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Le chômage de masse : une bonne affaire

Vainqueurs et vaincus du terrorisme social

En France, tout le monde profite du chômage : politiques, patrons, syndicats, formateurs, chômeurs (indemnisés), tous, sauf les employés sous pression et les chômeurs relégués. Le politique se fait élire sur des promesses antichômage, le grand patron augmente ses marges en compressant les effectifs, le syndicat justifie son existence et ses prébendes, le secteur de la « formation » se gave sans rendre de comptes... tandis que l’armée des travailleurs précaires tremble et se soumet, abandonnant la solution collective pour le salut personnel. Et là, le système est sans pitié. Il n’a donc absolument pas intérêt au plein-emploi, ce leurre anesthésiant pour foules sentimentales.

 

Le chômage, d’après tous les observateurs, est la plaie nationale numéro un. Or, si on se tourne vers les 40 dernières années, dites du « chômage de masse », on réalise que personne, dans les différentes formes de pouvoir (politique, syndical, patronal) ne s’est vraiment attaqué à la chose, la considérant comme une fatalité, voire une opportunité. Aujourd’hui, en 2016, il y a tellement de corps intermédiaires qui profitent du chômage, qu’on ne voit pas qui prendra la décision politique de l’éradiquer.

 

 

Dernier exemple en date, le papier du très libéral – on a le droit – Nicolas Bouzou (sur la vidéo du 5 décembre 2014 face à l’économiste Bernard Maris, qui mourra un mois plus tard dans la tuerie de Charlie Hebdo) dans Le Figaro du 11 janvier intitulé Emploi, l’échec de la France. Selon cet économiste, qui officiait dans la Matinale de Canal+ à l’époque de Maïtena Biraben, « le taux de chômage pourrait être réduit de moitié si nos dirigeants, en recourant à la pédagogie, prenaient les bonnes mesures ». Il évoque alors les fameuses réformes, jamais réalisées, connues de tous, mais qui font peur au politique :

- alléger le coût du travail pour les salariés les moins qualifiés
- introduire un contrat de travail à durée indéterminée flexible
- affecter une part importante de la formation professionnelle vers les demandeurs d’emploi
- rendre les indemnisations chômage dégressives à partir de neuf ou douze mois
- faire en sorte que l’activité paie toujours plus que l’inactivité
- faire monter en puissance l’apprentissage dans les filières manuelles

Bouzou avance l’exemple de l’Autriche, avec son système éducatif d’apprentissage qui ne laisse personne en plan. Inversement, un pays beaucoup plus sévère que la France en ce qui concerne les indemnités de chômage, faibles et rapidement dégressives. Les Autrichiens sont fortement incités se remettre au travail ! Autre mentalité… Une sous-indemnisation compensée par un puissant système de formation, qui touche 40% des jeunes. On rappelle que dans la France de 2015, plus de 24% des jeunes (15-24 ans) sont au chômage (chiffres INSEE), contre, par exemple, 50% en Espagne. 48,8%, pour être précis. Mais moins de 10% en Allemagne. Le « new deal » européen lancé par la France et l’Allemagne en 2013 pour aider les moins de 25 ans – 6 milliards de crédits pour accéder à une formation, un apprentissage ou un contrat d’alternance –, n’a pas dégonflé les chiffres chez nous.

 

 

Lundi 11 janvier, le Premier ministre Manuel Valls recevait les représentants des syndicats et du patronat pour, merci de ne pas rire, trouver des solutions contre le chômage. Une séquence connue, qui ressemble à une pièce de théâtre sans fin, et qui n’intéresse plus personne, tant elle est stérile. Tout le monde fait semblant, joue sa partition dans les médias, tandis que les entreprises débauchent. La simple nomination d’incompétents au ministère du Travail (qui devrait s’appeler ministère du Chômage) et leur rapide turn-over indiquent que le poste est jugé doublement dangereux pour la carrière politique : éjectable, et pris entre le chien patronal et l’os syndical (ou la réciproque). Derniers zigotos en date : la gaffeuse El Khomri et le pleutre Rebsamen. Mais ne nous laissons pas égarer par la politique politicienne, faite justement pour enfumer les questions sérieuses.

Le plan d’urgence pour l’emploi, 250ème du nom, s’appuie sur la formation d’un demi-million de chômeurs, une 35ème relance de l’apprentissage, et un 146ème soutien financier aux PME qui embauchent. Toujours pas trace d’un petit allègement fiscal aux 2 millions de très petites entreprises, qui sont quasiment interdites d’embauche, tant le moindre emploi leur coûterait cher. La moitié d’entre elles n’employant d’ailleurs pas de salarié. Ensemble, elles représentent 2,3 millions de salariés. Pourtant, il y a là un vivier. Des chiffres d’affaires qui ne demandent qu’à grossir. On parle aussi d’une 453ème simplification du Code du Travail, que Gérard Filoche défend mordicus, au sein du même Parti socialiste – celui du très libéral Macron –, et d’un assouplissement du contrat de travail qui, selon les organisations patronales, est responsable à lui tout seul de « la peur de licencier ». Et de son corollaire, la peur d’embaucher.

