossible d’en tirer autre chose que des citations de leurs livres saints. donc d’accord pour l’analyse, d’accord pour le repartir à zéro, le refus de la marchandise et de l’état, mais pour le reste, ce délire sur une communauté de l’être sans culture sans art sans liens de parenté, sans hierarchie naturelle sans morale, sans aucune structure mais universelle et en jouissance permanente du non agir, cela commence à me faire penser à un nouveau trip new age avec gourou et non-pensée unique obligatoire.
      tout ça est trop loin du concret et du prolo. je pense que Cousin devrait venir faire un petit tour en jungle avec moi et quelques autochtones au jus ; quelques semaines avec juste sa bite et son couteau pour redescendre un peu dans le concret, . Sans expérience et savoir transmis (culture) la pure jouissance de l’ être ça ne remplit pas le ventre. même si tu baises à couilles rabattues devant un sublime coucher de soleil.


  • Ce type est un poète !
    du Léo Ferré.
    ca semble " imbitable"...
    mais c’est absolument lumineux.


  • " En 40 ans, je n´ai connu personne qui a lu Marx. " Si Francis, moi. Et c´est à cause de toi. Le pavé Le Capital devrait être dans les lectures obligatoires à l´école, mais le capital n´a pas intérêt à ce qu´on lise Le Capital, pourtant aussi simple à comprendre que long à lire. On entre dans Le Capital gentiment, puis ca s´accélère comme un torrent descriptif du monde industriel de l´Angleterre du XIXe siècle, pire que n´importe quel film d´horreur.
    Pour les autres livres, plus court, faut s´armer de patience, c´est pas simple.
    " Marx est l´homme le plus falsifié. " Avec Hitler. Quand même. Et Jésus.

    Je vais tenter Hegel, comme il paraìt qu´à l´instar de Marx il faut le lire.

    J´aimerais bien que Francis Cousin dise ce qu´il pense des antifas.

    Francis Cousin c´est dans le top du top de la " dissidence ". Au même niveau que Pierre Hillard, qui lui fait une lecture chrétienne. Après avoir rencontré ces deux-là, on se met à douter de tout ce qu´on a avalé, de travers. On se sent moins con.
    Et très con aussi.


  • Francis Cousin est mon seul philosophe préféré. Ecouter cet homme pour moi c’est une jouissance orgasmique intellectuelle. Comme il le dit, dans les entités traditionnelles il n’ya pas de "JE" mais il ya de "NOUS" et de "VOUS". Dans les entités traditionnelles africaines par exemple une personne(naturelle) représente son groupe ethnique traditionel. Quand elle va visiter ou rencontre une personne d’un autre groupe ethnique traditionel, celle-ci le salue comme suit : "Comment allez-vous ?" Ce "Vous" indique son appartenance à un groupe ethnique traditionel (un village par ex). Cette dernière repond : "Nous allons bien sauf que x ou y est malade". Dans ces genres de groupe, il n’ya pas aussi le mot comme "Mon" qui fait reference à l’AVOIR. Ces communautés n’ont pas besoin des LOIS, car celles-ci sont érigées contre l’Humain. Dans le monde, il n’ya vraiment pas de DROIT(pour les humains), il y a seulement la régularisation de la VIOLENCE conte l’Humain cachée sous la notion de droit. L’etat crée des lois pour nous persécuter pas pour nous couvrir, car nous n’avons pas besoin des lois et de l’etat pour vivre en PAIX. Pour en finir je dis : Si l’etat et la democratie etaient démocratiques, il n’ y aurait pas de guerres, car NOUS allons JAMAIS voter pour des guerres.

    Cordialement.

     


    • nous n’avons pas besoin des lois et de l’etat pour vivre en PAIX



      entièrement d’accord, mais nous avons besoin d’un lien social (au moins un langage), des usages,une morale, une stabilité, une harmonie construite, donc des structures transmissibles sous forme de connaissance ou de tradition.
      exemple simple : qu’est ce que tu fais de tes morts dans la communauté de l’être ? car si tu t’en occupes cela s’appelle un rituel et selon Cousin le rite aussi est aliénatoire
      Le communisme primal de Cousin est donc purement une vue de l’esprit.
      la jouissance permanente ne peut exister car l’humain comme l’animal est changeant,(il suffit d’un furoncle mal placé).
      L’harmonie entre les individus sera toujours en contradiction avec les affects et les particularités psychologiques.
      De plus, penser la fin de l’histoire dans le temps T du grand chaos est utopique,
      les 95% du temps de l’humanité du communisme primitif ont été une lente évolution, ce n’est pas un moment statique de l’histoire pas plus que ne le serait son communisme universel. une communauté de l’être qui apparaitrait du jour au lendemain alors qu’elle sera formée d’individus plus ou moins désaliénés par le chaos de l’effondrement capitalistique et surtout avec une mémoire, et ajoutez-y : pas de culture, pas d’art, pas de morale, pas de philosophie (pas de sagesse) pas de spiritualité, pas de connaissance transmissible etc) cela me semble une parfaite utopie.
      Ce monde il faudra le construire dans le concret , il ne nous tombera pas tout cuit du ciel tel un paradis terrestre.


  • A l’oral, je trouve Francis Cousin très clair. A l’écrit, il faut un peu s’habituer, mais on s’y fait très vite.
    Sa pensée, c’est de la radicalité incendiaire : on prend de la hauteur, puis encore de la hauteur, puis encore... et finalement le paysage s’ouvre sur un espace infini qu’on portait en soi de toute éternité.
    C’est tout l’inverse de la pensée moderne qui est purement analytique et se cantonne à des petites portions de réel, sans jamais retrouver le souffle des grands espaces. On voit tout par le petit bout de la lorgnette actuellement, et donc on ne voit plus rien du tout.
    Sur Jésus, les attentats, les zombies déambulatoires que nous sommes, etc., cette pensée vise juste à chaque fois. C’est solaire.
    A tel point qu’on en vient, par la suite, à avoir du mal à discuter avec certaines personnes qui n’ont aucune hauteur de pensée et sont à des années-lumières de comprendre le paradigme dans lequel nous sommes. Exemple : série d’attentats truc machin chose : les gens seront dans l’émotionnel, mais JAMAIS ils n’auront la vision large des choses. Ca donne parfois le vertige.

     

  • #1487510

    Les présocratiques, se mettent à interroger le sens de leur vie, à partir du moment, ou leur être générique, se sépare du tout du monde, par le processus civilisationnel du culte de l’argent.
    La conscience malheureuse, sent instinctivement que quelque chose de son être a été brisé.
    Ha Francis comme tout ce qui est limpide, ça implique en arrière plan, un travail énorme.


  • Des événements cosmiques vont aider à accélérer ce chaos gigantesque qu’évoque Francis Cousin. Chaos en route, déjà bien visible dans notre pays et à l’échelle planétaire.

    La civilisation matérialiste et orgueilleuse disparaîtra dans un feu purificateur : chute de cette nouvelle babylone des temps dits « à la mode ». Elle n’aura été depuis la Renaissance qu’une anomalie, tentative avortée talmudo-protestante sionisante de contenir l’ETRE dans l’Avoir marchandisé.

    Les survivants devront recommencer sur de nouvelles bases, plus humbles, valeurs dont parlent Francis Cousin : humilité, humus, Homme universel étym. unus versus retour vers l’UN. Le terme versus est à rapprocher du ....Verseau.

    Marx a développé et expliqué ce que Jésus lui-même exprimait simplement (Paraboles) et par un enseignement gnostique pour ceux qui pouvait comprendre.

    Sa Passion est une montée de sève érotique de l’Esprit, une ferveur - étym. = ardeur, feu, une extase mystique analogue à celle du corps sur le plan de la jouissance physique. Cette passion nous l’éprouvons chacun.

    Ce chaos est le mouvement de l’ÊTRE pour achever la fin du cycle et enclencher ledébut du suivant. Nous sommes en chacun dans nos existences particulière et dans nos profondeurs. l’ÊTRE. Nous le sommes dans nos consciences et sur le plan collectif, quelles que soient nos idées politiques. La décadence porte en germe le nouveau, car, par sa puissance de feu, elle permet de discerner, rendre évident le chemin qu’il ne faut pas prendre et donc, un autre à défricher. Elle fait naître les Veilleurs que nous sommes, des bâtisseurs.

    L’univers holistique est rempli de feu. Le soleil incandescent, chaque étoile luit de son propre feu. Le centre de notre planète est un magma incandescent. Chaque volcan est une image puissante du caractère de la puissance cosmique. Il est un Vésuve de bonté, de vie et d’énergie dont la puissance érotique est de même nature que celle de l’Homme en rapport au Féminin de l’ÉTRE, sa Mère des profondeurs. La femme au Masculin de l’ETRE. Il y a de l’inaccompli en devenir, les Ténèbres de l’inconscient à éclairer.

    Le Capital est l’obstacle à s’affranchir. pour que justement ces Ténèbres puissent être éclairées.

    L’exacerbation des violences urbaines et le terrorisme émanent de la poussée cosmique notamment celles des forces de division du Satan .

    Ne vivons nous pas dès lors un processus alchimique de portée planétaire ?


  • Ce qui se passe, ce que nous vivons est décidé par une oligarchie puissante, rien n’est fortuit.
    Marx avait prévu beaucoup des évolutions que nous avons connues, que nous connaissons et que nous allons connaître.
    Ne peut-on pas alors penser que ce sont les analyses et les prévisions de Karl qui ont inspiré les puissants de l’histoire post Marx, et que grande est sa responsabilité dans la situation actuelle et dans son évolution catastrophique ?

     

  • Francis Cousin est un "professeur", mais pas au sens narcissique scolaire et universitaire. Pour bien le comprendre, j’enregistre ses conférences et je les écoute en voiture, au travail, en promenade, avec des écouteurs. Ca demande du temps, c’est un temps nécessaire pour comprendre et intégrer la méthode dialectique à notre pensée personnelle. D’un côté, il y a des moments merveilleux où, comme avec Alain ou Dieudo, tu comprends mieux le monde dans lequel tu vis, tu ris même, et c’est agréable et lumineux ; de l’autre, il y a encore une dimension cachée, où tu prends encore un degré - voire plusieurs - de recul supplémentaire, lorsque tu réalises avec Marx, Debord et Orwell, que ton pays, ta religion, et même les syndicats de travailleurs, ne sont que des formes utilisées par le Capital en domination "formelle", qui dévore tout. Conclusion, notre "résistance" par l’orgueil national, notre fierté culturelle, notre foi religieuse, les luttes ouvrières violentes, les grèves, les manifestations ou même le survivalisme isolationniste sont toutes des tentatives vouées à accompagner le capital, au même titre que le terrorisme - étatique par nature, l’antiracisme, l’antifascisme. La seule différence, c’est que tu l’accompagnes en lui résistant au lieu de le pousser dans le dos. Et ça, ça fait mal de le comprendre. Alors tu deviens humble comme l’est Cousin, et comme il l’explique au début de cette émission. Tout comme il demande à ne pas être applaudi à la fin de ses conférences. Tu sais que tu portes seulement les aspirations profondes de l’humanité toute entière dans sa résistance à l’oppression, et que ce n’est pas toi avec ton ego qui renversera et changera l’humanité. Ni Marx, ni Cousin. Ni Poutine, ni Chavez. Ni Dieudo, ni Alain. Mais dans un grand mouvement d’effondrement général et forcément mondial. Et c’est pas pour demain. Mais on participe tous, à notre niveau au grand mouvement historique. Et bravo à l’équipe de l’heure la plus sombre pour ce travail.


  • Voici d’ailleurs la video de promotion de son dernier livre :
    « Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers »
    ça donne envie de le lire.
    https://www.youtube.com/watch?v=u5L...


  • Au font Marx et le marxisme n’ a pas changer, il est parfais dans la critique du Capital et complètement archaïque dans les solutions. L’ Argent, n’ est il pas un produit des échanges sociaux, donc un élément clef du dialogue social entre les Hommes ? Lénine l’ avais compris a ses dépends pendant la Révolution Bolchevique. En plus, il y a des constance anthropologique chez l’ Homme encore au 21 ème siècle. Comment est ce possible que l’ Esclavagisme Antique, le Féodalisme et le Capitalisme ne soient que des périodes-étape vers la communauté "primitive" universelle alors que les fondements de la communauté primitive pré-Antique sont encore présent dans nos Etats-nation moderne ?

     

    • non l’argent n’est pas une nécéssité dans l’échange. de plus un échange est simplement une forme de relation sociale. les productions peuvent se partager sans échange mais une communauté ne peut perdurer sans relations sociales. Dans une communauté on peut très bien se passer d’échanges marchands fondés sur une réciprocité de valeurs matérielles, mais pas de relations sociales fondées sur des valeurs humaines. le don /contre don en est un parfait exemple.
      en fait l’échange marchand crée infiniment plus de conflits qu’il n’en résout.
      plus simplement c’est plus efficace de partager selon des valeurs humaines que sur des considérations pseudo mathématiques.


  • #1487592

    Pardon, Monsieur Cousin, vous n’êtes pas le seul à avoir lu Marx : j’ai lu la dissertation doctorale, les Manuscrits de 44, L’Idéologie allemande, Misère de la Philosophie, La Sainte Famille, les trois volumes du Capital, et toute une série de textes plus courts, ainsi que de la correspondance.

    Je ne pense pas que Marx ait tout vu et tout compris. Marx n’est pas un fétiche.


  • Très bon comme d’habitude Francis Cousin dans sa critique radicale et sans concession.
    Néanmoins une question m’interpelle. Pourquoi sa radicalité ne le pousserait-il pas à aller au bout de sa logique en dispensant ses philo-analyses, par le biais de son cabinet et de ses conférences, de manière gratuite (ou participative, par un système de don totalement libre) ? J’avoue que ses séances à 85 euros l’heure me laissent un peu perplexe. Alors oui il faut bien bouffer certes. Mais F. Cousin est d’une radicalité telle dans sa critique du capital et du spectacle de la marchandise qu’une telle manière de procéder (et pour quelle type de clientèle ??) me pose des questions...
    Ce soulèvement et cette prise de conscience prolétaire qu’il appelle de ses vœux (ou plutôt qui arrivera forcément d’une manière ou d’une autre) n’aurait-elle pas besoin justement, elle, d’une main tendue, d’un marche pied plus accessible, pour une rayonnement plus large et non (sinon moins) marchand de ses brillantes analyses ?
    J’y vois là peut-être une contradiction...

     

    • On peut imaginer que FC répondrait que cet aménagement de ses tarifs ne serait que du proudhonisme ... et surtout que sa philo-analyse sera devenue inutile quand reviendra une communauté de l’être ...
      Peut-être pratique-t-il déjà ces aménagements au cas par cas, cela n’est pas indiqué d’emblée sur un site commercial.
      Enfin il faut noter que FC nous dispense à tous, nous sommes des dizaines de milliers, ses conférences magnifiques GRACIEUSEMENT, ce, en outre, presque chaque semaine sur abonnement (YT- Bhû). Elles représentent des heures de travail.
      Qu’il en soit remercié.


    • le problème n’est même pas là, c’est le principe même de la philo-analyse qui est une supercherie marchande. Cousin a des limites (comme tout être fini) et sa philo analyse en est la justification.
      la Philo analyse fonctionne sur exactement le même principe que la charlatanerie Freudienne : vous remplacez juste la névrose par l’aliénation de la marchandise et vous avez la même supercherie et la même pseudo thérapeutique : penser que quand on a exprimé son mal être on est guéri. c’est tout autant idéologique et tout autant inefficace que la psychanalyse Freudienne (et cela se paie donc en cash puisque c’est le même paradigme : la rétribution participe de la thérapeutique : elle est pas belle la vie ?)


    • @Paramesh : je ne connais pas la méthode philo-analytique de F. Cousin, sinon par l un de ses commentaires concernant un pianiste de renom de ses patients : " Il avait cessé de jouer (car de facon compensatoire à un vide immense), il reprit ensuite pour exprimer enfin une plénitude." Soit.
      Il est partout de bon ton dans la dissidence de critiquer la psychanalyse ou meme la psychothérapie. Il est certain que les charlatans et prédateurs y sont légions d une part, et surtout que nombre de "patients" s’installent dans la névrose ou la phobie qui procurent souvent bien des bénéfices secondaires dont ils ne veulent pas se passer, ca n est pas Molière qui me contredira. Très peu de thérapeutes ont la décence alors de renvoyer carrément le patient jusqu à "maturité réelle," mais certains le font. Sans parler des "cellules psychologiques" à toutes les sauces, dont le mystère fonctionnarisé ajoute plutot à la confusion.
      Ceci posé, l honneteté intellectuelle m’oblige à témoigner de cas concrets, tant de proches que d amis thérapeutes, 2 ou 3, mais avec des résultats véritablement patents, surtout chez des sujets plutot jeunes ou des enfants dont la simple expression verbalisée du malaise ne pouvait en aucun cas suffire à la guérison ou quasi. Pour eux, l’impossible est devenu ou redevenu possible.
      On pourrait encore citer le travail très fin en la matière de Marie de Hennezel.
      Pardonnez -moi mais la condamnation absolue et générale de cette discipline relève de l’ignorance ou d une approche très superficielle.
      Encore une fois, je ne peux parler de FC dans ce domaine.
      Bien à vous.


