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L’Heure la plus sombre n°47 – Émission du 26 septembre 2016

Invité : Marc Laudelout

Pour ce 47ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient Marc Laudelout, spécialiste de Céline et fondateur du Bulletin célinien.

 

Au sommaire :

Introduction
01’04 : Un des plus grands écrivains du XXème siècle
04’07 : D’où vient Céline ?
08’26 : Le tournant de Mort à Crédit
12’40 : Bagatelles pour un massacre
17’55 : Les beaux draps
20:56 : La théorie des deux Céline
23’30 : L’influence de Céline
25’40 : Les pamphlets
27’15 : Céline, électron libre
29’33 : L’anecdote de l’ambassade d’Allemagne
36’00 : Fin de vie à Meudon
42’30 : Le sens de l’œuvre célinienne
48’42 : Par quel livre commencer ?
50’17 : Se procurer Le Bulletin célinien
51’46 : LaMottA, « Rio Grande Full suite op.61 », Album Bande Originale, Kontre Kulture Musique

 

Écouter l’émission :

 

Écouter l’émission en format mp3 :

 

 

 

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Revue de presse (avec Faits & Documents)
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Revue de presse, depuis Lyon
18
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L’Heure la plus sombre – Émission du 18 avril 2016
Émission spéciale Kontre Kulture
9

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  • Céline a eu deux styles : d’abord celui de Voyage (1932), relativement "sage" . Après Voyage, des journalistes interrogèrent Denoël sur ce que faisait Céline . Il répondit : "Il cherche son style" . C’était celui de Mort à Crédit (points de suspension, points d’exclamation) son style définitif : il n’en changera pas .

     

    • Cet écrivain a changé ma vie, dans des périodes difficiles il m’a fait comprendre que je n’étais pas le seul à ressentir, et tout ça avec classe et style. Ça m’a amené à lire ensuite Dostoievski, Tolstoï, Gogol,et y a aussi Henri Miller ou Charles Bukowski qui précédemment me l’ont fait découvrir de par la fascination qu’ils avaient pour lui.
      Et puis il y a aussi Henri Calet ou Francis Carco, Raymond Guérin, Georges Hyvernaud, bref...
      On doit plus qu’énormément à Monsieur Louis Ferdinand Destouches dit Céline qui disait que tous les écrivains de son temps le pillaient et il avait raison.
      Mais chacun son truc, y en a qui préfèrent le rap français genre Kerry James...
      C’est tellement profond que je comprends l’utilité de la fosse septique.
      Ils sont lourds.


  • " Les Juifs devraient m’élever une statue pour le mal que j’aurai pu leur faire et que je ne leur ai pas fait" (lettre à Milton Hindus) . Céline N’A PAS collaboré .


  • “La littérature aujourd’hui ne compte plus que des journalistes ou des psychiatres. Des types qui vous racontent des faits divers ou commentent des complexes. Sans intérêt. C’est pour ça que le roman est mort. Du temps où la vie avait un style, le roman pouvait le refléter..
    Céline en 1957.


  • Pour savoir ce qu’on vécut les ’Poilus’, lire les 60 premières pages du Voyage au bout de la nuit.

     

  • Je vous recommande le documentaire intitulé : Louis Fredinand Céline, une légende une vie, de 1976. C’est visible sur youtube.

     

    • Oui c’est vraiment un tres bon documentaire. J’aime bien aussi son entretien radiophonique avec Francine Bloch en 1959 ou il semble moins mefiant et plus detendu (surement parceque c’est une dame qui l’interviouwe), par moment, avec ses envolees lyriques, sa verve, il est a mourrir de rire, avec le tintamarre du perroquet et des chiens.


    • #1566118

      Et enchaîner avec le Canto XVI d’Ezra Pound (il y a une partie en français des tranchées)


  • #1565974

    Bagatelles pour un massacre est le livre le plus foudroyant que j’ai jamais lu. Tout y est. Tout.

     

    • C’est la véritable photographie du 20eme siècle, ce roman. On pourra le lire encore dans 200 ans. En Chinois ?? Déjà qu’il les voyait à Cognac dans les années 50.
      Je recommande Guignol’s Band à nos amis Londoniens, très belle description de la pègre sur place.
      Le début d’un Château l’autre est hilarant. Pour se familiariser à sa trilogie allemande, c’est bien.
      Et l’Afrique et les Usa des années 20 dans le Voyage sont indépassables.


    • Je ne comprends pas pourquoi personne ne parle de Guignol’s Band : peut être son livre le plus drôle et délirant. "Du Dostoïevski en dessin animé" qu’on disait en 44 lorsque la première partie est sortie...


