Ouais... Sauf que les 800 000 personnes tuées lors du génocide rwandais l’ont été à coup de machette, et qu’à coté de ça ton histoire de paysans allemands c’est presque un fait divers. Donc ton explication ne tient pas.
Il y avait moins de morts au cours du moyen-âge car les guerres opposaient seulement quelques petits groupes de soldats entre eux (mercenaires souvent, ou issu d’un ordre restreint de type chevalerie, noblesse) tandis que le gros du peuple ne participait pas et n’était qu’une victime collatérale (pillages, privations). En outre, les guerres étaient faites de petites escarmouches et de sièges, bien plus que de grosses batailles rangées. D’ailleurs les buts de ces nombreuses petites guéguerres étaient souvent très limités et sans réelle idéologie (possession d’un fief, querelle de succession ponctuelle, raison commerciale), elles ne duraient jamais très longtemps (y compris la guerre de cent ans, qui n’est qu’une succession de petites guéguerres) et n’avaient pas le caractère total des guerres modernes.
Inversement, à partir de la Révolution française et de Napoléon, la conscription plongeait l’ensemble de la nation dans la guerre, de plus en plus empreinte d’idéologie, dans le cadre de batailles de plus en plus grosses (Azincourt était une bataille minuscule comparée à Austerlitz, qui elle même était une bataille minuscule comparée à Verdun) ayant pour objectif la destruction complète des armées ennemies, et par la suite dans le cadre des guerres totales et mondiales du XXème siècle, la population civile est elle-même devenu une cible stratégique (Guernica, Dresde, Hiroshima).
Finalement la fin des 3 ordres et la "démocratisation" de la société a rendu tout le monde égal face à la violence meurtrière de la guerre, bien plus que le progrès technologique.