Le Figaro du 12 janvier rappelle que les 400 000 CNE (contrats nouvelle embauche), qui avaient été créés en moins de 18 mois à partir d’août 2005, sous Villepin), n’avaient pas résisté à leurs « failles juridiques ». Rappel : le CNE permettait à tout employeur d’une entreprise de moins de 20 salariés (comprenant les TPE, donc) de licencier sans motif pendant une période de « consolidation » de deux ans. 400 000 contrats, un autre succès que celui des piètres « contrats de génération  » d’Hollande un an après son arrivée à l’Élysée, avec ses 4 000 euros d’aide annuelle pour l’embauche d’un jeune de mois de 26 ans en CDI, avec le maintien d’un senior de plus de 57 ans. Le truc acrobatique simple à réaliser… Des 100 000 contrats par an envisagés par le ministère du Travail, on tombera à… 10 000, péniblement atteints la première année. Pour arriver au chiffre colossal de 33 000 en deux ans. Méconnaissance de la vie économique de base du pays, sortie tout droit des cerveaux énarqués et hecisés de nos élites.

 

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Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron et le leader du Medef Pierre Gattaz sur le campus de la grande école HEC, le 27 août 2015, à la clôture de l’université d’été du syndicat patronal

 

Pierre Gattaz, le patron du Medef, espère ainsi inclure dans le contrat de travail la clause de « licenciement en cas de baisse du chiffre d’affaires ». Petit bémol, en passant : des entreprises qui font du bénéfice ne se gênent pas pour licencier, voir l’exemple des employés Pentair de Ham. Sans tomber dans le bolchevisme, il manque la réciproque à cette proposition patronale. Une tendance à la déréglementation qui passe mal chez nos syndicats de gauche, faut-il le rappeler. Ainsi, Philippe Martinez, le patron de la CGT, est-il mécaniquement monté au créneau : « Ce n’est pas en favorisant les licenciements qu’on va créer de l’emploi. »
Pour les syndicats, globalement, toucher au contrat de travail est un casus belli. Le Figaro rappelle, avec honnêteté, qu’en trois ans de hollandisme, les prélèvements des entreprises ont baissé de 41 milliards d’euros. Dans ce plan ficelé en dernière minute, face aux sondages qui placent le chômage en préoccupation numéro un des Français (à 77%, loin devant le terrorisme – dommage pour Valls, qui mise sur la terreur plus que sur le social pour 2017), qui surgit en catastrophe dans la dernière ligne droit du quinquennat, on sent comme une urgence artificielle.

De toute façon, si les socialistes – ou les antisocialistes – voulaient vraiment faire quelque chose contre le chômage, ils seraient obligés de tout mettre à plat, et de s’engouffrer dans un maquis d’aides et de contraintes plus épineux, épais et dangereux que les montagnes corses infestées de nationalistes en cavale. Un foutoir de soutiens plus ou moins directs, à plus ou moins bon escient, et relativement clientélistes, à défaut d’une vraie politique.

 

Mais qu’est-ce qui ne va pas, dans notre cher pays, pour que plusieurs millions de personnes se retrouvent sur le carreau ?

On retire de ces 5 à 7 millions de non-travailleurs ceux qui ne veulent effectivement pas travailler, ou qui « profitent » du système d’indemnisation, alignant leur vie sur de faibles revenus, augmentés d’un peu de « black » ou de débrouille (jardin potager, solidarité familiale), ce qui est une philosophie… antisystème, avec le (petit) chèque du système en fin de mois.

 

 

Car survivre sans travailler est difficile, et parfois délictueux. Avec un tel chômage de masse, notre système économique produit une population déconnectée du cycle de production-consommation (de masse), formant des dissidents… malgré eux. Parmi ces malgré-nous, des anti-travail politisés ou organisés, mais aussi des inadaptés à la société actuelle. Qu’ils soient sous ou mal formés par l’Éducation nationale et ses prolongements (université, écoles professionnelles), ou qu’ils soient dépassés par la vie moderne et ses contraintes de plus en plus complexes. Ce petit peuple laborieux qui auparavant occupait des emplois subalternes et invisibles, est rattrapé par la pauvreté, parfois par la misère. Ce qui n’empêche pas les médias de le punir en lui mettant sa situation sur le dos, acculant des millions de culpabilisés en défense, brisant un peu plus ce qu’il leur reste de forces morales.

