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Un jour en France : jeudi 16 février 2017

Macron l’Algérien, les devoirs payants, tuberculose et pauvreté

 

Macron, devant le creux affiché de son programme et le doute grandissant des Français qui tiennent leur bulletin de vote en suspension, est en train de la jouer à la Sarkozy : un « coup » par jour. Afin de saturer l’espace médiatique et l’esprit des électeurs.
Le coup de « com » du jour, c’est la déclaration sur la colonisation française en Algérie, qui a été abondamment commentée. Normal, dans un pays qui contient 815 000 Franco-Algériens votant en France, selon les chiffres officiels. Et qui a été engagé pendant 130 ans en Algérie, pour finir sur une guerre d’indépendance en 1962. Et une déchirure.

 

Oui mais voilà, il n’y a pas de statistique publique précise sur le nombre d’Algériens ou de personnes d’origine algérienne – françaises ou pas – vivant en France, de manière permanente ou pas. Car les allers et retours au bled sont fréquents, de la part des Algériens natifs en France, qui vont voir la famille, et aussi de la part des retraités, qui parfois restent en France (dans les tristement célèbres foyers Sonacotra, devenus Adoma), parfois repartent définitivement au pays.

 

 

Ce qui nous intéresse ici est le nombre d’Algériens vivant en France, ou de Franco-Algériens. Et pourquoi ça ? Parce que Macron a fait ce petit calcul électoral – sa sortie est tout sauf un cri humaniste antiraciste ou pro-algérien – de banquier : la balance entre la perte du vote pied-noir ou harki du Sud – acquis en grande partie au FN – et le gain du vote franco-algérien. Selon l’INSEE et ses calculs à la fourchette, on estime le nombre de personnes vivant en France ayant une origine algérienne à 1,9 million… en 2005. Des chercheurs et historiens évaluent aujourd’hui cette communauté à plus 3 millions de personnes, français, binationaux ou algériens.

Avec plus d’un million de votants sur lesquels lorgne Macron, qui étaient la chasse gardée du PS avant son éclatement. Car on peut dire que le Parti socialiste français est aujourd’hui éclaté en deux ou trois morceaux : la partie gauche incarnée par Hamon, la partie droite par Valls, et la partie centriste par Macron. Qui vient donc de faire une OPA sur ce réservoir électoral sensible au socialisme en « attaquant » la France, une pratique récurrente en Algérie, surtout en période électorale.

Après avoir placé sa bombe, Macron joue les pompiers dans Le Figaro, en essayant de ratisser large… par-dessus les cicatrices encore chaudes :

« Cette polémique dit beaucoup de l’état dans lequel la France s’enferme : une espèce de passion mauvaise pour l’Histoire, qui consiste à n’en voir qu’une partie. Je ne suis ni dans la repentance, ni dans le refoulé. Il faut nommer ce qui a été fait de mal, et reconnaître ce qui a été fait de bien. Je ne veux pas faire d’anachronisme ni évidemment comparer cela avec l’unicité de la Shoah, mais la colonisation a bel et bien comporté des crimes et des actes de barbarie que nous qualifierions aujourd’hui de crimes contre l’humanité. Pour autant, cela ne veut pas dire que celles et ceux qui vivaient en Algérie et servaient dans l’armée française étaient des criminels contre l’humanité, car le seul responsable, c’est l’État français. D’un autre côté, en Algérie, dans un débat public, j’ai aussi parlé des harkis. J’ai dit ce qu’ils avaient apporté et la place qu’ils avaient en France. Nous devons réconcilier des mémoires fracturées : celle des harkis, celle des pieds noirs, celle des Français d’origine algérienne, celle des binationaux... »

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La baisse du niveau scolaire

 

On reste dans la politique, avec une conséquence insolite de l’effondrement du niveau scolaire, dû entre autres à l’intégration dans le système scolaire français d’une masse d’enfants d’immigrés de faible niveau culturel – c’est un fait – et d’une politique d’aveuglement socialiste que tout le monde connaît.