    • Ce n’est pas parce qu’on guérit que cela est dû obligatoirement au médicament du médecin.
      il arrive parfois que parler suffise à sortir d’un mal être , donc autant aller voir un prêtre, c’est gratuit.
      Mais là n’est même pas le problème. Cousin utilise techniquement la même théorie que Freud or Freud n’a jamais guéri personne, au contraire. la psychanalyse n’a aucune obligation de résultat et pourtant c’est un pur contrat marchand (la gratuité n’est pas thérapeutique). ces deux propositions vous montrent la supercherie de la chose. c’est un échange marchand frauduleux puisque l’efficacité thérapeutique n’est ni universellement efficace,ni prônée ni prouvée rationnellement ; par contre le payement est concret et obligatoire.
      alors après que quelques zozos s’en portent mieux, cela tient plus de la magie (qui ne fonctionne que si on y croit) que de la pensée rationnelle.
      Et si j’en parle c’est que j’ai poussé le vice jusqu’à entrer en analyse (j’ai pas tenu plus d’un an tellement je m’emmerdais)


  • Trèèèèèès en forme le Francis sur cette intervention.
    Concis, précis, vivant, en vérité.
    En moins d’une heure, il fait le procès parfait du Capital.

    Regarde Nanard, c’est ça un philosophe.


  • Excellent Francis Cousin, comme d’habitude... En revanche, le sac de Rome par Alaric a eu lieu en 410 et non en 436. Mais bon, ce n’est qu’un détail par rapport au fond passionnant des explications de M. Cousin.


  • #1487646

    Monsieur cousin a tout compris ,revenir aux communautés paléolithique est la solution et je n’en vois pas d’autres ,merci pour cette belle émission et musique.


  • Merci ! Mille fois merci à E&R de m’avoir fait découvrir Francis Cousin


  • #1487697

    Très bien. Pour moi, on a deux problèmes :

    - l’usure à la base du capitalisme contre la laquelle le Christ nous avait prévenu, qui conduit à la domination de l’homme par l’homme et à la destruction de la planète ;

    - l’ego démesuré et fragmenté qui en est la conséquence, source de confusion et de peur, surtout en métropole occidentale, justement là où les forces de l’argent résident...


  • Soral dit " la gouvernance globale ou la révolte des nations " ;Cousin dit la nation c ’est mort , définitivement comme la politique . ..et donc il faut se battre classe contre classe , prolétariat mondial contre oligarchie .
    Belle logique du discours de Cousin ;mais , on se dit quand même :il doit y avoir un hic dans tout ça : ainsi Cousin ne récuse pas le progrès technique , comment donc concilie t il ce progrès avec la société sans argent, sans état ,sans salariat .N ’ y a t il pas dans le progrès technique le ver dans le fruit dont il parle "tout est toujours contenu dans le commencement , la rupture du couple était dans le premier baiser . . .l ’ usure dans l ’ argent . . . " ?

     

    • Il aborde cette question dans la vidéo suivante :
      https://www.youtube.com/watch?v=Pmq...
      Cordialement,


    • #1487785

      Quand un bon père de famille voit sa fin proche, il met de l’ordre dans ses affaires et peut mourir et reposer en paix.

      Comment donner un baiser de la paix à celui qui ne te fait pas face ?

      Méfions nous toujours d’un d’homme qui t’aborde par derrière, il se met dans la position de donner alors qu’il représente un mort qui n’est pas en paix.


    • Exactement, je ne suis pas convaincu par tout ce que dit F Cousin malgré mon admiration pour la manière brillante dont il parle de Marx.
      C’est clair sur pleins de sujets, pourtant l’idée d’une synthèse qui serait un retour à la communauté de l’Etre me paraît utopiste. Sans parler de l’alliance d’un prolétariat mondial contre l’oligarchie mondialiste.
      Et surtout, si l’histoire ne "repasse pas les plats", comme il est souvent dit, les communautés de l’Etre, dans des temps primitifs, sont dépassées depuis longtemps. Elles ne repasserons pas ( selon cette logique).
      Le seul horizon reste un effondrement généralisé, mais cette fois, avec un degré de technologie jamais atteint, fort inquiétant niveau barbaries futures !
      Déprimant quand on pense à l’avenir de nos gosses...


  • Merci E&R de donner la parole à Francis Cousin. J’espère que vous le réinviterez !


  • Fatalisme et auto-mouvement : l’aboutissement logique des métaphysiques immanentistes.

    Francis Cousin méprise l’individu agissant, mais glorifie des mouvements collectifs conceptuels dont il croit voir les mouvements spontanés dans l’Histoire "les gens", "les prolétaires", "le peuple" comme autant de "surgissement" de la communauté de l’Être.

    Sa métaphysique est fausse, sa vision de l’Histoire aussi, et l’aboutissement de sa pensée "radicale" c’est de surtout ne rien faire en attendant la Révolution inévitable (la vraie ! Dont une abstraction pure qu’il appelle "le prolétariat international" sera chargée d’accomplir) : Or ça tombe bien, "la société du spectacle de la marchandise" nous offre tous les passe-temps (ou "médiations aliénatoires") possibles et imaginables pour prendre notre mal en patience...

    C’est évidemment un projet qui doit bien plaire aux jeunes gens féminisés et incapables des temps présents : "Ouf ! J’ai bien cru que j’allais devoir travailler pour changer les choses !"

     

    • Bonjour, pourriez-vous argumenter  : "Sa métaphysique est fausse, sa vision de l’Histoire aussi" ? c’est un peu juste.
      Ne constatons-nous pas dans de nombreux domaines de la vie que le phénomène de "maturation" est incontournable avant la réalisation (stades d’apprentissage dans l’enfance, deuil amoureux, deuil d’un proche, nouvelle page personnelle ...) ; Il n’est en tous cas "rien de constant que le changement", quoique l’homme fasse ou non (l’auto-mouvement du monde). Pour le Capital de même.
      Il faut concéder toutefois que l’articulation de FC concernant l’avènement du grand soir, le moment où les hommes détruiront "la merde du Capital" et les villes n’est pas claire compte-tenu du changement radical d’échelle de population considérée.


    • #1487858

      Je comprends ta frustration. Mais on travaille tous à changer les choses inconsciemment. Et au final, qu’appelle-t-on par travailler ? Et au bout du bout du raisonnement, est-ce écrit ?


    • Ce n’est à mon sens pas ce qu’il dit exactement : souvent il parle de jalons de conscience à poser afin de nous réintégrer à notre propre conscience cette longue histoire à laquelle il fait référence.
      Il pose comme condition afin de retrouver un monde humain de détruire l’argent et l’état et que c’est le but à avoir en tête.
      Son analyse est que tout partis politique, syndicats ou organisations religieuses conduira inévitablement au réaménagement de la Servitude et que dans une option radicale (de la racine/cause première) est que dans son optique cela est même contre productif.
      Il est donc cohérent dans son approche mais je conçois que cela puisse paraître extrême de prime abord.


    • Par ville je pense qu’il entend mégalopole où se cristallise une production tertiaire et aliénatoire.
      En effet la production agricole ou de vêtements par exemple est quasi nulle alors qu’elle est indispensable (répond à un besoin humain "légitime").



    • Bonjour, pourriez-vous argumenter : "Sa métaphysique est fausse, sa vision de l’Histoire aussi" ?



      Quelques pistes :

      L’immanentisme postule que l’univers est incréé, qu’il est le tout de l’être (contrairement à la conception monothéiste où l’univers est créé par une cause extérieure, transcendante).

      Une première conséquence, c’est qu’un univers incréé est forcément éternel.
      Car s’il n’était pas éternel, il se serait mis à exister et devrait son existence à une cause autre que lui-même.
      Au regard de nos connaissances physiques actuelles, l’éternité de l’univers pose problème. Car nous observons un effet d’entropie qui fait que tout système tend à s’user, à perdre matière et énergie jusqu’à n’être que de la chaleur résiduelle. Si donc l’immense système que constitue l’univers est le tout de l’être et que nous voyons cet être s’user, alors c’est que cet être a connu dans le passé un "maximum" et qu’il s’achemine lentement mais surement vers un "minimum". Le physicien qui veut croire à l’éternité de l’univers est obligé de postuler un hypothétique mécanisme de régénération jamais observé.

      Pour résumer, la physique nous dit que l’univers ne peut être éternel. S’il n’est pas éternel, alors il a une cause extérieure, transcendante > le monothéisme a raison, l’univers n’est pas éternel.

      Autre conséquence, puisque l’univers est le tout de l’être, si on postule un état originel d’harmonie et d’unité (la communauté de l’être de M. Cousin), comment expliquer la chute de cet état ? Car en effet, il faudrait que quelque cause extérieure vienne le perturber, le fragmenter. Mais l’immanentisme exclut l’existence de quoi que ce soit d’extérieur. Cela implique donc que s’il y a eu chute, elle a été causée par l’être lui-même, c’est qui est une contradiction logique, car cet être est postulé comme étant parfaitement harmonieux dès l’origine et ne peut porter en lui ce mal.
      L’immanentisme ne permet donc pas d’expliquer la chute, la décadence, le malheur qui nous observons pourtant. Mais le récit de la Genèse biblique le peut !


    • A remarquer que les philosophes immanentistes n’amènent pas d’arguments en faveur de leur postulat.
      Il s’agit soit (pour les anciens qui n’étaient pas au fait de la métaphysique monothéiste) d’un simple constat : rien ne pousse en effet à imaginer qu’il puisse y avoir une cause extérieure à l’univers, qui se suffit visiblement à lui-même.
      Soit (pour les modernes) d’un rejet a priori de la métaphysique monothéiste, non parce que la raison les y pousse mais parce qu’ils ont le monothéisme en horreur.

      Francis Cousin n’y fait pas exception : quelles que soient ses raisons, il affirme l’immanentisme, à la suite de Marx et Engels, mais ne le démontre pas.


    • Merci à "ole" pour son intervention qui m’épargne un peu d’écriture.

      J’ajouterai que le fatalisme est non seulement inhérent à l’immanentisme pur, mais aussi au transcendentalisme pur où tout se réduit à la volonté de Dieu. Une métaphysique où le choix est possible et donc le libre arbitre (bien qu’il soit relatif, comme toutes choses en ce monde), implique au moins deux principes : Transcendance ET Immanence.
      Et cela est possible parce que comme le disait Platon : "Le temps est l’image mobile de l’éternité.".

      Notre Univers tout entier, et jusque dans la moindre de ses expressions, trouve sa source dans l’Absolu, mais il ne le contient pas, ni dans sa totalité, ni dans aucune de ses parties.
      Ceci est de la plus haute importance, et toutes les déductions qui peuvent être faites de cette sentence sont salutaires.
      C’est une énorme souffrance pour une âme humaine, qui par essence n’est pas de ce monde, de se retrouver cloitrée dans un univers relatif et contingent, elle qui n’a soif que d’Absolu. Et c’est précisément la source de TOUTES les erreurs philosophiques et intellectuelles : Chercher l’Absolu dans les choses de ce monde. Alors qu’il n’y a içi-bas que du relatif et du contingent.

      Francis Cousin cherche l’Absolu dans ce monde et il croit le voir dans une communauté humaine primitive et fantasmée (d’autant plus facilement d’ailleurs, qu’il la situe dans des temps immémoriaux sur lesquels on ne peut dresser que des théories) qui serait amenée à rejaillir régénérée et universalisée par l’auto-mouvement du processus capitaliste qui se terminerait par LA Révolution : Après quoi, fin de l’histoire, retour au jardin d’Eden... (mais international cette fois)
      Car cette histoire n’est finalement que la Chute d’Adam et Eve sauce matérialiste Immanentiste.

      Ce que Francis ne comprend pas, c’est que tant que le Temps et l’Espace existent pour un être : le travail n’est jamais finit.


    • Merci à Kelmeth et à Ole pour leur éclairage.
      Concernant les communautés de l’etre "fantasmées" : certains récits ne sont pas si anciens, tels ceux des missionnaires du temps des conquetes du continent amérindien qui connaissaient les Indiens de diverses tribus, et comme cité par FC lui meme, les récits de Tacite sur les Germains. Voir également le peuple Trobriand ou le peuple résiduel des Iles Adaman.
      Par ailleurs, la question de la "chute" est bien légitime, je crois me souvenir que FC mentionne quelque part que ces communautés étaient devenues inadaptées ... mais encore ?
      Bien à vous.


    • @Decee :

      Il faudrait étudier la question en détail, néanmoins les sociétés de ces hommes "primitifs" servent souvent à appuyer des théories toutes plus contradictoires les unes que les autres, et chacun y voit midi à sa porte. Quoiqu’en dise Cousin, ces sociétés sont organisées, hiérarchisées, et ritualisées, même si c’est un modèle différent de nos organisations modernes en particulier dans le domaine de la production.

      Exemple : Un jour j’ai eu un débat avec un ami du front de gauche, féministe, qui me soutenait que chez un peuple d’Amérique du nord (dont je ne me rappelle pas le nom), c’était les femmes qui gouvernaient. Après trois cliques sur google, je découvre qu’effectivement les femmes de cette peuplade ont le pouvoir... d’élire LE chef ! Comme quoi...

      Selon Cousin, les communautés de l’Être ont disparues du fait de leur nombre et de leur différence. Leur rencontre aurait fondé l’échange marchand, de là le processus capitaliste universel qui unira toute l’humanité en un seul peuple avant de s’effondrer, pour laisser la place à la communauté de l’Être universel. Personnellement je trouve cette vision simpliste et assez puérile quand on la décrotte de son verbiage poussif.

      Cousin c’est l’erreur essentialiste par excellence : Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises guerres, il faut supprimer la guerre. Il n’y a pas de bon ou de mauvais argent, il faut supprimer l’argent. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises hiérarchies, il faut supprimer toute hiérarchie.

      Or précisément nous ne vivons pas dans l’absolu, mais dans le relatif et le contingent, et comme toute l’histoire de la philosophie et des sagesses antiques nous l’ont répétés : la Vertu c’est l’équilibre, le vice c’est le déséquilibre. Les choses ne sont pas bonnes ou mauvaises en soi, tout dépend ce que l’Homme en fera. Un exemple : L’usage raisonné de la force est une vertu qui s’appelle la force, tandis que son usage excessif est un vice qui s’appelle la violence. Ceci peut se décliner à tous les domaines.
      L’univers lui même fonctionne ainsi, par oscillations entre des forces antagonistes qui s’équilibrent sans cesse. C’est pour cela que la vertu n’est pas un but à atteindre, qui serait "le bout du chemin" quand on l’aurait atteint : On ne l’atteint jamais définitivement, c’est une ascèse constante, tout comme l’équilibriste sur son fil qui ne cesse de rectifier son équilibre tout au long de son parcours.

      [suite)


    • (suite)

      Tout est relatif donc (càd : "tout est en relation"), mais pas dans le vide : Tout est relatif à quelque chose, par rapport à autre chose, et selon une certaine loi.


    • #1489081

      Le meilleur moyen de contredire Francis Cousin serait de nous présenter vos propres actions. Toujours la même rengaine : chercher des poux dans la tête des autres pour éviter d’avoir à les chercher en soi.


    • @Kelmeth, en réponse à votre dernier message sur le "relatif", on comprend que vos références ne peuvent etre "radicales". La radicalité pourrait devenir l exception qui confirme la règle, car elle est parfois nécessaire, cette exception faisant tomber cependant toute la construction cousinienne. Celle-ci reste fort pertinente dans le récit de son déroulement historique et son aspect purement "prédictif" que nous voyons se dérouler sous nos yeux, ce à défaut de l aboutissement à une nouvelle communauté de l’etre.
      Un détail ici, dommage que votre correcteur d’orthographe ignorant une partie des règles de l’accord des participes, hypothèque légèrement la haute tenue de vos commentaires.
      A charge de revanche, vous aurez remarqué que mon propre clavier ne comporte pas tous les signes diacritiques de notre langue.
      Cordialement.