 

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Les journaux d’information unidirectionnelle dénoncent "la France des assistés" et les rendent responsables de leur situation

 

On se demande alors, pourquoi ces gens-là ne sont-ils pas mieux formés ?
Parce que l’école française pâtit de son élitisme, qui produit une superélite, à côté d’une masse de non-gagnants, et une bonne dose de vrais perdants. En faisant perdre confiance en eux à trop d’enfants dès l’école primaire, par l’apprentissage de l’échec, on fabrique des adultes qui ne peuvent plus s’en sortir par eux-mêmes, et qui se tournent vers l’État, Providence qui se raréfie. La France des assistés est là. C’est elle-même qui les produit. Tous les discours sur les problèmes de la formation professionnelle (inadaptation au « marché », gabegie) viennent donc trop tard. C’est en amont qu’on peut agir, en formant des enfants équilibrés, physiquement et intellectuellement, des jeunes sûrs d’eux face aux bouleversements de l’avenir. Mais là, ça fait déjà beaucoup pour l’école française, dépassée par le bas et sabotée par le haut, dans une mâchoire doublement violente. Ce n’est donc pas cette école, lourde à tous points de vue et enlisée, qui assurera ce changement, mais des petites structures pédagogiques parallèles. Nous y reviendrons.

À chaque fois que l’État décide de s’en prendre au chômage, les grandes envolées lyriques de la ligne de départ finissent par s’ensabler dans le maquis administratif, et les résistances des corps intermédiaires, publics ou privés (déjà, le Pôle Emploi externalise une partie de l’accompagnement/placement)). Il y a 30 ans, quand le PS fit le choix du libéralisme économique et de la déréglementation, la droite n’est évidemment pas revenue dessus, appuyant encore plus fort sur cette pédale commune.

 

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Mars 2005, Paris Match organise une séance photo avec Sarkozy et Hollande, qui défendent tous deux le “oui” à la Constitution européenne

 

L’alternance – qui porte très mal son nom – est évidemment profondément et uniquement libérale, mais on ne voit pas ce que l’employé français y a gagné. Il y a même perdu, concrètement : entre la puissance du marché (donc de la finance et de la banque), l’accroissement du pouvoir politique des très grandes entreprises (par rapport aux PME, toujours cet élitisme suicidaire), et la concurrence mondialiste, l’employé français a été le grand perdant de la guerre économique déclenchée contre lui depuis 1975.
Ceux qui disent que tout irait mieux avec plus de déréglementation ou moins de « résistances » sociales ont peut-être raison, mais qui veut faire l’expérience… américaine en France ? Qui veut perdre ses dents sans pouvoir aller chez le dentiste ? À part ceux qui les ont déjà perdues, on ne voit pas beaucoup de candidats.

Les syndicats (doit-on ajouter divisés ?) sont trop faibles chez nous, pour pouvoir peser dans cette guerre. Les Français se sont détournés de ces défenseurs officiels, pour de bonnes et de mauvaises raisons. Le patronat a gagné, mais pas complètement, sa guerre contre les petits salariés et les chômeurs. Augmentant la pression au départ sur l’employé, et la difficulté du retour pour le chômeur. L’économique et le profit, c’est l’affaire du grand patronat ; le social et ses dégâts, celle du gouvernement d’alternance, réduit à ramasser les blessés du heurt économico-social.

 

 

La société à deux vitesses est là, avec deux France qui se font face : celle qui travaille, et celle qui ne peut plus travailler. Avec un fossé grandissant entre les deux, rempli par la petite flûte politicienne, prélude à un pouvoir de plus en plus répressif. Le terrorisme social intérieur est peut-être plus à craindre pour le gouvernement de l’Alternance que le terrorisme pseudo-religieux venu de l’étranger. On ne pourra pas éternellement éteindre l’incendie qui couve avec des contre-feux.

Voir aussi, sur E&R :

Des solutions non libérales pour un progrès social,
à lire sur Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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36 Commentaires

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  • #1371116

    Article très intéressant. On entendra jamais cela dans les médias du système : la baisse du chômage n’est ni souhaitée ni incitée par les capitalistes qui nous dirigent !
    nb : par contre, je ne pense pas que la formation ou la bonne formation soit le gros du problème. Je connais beaucoup de gens diplômés de divers domaines et niveaux qui n’ont pas de travail


  • #1371130

    Il y a longtemps qu’ils ont compris autant les dirigeants de ce pays que les grands patrons ,précarité ,endettement,société de consommation, tout est lié .Il suffit de se rendre compte sur les publicités automobiles ,on ne donne plus le prix de la voiture ,mais les mensualités ,comme çà la pilule passe mieux ,on loue ad vitam æternam,on paye le caddy à crédit ,les vacances à crédit ,sans oublier le fameux portable indispensable avec tous les forfais qui vont avec ,etc ,etc.... ,comme çà le pigeon acceptera un boulot à n’importe quel prix ,pour pouvoir consommer ,et la boucle est bouclée .Vive le chômage !!! et vive les patrons qui se pavanent en grosses berlines ,les jets privés ,et les villas somptueuses .Il faut bourrer le bélier comme dirait Laspalesse .