Un site, bonnenote.fr, propose contre finances à des rédacteurs de faire les devoirs des élèves, collégiens ou lycéens. Les parents d’élèves soucieux de l’avenir de leurs enfants s’étaient déjà rués sur les entreprises d’aide aux devoirs après les cours, pour combler les trous faits par l’Éducation nationale. C’est un secteur en développement rapide, et si on était complotistes, ou paranoïaques, on imaginerait assez vite que les boîtes en question sont créées par des profs socialistes pour se faire du fric !

Heureusement, il n’en est rien. Mais les orientations désastreuses de l’école publique ont conduit à une augmentation exponentielle des demandes d’inscription dans le privé. Et pour ceux qui n’ont pas les moyens , il reste ces cours du soir privés, qui remplacent les devoirs à la maison. À propos de bonnenote.fr, la présidente de la FCPE est montée au créneau en criant au scandale, au vu des tarifs pratiqués (entre 7 et 24 euros la page, selon la matière et la difficulté). Sauf que la FCPE, on ne l’a pas trop entendue pendant les dérives successives du ministère Belkacem, à part quelques pinaillages sur les horaires… Le Parisien s’est amusé à commander un devoir de philo, et a obtenu... 8/20. C’est peut-être un prof désireux de saquer la concurrence qui a noté la copie !

L’économie, l’école, le social, tout se touche. Un chômage de 300 000 personnes en 1933 et de 500 000 en 1935 a conduit à une situation quasi-insurrectionnelle pour le pouvoir. Aujourd’hui, avec 6 millions de chômeurs et un taux oscillant autour des 10%, la France connaît, après ses 30 Glorieuses, le retour peu reluisant de la pauvreté. La vraie.

 

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La pauvreté

 

La pauvreté, c’est papa au chomedu, maman qui touche la CAF et les allocs diverses, des aides qui permettent tout juste de manger des nouilles, des patates mais pas de viande, ou alors rarement, les fins de mois très difficiles, les mômes mal habillés, on compte sur la cantoche, les vacances de moins en moins loin, ou plus du tout, les dettes, l’EDF qui coupe le jus, le banquier qui donne des leçons… Bref, le merdier. Il y a aussi la santé, une santé qui se dégrade.

Une fillette de 4 ans est morte de tuberculose en Bretagne. Et la tuberculose, c’est la maladie du XIXe siècle, de la révolution industrielle, des familles nombreuses (12 à 14 individus) dans des apparts pourris, le plomb, l’humidité, le saturnisme, le manque de vitamines… Si les cas de tuberculoses sont rares en France, on a noté, à Paris et Marseille notamment, un retour de la maladie. Quant au BCG, le vaccin n’est efficace qu’à 60%.

Récemment, des tubards lourds venus des pays de l’Est – leurs hôpitaux nous les sont gracieusement envoyés – ont été repérés dans le métro parisien, foutant une trouille bleue aux usagers. Car quelques postillons suffisent ! Mais c’est en Seine-Saint-Denis que la maladie, dans sa forme résistante, s’est vraiment réveillée, ou a été importée d’Afrique subsaharienne. Ce sont les précaires (dont beaucoup de SDF) et les migrants les plus touchés. Et les moins suivis médicalement.
La France est-elle en train de pédaler en arrière ?

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Sur l’histoire mêlée de la France et de l’Algérie,
l’école publique et la crise sociale,
lire sur Kontre Kulture

 
 






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15 Commentaires

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  • #1667277
    Le 16 février à 22:58 par Guiguidu69
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    Bonsoir !
    petites rectifications, les tuberculeux des pays de l’est sont des taulards des pays envoyés en France par des réseaux mafieux (un amis infirmier travail dans un centre qui les soigne et peu en témoigner ) afin de s’implanter ici, avec le système AME facile de se faire soigner au frais de la princesse. Les foyers adoma justement "hébergent" plutôt des gens des pays de l’est, d’Afrique sub-saharienne et "centraf ", l’algérien on l’a mis dans des immeubles opac ou maintenant appelé LYON Métropole habitât...

     

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  • #1667302
    Le 16 février à 23:21 par lapis lazuli
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    "Je ne veux pas faire d’anachronisme ni évidemment comparer cela avec l’unicité de la Shoah...", c’est bon, sa carrière est sauve.