  • Mort à crédit est pour moi aussi le plus grand livre de Céline, avec des personnages inoubliables comme le père du narrateur éructant perpétuellement de rage contre tout, et l’autre figure paternelle du roman, le fameux Courtial de pereires en baratineur de génie.

    Marc Laudelout n’en parle pas, mais Guiniol’s band mérite aussi d’être lu.
    C’est la déambulation hallucinée d’un jeune homme dans le Londres interlope des années 1910.
    D’un prime abord difficile, une fois que l’on a assimilé le rythme et la musicalité du texte, on est embarqué littéralement dans ce vaudeville irrésistible où la bouffonnerie est reine.


  • Merci pour l’emission. Un petit bemol, je trouve la sono de nos 2 animateurs favoris moins audible qu’avant. Peut etre mon pc...

     

  • Le principal avantage de lire Céline, c’est de réapprendre l’histoire.
    Parce qu’il faut bien le dire... on a du gloubiboulga dans la tête.


  • Le style de Céline est "expéditif", en voici un exemple : dans "D’un château l’autre", le chapitre consacré à Siegmaringen commence ainsi : " Peut-être pas encore se vanter Siegmaringen ? " là où un écrivain "normal" aurait écrit : " Peut-être n’est-il pas encore temps de se vanter d’avoir été à Siegmaringen pendant l’hiver 1944-45 " .


  • " J’ai péché en croyant au pacifisme des hitlériens, - mais là se borne mon crime " (Lettre à Jean Paulhan, 1948) .


  • La correspondance de Céline, publiée en Pléiade, est à ranger parmi ses chefs-d’oeuvre, c’est un feu d’artifice sur 1600 pages !


  • Une bonne introduction à l´oeuvre d´un grand écrivain du siècle passé, du plus grand écrivain du XXè siècle, du plus grand écrivain francais ? Avec la mise au point nécessaire de l´unite de l´homme, pas du dédoublement de la personnalité, Dora Maar et tout le tintouin. Comme il est de bon ton de nous le faire croire, première étape avant la mise au cachot de Céline. Au profit de Duras, Annie Ernault et Colette.

    Anecdote, très, savoureuse à ce sujet. Durant mes humanités, au siècle passé, la Sorbonne recevait George Steiner, en Février 1998 il me semble, Docteur honoris causa de la moitié des universités du monde, spécialiste de tout, et d´à peu près rien aussi, qui parlait justement de Rebatet et Céline. Pour des conférences spéciales.Tout revenait à la shoah à la fin, même le Bérénice de Racine. Sur Céline, il proposait, devant l´impossibilité de démeler le bon du méchant, d´attendre avant de le relire, un jour futur indeterminé, pour pouvoir réellement juger.
    Moi étudiant, donc ignorant et puceau de la vie ; fasciné devant la faconde du bonhomme, je me disais que c´était brillant ce qu´il disait. Voilà ce qu´on apprenait, et qu´on doit toujours apprendre dans l´antre du savoir de la France. Une fabrique de cons cultivés. Avec Voltaire en Deug, Malraux en Licence et Duras à l´agrèg, plein de merde dans la tête pour la carrière.
    J´ai même acheté la moitié des oeuvres de Steiner, de son propre avis, assez mauvaises. Enfin voilà la jeunesse... on est pas tous Rimbaud.

    Évidemment, l´instinct comme dirait Francis Cousin, fit que je n´arrêtais pas de lire le Voyage, certains passages atteignant des auteurs, hauteurs pardon, pour moi jamais vue nulle part, celui sur le sergent Alcide et surtout l´adieu à Molly sont probablement indépassables.

    Céline est un marqueur parfait des carottes qui sont cuites. Le jour où on pourra y toucher, c´est que ca sera vraiment fini, rapado, terminé.

     

    • Steiner est loin d’être inintéressant et dire qu’il ne connaît à peu près rien est tout sauf censé...

      Après, le problème de ces élites juives c’est qu’elles sont retournées au ghetto intellectuel, et qu’elles n’arrivent plus à comprendre ce qui ne se dissèque pas, et ce qui n’est pas le pur produit d’une méthode de pensée (Talmud ou autre) reliée à une parfaite logique sémantique (où le nom désigne purement la chose, dans sa vérité la plus immédiate, immuable.. chosifiée ?). Pourtant Steiner a dénoncé l’emprise de l’esprit universitaire, et les limites de la critique littéraire quand elle transforme le texte en pré-texte. Mais lui-même a ses œillères semble-t-il... et après tout qui n’en a pas ?
      A contrario, Gustav Mahler, pour avoir été un admirateur de Wagner, de Mozart aussi, et avoir voulu composer à la manière autrichienne, était un juif émancipé, très peu obsédé par la mythologie de sa communauté. Comme ce genre de profils nous semblent loin ! Depuis tout est allé à rebours.