  • #1371139
    le 14/01/2016 par paramesh
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Pas besoin de long discours, le chômage est tout simplement une nécessité structurelle pour le capitalisme.
    Tout économiste sérieux vous le dira : c’est la variable chômage/ inflation. Le plein emploi provoque l’inflation (tout d’abord des salaires puis, par conséquence, des marchandises)
    Le capital n’a aucun intérêt au plein emploi car l’inflation dévalue la valeur de la monnaie (le capital et la rente). voila pourquoi, même sans plein emploi le capital continue à importer de la main d’oeuvre pas chère).
    tout le reste est pipeau.
    cet année on nous annonce une inflation zéro et un taux de chômage record et des migrants comme une chance pour l’Europe, c’est logique.
    Après pour les coupeurs de cheveux en quatre, il y a la théorie néolibérale du "taux de chômage naturel" des nobels Milton Friedman et Edmund Phelps, mais ce n’est qu’une façon de légitimer le chômage dans une économie libérale en le proclamant naturel, du pur pilpoul avec double salto inversé

     

  • #1371146
    le 14/01/2016 par matador
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Pas besoin de ces longues analyses...Le système est vérolé de haut en bas : fausses valeurs, consumérisme, individualisme, immédiateté, ’modernité’ (transhumanisme, transgenre, droits-de-l’hommisme...’) je m’en foutisme , absence de conscience sociale et politique, appât du gain, la société tournant autour des petits intérêts personnels ou corporatistes etc.. Ca s’appelle le DE-CA-DENCE..

     

    • #1371692
      le 14/01/2016 par Ciceron
      Le chômage de masse : une bonne affaire

      En France, la décadence ça s’appelle la désindustrialisation.

      Et on y a inventé la société du quaternaire : après l’agriculture (secteur primaire), l’industrie (secondaire), les services (tertiaire) le chômage de masse (quaternaire).

      Pour l’instant avec encore la possibilité de consommer (un peu, mal) sans bosser.

      Mais bientôt ?


  • #1371179
    le 14/01/2016 par Bromelia
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    L’Emploi salarié est une institution capitaliste. L’employé est en compétition pour l’intérêt maximal d’un investisseur (= un usurier). Si pas assez compétitif les employeurs investissent à l’étranger.

    Les antidotes à l’emploi sont :
    1) le grade (fonctionnaire) où la personne est payée pour sa qualification et non pour une course à un intérêt max.
    2) L’entrepreneur indépendant qui travaille pour lui-même, les activités libérales, les sociétés coopératives et participatives, ou encore le petit patron pour lequel le service de son entreprise à la société est une valeur et une motivation.

    Le plein emploi = rêve du capitalisme. En outre on est plus proche du plein emploi actuellement (travail des femmes) qu’à une époque où un salaire permettait à une famille de se nourrir et se loger décemment. Ce que nous voulons ce n’est pas un emploi, c’est un salaire en fonction non pas de notre compétitivité par rapport à des chinois ou des vietnamiens mais de notre utilité au pays.


  • #1371206

    Devenu un ’malgré nous’, parmi des centaines de milliers d’autres, et ce, après avoir travaillé depuis la fin de mon service militaire. Alors, après mettre reconverti professionnellement, après mettre formé et reformé...Se retrouver spectateur de sa fin programmée par tout un systême obéissant à une logique pervertie, usurière...c’est pas la joie...
    Voila pourquoi, je me permets, d’encourager les personnes qui vivent ce même genre de situation, à devenir acteur de leur lutte( de bien grands mots !). En tout simplement, tout modestement se cultiver au travers de lectures, de visionnages de documentaires, d’écoutes démissions qui pratiquent le vrai débat,et l’échange d’opinions, de point de vue...Ensuite, découvrir les bienfait d’une activité physique sur le corps et l’esprit, en pratiquant une activité sportive...Repenser sa façon de se nourrir, en privilégiant, bien sur, des produits sains...En fait, faire tout le contraire de ce que notre situation de ’malgré nous’ désoeuvré, nous, implicitement, pousserait à faire...


  • #1371218

    Très bien développé et convaincant. On n’est pas sorti des ronces.


  • #1371265
    le 14/01/2016 par immoralovelypython
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    vous connaissez le NAIRU ? c’est un taux de chomage minimum pour garantir la docilité des actifs (ex exploités...), garder une armée de reserve au capital (marx) http://www.agoravox.fr/actualites/e...


  • #1371266
    le 14/01/2016 par Charles.Z
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    L’armée de réserve du capital nous tend les bras... La demande de travail effective étant réglée non seulement par la grandeur du capital variable déjà mis en œuvre, mais encore par la moyenne de son accroissement continu, l’offre de travail reste normale tant qu’elle suit ce mouvement. Mais, quand le capital variable descend à une moyenne d’accroissement inférieure, la même offre de travail qui était jusque-là normale devient désormais anormale, surabondante, de sorte qu’une fraction plus ou moins considérable de la classe salariée, ayant cessé d’être nécessaire pour la mise en valeur du capital, et perdu sa raison d’être, est maintenant devenue superflue, surnuméraire. Comme ce jeu continue à se répéter avec la marche ascendante de l’accumulation, celle-ci traîne à sa suite une surpopulation croissante.