    • belle petite brochette de commentaires,
      merci à vous cela prouve que sur E&R la vision d’une vidéo ne se limite pas à de la simple consommation béate. il n’y a vraiment ici que le débat peut atteindre un niveau suffisant pour relativiser ses opinions car ne l’oublions pas, personne ne détient la vérité absolue, et c’est en ce sens qu’il faut savoir relativiser ses opinions. Cousin c’est du très bon mais il ne faut pas diviniser la bête, la bête est limitée, notre travail est de repousser nos limites pas de les nier.
      D’ailleurs arrêter de travailler c’est mourir.


  • Le reproche que je ferais à Cousin c’est d’avoir une vision un peu trop mythifiée, romancée et idéalisée des hommes primitifs et des révoltes.
    On notera également que la grille de lecture marxiste n’est valable que dans les sociétés où le capitalisme devient prépondérant, c’est à dire dans les sociétés modernes (anciennes ou passées), mais dès lors que l’on parle d’une société non capitaliste, ou non dominé par le capitalisme les choses sont différentes. On a à faire à des sociétés traditionnelles fonctionnant sur un paradigme différent, desquelles la lutte des classes est inexistante, fonctionnant dans une forme d’harmonie sociale pérenne pouvant durer des millénaires sans changement hormis d’épisodiques jacqueries résultant de famines et d’une mauvaise gouvernance. L’Occident a fonctionner ainsi de manière harmonieuse jusqu’à disons la Renaissance. A partir de la Renaissance la modernité a progressivement pris le dessus sur le paradigme traditionnel et c’est à ce moment là que la lutte des classes dans le sens marxiste est apparu.

     

    • "L’Occident a fonctionner ainsi de manière harmonieuse" : mais pourquoi donc alors tout est parti en sucette ? Encore la théorie de la mauvaise gestion, ou de l’homme mauvais, ou de la malchance.
      On ne peut pas passer du mode de production communiste primitif au capitalisme en deux temps trois mouvements.

      Des éléments de réponse donnés par l’intéressé lui-même bien mieux que ce que je pourrais jamais faire :

      https://www.youtube.com/watch?v=tG1...


  • Quand j’entends Francis Cousin parler des germains et des sioux, moi je pense à un film : "Les Dieux sont tombés sur la tête" (1981) où une bouteille de Coca-Cola tombée du ciel vient bouleverser la vie des Bushmen, qui vivaient une communauté de l’être et qui découvrent brusquement la société de l’avoir. Je n’ai pas trouvé de lien correct vers le film mais je vous le conseille fortement si vous ne l’avez jamais vu.


  • Francis Cousin arrive comme tous les gens passionnants relayés sur ER, à synthétiser des idées éparses et à assembler des concepts difficiles les uns avec les autres. Marx est un des premiers modernes à savoir tirer des conclusions de plusieurs disciplines en même temps, économie, histoire, sociologie, anthropologie, etc...
    En ce qui concerne l’anthropologie, j’ai été très marqué par le travail inouï de Jean Rouch, qui illustre tellement les propos de Monsieur Cousin, dans son documentaire incroyable : "LES MAÎTRES FOUS"

    https://www.youtube.com/watch?v=7mE...

    Un regard porté depuis l’Afrique sur notre propre société marchande, capitaliste, européenne, qu’aucun "intellectuel" fétichiste et marchand ne pourra jamais porter.
    Une afrique qui est sans doute en train de se faire elle-aussi manger toute crue par le Capital, petit à petit.


  • Notre ami Vincent, si fin connaisseur de H. Chavez, et remarquable pour l’interview, a été bien déçu de constater que HG était de la même "graine" en devenir que les plus affreux capitalistes wallstreetiens ...
    Amusant pour les "disciples" de F. Cousin qui connaissaient bien la réponse à l’avance.

     

    • #1487936

      C’est ce côté, où je critique le système de façon radicale, mais j’en croque, qui fout tout parterre.
      Quand ça se termine par how much, ça me met la puce à l’oreille, pour moi ça signe l’inauthentique, beau concept, mais l’esprit n’y est pas.


  • Un grand merci à votre équipe pour m’avoir fait découvrir M.Francis Cousin ! Merci pour ce choix d’éveil, et ces nouvelles portes de réflexions et de recherches qui s’ouvrent !


  • Intéressant , sauf 2 erreurs mineures :

    1) L’immigration nord africaine et subsaharienne ne vient pas de sociétés liées forcément à l’argent , au contraire énormément d’entre eux viennent de sociétés traditionnelles primitives d’où les décalages existentiels souvent observés entre leurs enfants.

    2) Prolétaires du monde , unissez vous à prolétaires du monde , rebellez vous ! Du trotskysme remasterisé qui laisse sceptique.

    Par ailleurs , difficile d’imaginer que ce sont uniquement des forces en mouvement qui font les révolutions et changements de paradigmes. L’Histoire nous montre quand même que ces fameuses révolutions sont très liées à de hautes forces d’accompagnement ( au mieux sinon dirigistes) .

    Très passionant tout de même , l’intervention donne énormément à réfléchir loin du marxisme officiel


  • JE dirais qu’il n’ y a point d’argent sale ( ou sciences, ou cultures, ect) il y a seulement une bonne ou mauvaise utilisation de ce dernier...une utilisation émancipatrice...ou une utilisation aliénante...(il faut se poser la question de connaitre, à quoi est adossée cet argent, et qu’elle sont les règles qui le gère, ...redistribution, contribution)

     

    • #1488212
      le 14/06/2016 par Un Marx et ça repart !
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      ...et tout le travail de Francis Cousin consiste justement à expliquer que penser ceci est une pure illusion et qu’il n’y a pas d’autre option (radicale !) pour un monde meilleur qu’un monde sans argent, sans État, sans travail... ce qui, selon lui, arrivera (non sans douleur) nécessairement, et ce, non pas parce qu’on l’aura organisé, mais parce que ce sera le fruit "obligé" de la fin du Capital...


    • #1489084

      Pouvez-vous me dire à quelle(s) période(s) de l’Histoire l’argent a été "bien" utilisé ?
      Ça m’intéresse.


  • @le goy pride

    "L’Occident a fonctionner ainsi de manière harmonieuse jusqu’à disons la Renaissance"

    Rien de tel que ton com pour me faire oublier un peu la défaite de mon pays contre l’Italie. Au moins il aura eu le mérite de me faire rire un peu. Je crois que Alain Benajam pourra t’en dire plus au sujet de cette période harmonieuse jusqu’à la Renaissance :

    http://www.alain-benajam.com/articl...


  • Bonjour,

    Qui peut expliquer ce que signifie "courir devant le système/capitalisme ?"

    Merci :)

     

    • #1488070

      Anticiper sa chute, le chaos... au lieu d’être dans la réaction momentanée. Il faut considérer l’histoire humaine sur la longue durée et comprendre que tout a une fin, et s’y préparer. La roue tourne, çà on en est sûr. N’oubliez pas que tout le monde ne vit pas à la mode occidentale, loin de là !


  • Excellente idée de l’avoir invité. Merci Vincent !
    Ce qu’il dit est très difficile à suivre, quel vocabulaire ! c’est enrichissant pour les auditeurs. merci.


  • Pour ceux qui sont effrayés par l’idée de lire l’intégralité du Capital de Marx, et comprendre quand même ce dont parle F. Cousin, il y une solution :

    Un dessin animé danois de 1970 qui présente l’histoire d’un point de vue marxiste : féodalisme, exploitation du tiers monde, révolution industrielle, révolution.

    Je le recommande, même si ça ne remplace pas une saine lecture...

    https://sites.google.com/site/marxi...


  • Le Marxisme (le véritable, à la Francis Cousin) est un outil particulièrement fonctionnel qui amène une frustration importante chez l’individu qui le découvre puisque d’un côté, toute initiative personnelle (ou groupée) réfléchie et pensée n’a à priori aucun avenir devant celui de la "grande révolution de l’être à venir" et de l’autre, car l’histoire nous a montré qu’aucune expérience politique radicale ayant eu lieu depuis deux cents ans au moins n’a jamais abouti à rien sur le long terme.

    Et c’est là le grand problème. Francis Cousin met en lumière une sorte de fatalisme ou déterminisme historique qui n’amène avec lui que le doute, l’immobilisme (opposé à ce qu’il appelle "le bougisme") et l’humilité (opposée au narcissisme du militant).
    Si l’histoire et le temps long ne lui donnaient pas raison, on pourrait presque mépriser sa vision particulièrement mécanique et désincarnée de l’Histoire mais il faut au moins lui reconnaître le mérite, non pas d’avoir raison particulièrement mais à minima d’avoir une vision très cohérente et fonctionnelle qui font de Francis Cousin et de son idole Marx ("incarnation de Dieu sur Terre" ne serait pas de trop...) des penseurs incontournables encore aujourd’hui.


  • #1488012

    a 44:20min il explique clairement ce qui se passe maintenant avec la russie et a peu près partout en europe actuellement. On pourrait etendre mais j’ai bien compris ce qu’il veut dire.


  • #1488020

    Merci à Francis Cousin pour ses interventions toujours claires et intéressantes.

    Toutefois selon moi ses théories ont quelques failles. Le socle de sa thèse est le darwinisme, théorie tout à fait discutable et non prouvée. Francis parle sans cesse des dizaines de millénaires durant lesquels l’homme a vécu dans une société sans avoir mais ceci est hypothétique. Certaines découvertes archéologiques, les constructions mégalithiques vont contre cette hypothèse de sociétés « primitives ». Darwin est partout à l’honneur dans toutes nos sociétés depuis plus d’un siècle, pourquoi cette promotion ? Si la vérité s’inscrit en négatif des apparences, comme le dit si bien Francis Cousin, ne doit-on pas en conclure que cette promotion du darwinisme cache quelque chose de louche ? Or toute sa construction intellectuelle s’effondrerait sans le darwinisme.

    Alors oui on peut imaginer que le capital a mis en avant Darwin pour éloigner les gens de l’église (frein au marché) et pour le dénaturer et utiliser le darwinisme social pour s’auto-justifier. Cependant aujourd’hui tout le monde rejette le darwinisme social mais le darwinisme reste. Je ne prétends pas qu’il est faux mais m’étonne de la place qu’occupe cette théorie.

    Les théories de Mr Cousin sont intéressantes mais se basent sur des théories et philosophies discutables, notamment la phénoménologie de l’esprit de Hegel, Darwin, la métaphysique moniste etc … On voit également que cette société de l’être "à venir" a beaucoup à voir avec les temps messianiques juifs et le paradis terrestre. Certains parallèles sont troublants. Et si cette fameuse crise du capital était orchestrée de A à Z pour amener non pas cette société de l’être mais in fine la dictature du nouvel ordre mondial ? Et pendant qu’on rêvasse à une société sans argent après l’effondrement, d’autres sont en train de préparer cet après-effondrement (qu’ils provoqueront au moment opportun) en s’accaparant l’or du monde entier etc ...

     

    • Non cela n’a aucun rapport. Il s’agit juste de considérer l’homme à partir du moment où il a été homme, comment il est arrivé sur terre n’a pas la moindre importance pour le raisonnement considéré même si Marx s’est effectivement trompé sur ce point mais ce qui n’invalide en rien le travail fait depuis les communautés premières.
      "Et si cette fameuse crise du capital était orchestrée de A à Z" ; concernant le nombre d’acteurs en jeu et la complexité des processus en question, il est peu probable que tout soit piloté, par contre ils accompagnent le mouvement en gagnant du temps (dette, QE, taux negatifs etc).
      Sur le temps messianiques : c’est juste que sa vision du monde est l’antithèse de celle de l’ancien testament !
      Sur la restauration de l’or oui, mais le partage est déjà fait et cela ne marchera pas à terme même si cela peut faire gagner encore quelques décennies à la classe capitaliste mondiale.


  • #1488061

    T’imagines, tu t’appelles Bernard Dupond ou Juliette Richard ?
    Ca fait même pas 30 secondes que t’écoutes le gars, il t’a déjà descendu et mis au courant que tu vaux rien. lol


  • #1488083
    le 14/06/2016 par ProtégeonslaPalestine
    L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

    Monsieur Francis cousin, puisqu’il fait état de son humilité, ne verra sûrement aucun inconvénient à s’entendre préciser que l’Islam interdit non seulement la pratique usuraire, mais que son Coran ne mentionne jamais l’argent , sinon "les biens", "l’héritage" ou encore "le douaire". A l’instar du christianisme qui l’a chronologiquement précédé et qu’il a vocation à compléter et non contredire, l’Islam est la religion anti-mammoniste par excellence. En ce sens, il est opposé à l’essence du capitalisme. Enfin, Jésus est présenté comme un prophète musulman (soumis à l’ordre divin) dans le Coran. Lorsque Jésus chasse les marchands et les Pharisiens du Temple, il le fait au nom de Dieu. Par conséquent, Il n’est pas le monopole des chrétiens ; il est également cité, honoré et revendiqué par le Coran.

    Monsieur Cousin est très intelligent. Je ne pense donc pas qu’il ait souhaité à dessein établir une concurrence qui n’existe pas entre la l’esprit du christianisme et la lettre de l’Islam.

     

    • Excusez moi mais je ne vois pas en quoi il est fondamentalement contre l’essence du capitalisme : le commerce, l’échange, l’accumulation de biens y semblent de prime abord assez bien vu si j’ose dire (cf. cf. Sheik Imram Hossein).


    • Si il avait eu une lecture saine du Coran, il aurait certainement compris que son message est incontestablement une apologie de l’Etre contre l’aliénation de l’avoir, voire du faux-être.

      Il me semble évident que F. Cousin est victime d’un biais cognitif ethnico-narcissique.

      Par ailleurs, si seul le continent européen est capable de lutte radicale, son attente et sa prévision d’une internationalisation du soulèvement prolétaire est complètement illusoire, et son énoncé contradictoire.


    • #1488189
      le 14/06/2016 par ProtégeonslaPalestine
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      @ Attila : Exactement. Vous avez touché du doigt cet inconscient complexe de supériorité ethnocentrique qui biaise la compréhension du fait religieux, dès lors qu’il appartient à la sphère culturelle de l’Autre.

      Merci. Vous comprenez, à juste titre, que les Européens dissidents auront besoin d’une alliance sacrée avec l’Orient pour combattre le capitalisme, logique du nombre oblige.


    • Là encore les travaux de Marx en Engels sont la base de sa réflexion sur les différents continents et leur rapport à l’histoire (conscience ouverte et fermée) qui comme chacun sait n’étaient pas des très grands amateurs de religions chrétiennes et juives !
      Après on peut ne pas être d’accord avec eux, c’est un autre sujet.


    • #1488329

      Merci protégeonslaPalestine@, sur ce point c’est fait, vous l’avez corrigé, et là c’est à moi de corriger ou de relever une petite chose, mais non des moindre, puisque la totalité de son analyse est faite non pas exclusivement de Marx, qu’il cite tout au long ici, mais aussi de Darvine qu’il ne cite pas mais paraphrase, puisque pour lui l’homme vraisemblablement descend du singe comme nous l’a expliqué ce chere vieux Darvine, et dailleurs l’analyse de Cerise commence avec les chasseurs ceuilleurs et ensuite il continu, et donc si la base est fausse, le reste l’ai aussi, on ne construit pas sur du sable mouvant, alors oui il a un cerveau brillant mais il est bien dommage qu’il ne l’utilise pas plus que ça, parce que comme vous l’avez relevé, les paroles de Jésus sont aussi importante dans le coran que dans la bible, et cet esprit brillant ne peu ne pas le savoir que les chrétiens comme les musulmans ont eu la même relation à l’argent pendant des siècles, William Shakspeare le demontre très bien, dans le marchand de Venise avec la livre de chaire, dont Imran Hossein, diplômé entre autre en économie, fait souvent référence.


  • Il y aurait beaucoup à dire au sujet des propos de Francis Cousin.
    J’ai lu avec satisfaction quelques commentaires critiques.
    Je dis « avec satisfaction » parce qu’il me semble que l’essentiel dans le discours de Francis Cousin est fondamentalement en opposition avec l’essentiel des objectifs d’E&R, ou du discours d’Alain Soral.

    Quand on écoute Francis Cousin, il me semble utile et même important de bien distinguer ce qui s’inscrit dans l’analyse de la situation présente, dans ce qui nous semble être factuel, et ce qui s’inscrit dans les théories, les hypothèses/croyances de Francis Cousin.
    Francis Cousin affirme comme une réalité qui s’imposerait à tous, sa vision de l’histoire des humains, passée, présente et à venir.
    Histoire qu’on trouverait dans les écrits de Marx.
    C’est une vision qui me semble s’inscrire dans une croyance, pas dans des faits.
    Nous savons que l’histoire passée et à venir des humains est loin de s’inscrire dans un consensus factuel. Même la vision du présent ne fait pas du tout l’unanimité.
    Par exemple, certains croient avoir vu des avions s’écraser sur les twins towers, d’autres croient que non.
    Le factuel de certains, n’est en fait que croyances, pour les autres. La limite n’est pas toujours évidente.

