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Macron : "Je fais le tour du Vieux-Port avec vous, je suis sûr qu’il y a 10 offres d’emploi"

Le président du Travail qui n’a jamais vraiment travaillé – c’est le couple Kohler-Borne qui assure l’essentiel du boulot, lui c’est le porte-parole, le nomade spécialiste de l’esbrouffe – distribue ses leçons de « moi j’te trouve du taf dans les 5 minutes, branleur » partout où il passe.

 

Et quel meilleur théâtre que celui de Marseille, ville frappée par le chômage, la pauvreté, la délinquance et l’immigration (attention aux amalgames), pour asséner qu’au fond les chômeurs ne veulent pas travailler, puisque les offres sont là ? Ils préfèrent se plaindre, attendre la manne étatique, l’aide dite sociale, l’aumône publique.

On rappelle, grâce au meeting LFI de Pierre-Emmanuel Barré, que Pôle emploi a 375 000 emplois non pourvus pour 3 millions de chômeurs en classe A, ce qui ne veut pas dire riches, mais au contraire en recherche frénétique. Si l’on ajoute les autres classes, on arrive rapidement à simillon de chômeurs réels.

Naturellement, toute la gauche qui a voté Macron – c’est son péché originel, qui la disqualifie – au 2e tour 2022 contre Marine-la-fasciste a hurlé au cynisme, au mensonge, au « il recommence, le bougre ! », et principalement les LFI, dont Mathilde Panot, qualifiée de « poissonnière » par un député RN.

« Vous n’allez pas me faire croire que, s’il cherche vraiment du boulot à Marseille, et qu’il est prêt à prendre un boulot de serveur, qu’il n’y a pas de boulot de serveur. Moi, je vous promets : je fais le tour du Vieux-Port ce soir avec vous, je suis sûr qu’il y a 10 offres d’emploi. (...) Il va voir un de mes collaborateurs. Et ce soir il a rendez-vous pour un job. »

 

Libé a sauté sur l’occasion pour faire un peu de social, mais pas trop : on est un journal sociétal ou on ne l’est pas.

En vérité, le marché de l’emploi varie selon les régions. Marseille, ville désindustrialisée depuis les années 70, ne propose plus grand-chose. C’est bien simple, et là on sort les stats officielles, dans la métropole d’Aix-Marseille-Provence, le nombre de chômeurs en catégorie A tourne autour de 127 000, et on ne parle que de catégorie A. Les offres s’établissent, elles, à 12 000, soit une pour dix demandeurs, et encore, il faut que les qualifications correspondent !

Certes, et c’est tout le problème – et là Macron a raison –, la restauration embauche, surtout depuis le trou de 2020-2021. Mais la restauration, comme le bâtiment, c’est un job que peu font toute leur vie : il faut avoir la vocation, les jambes et le sourire pendant 40 ans... En fait, c’est un vrai métier, et on voit tout de suite la différence entre un vrai serveur et un occasionnel. Au-delà de ces différences, c’est mal payé. On ne dit pas que les patrons sont des salauds, comme le serine la gauche, mais que les conditions de survie des TPE – souvent, un resto ou un café sont tenus par un couple – sous le tabassage fiscal de l’État, donc de la Macronie actuellement, forcent à serrer sur les salaires. C’est une partie du drame français, qui voit parallèlement le secteur improductif du service public territorial exploser en termes d’emplois.

Juste un exemple : à Lyon, 500 emplois publics sont à pourvoir, alors que l’hôtel de région croule déjà sous les jobs fictifs avec des dizaines d’attachées de presse, et on ne parle pas du nombre de directeurs. C’est là où l’on case les copains du syndicat, de la loge ou du parti... De l’autre côté du service vraiment public, on manque de pompiers et d’infirmières, on détruit le service public productif, c’est-à-dire productif de santé et de sécurité (on peut ajouter la production d’instruction avec les profs). Mais ça, ça ne date pas d’hier : depuis que la gauche a cédé au Marché avec Fabius en 1983, l’emploi industriel a été remplacé par de l’emploi public improductif qui coûte cher à l’État, c’est du chômage déguisé. La ville de Pantin emploie 1 800 agents pour 55 000 habitants... Sarkozy, avec son non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ne changera rien au déséquilibre productifs/improductifs dans le service public.

On retrouve, toutes proportions gardées, une situation à l’algérienne ou à la saoudienne : les seuls emplois créés sont des emplois fictifs dans le fonctionnariat, là-bas refilés sur piston, ici sur concours. En Arabie, 70 % des emplois de fonctionnaires sont refilés à des locaux, mais c’est une minorité d’étrangers, Occidentaux et Asiatiques, qui assure le vrai boulot. La France, qui a sacrifié à la Thatcher son emploi industriel, se retrouve avec un secteur public improductif pléthorique, une graisse qui pèse sur la Bête, qui doit en conséquence se muscler encore plus (c’est la fameuse productivité française) pour supporter ce surpoids qu’elle n’a pas demandé.

Un autre magnifique exemple est celui des ARS (Agences régionales de santé), ces entités que le grand public a découvertes avec ravissement pendant le covidisme et qui ont persécuté les Français en bonne santé (et les plus fragiles) : ces excroissances improductives mais répressives vivent sur le dos de la Bête, c’est-à-dire nous, et font partie intégrante du millefeuille français. Le directeur d’une ARS touche 10 000 euros par mois, tout ça pour nous dire de foutre un masque inutile et de nous faire injecter une saloperie, sous peine de désocialisation. Comme toujours, il faut vraiment ramer pour trouver le nombre de salariés de cette graisse plus administrative que médicale : on a une ARS par région, soit 17 sur la France, et 800 à 1 000 emplois à chaque fois (930 pour Rhône-Alpes, 2 000 pour l’Île-de-France).

Pour en revenir à Macron, il est le représentant d’un État qui frappe l’activité de base, celle des TPE, des indépendants, commerçants et artisans, tous persécutés fiscalement, pour offrir de grosses décharges sociales aux grandes entreprises, celles qui font la fierté du pays (enfin, des journalistes-Système à la Bouzou) et qui payent rarement leurs impôts chez nous. Il ne faut donc pas s’étonner, au bout de cette chaîne alimentaire, que les salaires soient bas et le boulot pénible, un effet de ciseaux qui uberise de fait les professions les plus accessibles (en termes de diplômes), et qui proposent le plus d’offres d’emploi puisque plus grand-monde n’en veut !

Macron sait ce qu’il fait quand il provoque les chômeurs, qui en plus ne votent pas pour lui, quand ils votent encore : il s’adresse aux cadres et surtout aux retraités, qui ont voté pour lui à 80 %, et qui ont le cul au chaud. Ils ont eu la chance de bosser toute leur vie en CDI dans une France en croissance. Mais le séparatisme social n’est pas une bonne idée : un jour ou l’autre, les nantis sont rattrapés par les oubliés de la croissance. Il n’y aura pas toujours des flics mal payés pour tabasser les Gilets jaunes...

Ruffin contre Macron

Comme prévu, sur E&R

 






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