    La loi de la décroissance proportionnelle du capital variable, et de la diminution correspondante dans la demande de travail relative, a donc pour corollaires l’accroissement absolu du capital variable et l’augmentation absolue de la demande de travail suivant une proportion décroissante, et enfin pour complément : la production d’une surpopulation relative. Nous l’appelons « relative », parce qu’elle provient non d’un accroissement positif de la population ouvrière qui dépasserait les limites de la richesse en voie d’accumulation, mais, au contraire, d’un accroissement accéléré du capital social qui lui permet de se passer d’une partie plus ou moins considérable de ses manouvriers. Comme cette surpopulation n’existe que par rapport aux besoins momentanés de l’exploitation capitaliste, elle peut s’enfler et se resserrer d’une manière subite.

    En produisant l’accumulation du capital, et à mesure qu’elle y réussit, la classe salariée produit donc elle-même les instruments de sa mise en retraite ou de sa métamorphose en surpopulation relative. Voilà la loi de population qui distingue l’époque capitaliste et correspond à son mode de production particulier. En effet, chacun des modes historiques de la production sociale a aussi sa loi de population propre, loi qui ne s’applique qu’à lui, qui passe avec lui et n’a par conséquent qu’une valeur historique. Une loi de population abstraite et immuable n’existe que pour la plante et l’animal, et encore seulement tant qu’ils ne subissent pas l’influence de l’homme. (...). https://www.marxists.org/francais/m...


  • #1371289
    le 14/01/2016 par L’Etranger
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Pour avoir le pleine emploi, il faut des taux de croissance élevés or les années glorieuses de la croissance à deux chiffres sont terminées. Elles furent possible à une époque où l’appareil de production était détruit et nécessitait une reconstruction totale, c’est à dire après la deuxième guerre mondiale. Elles furent aussi possible à une époque où le pétrole, véritable sang du système, était à la fois abondant, peu cher et réserver à l’usage des seuls occidentaux. A partir du moment où ces conditions sont rentrées dans un cycle entropique, le chômage de masse était inéluctable. Aujourd’hui la structure du marché du travail évolue au gré de la contraction de l’économie ; cette contraction est conditionnée par l’implosion d’un paradigme économique basé sur l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables s’épuisant de manière exponentielle.

    S’efforcer de regrouper les salariés de manière homogène en tant que victime du patronat ou des précaires est un non sens absolu. Les inégalités les plus violentes se situent déjà au sein du salariat. Aujourd’hui celui-ci se scinde nettement entre 10% des salariés qui captent 50% de la masse salariale et les autres. On peut d’ailleurs corriger la notion fallacieuse de "classe moyenne" à la lumière de cette réalité. Un salarié de la classe moyenne réelle aujourd’hui émarge à 5000€/mois minimum. Focaliser l’attention sur les chômeurs ou les assistés sociaux constitue donc un faux problème. L’avenir de l’emploi c’est énormément de gens hors des chiffres officiels et l’émergence croissante d’inégalités féroces entre les salariés restant. Parce que l’économie du pétrole est en voie d’asséchement, que nous n’avons aucune solution de substitution et que les gourous de l’école classique ont choisi de créer de la croissance à partir d’algorithmes dans l’espace infini des nombres.


  • #1371334

    Tant que des millions de gens trouveront, tous comptes faits, qu’il vaut mieux toucher les indemnités de chômage que de travailler, le taux de chômage ne diminuera pas .

     

    • #1371808
      le 15/01/2016 par pointilleux
      Le chômage de masse : une bonne affaire

      Vous travaillez pour “Le Point”, c’est ça ?


    • #1372398

      C’est pire que ça.
      Il fut un temps où on votait pour avoir du travail.
      Aujourd’hui, conscient que personne ne pourra réaliser ce miracle... on vote pour les aides sociales ou les prolongations d’indemnités chômages (c’est à celui qui en proposera le plus).
      Ce système devient alors "un poumon d’acier" duquel de plus en plus de gens dépendent... et en deviennent esclaves.
      Sous la IIè République, avaient le droit de vote que les imposables (200 Francs minimum à l’époque).
      Il serait intéressant d’explorer cette solution...
      car il est trop facile de créer des pauvres en masse... et ensuite d’agiter les aides sociales pour les votes.
      — Coucou !... ou vous votez pour moi... ou alors vous crèverez !".
      De plus en plus d’électeurs se voient ainsi très mal débranchés du "poumon d’acier"... et votent alors pour la survie au lieu de la dignité.
      L’homme devient alors... nourri comme un animal domestique... attendant l’heure de sa gamelle.


    • #1372413

      Vous observerez en outre, qu’il y a de moins en moins de différences (tout cumulé) entre ceux qui travaillent... et ceux qui ne travaillent pas.
      On peut même dire que tout est fait pour ceux qui travaillent décrochent... et viennent rejoindre le troupeaux sous "assistance respiratoire" des aides sociales.