    Il me semble que la société marchande s’inscrit effectivement dans un spectacle, mais s’il y a des marionnettes, il y a en principe, aussi des marionnettistes. Francis Cousin ne nous dit pas qui sont les marionnettistes.
    Certains commentaires mettent Francis Cousin dans la même mouvance que Pierre Hillard, mais il me semble qu’ils sont, pour l’essentiel, en complète opposition.

    Il me semble qu’E&R, ainsi qu’Alain Soral, oeuvrent à nous informer pour que nous ayons les outils nécessaires pour entrer en résistance, voire lutter contre ceux qui oeuvrent à nous nuire.
    Pour savoir se protéger, se défendre, lutter, il est nécessaire de connaître au mieux qui oeuvre contre nous, et comment.

    Alain Soral et Pierre Hillard (et d’autres) nous informent sérieusement et efficacement sur nos ennemis, mais pas Francis Cousin.


  • Le 12 janvier 2015, Francis Cousin était invité à Méta Tv, c’était la première fois que je prenais le temps d’écouter sérieusement ses propos.
    Et comme je n’ai pas vraiment le temps de recommencer, voici un copié-collé de mon commentaire en janvier 2015 :

    Francis Cousin – extraits :
    « …
    Le fascisme, le Trotkisme, les néo-libéraux, les souverainistes, les décroissants, croient tous à cette illusion aliénatoire que l’on peut gérer la marchandise, gérer l ‘argent , on ne peut pas gérer l’argent, c’est l’argent qui nous gère.
    … »
    « …
    de la révolution néolithique au terrorisme contemporain tout se tient, tout se tient dans une logique implacable, tout était contenu au début.
    … »
    « …
    il y a une logique implacable , méthodique, où les volontés humaines ne sont que l’incarnation du despotisme de la valeur en mouvement…. »
    Francis Cousin nous dit qu’il y a bien le prolétariat et la classe capitaliste, mais c’est l’immanence de la marchandise qui serait responsable de la situation et du chaos absolu qui vient, sans que nous puissions faire quoi que ce soit pour nous y opposer.
    Conclusion :
    Pas de complot, pas de manipulation, pas de méchant !
    Circulez, il y a rien à voir !
    Sauf que les échanges, l’argent, l’Etat, le capital, toute la spirale inéluctable jusqu’au chaos final s’inscrivent dans la relation entre la marchandise et l’homo-oeconomicus (dixit F. Cousin).
    Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, Francis Cousin part du postulat que l’humain est devenu l’homme-économique, homo-oeconomicus, à compter de la révolution du néolithique.
    Rien d’original dans ce propos puisque c’est le modèle que les pouvoirs en place nous imposent depuis les années 70-80.
    Mais ce postulat est faux, et le raisonnement de Francis Cousin s’écroule.
    Le M.A.U.S.S – mouvement anti-utilitariste (= anti-économiciste) en sciences sociales
    Ce mouvement a été créé en 1981, en réaction à une évolution surprenante qui impose l’homo-oeconomicus comme modèle universel.
    Si effectivement on fait l’hypothèse que nous ne sommes que des sujets individuels, égoïste ou calculateur, indifférent aux autres, alors le seul mode de coordination possible entre les sujets humains, c’est le marché généralisé.
    Qu’est-ce que nous sommes si nous ne sommes pas seulement des homo-oeconomicus ?


  • Qu’est-ce que nous sommes si nous ne sommes pas seulement des homo-oeconomicus ?
    La réponse on peut la rechercher dans toute l’histoire des religions, des philosophies, des morales, mais les éléments essentiels de la réponse à notre avis, sont donnés par l’anthropologue Marcel Mauss, dans son livre de 1925, « l’essai sur le don » qui nous donne une vision très différente des racines de l’action humaine et des fondements des sociétés humaines.
    Marcel Mauss est le successeur, l’héritier d’Emile Durkheim, le fondateur de la sociologie française, il est considéré comme le fondateur de l’ethnologie française,
    L’essai sur le don rassemble toutes les informations disponibles sur toutes les sociétés archaïques connues à l’époque.
    Marcel Mauss a découvert que l’homme n’a pas toujours été un animal économique, qu’il n’y a que peu de temps que l’homme est devenu un animal économique.
    Qu’est-ce qu’il était avant de devenir un animal économique ?
    Il vivait dans une société qui était organisée non pas sur la base du contrat, non pas sur la base du marché, de l’achat et de la vente, non pas sur la base du calcul donnant-donnant,
    mais sur la base de ce que Marcel Mauss appelle la triple obligation de donner, recevoir et rendre.
    Et le don, à l’époque, n’a rien à voir avec la charité, la triple obligation du donner-recevoir et rendre est une forme de guerre.
    La guerre de générosité se substitue à la guerre réelle.
    Le don est l’opérateur politique des sociétés anciennes.
    Notre situation n’est donc pas liée à une fatalité qui remonterait au néolithique mais a des causes beaucoup plus récentes qu’il nous faut comprendre si nous voulons construire un avenir plus humain.

     

    • Je ne vois pas vraiment en quoi ce que vous dîtes est en contradiction avec la thèse de F. Cousin.
      Niez-vous l’échange ayant pris en place entre les différentes communautés ?


    • @RD, c’est en contradiction avec Cousin parce que la dialectique du don contre don est une construction humaine et sociale qui implique une régulation, une structure de pensée sociale (une aliénation pour Cousin).
      Cette pratique a expérimentalement inversé la négativité de certains comportements humains (l’orgueil, l’envie, compétitivité, agressivité) pour en faire une positivité sociétale, cela n’a donc rien d’organique mais c’est social. Elle a remplacé la guerre naturelle(la lutte pour le territoire) par la relation intercommunautaire non marchande (de même que l’exogamie par exemple qui procède de la même pratique sociale (a permis de créer des liens avec l’extérieur, l’ennemi naturel)
      Or Cousin REFUSE toute idée de société. il pense que tout doit se règler dans l’être sans construction artificielle humaine (le jouir sans entraves)
      Content que certains ici soulèvent ce problème : toute pensée théorique a ses limites : le concret



  • "L’Occident a fonctionner ainsi de manière harmonieuse" : mais pourquoi donc alors tout est parti en sucette ? Encore la théorie de la mauvaise gestion, ou de l’homme mauvais, ou de la malchance.
    On ne peut pas passer du mode de production communiste primitif au capitalisme en deux temps trois mouvements.



    @RD

    Déjà le mode production communiste primitif est plus de l’ordre du mythe qu’autre chose un peu comme Rousseau et son bon sauvage. Ensuite les sociétés qui ont eu un mode de production purement communiste furent rares, la plupart des sociétés humaines ont eu fonctionnement mixte. Chez l’homme il a toujours existé la notion de propriété privée et d’espace vital exclusif à des degrés certes variables en fonction des sociétés et époques. Précisons que l’on peut avoir un mode de production non communiste sans pour autant être capitaliste. Il ne faut pas tomber dans la dérive gauchiste et voir du capitalisme dès qu’une entité familiale défini a son usage exclusif un lopin de terre et quelques têtes de bétails ! Dans ce cas là les loups et les ours sont aussi capitalistes ! Beaucoup d’animaux ont une notion de territorialité et d’appropriation de ressources... Et enfin le germe du capitalisme (je devrais dire de la modernité) a été présent en tout temps dans la plus plupart des sociétés du monde et c’est pour cette raison qu’une civilisation peut passer du jour au lendemain d’un mode productif non capitaliste à capitaliste. Les hommes porteurs du capitalisme sont constamment à l’affût d’une faille pour imposer leur paradigme, d’ailleurs un des rôles majeurs des élites guerrières et sacerdotale des grandes civilisations passées étaient d’étouffer toute velléité des forces capitalistes à usurper le pouvoir...l’Afrique noire est littéralement passé du jour au lendemain au système capitaliste...


  • Francis Cousin a presque tout compris sauf que ses raisonnements sont parfois biaisés en raison d’une vision de l’homme primordial de la communauté de l’être, pour reprendre ses termes, très idéalisée.
    Par exemple un jour il avait donné pour exemple ces enfants d’une tribu primitive d’Amérique du Sud qui jouaient à la balle sans compter les buts, dans une absence totale d’esprit de compétition et en avait conclu que l’homme primitif ne joue que pour le plaisir...ce qui est faux. Se mesurer à l’autre, compter des points ou des victoires...a toujours été une des composantes du jeu ! Tous les enfants du monde, surtout les petits garçons, jouent à la course, à celui qui grimpera le plus haut dans un arbre, à celui qui osera sauter depuis une hauteur la plus haute (le "T’es même pas cap’ !" est universel, transcende les races, époques, différences culturelles...)...les chiots et chatons, les oursons, les petits singes... jouent à se mesurer ! C’est une des caractéristiques de la plupart des créatures sociales hormis les insectes...
    Autre problème de la gauche radicale c’est de nier les hiérarchies dans les sociétés de l’être. On le répétera jamais il y a toujours exister à divers degrés une hiérarchisation et une division de la production, des fonctions économiques. Pourquoi ? Parce que les hommes ne sont pas égaux ! Tout d’abord il y a la différence entre les sexes (les femmes vont cueillir, les hommes vont chasser...les femmes s’occupent du lopin de terre pendant que les hommes vont à l’aventure...), des différences entre les aptitudes physiques et mentales entre chaque individu...des différences dans les tempérants et les inclinations...la première division du travail fut celle entre les hommes et les femmes...ensuite pour en revenir à la hiérarchisation sociale même dans les sociétés les plus primitives il existe le chef de clan, le guérisseur, le shaman et bien entendu la hiérarchisation entre hommes et femmes (qui n’impliquait pas forcément une idée d’infériorité et de supériorité mais de complémentarité...)
    Donc le reproche que je fais à la gauche radical c’est de penser les peuples primitifs comme une bande de hippies des années 60...

     

    • excellentissime, je vous rejoins à 100%.
      et j’ai bien peur que la communauté internationaliste de l’être ne soit qu’un délire new age pseudo marxiste.loin de toute la complexité du réel.
      c’est oublier qu’ historiquement les communauté de l’être ont réussi par une organisation complexe à positiver les tempéraments car justement ces tempéraments s’ils ne sont pas orientés sont souvent source de conflit. une communauté humaine n’a rien d’organique, elle se construit. il y a des communautés guerrières et des communautés pacifiques. ce n’est pas une question de mentalité mais de culture. la nature n’a rien à voir la dedans.c’est d’une telle évidence


  • Si j’ ai bien compris le propos, l’être en devenir que nous sommes, aliéné par la logique stérile du capital, devrait supprimer l’ état et le travail s’il veut retrouver la maitrise et la jouissance de sa vie, tel l’être primitif. Je trouve ça spécieux. Le capital ; l’ état et le travail n’ont rien d’ aliénant en soi. Parlons plutôt du capital usuraire, de la dictature politique et de l’esclavage industriel comme autant de dérives aliénatoires qu’il faut combattre.


  • #1488289

    [1/2]

    Francis Cousin est un exellent penseur marxiste, seulement voilà, il reste à bien des égards prisonnier de sa propre grille de lecture, par delà cette façon qu’il a d’encenser Marx à l’instar d’un prophète.
    Sa pensée est -celle de Cousin- est remarquablement agencée et structurée, c’est un fait indéniable, et à vrai dire elle a de quoi impressionner par sa structure et sa cohérence, pour ne pas dire cette logorrhée et ce verbiage, dont la terminologie emprunte à toutes les disciplines des sciences sociales qui ont vu le jour au 19e siècle.
    Seulement comme toute pensée marxiste parfaitement exprimée, elle ne garde sa cohérence et sa superbe qu’en restant strictement confinée dans son propre paradigme. Un paradigme en vérité coupée du réel.
    L’ingéniérie sociale dont rend compte Francis Cousin est bancale, elle ne peut se faire qu’au mépris de ce qu’est l’homme dans sa dimension historique, sociologique et anthropologique. Le retour aux communautés primitives est tout bonnement impensable et irréalisable. Il y a chez les marxistes cette idée toute rousseauïste de l’homme bon de nature, le fameux mythe du bon sauvage. Mais l’homme décrit dans une pure analyse marxiste n’existe pas, en postulant le sacro-saint matéralisme historique sur lequel reposeraient les moyens de production, les marxistes sous estiment tous les autres aspects du vivant (essentiellement la culture), à savoir la justice, la religion, la structure familiale, la politique, en un mot les "idées".
    En s’opposant aux libérations nationales et en refusant de prendre partie pour Chavez ou Poutine contre Obama, Cousin indique clairement le côté contre productif de sa pensée, au-delà de celle de Marx. Tout simplement parce que cette vision transhumaniste de lutte des classes lui fait manquer cette vraie lutte des classes qui ne peut faire l’économie des nations, des nations ne devenant dès lors plus un cadre à dépasser (c’est en celà que l’analyse marxiste rejoint l’analyse capitaliste) mais le cadre même au sein duquel les libérations nationales doivent s’exercer. L’Etat n’est pas à jeter systématiquement. L’Etat de l’ancien régime n’est pas le même que l’Etat moderne, et d’ailleurs, l’état en tant que vaste communauté de destin est bien antérieur à l’idée même de "nation", qui n’est qu’un lemme somme toute récent pour décrire une réalité bien plus ancienne.

     

    • #1489281
      le 16/06/2016 par Jalons de conscience
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      [3/3] [Mais 4e et dernière partie]
      Vous rêvez toujours lorsque vous affirmez que « la lutte des classes ne peut faire l’économie des nations ». D’où, diantre, sort cette idée étrange ?
      Lorsque vous dites que « l’État n’est pas à jeter systématiquement », c’est une opinion, pas une analyse, comme tout le reste.
      Cousin n’est pas dans le verbiage, il n’est pas « bancal », il est au contraire net et précis.
      En quoi serait-ce « productif » de prendre parti pour Chavez contre une autre forme de capitalisme, pour vous reprendre à rebours de votre affirmation selon laquelle s’inscrire contre tout pouvoir d’assujettissement serait « contre-productif » ?
      Jamais non plus vous n’exposez de façon juste ce que disent Marx et Cousin, relais de luttes pratiques et pas seulement de textes qui les ont précédés. Où est dans tout ce que vous avancez le début d’une exposition du détermine historique, de ce qu’est la lutte de classes ou la baisse tendancielle du taux de profit. Marx n’avait pas seulement prévu l’informatique, la finance virtuelle et la PMA/GPA, il a aussi évidemment prévu les ilotes, toute l’armée d’idiots utiles programmés (par l’immanence du mouvement de la marchandise) pour incarner les dernières liquéfactions du capital. Il avait donc prévu Caroline Fourest par exemple. Vous citez beaucoup le nom de Marx mais où le contredisez-vous, où témoignez-vous même de ce qu’il a dit avant de commencer à essayer de le contredire ? Marx vous a prévu aussi. Il a cadré une grande matrice qui peut s’inscrire dans un paradigme qui contient ou absorbe le vôtre de cette vision limitée, fractale et décousue de l’histoire et des mots. La question n’est pas de savoir si « Marx est applicable » ou non, ce à quoi vous ne répondez pas davantage que le reste, mais de voir que ce qu’il a prévu est arrivé et arrive : le terrorisme étatique du gouvernement mondial, la guerre monétaire, Conchita Wurst.


    • #1489282
      le 16/06/2016 par Jalons de conscience
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      [Dernière partie]
      Il n’y a pas de « rupture » lorsqu’on affirme que l’homme est un homme du tout de la terre, un homme de nature et de terre. C’est ce que vous dites : « Son type d’individu, redevenu aux sources d’une communauté primitive, n’est en vérité qu’un individu en rupture avec son passé, sa culture ». C’est l’inverse : il doit, pour que l’on vive et que l’on vive enfin, y avoir rupture avec cette « culture » et réappropriation de notre passé ontologique.
      Où avez-vous lu qu’ « un individu n’est pas qu’un élément tiré d’une classe sociale et qui le rendrait égal en tout point à un autre individu d’une autre société » ? De quoi parlez-vous donc ? Écoutez peut-être moins les commentateurs crétins des universités et de la presse. Ne les croyez pas sur parole en tous cas ; et ne les méprisez pas, là est un des messages fondamentaux de Cousin : « je n’ai pas d’ennemi humain ».
      Cousin n’est donc pas « coupé du réel » (vous ne dites évidemment jamais pourquoi, axé sur cette idée de volonté de retour en arrière). Vous l’êtes.
      Découvrez ses interventions, conférences, apparition sur Méta TV, à Radio Courtoisie. Vous ne pourrez qu’avancer en apprenant, et ça c’est objectif.