     

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  • #1667348
    Le 17 février à 00:59 par La porte en bois
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    Pour les journaleux et leur mémoire sélective, la colonisation au phosphore blanc c’est un crime contre l’humanité ? #macron #israhell

     

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  • #1667414
    Le 17 février à 07:02 par matador
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    A propos de la pauvreté...oui il y a en France beaucoup de pauvres, et ils ne se montrent pas ; mais il y a aussi nombre de gens qui vivent très très bien ; toute une génération de nantis qui roulent en Audi flambant neuves, et partent en vacances en camping-car à 50000 euros ( dans mon secteur sud-Manche, c’est flagrant) ou de fonctionnaires pas forcément super payés mais avec garanti de l’emploi et pression au travail moindre que le privé..Et ce sont ces dernières catégories qui votent et influent sur la vie politique. Tant que ce pays restera sur cette base, il ne se passera rien, il continuera à sombrer....

     

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  • #1667427
    Le 17 février à 07:48 par Domino
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    "La FCPE est montée au créneau en criant au scandale, au vu des tarifs pratiqués..."
    Le vrai scandale est l’existence de ce genre de pratique. La FCPE avec sa logique socialo-égalitariste, est complètement à côté des vrais problèmes.
    A quand les "nègres" gratuits pour tous qui dispensent les élèves de faire leurs devoirs ?

     

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  • #1667535
    Le 17 février à 11:09 par dolf
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    "Quant au BCG, le vaccin n’est efficace qu’à 60%."

    Non c’est 0%

     

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    • #1667585
      Le 17 février à 12:42 par Citoyen_lambda
      Un jour en France : jeudi 16 février 2017

      Nous autre francais excellons pour donner des leçons sur les droits de l’homme au reste du monde mais lorsque il s’agit de regarder nos crimes de guerre
      C’est la chape de plomb, Omerta messieurs les intellectuels c’est à vous de faire ce devoir de mémoire et de rétablir la vérité !

       
  • #1667705
    Le 17 février à 15:48 par Zed
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    Emmanuel "hors piste" Macron non ?

    Je parle de son niveau de ski bien entendu !

     

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  • #1667745
    Le 17 février à 16:48 par Abdu
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    Attention les Algériens... Rappelez-vous le nabot qui jouait à l’ami avec Kadhafi ! Ce dernier et son pays le payeront très cher.

    Cisjordanie, Libye, Syrie,... C’est la même typologie à l’oeuvre. D’où cet impératif : si on vous rapporte que la montagne a changé de place, croyez-le ! Par contre, si on vous dit que le coeur d’un homme a changé, ne le croyez surtout pas !

     

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  • #1668135
    Le 18 février à 07:27 par lemondereel
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    Baisse du niveau scolaire : pourquoi ? transformer les profs en outils de propagande
    convaincre les élèves d’avoir une intelligence artificielle qui leur permettra de mieux réfléchir , les médiats en font la promo en remplaçant réfléchir par logiciel
    Tout cela est le reflet très concret de la destruction du physique et mental des personnes , ce qui expliquerait de la part du monde politico- médiatique de poser des pièges à ..... pour prouver que les dissidents sont mauvais pour la société française.

     

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  • #1668225
    Le 18 février à 11:44 par Paul B.
    Un jour en France : jeudi 16 février 2017

    « Le vaccin BCG n’est efficace qu’à 60 %. »
    Non. C’est faux.
    Tous les vaccins sont inutiles, inefficaces et dangereux.

    Vérifiez par vous-même grâce aux graphiques de l’OMS elle-même – pourtant largement financée par les producteurs de vaccins de l’industrie pharmaceutique. S’il vous plaît avant de sortir ce pourcentage d’efficacité totalement erroné.
    Où avez-vous trouvé cette propagande pour ce vaccin ? Je n’en sais rien. Mais la réalité c’est que le dogme vaccinal est une imposture.

    Je vous le dis parce que,
    « Malheur à celui qui s’est tu parce qu’il croyait parler dans le désert. »
    Balzac

     

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