    • #1372426

      Il y a des évènements qui tendent à dévoiler ce mécanisme.
      La Libre Circulation en Europe sous-entend dans un but touristique ou professionnel (travailleurs détachés, etc)... mais certainement pas pour planter sa tente au bord du périphérique.
      Or, c’est justement ce qui se passe !!
      On les arrose copieusement d’aides sociales et pour couronner le tout...
      HOLLANDE VEUT LEUR DONNER LE DROIT DE VOTE !!
      On voit donc très bien que les aides sociales sont plus un argument électoral... QUE LE TRAVAIL !
      A partir de là, vous pouvez rajouter les pièces du puzzles pour expliquer tout le reste.


    • #1372787
      le 16/01/2016 par Bromélia
      Le chômage de masse : une bonne affaire

      « Ce système devient alors "un poumon d’acier" duquel de plus en plus de gens dépendent... »

      Si vous êtes employé vous dépendez du même « poumon d’acier », il faut que cela tombe tous les mois sinon vous ne pouvez payer toutes vos factures… IDEM si vous êtes indépendants vous êtes directement esclaves du marché (concurrence avec le travailleur asiatique).

      Dites-nous au nom de quoi quelqu’un qui touche par exemple le RSA ne pourrait pas décider de son propre chef d’avoir une activité utile et au nom de quoi cette activité utile (si elle est prouvée et admise dans le temps) ne permettrait pas une augmentation du RSA ? Ce qui empêche de donner une valeur économique à l’activité de celui qui vit grâce au RSA (et par là même une responsabilité et une dignité citoyenne) c’est la croyance que seul l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé (= usure) a une valeur économique. C’est cette croyance qui fait que tout part en vrille. Il y a plus de croissance à l’étranger les investisseurs partent et l’économie s’effondre car il ‘y a plus de référentiel de valeur. La mise en concurrence fait que seul les premiers au service de l‘usure survivent (= ceux qui font le plus la pute à Mammon).

      La croyance que seul le travail au service de l’intérêt d’un investisseur privé ait une valeur économique fait qu’il faut taxer le travail au service du capital (au service de l’usure) pour payer les activités qui ne sont pas au service de l’usure. Un enseignant dans une université publique coute de l’argent (car il n’est pas au service d’un investisseur privé) et un enseignant du privé produit de l’argent car seule l’activité au service d’un investisseur privé est reconnue avoir une valeur économique. Or tout cela est une convention sociale. C’est croyances sont supportées par la propagande médiatique.

      Peut-être faudrait-il deux monnaies pour donner une valeur économique à l’activité qui n’est pas au service de l’usure. Une monnaie pour un circuit usurier, une monnaie pour un circuit non usurier non taxable et uniquement échangeable contre une activité reconnue utile (valable qu’à l’échelle nationale ou locale). Il faudrait pouvoir payer un économiste (le nourrir) pour travailler sur ce sujet.


  • #1371365
    le 14/01/2016 par Bromelia
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Il est temps d’arrêter de définir le travail par rapport à l’institution capitaliste qu’est l’emploi.
    Une mère qui élève son enfant travaille, un retraité qui s’occupe de son jardin, cuisine ses repas, repeint sa clôture, conduit les gamins à l’école et participe au conseil municipal travaille. En outre leur travail est bien plus utile que celui de l’ingénieur qui développe de l’obsolescence programmée, celui des publicitaires qui polluent nos esprits ou celui du promoteur d’une nième zone commerciale ou autre aéroport.

    Le travail est une dimension anthropologique de l’homme. Même le gusse au RSA pourrait s’épanouir dans un travail au lieu de passer ses journées à faire des cv pour des emplois qui n’existent pas et maintenir la pression sur ceux qui sont employés aux services d’actionnaires.

    Coire que le RSA ou la retraite est de la solidarité c’est refuser de reconnaitre la responsabilité de ceux qui les touchent. C’est aussi adhérer à la religion mortifère qui veut que seule l’activité au service de l’usure a une valeur économique.

    Vive le travail et à bas l’emploi

     

    • #1371758
      le 15/01/2016 par Creature
      Le chômage de masse : une bonne affaire

      Très très très très très très très très très très d’accord avec toi. Je suis au chomage depuis 18 mois apres un CDI de 7 ans qui m’a mentalement usé (creatif en agence de communication… je suis traumatisé) ça ne veut pas dire que je suis inactif, j’ai monté ma société unipersonelle tout en continuant de bouffer graçe à mon chomage, c’est une belle aventure pour moi mais pas rentable financièrement pour le moment. Je vois pointer la fin de mes droits et je sens bien que je vais devoir retourner au charbon, et ce qui me fait le plus peur c’est de me retrouver sur un poste abrutissant qui va encore me conduire à la depression. J’ai envie, j’ai besoin de travailler, de produire quelque chose qui a du sens, mais je n’ai pas envie de redevenir la portion d’une pièce d’un mecanisme qui me depasse et qui alimente un système que je ne peux plus cautionner. C’est tres simplifié comme intervention mais peut-etre que certains comprendront ce que je ressens.