      Bien à vous. Et sans vouloir vous embêter, savez-vous que Giordano Bruno brûlé sur le bûcher n’est qu’un mythe (mais vous y croyez peut-être, vu votre nom) ?


    • #1489676

      Le problème de l’analyse marxiste, mais qui est aussi sa force, c’est qu’elle pose au fondement de toute société les rapports de production, c’est là l’apport du matérialisme historique, selon lequel ces rapports de production (conditions naturelles, les techniques, et enfin l’organisation et la division du travail social) sont les racines d’un arbre au sommet duquel on retrouve les branches que constitueraient les idées. Il s’agit-là d’une rupture avec l’idéalisme allemand classique, celui d’un Hegel par exemple, qui postule au fondement des sociétés humaines non pas les rapports de production, mais les idées (culture, religion, politique, justice etc.). C’est là à mon sens la principale contribution du marxisme sur le terrain spéculatif de la pensée.
      Mais la grosse erreur de cette analyse marxiste, dont se fait l’écho celle de Cousin, c’est de penser l’homme en termes purement économique, un homo economicus qui fait passer au second plan tout ce qui ressort de la culture, du construit, des "idées" de l’idéalisme allemand préexistant (ce qui aux yeux des marxistes n’apparait que comme des branches). Seulement les branches nourrissent autant les racines que les racines ne s’alimentent elles-mêmes, et les communautés humaines ne sont pas uniquement définies, y compris dans leurs rapports sociaux, par les rapports de production.
      Je le répète, on ne peut faire l’économie des nations, et Cousin fait lourdement erreur (lourdement) quand il affirme qu’on se branle qu’un vénézuélien ait pour patron un vénézuélien ou un yankee (y compris s’agissant d’un méga patron au niveau gouvernemental). Les peuples ont aussi cette liberté de disposer d’eux-mêmes, et si la question de la plus-value et de l’aliénation reste certes pertinente, rien ne dit que le "patron" vénézuélien sera plus aliénant (aussi bien en terme de quantité travaillée que de répartition de la plus-value) que le patron yankee. Non tous les patrons ne se valent pas et l’aliénation n’est pas identique ! En outre, et c’est là ma critique de cette vision "homo economicus" de Marx/Cousin, quel type de société sera prônée par le patron yankee ? Celle du consumérisme, des droits lgbt, et du libertarisme sociétal. Quel type de société sera prônée par le patron vénézuélien (disons Chaviste) ? Celle d’une société égalitariste, de partage, et centrée sur la morale catholique. Qui ira dire que l’on se branle que le patron (ou méga patron) soit de telle ou de telle nation ?


    • #1489683

      Quant à mon pseudo de Giordano B, il n’appartient qu’à moi de connaître la raison d’un tel choix. Toujours est-il, quant au Giordano Bruno historique, que sa mort m’importe peut, et que, rumeur ou pas rumeur, il a fait sans doute autre chose de sa vie et dans sa vie.. que de mourir ;)


  • #1488290

    [2/2]

    En un mot la pensée cousinienne est une théorie redoutable sur le papier, qui semble rendre compte de tous les aspects, sociologiques, historiques, politiques etc, mais elle sous estime profondément la réalité historico-culturelle des peuples en pensant que tous les damnés de la terre pourront et voudront s’unifier planétairement autour de projets utopiques agrariens, "industriels" etc qui prendraient la forme de communautés primitives.
    L’homme nouveau, dans une sorte de retour au bon sauvage des communautés primitives, ne peut pas apparaitre en méconnaissance des modèles de société qui lui ont pré-existé.
    Par exemple, Cousin ne peut pas d’un côté prôner le retour à une communauté primitive contre le modèle productiviste capitaliste, et de l’autre affirmer que le modèle européen des sociétés industrielles a sorti la Chine de sa léthargie de laquelle elle ne serait jamais sortie sans les canonières occidentales.
    C’est tout le problème du marxisme quand il est théorisé d’une manière aussi admirable que le fait Cousin. Il a tort de penser qu’il y a un Marx réel, et un Marx falsifé. Il y a juste un Marx théorique (sur le papier), et un Marx appliqué aux sociétés humaines dans l’histoire. Ce Marx là n’est en vérité pas appliquable autrement que sous une forme uchronique ou littéraire. La pensée de Cousin constitue en somme une excellente base d’un roman, mais ne peut faire l’objet d’aucune praxis, d’aucune application pratique (autrement peut-être que dans le cadre d’un projet d’utopie agrarienne par exemple, et très localisé).
    Son type d’individu, redevenu aux sources d’une communauté primitive, n’est en vérité qu’un individu en rupture avec son passé, sa culture. Un individu n’est pas qu’un élément tiré d’une classe sociale et qui le rendrait égal en tout point à un autre individu d’une autre société (d’ailleurs lui-même le dit en prenant l’exemple de deux Sioux opposés l’un à l’autre, sur ce point l’Etat n’est pas le seul à être une "saloperie"). Que deux individus de communautés primitives différentes s’unissent en raison d’une appartenance à une classe commune, rien n’est moins sûr. Et c’est bien pour cette raison que Cousin finit par dire que ces communautés primitives n’ont jamais pu être complètes. C’est la raison pour laquelle son ingéniérie sociale est bancale, et à ranger dans le rang de la littérature. Scientifique certes. Pseudo scientifique.
    Je préfère au matérialisme historique la vision historique d’un Jospeh de Maistre.

     

    • #1488417
      le 15/06/2016 par Un Marx et ça repart !
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      Je ne suis pas d’accord avec vous.
      Je me trompe peut-être, mais de ce que j’entends, la communauté universelle de l’Être "post-capitalisme" n’est pas un retour aux communautés primitives d’avant, puisqu’universelle.
      Même si le primitif a un rapport au réel que perd ensuite l’individu dans le monde capitaliste, il n’est pas pour autant dans une situation totalement réalisée du fait que son existence n’est pas au sein d’une communauté universelle...
      Certains indices dans l’expression de Cousin laissent même penser que la technologie survit à l’effondrement du capital et trouve sa place, importante même, dans la communauté universelle de l’Être post-capitaliste. Je ne pense donc pas que "À bas l’État ! À bas l’argent ! À bas le travail !" découle sur une régression vers un état antérieur, mais plutôt vers une évolution vers un nouvel état dans lequel on retrouve par contre certaines qualités que l’on avait en tant que primitif et que l’on a perdu dans le monde capitaliste, comme la sacralité par exemple...
      Dernière petite rectification : il ne me semble pas que Cousin parle de 2 Sioux qui s’opposent, mais bien d’un Sioux qui s’oppose à un individu d’une autre tribu, ce qui est une différence de taille.
      Enfin, même si je défends cette vision de Cousin, bien qu’étant très novice intellectuellement dans ce domaine, je suis aussi assez sceptique quant à la réalisation d’une telle évolution quand je vois globalement l’état des humains : la merde est aussi grandement dans la classe prolétaire.
      Pour moi, le monde post-capitaliste selon Cousin n’est de toute façon possible qu’à condition de la disparition quasi complète de l’humanité... avec un petit reste donc...
      Ça n’est que mon avis...


    • #1488550

      Je ne pense pas justement qu’il puisse exister une telle communauté universelle au sein de laquelle oeuvreraient des individus allant dans le même sens. Il y a chez Cousin cette vision cornélienne de l’homme, non pas tel qu’il est, mais de l’homme tel qu’il devrait être, associée à cette idée rousseauïste de l’homme bon à l’état de nature. J’avais parlé du cas des deux Sioux de mémoire, et le fait qu’il s’agisse en vérité de deux membres de communautés différentes est peu signifiant, cela démontre que l’homme rousseauïste, bon de nature, n’existe pas. Pas plus dans un projet incomplet type primitif des temps historiques que dans n projet d’individu primitif pris dans une communauté universelle. Et donc pas plus dans le projet rousseauïste que dans une espèce d’escathologie marxiste de type messianiste, qui pense l’homme en universel.
      Vous avez par ailleurs fort justement raison quand vous dites que le projet "cousinien" de l’homme primitif n’est possible qu’avec la disparition d’une bonne partie de l’humanité, par exemple à la suite d’une guerre techno-mondialisée ou à la suite d’une catastrophe de nature écologique. Seulement partant de là, dans une telle société où l’humanité dépérirait à 90% (et avec elle une bonne partie des outils de production) il serait alors impensable d’imaginer que la technologie survive à un tel cataclysme démographique et/ou écologique.
      Cette ingéniérie sociale repose sur un socle par trop théorique, et si parfait soit-elle, elle sous-estime le réel de l’humain. Il faut partir de l’humain, tel qu’il est (selon la vision d’un Bossuet), on ne peut pas partir de l’humain tel qu’il devrait être, c’est là une abstraction à partir de laquelle tout projet d’ingéniérie sociale devient impensable et bancale. C’est en cela qu’une vision authentiquement et parfaitement marxiste est reluisante théoriquement, mais elle butera toujours sur le terrain de la praxis. Dans la praxis, il n’y a pas cet homme universel, il y a des Chavez, des Poutine, des Obama, des Netanyahu etc, et c’est une lourde erreur de penser qu’un Poutine ou un Morales sont des Obama en devenir... La France de De Gaulle était infiniment plus enviable que celle de Hollande ou Sarkozy. A se focus sur une espèce de lutte des classes universelle et un messianisme des communautés primitives, à théoriser, de manière habile sur le terrain rhétorique et dialectique certes, sur la disparition de l’état, on se soustrait précisément de ce jeu historique, qui est celui du réel.


    • #1488653

      D’abord, Cousin est philosophe et il n’a jamais dit que tout ça était pour demain. Vous réfléchissez trop dans l’instant et dans l’époque en voulant des solutions maintenant pour un processus que personne ne contrôle.
      Vous ne parlez simplement pas de la même choses. D’un côté vous avez des attentes pour savoir quoi faire maintenant, et de son côté à lui, il reprend toute l’existence de l’humanité, en ne se restreignant pas à cette petite période de 4000-5000 ans qu’on appelle l’Histoire. C’est peut-être frustrant quand on est dans le combat, mais quand on veut trouver des réponses profondes aux maux de l’humanité et ne pas rester dans des débats stériles sur tel ou tel type de gouvernement qui seraient mieux, c’est la seule voie à prendre. Ce n’est pas parce qu’avec nos esprits de moderne domestiqués on n’arrive pas à entrevoir pleinement la possibilité de ce monde, que ces théories sont juste romanesques. C’est sans doute les réponses les plus profondes jamais apportées, le reste tourne en rond.


    • #1489276
      le 16/06/2016 par Jalons de conscience
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      [1/3]
      Le propre de celui qui manque de substance critique est, hélas, de donner son avis sur tout et n’importe quoi à bâton rompu. J’ai lu attentivement votre texte en deux parties où, essentiellement, vous soulignez de prétendus torts de Cousin (dites marxien, pour ne pas confondre le marxisme politique qui est l’antithèse absolue de Marx, que vous n’avez visiblement pas lu non plus) sans jamais avancer le moindre contre-argument construit.
      Vous basez cette proto-argumentation sur l’idée d’une volonté de « retour », là où, très précisément, Cousin réfute absolument l’idée de retour puisque tout retour en arrière est impossible à l’intérieur de la pensée du déterminisme dans l’histoire. Il le dit après Marx et il le répète constamment : vous n’avez donc pas plus lu ou écouté Cousin que vous n’avez lu Marx (et pourtant, vous déballez). Affirmer donc que Cousin parle d’un retour en arrière à un homme antérieur est une idée fausse et absolument fausse qui en elle-même décrédibilise déjà la totalité de votre texte qui se fonde sur cette mauvaise idée qui indique directement que vous ne comprenez pas Francis Cousin. Aucun retour en arrière n’est possible parce que l’histoire ne repasse pas les plats, et aucun retour en arrière n’est non plus souhaitable parce qu’il n’y pas d’idéalisation des peuples primitifs qui ne vivaient pas un communisme ontologique universel mais seulement localiste.
      L’histoire, venons-en. Vous parlez d’utopie. L’utopie — et Cousin le dit aussi très bien lui-même ici ou là — c’est l’inverse : c’est de penser comme vous, qui parlez notamment de Nations, que ce monde, le monde moderne du capitalisme qu’on peut faire remonter au néolithique, est éternel là où il n’est que passager (notre histoire sans pouvoir, argent ou État est infiniment plus longue que celle de notre dépossession) voué à sa propre perte, mécaniquement, génétiquement. Cousin n’est pas utopique : il suit le mouvement de l’histoire réel, l’histoire des luttes, des sangs et des larmes qui ont traversé toute notre histoire, une histoire réelle, retracée, suivie, documentée. C’est votre propre histoire qui est hallucinée, aliénatoire.


    • #1489279
      le 16/06/2016 par Jalons de conscience
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      [2/3]
      Votre « paradigme » (mot dont vous usez) est étroit, plus étroit que le sien puisque vous parlez de « réalité historico-culturelle » sans plonger dans l’histoire réelle et vous tendez à naturaliser des catégories de la modernité (« nations ») alors que l’histoire montre très distinctement leur parcours de lente décomposition et leur caractère transitoire.
      Aussi, Marx n’est pas « encensé comme un prophète » parce que, là aussi, vous découvrirez si vous êtes curieux (et un être avançant, non un arrêté) que Cousin ne cesse de répéter qu’il faut rendre Marx — comme lui-même — absolument anodin, en expliquant que Marx n’est ni un démiurge, ni un magicien, ni un génie fou, mais que Marx a été un témoin attentif et privilégié d’une époque à cheval entre domination formelle et domination réelle qui s’accomplit explosivement et violemment en laissant transparaître toutes ses contradictions. Vous prêtez donc à Cousin ce que vous faites vous par ailleurs dans votre texte magique : le fétichisme de la marchandise.
      C’est le fétichisme de la marchandise qui en fin de compte vous fait dire que l’homme historique, celui de notre passé objectif, « n’existe pas ». Là encore, sur quoi vous basez-vous pour avancer cela ? Mille traces en rendent compte.
      C’est le fétichisme de la marchandise qui vous fait user de catégories pauvres : « sociologie » (science des ânes avec la géopolitique), « justice », « religion », « structure familiale », « politique », etc.
      Vous usez de ces termes sans les penser et sans les penser dans leur apparition, leur histoire. Vous naturalisez les choses, par habitude, psittacisme. C’est ça précisément le fétichisme de la marchandise. Vous ne recueillez donc pas le sens de ces mots, leurs limites, leur histoire, en un mot vous les prenez pour acquis en les naturalisant. Cependant, et c’est là le cœur du problème, vous parlez de « paradigme étroit » chez Cousin qui vous renvoie pourtant à des définitions on ne peut plus solides de ces mots que vous ne définissez jamais !
      Votre texte est une bulle vide.
      Quelle vision « transhumaniste » ? Vous rêvez monsieur.


    • #1489688

      (la constitution à venir) d’ « un communisme ontologique universel »

      Parce que vous pensez réellement qu’en vertu du matérialisme historique cela nécessairement adviendra ? Cela relève de la croyance, ni plus ni moins, ou de la boule de cristal, au choix. Mais en absence de toute démonsatrion, cela ne revêt aucun critère évident de vérité, autre que celui que vous vous êtes forgé.


    • #1492355
      le 20/06/2016 par Jalons de conscience
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      @Giordano B [1/2]
      Mais il faut que vous voyiez bien que la société annoncée par Marx est arrivée, elle est bel et bien arrivée, objectivement et implacablement : toute l’analyse de la domination réelle.
      Ensuite, le fruit de l’analyse marxienne, qui continue et perfectionne le cheminement hégélien, n’a rien d’un travail magique, de devin (vous parlez de « boule de cristal », pas moi), c’est au contraire l’analyse du réel la plus aboutie, concrète et matérielle du temps de la marchandise, le nôtre. De là, et à partir d’une histoire (là encore : réelle, historique, documentée, à rebours de vos images d’utopie) qui est notre histoire humaine, Marx explique que l’émancipation humaine sera l’œuvre du prolétariat lui-même. Vous vous égarez et bottez en touche. Voyez plutôt ce que j’ai pu souligner de votre argumentation. Aujourd’hui, nous sommes face au choix suivant qui ne laisse pas échapper de troisième voie : la continuation de l’abjection marchande (nous y sommes, au début de la fin) ou un retour à une vraie vie humaine. La vraie vie humaine, notez (et je ne veux pas faire insulte à votre intelligence à le redire une ixième fois) qu’elle aussi a existé et n’est pas rêvée, ce n’est pas un retour dans les grottes à l’âge du feu, il n’y a que les idiots qui clament cela. Il n’est par exemple pas question de ne plus vivre avec une technologie, mais il est question de tout sortir du paradigme de l’économie politique qui invertit tout ce qu’elle englobe. Ainsi, si nous avons des trains qui nous font voyager d’un point A à un point B à 300 Km/h et sans polluer, n’aurons-nous pas besoin de développer des trains qui vont à 600 km/h sans polluer ou pas besoin de trains plus rapides tout court parce que nous serons sortis du temps névrosé de notre aliénation en son culte de l’urgence (« Time is money ! »)


    • #1492356
      le 20/06/2016 par Jalons de conscience
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      @Giordano B [2/2]

      de la concurrence permanente. Sortis du travail, nous n’aurons plus de riches touristes qui iront se faire bronzer le cul à Honolulu le temps d’un week-end pour revenir rapidement « à leur vie active », ayant brûlé des milliers de litres de kérosène au passage. Le voyage reprendra une dimension humaine et retrouvera son sens dans sa propre durée lente. Des tas de gens qui en sont au niveau 1 en culture critique et qui donnent un avis (là où il n’est pas attendu, sinon par une certaine hégémonie du « je » narcissique) sur Marx, et je ne vous vise pas ici particulièrement, en avançant des fadaises pareilles, c’est le genre de choses qui me décoiffent. Il y a tant à faire pour comprendre et de raisons à y avancer modestement.