      Le jubilatoire, le féérique, le légendaire, le joyeux, le monstrueux est au fondement de nos langues aryennes (barbares, goy, chrétiennes, c’que vous voulez), c’est LA source créative, NOTRE génie organique (ce que Vico appelait les universaux fantastiques : càd notre version de la vérité, si peu vraie en elle-même, et pourtant capable de la porter avec un goût plus fort et plus sûr)... Céline incarne cela jusqu’à la caricature ; ça leur est insaisissable, ils ne comprennent pas ; trop dangereux, teigneux, incontrôlable, et surtout peu propice au "changement", à la tournure qu’ils aimeraient peut-être nous voir prendre. C’est ce rein-là qu’il leur faut casser pour que les peuples se liquéfient docilement, et rampent gentiment vers leur judaïsation...

      Il ne s’agit pas de rejeter totalement une certaine intelligence juive, pieuse surtout, dont le christianisme a pu hériter... Mais "ils" ne veulent pas partager, et ont très bien identifié qu’à la racine de l’être goy, il y a quelque chose de foncièrement hostile au règne du type juif, à sa sereine domination. Il faut donc abattre cette racine, et bien profondément, pour que rien ne repousse. C’est cela, notre destinée.
      Qui en veut ?


  • Merci pour cette émission. Je ne connaissais pas l’édition canadienne. 40 euros tout les pamphlets ! http://www.editionshuit.com/ecrits-...
    J’apprends aussi la "doctrine" politique de Céline.
    Et merci à M. Laudelout pour sa généreuse offre en fin d’émission.

    ... Bien à vous ...

     

    • Bonjour,
      Savez-vous si cette version rééditée est complète et bien fidèle aux originaux ? Tous les passages des pamphlets sont-ils bien conservés (aucune censure ) ?

      Merci


    • Bonjour, très bonne question. Dans sa présentation de l’édition, le site indique qu’il s’agit du "texte intégral" : "réédition, 2012. Texte intégral. Introduction, notes, variantes, synopsis, chronologie, concordance, glossaire, index. 1 038 pages. 35 illustrations, dont celles des éditions originales."
      "Il est temps désormais de pouvoir enfin juger les pamphlets de Céline sur pièce."
      Je crois qu’on peut leur faire confiance, comme à KontreKulture pour Mein Kampf. L’ajout dont ils paraissent assez fier est celui des notes explicatives concernant le contexte historique et personnel de Louis-Ferdin’ dans lequel les pamphlets ont été écrits.


  • Son petit bouquin intitulé "Conversation avec le professeur Y" vaut aussi la peine.


  • J’ai beaucoup aimé Voyage au bout de la nuit et Mort à Crédit, mais Nord m’est tombé des mains. Cette émission m’a donné envie de lire D’un château l’autre.

     

  • Très bien pour faire connaître Céline, la précédente était très bien aussi, bravo à ERFM !


  • Est ce que le guide de Bécaud est le guide de Céline dans Bagatelles ? Je me suis souvent posé la question. Si quelqu’un sait ?


  • Voyage au bout de la nuit recèle des passages géniaux sur l’esprit de médisance (dans le bateau où Baradamu finit acculé au bastingage par le capitaine Frémizon) ou sur le rapport ambigu des femmes avec les hommes qui partent à la guerre (les infirmières, Molly...).
    Depuis 20 ans presque toutes les prédictions de Bagatelles pour un massacre se sont avérées exactes : écrit en 1937 parle textuellement de remplacement des Français envoyés se faire tuer à la guerre (cf l’énorme proportion de bretons tués en 14-18). Bagatelles évoque les dangers de l’alcoolisme, des histrions, des puceaux de la rue et leur art de se mêler de tout sans vivre rien sur le terrain ; le passage sur Yves Gandon est génial, le passage sur Maurice Thorez est génial, le passage sur le russe de Nice à la fin, les séquences de ballet, la séquence d’ouverture sur le port de Londres, le passage sur "Ben Cinéma" à Hollywood etc... A lire d’urgence !
    Les lettres aussi valent le détour et peuvent se trouver sur le web : celles à Verzières, celles à Elie Faure, celle à Mauriac etc...


  • Émission très intéressante, qui m’a donné envie de découvrir Céline.
    Je suis jeune et c’est le genre de chose que ma génération ne connaît pas du tout.
    Je vais commencer par emprunter Voyage au Bout de la Nuit à la médiathèque.

    Merci !


  • Quant on a lu un livre de Céline, on a envie de tous les lire.

    Lire Céline c’est être marqué à vie par la littérature, la vraie. Céline c’est profond, du très grand art.

     

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