    • #1371859
      le 15/01/2016 par Bromelia
      Le chômage de masse : une bonne affaire

      « …mais peut-etre que certains comprendront ce que je ressens »

      Oh que oui ! Vous n’êtes pas seul(e) ! Avec le « new public management » qui promeut la compétition dans le secteur public même les fonctionnaires (normalement payés pour leur qualification) sont touchés. Le flic doit faire du rendement, l’enseignant doit prouver que c’est lui qui fait apprendre l’enfant…

      Tous les gens avec qui vous échangez un peu sérieusement à propos leur métier vous confient que beaucoup de choses en quoi elles croyaient « foutent le camp » et qu’il est grand temps qu’ils arrivent à la retraite pour faire des choses qui ont un sens ou exprimer leur citoyenneté par autre chose que de glisser un papier pré imprimé dans une urne tous les 5 ans


    • #1374208

      @ Bromelia
      Toi tu connais Bernard Friot :)


  • #1371415

    C’est un bon résumé de la situation. Et hélas je ne vois pas à court terme comment y remédier - sauf à l’échelle individuelle, et encore....


  • #1371486
    le 14/01/2016 par petit sou
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Macron sait parfaitement qu’il suffirait de supprimer le SMIC pour supprimer le chômage, mais ce brave petit n’ose pas...

     

    • #1372263

      La solution n’est pas de baisser le SMIC. Ce serait une grave erreur qui pénaliserait ceux qui ont les métiers les plus pénibles. Car oui, ceux qui touchent le SMIC sont ceut qui triment le plus dur.
      Au contraire, il faut,comme le dit l’article, faire en sorte que l’inactivité rapporte moins que l’activité sans exception. Donc, régresser les aides assez rapidement pour inciter à l’activité.
      Aussi,,il est important de ne pas s’attaquer aux petits salaires qui sont déjà insuffisants pour faire vivre une famille.
      Il faut s’’attaquer aux gros salaire dans les entreprises, empêcher les trop gros écarts de salaire au sein d’une entreprise puis élargir ça à la France entière.
      L’argent taxé peut ensuite servir à l’investissement dans de nombreux domaines, relancer la croissance et dimimuer le chomâge.


  • #1371569
    le 14/01/2016 par décrypteur
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    La très généreuse indemnisation des chômeurs - qui entraîne leur maintien au "chômage" - n’est qu’une des conséquence de la démagogie ambiante, celle qui permet d’être réélu .


  • #1371708
    le 14/01/2016 par Norman Bête
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Mettre fin au chômage de masse pourrait se faire tout seul, la solution est toute simple : taxer à 90 % les biens importés pouvant être produits en France.
    Les PME-PMI pourraient sans effort vendre ce qu’elles produisent et donc payer les salariés.

    Mais voilà, à ce genre de politique : l’UE répond un catégorique NEIN !


  • #1371714

    oh non la guitare du gauchiste avec ses 2 accords ca m’a tué...faut pas me faire ca moi je vote le pen


  • #1371746
    le 14/01/2016 par pardes J.
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Le seuil de pauvreté n’est pas calculé justement. Il devrait être de 1500 euros net. Une extrême pression est portée sur la classe moyenne et les chômeurs ; Frères attention ne faisons pas le jeu du notre ennemi le grand capital corrompu..


  • #1371909
    le 15/01/2016 par anonyme
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Coup de tonnerre sur l’aide sociale en Essonne !
    Michel Klopfer révele une dette cachée de 108 millions d’euros.
    Aucune anomalie, maintient Bernard Schmeltz.
    Jérôme Guedj assure que les finances sont saines.
    http://www.lemonde.fr/politique/art...


  • #1372320

    patati ! patata ! blablabla et reblabla !......billevesées, bêtises, fariboles, chimères, sottises, niaiseries, pseudo-vérités assénées à coup de mensonges et,c...
    le "pognon" des riches est volé aux pauvres, et cela de tous temps.
    il y a eu l’esclavage, le servage et maintenant le salariat -principal corollaire et vicissitude avec une consommation outrancière- du capitalisme : dernier système économique actuellement le plus abouti pour l’exploitation de l’homme par l’homme.
    si l’on veut tendre vers une société humaine juste, égalitaire, écologique et fraternelle, il n’y a pas à sortir de ce constat.


  • #1372391
    le 15/01/2016 par nanalou
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Bonjour, j’arrive au bout d’un an de chômage (ancien militaire) et toujours le même chemin de croix pour trouver du taf.
    Après une formation auto-financée (pôle emploi n’a pas voulu aider prétextant qu’il y a pas assez d’argent et trop de parasites chômeurs) qui n’a débouchée sur aucun boulot car la formation c’est jolie sur le papier mais s’il y a pas de possibilité en recrutement derrière, vous pouvez toutes les avoirs... alors que c’est de contrats que les entreprises on besoin pour recruter. Donc oui ça fait baisser les chiffres du chômage quand vous êtes en formation c’est tout.

    Quand je cherche du taf, c’est la frustration complète. Des jobs très simples où l’on demande x années d’expérience + diplômes inappropriés (dernière en date : agent parcs et forêts, votre mission consistera à la récolte de feuilles et tonte de pelouse, BTS+2 années d’xp obligatoire...)