  • #1488382

    Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, ça veut dire que sans le processus marchandisation du néolithique, il n’y aurait pas eu d’Histoire ? C’est dingue mais ça se tient, si on prend pour exemple les liens entre la finance internationale et les 2 guerres mondiales.

     

    • Forcément, ainsi ce constat entraine un second questionnement : ce processus du passage de l’Être à l’Avoir, a donc contenu "Wall Street" dans le premier échange marchand. Mais si ce processus était inévitable car les communautés de l’Être était imparfaite car non universelle, l’Histoire du retour à l’Etre vers l’universel après la crise terminale du Capital, devrait pouvoir exister à une seule condition : que la Communauté enfin Universalisée abolisse l’Argent donc la marchandisation, la servitude, en ayant l’obligation d’avoir non seulement le même de niveau de conscience sur ce point et la même acceptation de ce qu’il faudrait faire pour rétablir cet après Capital, pour ne pas avoir nouvellement une ouverture vers des aliénations engendrées par le modus operandi pour rétablir l’Être (non aliéné) contre l’Avoir (lui définitivement détruit).


  • Un grand MERCI à E&R pour nous faire partager un très large spectre d’idées et de débats qui nous permet et nous entraîne à nous confronter mutuellement avec intelligence par le dialogue.

    E&R un vrai portail éducatif qui tire vers le haut. (bon j’arrête là la pommade LOL !)

    Merci Vincent Lapierre pour les questions simples et pertinentes qui me permet d’appréhender plus facilement la rhétorique, parfois souvent un peu complexe pour moi, de Francis Cousin qui à mon avis a sa place dans l’espace de diffusion de E&R.


  • Un peu comme une lanterne posée sur le soleil pour que s’incline de désespoir la nuit autour de soi. Un puis de jour dans un trou noir pour que descende du ciel la lumière au fond de soi. Car au regard de l’esprit rien est avoir pour y être perçu.
    Pour que s’opère un changement quantitatif suffisant pour produire un réel changement qualitatif.
    Je me suis régalée et j’ai hâte de vous lire.


  • Une question qui semble un peu en suspens est celle de la "souffrance" et du "combat pour vivre" consubstantiels avec tout l’histoire humaine. Cette dimension me semble absente de la vision mythifiée d’une humanité primitive accueillant dans la jouissance son être cosmique (je paraphrase).
    Vivre son être naturel c’est avant tout un combat. Les Sioux le savaient bien : rites de passage, bains dans l’eau glaciale pour endurcir les âmes, apprentissage de la résistance physique, morale, etc.
    On est loin d’une vision mythifiée où seuls la jouissance, le plaisir, auraient voix au chapitre.
    La petite pique sur le jeûne rejoint cette réflexion également : l’homme du paléolithique jeûnait fréquemment, la nourriture n’étant pas abondante en permanence. Il lui fallait lutter, se battre, pour se nourrir.

    N’importe quel homme moderne, vivant dans le tout-confort actuel, qui retourne vivre un mois dans la nature, avec sa tente et son couteau, le sait : la Nature nous calme très vite par ce qu’elle nous fait endurer : résister au froid, à la pluie, au vent, endurer les changements de température, la fatigue physique, les insectes, les piqûres, les blessures, la faim.

    L’histoire humaine a toujours plutôt était sur-vie que cheminement tranquille (vie < via, voie, chemin). Survivance à soi-même, aux autres, et au temps qui passe.

     

    • Faut lire 30 ans de captivité chez les indiens Ojibwas, de John Tanner, pour se faire une idée de la jouissance cosmique, ça jouit pas bien fort.


    • les "civilisations primitives" ,qui n en sont pas mais qui sont des communautés, etaient appellees civilisations du loisirs car si bien adaptées a leur environnement , elles parvenaient a trouver leur subsistance journaliere en 2 a 4 heure. le reste du temps etait consacre a d autres occupations dont des discusions sur la place de l homme dans ce monde. Nous civilisés avons oublié toutes ces choses qui nous permettraient de survivre dans cette nature qui a nous nous parait hostile en tout. Il y a un documentaire sur YouTube de 2 Français partis dans le Bush dans les années 50 qui reflete la vie des aborigènes dans leurs communautés, et dementit toutes les conneries sur l hostilite de la nature et la soit disante primitivite de ces peuples avec en paralelle l horreur de la civilisation. Avoir l humilite de reconnaître que la civilisation s est vautrée dans l ignorance et la cretinerie technicienne destructrice n est pas evident mais c est bien le cas, alors que ces gens la eux ne détruisent rien, et ne nuisent en rien a leur environnement ( dans tous les sens du terme ) pas d inceste, de maladie mentale, de massacre inter communautaire qui meneraient a la destruction du groupe oppose ,..https://www.youtube.com/watch?v=Ex9...

      Dans ce reportage ( a la 20 eme minute ) un descendant d aborigene parle de ce que l on a fait a son peuple dans le passe et de son ressenti et du ressenti que l on doit eprouver apres de telle choses. Pour tous ceux qui estiment que certaines elites pleurnichardes de peuples anciennement persecutes ne veulent et ne peuvent pas laisser le passe derriere, posons nous la qestion si ce n est pas inerrant a leur attachement a ce mode de production capitaliste, contrairement a ces gens qui pardonnent ? oublient ? ou peut etre meme s en moquent ( je nai pas la reponse a cette question) ces memes horreurs ..... https://www.youtube.com/watch?v=ulQ...


    • #1489133

      @ojibwa
      C’est bien, tu as lu un roman :), d’ailleurs si tu avais lu la préface, c’est écrit mot pour mot : "Par contre, il faut renoncer à découvrir dans ce récit des indications permettant de reconstituer avec certitude la structure sociale des populations dont le narrateur a partagé le mode de vie.".

      Et ils continuent dans la préface en laissant clairement comprendre que pour plaire avec le roman il fallait aussi faire peur et faire du sensationnel pour émoustiller la bourgeoise...bref, c’est un livre emprunt d’une vision très 19ème siècle, époque de laquelle date ce récit.


    • #1489152
      le 16/06/2016 par jouisseur cosmo-planétaire
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      En parlant de jouissance, la voie lactée c’est le foutre primordial, alors nous avec notre société capitaliste on pèse par lourd.


    • * JohnTheFisherman
      Une chose est sûre c’est que toi tu n’as lu que la première page, certes c’est un roman, mais c’est une autobiographie, d’une part, secondo, John Tanner était mal considéré par la société blanche, car on le prenait pour un Amérindien, il n’a eu que des déboires quand il est retourné dans la civilisation.
      Moi je veux bien tout ce qu’on veut, mais sa vie est un témoignage, sur les us et coutumes des amérindiens,ensuite certes on dit que c’est romancé et qu’il ne faut pas prendre à la lettre ce témoignage, évidemment, puisque les blancs y sont dépeins de façon peu glorieuse, en effet ils n’ont jamais cessé de les exploiter et le les alcooliser méthodiquement les Ojibwas pour les voler.
      Alors un conseil l’ami, au lieu de faire le magnifique, il faut mieux que tu comprennes ce que tu affirmes, ça s’appelle honnêteté, camarade.



    • [les aborigènes] ne détruisent rien, et ne nuisent en rien a leur environnement ( dans tous les sens du terme ) pas d inceste, de maladie mentale, de massacre inter communautaire



      Ils ne se disputent jamais, ne sont jamais jaloux, gourmands, orgueilleux, paresseux, n’envient jamais la femme du voisin... ?


    • #1489408

      JohnTheFisherman
      Le récit de J Tanner est un roman, AUTOBIOGRAPHIQUE, t’as vu je sais mettre en gras, pas con non ?
      Ensuite : Tanner enlevé à l’âge de ne parlait que la langue Saulteaux et a été complètement acculturé, par rapport à sa société d’origine, il était un grand chasseur et un guerrier, Ojibwa, de là à tout balancer d’un revers de main, c’est un pas que je me garderais de franchir.
      Son témoignage est un témoignage, notable, sur la vie et les coutumes des Améridinens des grands lacs.


  • #1488500

    Si les masses prolétariennes étaient constituées de millions de Bouddhas, ça marcherait sans doute ! Donc encore un peu de travail


  • Francis cousin nous explique que chaque révolution nous a amené davantage de capitalisme mais que la prochaine, par je ne sais trop quel miracle, renouerait l’humanité à un mode de vie et de pensée des sociétés primitives. A part si on assiste au grand badaboum généralisé, l’éradication de l’espèce humaine et que les orangs-outans et les macaques apprennent à lire, tombe sur un livre de Marx et nous bricolent un truc, je vois pas trop pourquoi les hommes formatés à la société de consommation reviendraient à une société radicale non-marchande. Car même le troc d’après Cousin porte déjà en lui les vices du capitalisme destructeur.
    De plus nous dire que "la permaculture à quoi bon", "combattre le TAFTA ou l’U.E. ça sert à rien", c’est bien joli mais qu’est ce qu’on fait alors ? Je trouve que Francis Cousin à une attitude "messianique" un peu démobilisatrice car on est déjà pas bézef à comprendre les dangers du TAFTA alors les vertus des sociétés primitives je t’en parle même pas !

     

    • Il n’a jamais dit que c’était sûr loin de là. Il dit qu’il va y avoir une fenêtre de tir pour tenter le coup.
      En effet lutter sur les effets plutôt que les causes est illusoire et contre-productive.


    • Les vertus des société primitives...Mr Cousin n’a jamais mis les pieds en brousse ou été confronté à des tribus dites primitives. Quand j’étais en brousse au Congo, les gens n’avaient de cesse que de nous demander des ustensiles et autres trucs venant de la ville. Il ferait mieux une fois de regarder l’émission "j’irai dormir chez vous" en Namibie où l’on voit des Himbas (une tribu) sortir de leur patelin presque à moitié nue pour aller se ravitailler en ville dans les grandes surfaces, se mélangeant sans complexe parmi des gens habillés à l’occidental. C’est une scène surréaliste même pour moi qui croyait avoir tout vue.


  • Francis Cousin est-il un anarcho-primitiviste ?


  • Voltaire à Rousseau : "On n’a jamais employé tant d’esprit à vouloir nous rendre Bêtes. Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage".

    On ne pose jamais la bonne question à Cousin. Je lui poserais si il vient. Ou est le progrès ? Sommes-nous condamnés à vivre éternellement sur ce caillou, comme des benêts, ahuris, ivres d’amour pour les rayons de soleil ?
    Platoniciens, nous ne recherchons plus seulement le bonheur, nous voulons la connaissance.
    Cousin il doit s’en foutre. Mais ça ne me suffit pas. Le bonheur qu’il recherche est trop immobile.

     

    • Quel progres ? Progres de Quoi ?

      Je te propose le transhumanisme, comme cela tu pourras meme baiser des robots dans l’espace.


    • Vous n’avez rien compris à ce que dit M. Cousin. La référence aux communautés primitives n’est là que pour montrer la nature de l’homme générique. En 1936 à Barcelone ils n’ont pas détruit les usines...


    • #1488845

      Je ne ne pense pas qu il dit que nous devons vivre necessairement comme des animaux, mais que nous devons rėapprendre a vivre en vrai relation humaine et uniquement humaine car c’est celle là qui nous ouvrira les vrais connaissances...en quoi cela nous empêcherait il d accéder aux connaissances ?.. enfin il me semble si j ai bien compris



    • Vous n’avez rien compris à ce que dit M. Cousin. La référence aux communautés primitives n’est là que pour montrer la nature de l’homme générique.



      je ne vais pas vous répondre que vous n’avez rien compris (parce que c’est inutilement blessant), mais le monsieur vous dit qu’il ne croit pas au concept de l’homme générique. et ça c’est plus que défendable : l’homme générique serait communiste ? mais pour être communiste il faut avoir quelquechose à partager donc avoir déjà produit ce quelque chose. on est déjà plus dans le générique mais dans l’historique.
      de plus l’éthologie nous démontre que le partage (de nourriture, de femelles) chez les animaux sociaux est toujours hierarchique (ordonné). Donc ce prétendu communisme générique n’est déjà pas observable chez l’animal. décortiquez le concept d’homme générique et vous finirez par n’y trouver qu’une coquille vide, l’homme est mouvement perpétuel car il est vivant.
      analysez la cinquantaine d’ethnies qui peuplaient la papouasie ou Bornéo, vous y trouviez des sociétés agressives et guerrieres tout autant que de paisibles et pacifiques, l’homme se construit par la culture et les cultures sont diverses, l’homme générique est au mieux une matière première, mais les valeurs humaines sont justement le produit d’un mode de production, une construction sociale et cognitive.


  • @Giordano B

    Je suis en grande partie d’accord avec votre analyse. En trois 3 ans que je fréquente ce site, je n’ai jamais lu un com aussi intelligent et d’une telle perspicacité. Merci pour tout le plaisir que votre com m’a procuré à le lire. Je m’incline.


  • Bonjour à tous,
    C’est une réelle “claque ! ” mentale cette émission pour moi.
    J’aimerais en profiter pour vous remercier pour votre travail d’informations remarquable.
    Merci à la communauté E&R egalement de faire vivre les débats.


  • Francis cousin a souvent affime dans ses videos que Marx n’avait pas cesse de dire qu’il n’etait pas Marxiste.

    La seule occurence que j’ai pu trouver est la reponse de Marx a Lafargue en 1870. Une seule fois. c’est quand meme bien different que ’ne pas cesser de repeter’.

    peut etre que d’autres occurences m’ont echappe

     

    • C’est plus visible dans la critique du programme de Gotha et apparemment dans l’idéologie allemande. Les petites phrases aident à se faire une première idée ou à comprendre mais il faut creuser. Quand Marx dit je ne suis pas marxiste c’est un mot et il ne faisait pas sa blague par écrit 10 fois par jour.


  • On gagne une altitude vertigineuse. Ça fait du bien de prendre conscience que le capitalisme n’est ni l’alpha ni l‘oméga de notre histoire.

    Mais il faut aussi avoir les pieds sur terre. Là où Cousin s’égare dans une nébuleuse mondialo-communiste à venir, Philippe Landeux conçoit la nation (sans centralisation des échanges) ayant aboli Largent, réellement fondée sur l’Egalité (à ne pas confondre avec le nivellement). Partant de la société actuelle, il se focalise sur le moment où le capitalisme va s’auto-invalider, et nous donne les outils pour le dépasser et rebondir pour le meilleur. Cela passe donc par la politique, si l’on admet que tout est politique, et par la nation avec un Etat extrêmement réduit.

     

  • M. Cousin se considère humble, mais son discours, et celui de ses disciples, est pétri de l’arrogance de ceux qui pensent avoir atteint le paroxysme de l’illumination intellectuelle et de la compréhension du monde, face aux "crétins" aliénés qui ne font que dénoncer l’usure, la FED ou la loi de 73.
    Il a des arguments intéressants et je comprends que l’on puisse être convaincu par son étalage de culture et son jargon alambiqué. Mais lorsqu’on lui pose la question de la réalisation concrète de ses idées, il part dans de long monologues sans réellement apporter de réponse.Tant de mots pour dire si peu. Son analyse donne l’impression de tout contenir et de tout expliquer par les agissements de cette entité abstraite et autonome qu’il nomme le Capital ( du spectacle fétichiste marchant aliénatoire intégral mondial du crétinisme cosmique terminal ... ). Or elle déresponsabilise les élites agissantes et les usuriers, ignore un certain messianisme, fait fi de l’histoire des peuples, et fait simplement fi du réel.
    Malgré cela je remercie M. Cousin pour la clarté de sa description de la pensé de Marx originelle qui me permet de savoir pourquoi je ne suis pas marxiste.