    Le syndrome d’une société sur-diplômé ou le patron pour un poste simple à 100 gars qui postulent et il embauchera le plus diplômé pour tenir un ballet, ou écrire sur l’ordi. Les autres dégringolent dans l’échelle sociale...

    Alors que pour la plupart des taf il suffit d’avoir la qualité millénaire et innée chez l’homme, qui est le mimétisme, on vous montre vous répétez. Vous faites l’affaire diplômes ou pas, on vous garde, sinon vous dégagez.

    La j’ai mon rdv pôle embrouille cette semaine, je vais voir le baratin qu’on va me sortir...

    Heureusement, j’ai une compagne admirable, je fais du sport et me cultive intellectuellement, dernier rempart face à cette pression fatigante.

    Courage.

     

    • #1372800
      le 16/01/2016 par le gaulois
      Le chômage de masse : une bonne affaire

      Je fais partie de cette génération dont on a bourré le mou avec le "apprentissage,voie de garage"(né en 74)mais qui a trouvé du travail quand celles et ceux qui avaient suivi la voie "générale" (bac au moins +2) commençaient à se retrouver sur la touche car pas d’ expérience (forcément,étaient en cours) ou trop diplômé(e)s donc ne pouvant pas être payé(e)s à hauteur de leurs prétentions (ou plutôt celles ,surréalistes, "promises" par leurs formateurs.ex:à l’époque,pour des promesses à 8500 francs,c’était plutot du 6500 à l’embauche !)
      Sans compter la découverte de manque de cohérence du système par rapport à celui allemand.Témoignage d’un prof d’éco dans les années 90 : à savoir la rencontre du milieu du travail vers l’école pour dire aux jeunes :"Voilà,dans 10 à 15 ans de quels métiers on va avoir besoin"
      Aujourd’hui,je suis sidéré par les diplômes à "options" qui ressemblent à une carte de resto à rallonge mais pas forcément la réalité.(Ces passeports sont quand même nécessaires).
      Gaspillage d’énergies et de quoi bien dégoûter de nouvelles générations.C’est dire le niveau de compétences de ceux qui nous gouvernent-en tout cas pour ce qui est d’oeuvrer pour le bien commun...
      "Paul" emploie juste pour faire tourner de la bureaucratie.Qui sait,un bilan de compétences peut aussi aider (et pas juste un remaniement de cv comme "Paul" sait le faire...)
      1995 :Chirac qui prône la baisse des charges sociales pour encourager le travail.
      20 ans plus tard:même chansonnette !
      Bonne chance dans vos recherches
      Salutations


  • #1374429
    le 17/01/2016 par réveil
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    On n’oubliera pas de remercier le fumeux progrès technique, technologique et industriel qui nous promettait la quiétude et la fin des emplois sans intérêts fatigant et usant pour le corps et l’esprit.
    les machines allaient sauver le monde de l’aliénation par le travail en tout cas dans les pays ou la main d’oeuvre coutait plus chère que les machines.

    L’essentiel avait été volontairement omis : que deviendraient les humains qui ne pouvaient plus rivaliser avec les machines ?
    des chômeurs sans avenir car ils sont et seront de plus en plus nombreux.
    Une pensée pour tous ces pays qui seront à leur tour frappés par cet absurdité mortifère pour le travail des gens qu’est la mécanisation sauvage quand les couts de main d’oeuvre dépasseront ceux des machines.

    Le grand renouvellement des travailleurs qui travaillent par obligation : pour se loger et se nourrir, pas pour évoluer, s’émanciper ou s’épanouir, ce luxe est réservé aux plus chanceux ou talentueux (quelle blague) ou à ceux qui sont "bien nés" ou qui connaissent toutes les bonnes personnes et qui tirent toujours dans le sens du vent quitte à piétiner les autres : individualisme quand tu nous tiens....

    Courrons la bouche en cœur à ,nôtre propre perte en rendant toujours plus pauvre les pauvres et les riches plus riches, enfonçons nous sans vergogne dans le "j’achète donc j’existe" pour engendrer des frustrés ou des esclaves de la surconsommation avec un argent qui ne vaut plus rien et touchons du doigt le fond après on ne pourra que remonter.

    Pendant que j’ai écrit ça combien ont perdu leur travail ?
    Peu importe les exclus ne comptent plus sauf pour faire des statistiques que pouvoir et média manient à l’envie pour faire la pluie et le beau temps.

    "tant que ça roule pour moi, tout va et si il n’y a plus que pour moi que ça roule, ça me va"

    Nous générons une société ou les tordus sans scrupule se multiplient.


  • #1375382
    le 18/01/2016 par Nettoyeur
    Le chômage de masse : une bonne affaire

    Paul emploi fait du bon boulot ... :)


  • #1384852

    le passage du pays du secteur secondaire au secteur tertiaire rend inéluctable ce problème,.....seule la production est consommatrice de mains d oeuvre

    un pays qui n a que des vendeurs, des coiffeurs ou des livreurs de pizzas est mort de toute facon


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