     

    • Ce qu’il vous dit c’est qu’on ne peut pas gagner en essayant de reprendre le contrôle de l’état ou de la banque centrale. Le point de vue adverse se conçoit et se justifie sauf qu’il a échoué depuis des siècles systématiquement...


    • #1489088

      Au moins, il est clair que vous attendez tout des autres. Voilà une information importante.


    • #1489090

      En plus, vous vous contredisez. Francis Cousin présente une vision du monde basée sur une dialectique marxiste.
      Il ne prétend aucunement en tirer un programme politique. Ce qu’il dit contient déjà l’objectif à atteindre.
      Où est l’arrogance là-dedans ? Il est un accoucheur. Chacun sa place. En gros, démerdez-vous avec çà. Si vous n’êtes pas content, changer de crémerie.
      Ce n’est pas à Francis Cousin de modifier votre comportement de consommateur insatisfait et votre vision du monde si vous n’en avez pas envie.


    • @ The Shoavengers

      « il est clair que vous attendez tout des autres ». Merci pour votre philo-analyse. On peut payer en 3 fois ?

      Plus sérieusement, le problème vient de cette dialectique marxiste justement. Je la trouve nocive car elle détourne la réflexion de ceux qui s’y laissent prendre vers des horizons lointains alors que l’on devrait regarder devant soit, envisager ce que l’on pourrait faire avec ce que l’on a et surtout pointer du doigt les responsables de la situation actuelle. Malgré sa prétention d’être indépassable , de tout englober et d’avoir tout prévus, la dialectique marxiste souffre de problèmes de logique. Notamment si tout moyen de production atteint un "cycle de caducité" et que "l’histoire ne repasse pas les plats" pourquoi revenir au mode de production du mythique communisme primitif antérieur a tout les autres. De plus sa vision idéalisée des communautés primitives, vivant dans le bonheur permanent, me parait quelque peu abusive.
      Un commentaire précédents fait remarquer l’étrange ressemblance entre ce futur paradis terrestre de la "fédération mondiale des communes émancipées", devant advenir à la suite de la crise final du capital et la "destruction des villes", avec les temps messianiques juifs sensés advenir suite à une période de chaos. C’est un parallèle intéressant.


    • @ Ugly Bob
      Je vous retourne la proposition : que "proposez"-vous ? De faire de la monétisation pour le peuple ?
      De faire un état catholique ou lieu de franc-maçon ?
      Continuez la concurrence de tous contre tous malgré une productivité 100 fois supérieure à celle d’autrefois et donc de plus en plus d’humains non rentables dans le champ de la rentabilité ?


    • #1489583

      @ Ugly Bob

      Vous semblez déçu de ne pas avoir trouvé en Françis Cousin le Gourou (humble, parce que l’arrogance c’est mal) qui aurait été mandaté pour vous apporter la solution clé en main.

      Francis Cousin commence toujours ses interventions par "Oubliez Francis Cousin". Il vous faut peut-être passer par la case "Raz le cul des problêmes d’égo".

      Vous avez peut-être raté le Taulier nous demander de redevenir humain ?
      Piqure de rappel :

      https://youtu.be/YHv_3p5sEKQ

      Nous ne servons plus à rien, alors on fait quoi ?

      https://youtu.be/7Pq-S557XQU


    • Je n’ai pas la prétention d’avoir le niveau pour proposer quoi que ce soit. Je ne suis qu’un simple citoyen qui cherche à se cultiver et à structurer sa pensé politique. Je valide la ligne de ER qui est, sur de nombreux points, aux antipodes de celle de Cousin. Je trouve également intéressantes les interventions de Pierre de Brague sur le cercle Proudhon.
      Mais dans l’idée ce que j’imagine qu’il faudrait faire c’est effectivement revenir à une monnaie nationale (les modalités de cette monnaie peuvent être discutées, l’important c’est qu’elle ne soit pas usuraire. Personnellement, j’ai une préférence pour l’étalon travail face à l’étalon or par lequel ne jure que Pierre Jovanovic), ce qui implique de retirer cette prérogative aux banquiers. Retour d’un état nation qui veille a l’intérêt général du peuple Français et qui tord le cou de la finance parasitaire apatride, renouer avec la tradition française catholique (ce qui implique une abolition progressive de l’usure), retrouver son indépendance par rapport à l’empire américano-sioniste, la liste est longue. Ce ne sont que des idées mais elles sont concrètes, applicables et n’ignorent pas les responsables réel de nos maux actuels. Je ne pense pas que l’on puisse aller bien loin avec des rêveries sur un passé mythique et un futur messianique.


    • @ Rémi O. Lobry

      Pour vous répondre clairement, je me fou littéralement de Francis Cousin et je n’en attendais absolument rien. J’ai entendu ce qu’il avait a dire et je ne suis pas d’accord tout simplement. De mon point de vue son discours est très bien agencé, mais comporte des lacunes, des problème de logique et ignore la réalité. Je constate d’ailleurs qu’aucun des disciples du Dr Cousin qui ont répondu à mon commentaire ne l’ont fait en contrant mes arguments. Vous semblez avoir été titillé par le fait que je critique l’arrogance de M. Cousin. Effectivement l’orgueil n’a jamais été reconnu comme une qualité et s’autoproclamer humble est déjà de l’arrogance en soit.


    • "Etalon travail ?" : Merci de préciser sur le plan théorique et pratique comment vous allez vous y prendre
      Voilà une utopie encore bien plus grande que celle de Cousin !
      Par ailleurs beaucoup des critiques se concentrent sur ses dires des communautés primitives. C’est un peu une réduction ad autralopithequm cette histoire. Il part des communautés primitives pour ilustrer la grande marche de l’histoire et on l’y ramène sans cesse !


    • "Voilà une utopie encore bien plus grande que celle de Cousin ! "

      utopie... et pourtant realisée par Hjalmar Schacht dès 1933. cf. "la Revolution Europeenne" "Memoires d’un magicien" sur KK.


    • #1489917

      @ Ugly Bob

      Toi t’es rigolo. Je te réponds pour la forme mais c’est surtout à ceux qui suivent ce fil que je m’adresse



      De mon point de vue son discours (...) comporte des lacunes, des problème de logique et ignore la réalité.



      Quelles sont ces lacunes ? Ou est ta démonstration ? Quelle est ton argumentation ? C’est à la portée de n’importe quel antifa de base qui me traîte de facho à longueur de journée de me dire que ma pensée de sale fasciste "comporte des lacunes"

      Des problèmes de logique. Là, logiquement, concernant la logique tu aurais pu nous faire une démo par la logique mettant en lumière ces problêmes de logique. Tu sais, des trucs comme A plus B au carré...

      Ignore la réalité. What shall I say ? You beat me out flat ! L’argument qui tue : Tu ignores la réalité. Mais attention, terrain glissant, grand fan de SF je suis passé grand maître en mondes paralèlles avec tout plein de réalités alternatives. Petit exercice pratique : démontrer comment on distingue son ressenti de la (sa ?) réalité. Je ramasse les copies dans deux heures.



      Je constate d’ailleurs qu’aucun des disciples du Dr Cousin qui ont répondu à mon commentaire ne l’ont fait en contrant mes arguments.



      Pourquoi utilises-tu le mot disciple ? Aurais-je vu juste lorsque je t’ai identifié comme étant à la recherche d’un gourou ?



      s’autoproclamer humble est déjà de l’arrogance en soit.



      Celle là tu devrais la vendre à un journal qui ne se vend plus comme Le Figaro "Sans liberté de blâmer il n’est point d’éloge... Mon cul sur la commode". Ca a son petit côté "Je suis contre ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que... Mon cul sur la commode." On pourrait faire équipe toi et moi ? Que penses tu de celle-là ? "S’autoproclamer humble c’est déjà poser son cul sur la commode." Moi j’aime bien.

      And now the truth is revealed !

      Cher Ugly Bob, je te dois la vérité ; Francis Cousin, ma copine Amandine et moi sommes en train de fonder une secte. Ce que tu vois là n’est qu’un laboratoire. Françis sera le gourou incontournable, Il n’a pas, comme tu nous l’a démontré, son pareil pour rouler du crétin dans la farine. Ma très belle copine Amandine fera l’égérie en se promenant toute nue sous un voile diaphane. Quant à moi je me contenterai du rôle de trésorier, celui qui s’occupe des entrées et des sorties de pognon. Il est important de lâcher 10% à la commission parlementaire qui surveille les activités sectaires. Et Voilà.


    • @ RD

      L’étalon travail n’est pas une utopie imaginaire. Ce système monétaire à déjà été mis en place par une bande d’allemands énervés aux cours des heures les plus sombres. Cela a contribué aux redressement de leur pays.

      Pour faire court, il s’agit d’une monnaie indexée sur la production. C’est à dire que la masse monétaire est constamment ajustée en fonction de la courbe du coup de la vie. Si la courbe à une tendance baissière, on injecte de la monnaie et inversement. Les prix sont donc stables, pas d’inflation ou déflation. Il faut y ajouter entre autre une économie dirigée et planifiée, un système de troc de ressources avec les pays voisins, une augmentation des salaires et leur prise en compte systématique dans l’établissement prix. En gros une émancipation complète envers la Haute Banque et la finance internationale. Résultat : un état de prospérité impressionnant. Je vous renvoie au livre de Francis Delaisi , "La révolution européenne".

      Cependant, pour avoir une vision complète, il faut également savoir que le redressement allemand aurait été beaucoup plus compliqué sans les aides et soutiens préalables de l’oligarchie anglo-américaine. Il est clair qu’il voulait une Allemagne forte. Ce sont les mêmes qui on apporté leur soutien à la révolution bolchevique. (voir A.Sutton, sa serie Wall Street, et E.Mullins, Les Secrets de la Réserve fédérale).

      Peut-être que ces solutions économiques ne sont pas forcément adaptés à la France de 2016 mais on peut néanmoins s’en inspirer. Tout comme on peut s’inspirer du corporatisme de l’ancien régime.


    • @ Rémi O. Lobry

      Votre réponse hostile et méprisante relève plus du sophisme que d’autre chose. Elle est la preuve que vous n’avais pas lu ce que j’ai écris le long de ce fil de discussion et que le mot disciple que j’utilise est parfaitement approprié. En ce qui concerne la logique je pose simplement une question que je vais réitérer pour vous : Si tout moyen de production atteint un "cycle de caducité" et que "l’histoire ne repasse pas les plats" pourquoi revenir au mode de production du mythique communisme primitif antérieur a tout les autres ?
      Concernant le dénis de réalité, je pense avoir clairement donné mon avis si modeste soit-il. Notamment sur la tendance de la dialectique marxiste a déresponsabilisé les élites et a idéalisé une mythique société de l’être vivant dans le bonheur permanent. Cet avis ce base avant tout sur un instinct. Comme dit "Le taulier", selon votre expression, on trouve d’abord on cherche ensuite.


    • Je vois ce que vous entendez par étalon travail. Vous voulez donc une variante de la friedmanite, à la sauce nationale. Je me souviens qu’ils étaient tous de cette école de pensée depuis des décennies (hormis quelques keynésiens), pourtant ce n’est pas ce qui a été fait me semble t il et ce n’est sans doute pas un hasard car ils ont réalisé que c’était intenable à terme car trop contraignant.
      Concernant le cas allemand, je pense que le succès de cette politique, avérée en effet, est due au notamment au contexte de l’époque. Je ne nie pas que si mise en place elles pourraient sans doute amener des résultats bénéfiques pendant un certain laps de temps mais de mon point de vue cela ne serait que passager pour diverses raisons (comme l’argent sans état qui peut exister pendant un moment mais qui finit toujours par déboucher sous la forme d’état modulo certaines variantes spécifiques).
      Par ailleurs, dans la vision de Cousin, il y a une vision de l’Homme et du rapport qu’il devrait entretenir avec lui-même, ses semblables et le reste de la Création.
      Votre "système" est comparable avec celui de l’école autrichienne moderne et d’un étalon or pour simplifier et dont les partisans, dont je fus, qui nous promette un monde "idyllique" sous prétexte que le PIB par tête serait à 10% de plus, l’IS à 25 au lieu de 33% pour les PME, et qu’avec un bon gouvernement "tradi", on fera rerentrer dans les têtes les valeurs traditionnelles, etc etc.
      Ayant cru en ce mirage moi-même mais ayant mis les pieds dans le système capitaliste réel du quotidien (pas besoin d’aller dans les hautes sphères de la finance responsables de tous les maux même si elle est pourrie jusqu’à la trogne), il devient très dur de croire à ce genre mirage. Un bon exemple est de travailler avec des entreprises russes pour s’en convaincre !


    • #1490127
      le 17/06/2016 par jouisseur cosmo-planétaire
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      Ugly Bob
      Interressant,votre point de vue, car si on vous suit, je comprends mieux le résultat de l’hyper-inflation Allemande.
      En effet, lors du traité de Versailles, les dommages de guerre, comprenaient la confiscation d’une grande part de l’industrie et de la production Allemande qui partaient à l’étranger.
      Ce qui veut dire d’une part, que l’hyper-inflation aurait un rapport direct, avec la confiscation d’une grande part de l’économie productive Allemande et d’autre part, que la monnaie seule ne vaut rien.
      La monnaie à donc pour fonction première de faire circuler les marchandises par l’intermédiaire du prix.
      En effet, une marchandise produite mais non vendue, n’a aucune valeur, tant qu’elle n’est pas prise dans le circuit des échanges.


    • @ RS

      Exactement, merci de le souligner. J’ai acheté les mémoires de Hjalmar Schacht mais je ne les ai pas encore lu. C’est un personnage intrigant aux multiples facettes. Dépeins comme un patriote allemand soucieux de rétablir son pays mais également franc-maçon, en famille avec le patron de la banque d’Angleterre de l’époque Montagu Norman, il a été l’un des créateur de la Banque des Règlements Internationaux et il n’a pas été exécuté à Nuremberg. Mais ces faits troublants n’enlève rien au système économique vertueux qu’il a mis en place. C’est pourquoi je m’interroge sur ce personnage et plus largement sur cette période entière très complexe sur laquelle ont peu difficilement avoir un avis vraiment tranché. Il est difficile de savoir où s’arrête les manipulations et où commence la résistance allemande a l’empire. Mais dans tout les cas l’étalon travail a fonctionné et l’on pourrait s’en inspirer.

      @ RD

      Je ne connais pas vraiment les thèses de Keynes et Friedman. Mais il me semble l’école de Chicago de Friedman est ultra-libérale ce à quoi je n’adhère absolument pas. Aux contraire je serai plus pour une intervention accrue de l’état pour placer l’économie au service du bien commun.

      @ jouisseur cosmo-planétaire

      Je n’avais pas vu les chose sous cet angle mais c’est possible oui. Je ne sais pas dans le détails ce qui à provoqué l’hyper-inflation allemande. Peut-être aussi que le poids immense des réparations a poussé le gouvernement à émettre trop de monnaie. Mais dans un système d’étalon travail cela n’a pas lieu d’être car une marchandise a la valeur du travail qui a été fournis pour la produire et une quantité de monnaie équivalente est émise pour pouvoir en faire l’acquisition.


  • C’est l’humain qui est la richesse : les outils produisant des métriques installés sur des plateformes d’ingénierie fonctionnant en automation, puis ces indicateurs consolidés en tableaux de bord nécessaires à la gouvernance, font, à terme, la promotion d’une forme d’ignorance car les pratiques des humains gouvernés deviennent non nuancées, appauvries car stéréotypées. La production perd alors très vite en qualité, des corrections doivent-être apportées par d’autres humains experts afin de rectifier le tir, donc pour de nouveau produire de la richesse.


  • #1489309

    Je ne sais pas si Francis Cousin a raison mais ça reste passionnant. De même que les commentaires qui se contredisent, se complètent... Bravo à vous et merci.

     

    • En tout cas si les tentatives de sauvetage du capitalisme par les BRICS échouent et qu’ils tombent eux aussi dans la "Crise" et le terrorisme, cela veut dire que Cousin avait bien raison et que c’est une immanence du système qui a créé le monde que nous connaissons aujourd’hui.


    • #1490346
      le 17/06/2016 par jouisseur cosmo-planétaire
      L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

      RD
      Le capitalisme ne peut être sauvé par les BRICS, mais seulement en trouvant un nouveau secteur de valorisation, par exemple la bagnole dans les années 60.
      Aujourd’hui, la situation se complique, parce qu’on a mit les robots au taf, la robotique accélère la débandade, les fameux gains de productivité détruisent encore plus rapidement le capitalisme.
      Game Over, pour la production, on vit maintenant que sur la promesse d’être payé un jour, le crédit, les marchés boursiers.
      le capitalisme désormais est une production de masse, d’ humains surnuméraires dont on ne sait que faire !


  • Une question que j’aurais malgré tout aimé poser à Francis Cousin.

    Marx et Engels parlaient des germains des forêts, le "Germain", comme peuple encore à l’état de primordialité, en harmonie cosmique, n’ayant encore vécu le processus de dictature de la Marchandise contrairement aux voisins Celtes qui étaient deja dans un stade avancé d’aliénation avec leur castes et leur rituels...
    Comment expliquer qu’aujourd’hui, ce soit exactement l’inverse : les peuples germaniques (Allemands, Hollandais, Anglo-saxons...) sont à l’avant-garde de la dictature du capital, les premiers a imposer toutes les réformes neoliberales dans la plus grande résistance des populations "peripheriques" non-germaniques, qui elles sont dans une sorte de contestations plus ou moins passives...

    Comment expliquer qu’aujourd’hui, ce soit les non-germains qui soient les plus grand resistants à la dictature du Capital ?

     

    • Bonjour, l’explication réside dans l avènement des religions vétéro-testamentaires chez les peuples du Nord de l’Europe (protestantisme, et surtout calvinisme,Calvin ayant "béni" l’ouverture de la Bourse de Genève).
      En a découlé le célèbre "Time is money", les magasins à ouverture "Nine/Eleven" (amusant la coincidence non ?), puis 7/7.
      Dans le midi chez nous, et presque partout en Italie, les magasins/boutiques sont fermés de 12.30 à 15.30 ou 16.00 (sauf dans les centres ville des grandes villes). On déjeune encore à la maison, le repas préparé "maison".


  • #1489404

    Si il n’y a qu’une lutte à retenir c’est de ne pas oublier l’homme générique/authentique qui sommeil en nous pour pouvoir résister à ce Mal trés ancien ;)


  • Dommage que toute la grille de lecture marxiste, celle qui consiste à tout analyser à travers le prisme du matérialisme historique, a cette fâcheuse tendance à vider l’Histoire de toute responsabilité des différents acteurs historiques.
    Ainsi la révolution française n’est plus imputable aux loges maçonniques mais est une conséquence logique de l’évolution des rapports de production, renvoyant le rôle des franc-maçons au rôle d’opportunistes, une sorte d’accident historique. C’est là le risque de vider toute substance aux différents acteurs historiques au profit des seules forces productives de l’histoire. Non, l’histoire aurait pu être autre, la révolution aurait pu ne pas être. Rien n’est joué par avance, et toute l’histoire n’est pas prévisible à l’avance
    Quand Cousin dit que les premiers ouvriers ont manifesté en 68 selon leurs tripes, qu’ils n’ont été influencés par rien d’autre que leurs tripailles, rien n’est moins sûr. Encore une fois il cherche à déposséder certains acteurs historiques de leurs responsabilités. Quand il y a des manfestations en Ukraine ou en Géorgie, elles n’ont rien de spontané. Les "tripes", l’instinct c’est bien joli, mais c’est négligé toutes les tromperies à l’oeuvre dans l’histoire, à vouloir justifier toute l’histoire à la lumière des seuls rapports de production, le danger est qu’en cherchant à "scientiser" l’évolution de l’histoire selon la méthode marxiste, on en vienne à dédouaner le rôle de certains acteurs historiques. Son analyse de la révolution française, pure produit de l’évolution des forces productives de l’histoire, et dont les maçons ne seraient qu’un épiphénomène opportuniste, me laisse dubitatif. Les rapports de production ne font pas tout.

     

    • L’approche marxienne est que les humains et les groupes ne sont que le bras armés/les exécutants de ce déterminisme des forces et rapports de production.
      Soit on ne voit que des francs maçons soit on se demande aussi pourquoi ils eurent ce rôle et surtout pourquoi ils ont gagné.
      Ainsi vous pouvez passer littéralement votre vie à rechercher dans les actes de chacun, de chaque groupuscule, de chaque rumeur, de chaque complot, des explications sans ne jamais rien y comprendre de la matrice générale...


    • la "matrice générale" n’est rien d’autre que ce que j’appelle des conditions, un certain contexte, mais elle n’a aucun caractère déterminant, le croire revient à avoir une vision déterministe de l’histoire, consistant à déposséder l’histoire de ses acteurs et de leurs responsabilités pour en effet penser que tout revient à un espèce d’érotisme des forces productives de l’histoire et autres croyances de la sorte qui dépossèdent les acteurs historiques de toute responsabilité première dans ce qu’il advient. Qu’il existe un contexte, des conditions favorables ou défavorables aux événements de l’histoire (par la suite encouragées, instrumentalisées), je le conçois, mais de là à dire que tout est spontané, que tout est "tripaille" du peuple, et que tout est prévisible à l’avance, c’est méconnaître qu’en vérité les révolutions colorées, par exemple, n’ont rien de fortuites, qu’elles ne correspondent à aucun érotisme des masses laborieuses qui écouteraient leurs tripes. Il s’agit là d’un mouvement faussement spontané, monté de toute pièce et dont l’ampleur est exagéré sur les réseaux sociaux pour créer un faux effet boule de neige (par le désir mimétique). Et qu’il ne tient qu’à des forces contraires (traditionnelles, la Russie etc.) pour que ces mouvements gagnent ou pas face aux Soros etc.
      Tout n’est pas conditionné par une "matrice historique" dépossédant les différents acteurs de leur responsabilité historique dans ce qui est et ce qu’il advient.


    • @ nepoznat, vous avez raison : comme tout théoricien, Marx réduit le réel à sa théorie, cela ne veut pas dire que sa théorie soit fausse, mais qu’elle est incomplète à cerner parfaitement le réel et encore moins à prédire l’avenir
      c’est d’ailleurs curieux qu’un théoricien qui use de la dialectique pour argumenter à l’intérieur de son système théorique refuse de l’utiliser pour justement faire une analyse critique de son système.
      Maître kong (Confucius) disait, l’homme parfait doit être entre ciel et terre, assez près de la terre pour bien voir le visible et pas trop près pour ne plus rien voir, et assez près du ciel pour entrevoir l’invisible mais pas trop de peur de s’aveugler.
      donc Cousin abuse de la pensée holistique et néglige la pensée réductionniste que vous défendez. la vérité doit se trouver entre les deux.
      Cousin se trompe dans sa radicalité, la radicalité doit être dans l’action car elle la vitalise et non dans la pensée car elle finira toujours par la stériliser, la dogmatiser.


  • Parfois le corps arrête l’âme et l’âme stoppée réfléchit... à cette frontière, elle peut prendre le large, ayant béni son égo d’être libre de celui d’un autre.

    D’un excès d’abus ne dire mot ; d’être libre dans ton coeur de le congédier et de lui touner le dos ;
    Que s’ouvre par l’arrêt une nouvelle profondeur, l’endroit du bonheur dans la simplicité.


  • La notion d’armee de reserve du capital n’est pas suffisante pour expliquer la vague d’invasion recente. ces individus ne viennent pas pour travailler et ils n’entreront jamais sur le marché du travail.

    Apres si on se refere aux dires et projets de "ceux" qui les font venir on comprend mieux.

     

    • En effet, ils sont là pour faire sortir le proletariat europeen hors de son histoire et pour compenser la baisse tendancielle de la demande des habitants europeen. Si demain la moitié des immigres des dernieres decennies repartait de belgique, le pays s’effondrerait selon les critères de la valorisation capitaliste (demande de biens de consommation, prix immobilier divisé par 2 ou plus etc).
      Pour le capital l immigration c est tout bénéf !


  • #1490155

    A la 50 eme minute Francis COUSIN vous dit qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un sioux de commettre l’inceste avec sa fille......
    Je ne sais pas pour les sioux mais concernant certains peuples amérindiens de la forêt amazonienne ayant très peu de contacts avec la "civilisation" , il est coutumier que le père déflore sa fille et cela a posé un problème de droit aux magistrats français sévissant en Guyane française lorsqu’ils eurent à juger ces affaires d’incestes chez des amérindiens nouvellement "civilisés" ( venant à la ville pour y percevoir REMI avec lequel ils peuvent acheter la grosse bière PELICAN et se saouler au point de ne plus savoir avec qui ils baisent ....)
    Les archives de la police et de la gendarmerie locale pourraient témoigner de cela.


  • #1490333
    le 17/06/2016 par jouisseur cosmo-planétaire
    L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016

    J’ai beau chercher, je ne vois nullement de révolution paysanne à Venise ?


  • en fait la contradiction rédhibitoire de la philosophie de la communauté de l’être tient en deux hypothèses :
    1) soit elle est non dualiste, et l’individu n’est pas différent de la communauté (l’être) et du coup il ne peut y avoir de conscience individuelle. et la communauté de l’être est alors un organisme indifférencié qui a phagocyté l’homme en tant qu’individu
    2) soit elle est dualiste et l’individu est une entité ontologique différente de l’être et il ne peut donc plus l’appréhender organiquement mais uniquement cognitivement ; ce qui rend nécessaire la communication et l’échange d’informations entre des individus dotés d’une conscience fondée sur l’ego qui est tout sauf universel. donc conflits et résolution de ces conflits ce qui implique une structure sociétale or une société n’est pas une communauté, elle implique des règles aliénantes.
    conclusion, la communauté de l’être en tant que jouissance pure non aliénée , c’est un pipeau théorique de philosophe.

     

    • Perso je me moque bien de ces réflexions sur la communauté primitive, ce que je sais c’est qu’un monde sans état et argent enlèverait une chape de plomb colossale sur les âmes et les coeurs, leur permettant de libérer autrement que dans le calcul égoïste.
      Par ailleurs, aujourd’hui en occident la majorité du temps de travail social du fait de la propriété privée a été phagocyté par des activités qui ne répondent pas à un besoin humain : services financiers, bureaucrates en tout genre, commerciaux, agents immobilier etc.
      Là où a raison Cousin c’est que l’égo et le pouvoir serait grandement contrecarrés en l’absence du structure de type étatique cheffiste et sans la possibilité d’accumuler des moyens techniques et humains colossaux par quelques uns.


    • #1490449

      Dans une communuauté communiste universelle, si j’ai bien compris Cousin il n’y aurait ni ville ni campagne, mais alors comment s’organise le maillage de l’habitat ? Il est sédentaire ? Nomade ? J’imagine qu’il y aurait des médecins également dans une telle société. Comment détermine-t-on qui habite à côté du médecin, qui s’en trouve éloigné ? En absence de toute hierarchie certaines choses restent en suspens, il est inévitable que certains seraient mieux dotés spatialement que d’autres. Quels en seraient les critères ?


    • Non il n’y a plus de mégalopoles et des campagnes vides spécialisées dans la production agricole, il y a un maillage de villages et petites villes avec quelques plus grandes (pour des raisons historiques).
      Le capitalisme concentre tout y compris la répartition des populations, le communisme est force centrifuge.
      J’ai parfois l’impression que bien des gens sur ce site en fait ne veulent finalement pas changer grand chose ou à la marge !


    • @ RD
      moi aussi je m’en balance du côté théorique,
      quant au concret, d’accord aussi avec toi : supprimer l’état et l’argent c’est du concret et c’est indispensable et amplement suffisant.
      je faisais cette remarque car ici beaucoup se prennent à rêver de la jouissance perpétuelle dans l’être que cousin nous fait miroiter et qu’il suffirait d’y croire pour que ça arrive.
      C’est ce côté eschatologique (religieux) qui me pose problème .
      Une communauté organique où la jouissance est sans aucune limite et sans règles n’est pas une société qui demande un minimum de structures pour assurer sa stabilité . Or Cousin est très clair, il ne veut pas de société mais une communauté organique. je crains donc fortement que nous ayons rapidement affaire à des ayatolahs cousinistes traitant de contre révolutionaires toute action constructive au nom de cette jouissance de l’être qui n’est en fait qu’un état de conscience totalement spéculatif.
      eh oui il faut bien bouffer, élever les gosses, s’occuper des morts, Et cela demande quand même quelques règles ; même les animaux en ont (ritualisations, jeu, parade amoureuse, hiérarchie etc)


    • @RD entièrement d’accord avec vous, mais l’abolition de l’état et de l’argent ne résoudra pas la cause de l’apparition de ces créations humaines, et ces causes se situent dans l’ego humain qui est intrinsèquement contradictoire : l’instinct de survie (la compétition, l’egocentrisme) et l’instinct de conservation ( l’entraide, la solidarité). changer de mode de production ne résoudra pas totalement ce problème, il faudra impérativement y ajouter une "aliénation culturelle" (des règles morales et hierarchiques)


    • @paramesh et uses
      Ce que je retiens de Cousin c’est que :
      1) Il faut pour comprendre quelque chose dans le monde actuel, il faut essayer de regarder l’évolution des différents modes de production et rapports sociaux depuis son origine, si on se contente de regarder les agissements de telle ou telle secte (illuminati) on est perdu.
      2) Les communautés primitives nous enseignent que le mode de production communiste n’est pas impossible (même si jamais "testé" à grande échelle) et que des instincts de domination propres à l’homme pouvait via dans les rapports humains en découlant en étaient fortement contenus si ce n’est réduits à pas grand chose (hors situation style "struggle for life").
      3) Par ailleurs, la mise en place du communisme permettra de réduire sensiblement le fait de tout compter, classer, hiérarchiser aboutissant à des jouissances ressenties comme beaucoup plus "fortes" qu’elles le sont maintenant.

      Pour ce qui est dès règles, je pense que ce sont des problèmes de riches si j’ose dire !
      On ne part pas de 0 donc même en mode communiste fédéraliste en quelque sorte, compte tenu d’où l’on vient je doute fort que les humains d’alors vivront comme des néo-adamites, sans aucun papier, aucune règle, mais celles-ci devront alors toutes tenir en gros sur deux feuilles A4. Par ailleurs nous avons désormais le Christ qui s’est prononcé sur le type d’organisation familiale qui historiquement n’allait pas de soi apparemment (cf. mouvement matricien) puisque certains ont opté historiquement pour d’autres formes.

      En conclusion, je pense qu’il serait dommage que par différence sur des questions assez nébuleuses liées aux communautés primitives ou sur de potentielles différents liés à de potentiels modes d’organisation sociales par rapport à la position de Cousin qu’ils rejettent disons l’objectif général de long terme qui est l’abolition de l’argent, de l’état et du salariat qui ne doivent pas être simplement réaménagés comme veulent le faire apparemment certains groupuscules issues des BRICS mais simplement rangés dans la catégorie antiquités d’un sinistre musée des horreurs de seconde zone.


    • @RD
      entièrement d’accord avec votre dernier post.
      D’ailleurs pour être plus "situationnistes" que Cousin, il vaut mieux attendre d’être en situation concrète pour régler concrètement ces problèmes d’argent et d’état en fonction de la réalité du moment et non selon une théorie ontologiquement réductrice du réel.


  • Francis Cousin n’est clairement pas sur la ligne E&R puisqu’il tend à amalgamer la République et l’Ancien Régime ou encore le Nationalisme et l’Internationalisme aux motifs qu’ils seraient tout autant capitalistes pour les premiers et étatistes pour les seconds.

    Son discours est loin d’être inintéressant sur le plan historique et c’est tout à l’honneur d’E&R de lui offrir une tribune mais il n’apporte rien sur un plan pratique puisque comme il le dit lui-même en citant Marx "L’histoire ne repasse pas les plats".

    La perspective d’un retour à la Communauté de l’Etre (oxymore) étant écarté d’emblée par l’Apôtre, il ne nous resterait qu’à regarder et subir la métamorphose incessante du Capital sans broncher car nul ne peut (ne doit ?) s’opposer au sens de l’Histoire.

     

    • Ils ne sont pas tout autant c’est juste que la monarchie porte en son sein ce qui mènera à la forme ultime du despotisme de l’argent à savoir le capitalisme démocratique et que donc prôner un retour est illusoire même si cela pourra avoir de bienheureuses conséquences (avortement, réduction momentanée de l’immigration) mais comme les forces menant au règne absolue de l’argent ne sont pas remises en cause, cela n’est qu’une question de temps avec un nouveau pourrissement de la situation.
      Cousin dit qu’il faut préparer les esprits pour le moment où la crise intégrale du capital adviendra afin que nous ne nous trompions pas de buts et d’ennemis (l’argent et l’état).


  • Je vous invite à écouter cette passionnante conférence de Louis-Hubert Rémy intitulée L’histoire est divine : https://www.youtube.com/watch?v=3Kd...

    J’espère que vous vous rendrez compte en l’écoutant que ce païen de Francis Cousin est dans le camp du mensonge.

     

  • Surement l’émission la plus passionnante, vraiment très très intéressant, merci pour cette proposition.


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