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13 et 14 septembre 1515 : la bataille de Marignan

François Ier s’empare du duché de Milan

Comme Charles VII avant lui, le roi Louis XII lorgnait sur les territoires qui constituent aujourd’hui l’Italie. À commencer par le royaume de Naples et le duché de Milan.

Pour le premier, la succession était de longue date revendiquée par la seconde maison d’Anjou, dont les droits furent transmis aux rois de France après la mort de son dernier représentant. Quant au second, Louis XII en revendiquait la possession en faisant valoir l’héritage de sa grand-mère, fille du dernier duc de Milan de la dynastie des Visconti.

C’est ainsi que, après s’être assuré du soutien des Borgia et du pape Alexandre VI, Louis XII lance une campagne militaire victorieuse en Italie à partir de 1499. Seulement, à la fin de son règne, les revers s’accumulent : les armées françaises sont chassées de Naples, puis de Milan. Et la défaite de Novare, en 1513, scelle la fin des ambitions italiennes du roi et marque le retour de Massimiliano Sforza à la tête du duché, bien aidé par les soldats suisses.

À l’origine de ces défaites, on trouve le pape Jules II, qui a succédé, en 1503, à Alexandre VI. Or, adversaire résolu des Borgia, il n’a qu’un but : chasser les Français d’Italie afin de faire de l’État pontifical une grande puissance. Pour cela, il crée la Sainte Ligue (ou « Ligue catholique ») et s’allie avec le cardinal de Sion, Matthaüs Schiner, qui entraîne avec lui les cantons suisses.

En janvier 1515, Louis XII meurt. Lui succède son gendre, François Ier. Jeune, plein d’allant, nourri de récits de chevalerie, le nouveau roi de France reprend la politique italienne de son prédécesseur et affirme ses prétentions, notamment sur le duché de Milan. Ce qui passe par une nouvelle campagne militaire en Italie.

Après s’être assuré que le roi d’Angleterre ne bougera pas, tout comme l’archiduc Charles de Habsbourg (futur Charles Quint) alors seigneur des Pays-Bas, et noué une alliance avec la Sérénissime république de Venise, François Ier se lance à la conquête de la région milanaise en juillet, avec une armée forte de 40.000 à 45.000 combattants – ce qui est considérable à l’époque – et une artillerie conséquente, avec 56 couleuvrines, commandée par Jacques Galiot de Genouillac. En outre, il peut s’appuyer sur 23.000 lansquenets, recrutés en Allemagne et 8.000 arbalétriers gascons.

Cependant, les soldats des cantons suisses au service de Sforza et de la Sainte Ligue attendent l’armée française de pied ferme et prennent position dans les cols alpins du Mont-Cenis et du Montgenèvre pour interdire l’accès au Milanais. Pas de chance : François Ier prend la décision de prendre le chemin par lequel ses adversaires ne l’attendaient pas parce que trop difficile, c’est à dire celui passant par le col de Larche.

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Article ancien.
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8 Commentaires

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  • #1268106

    Avez vous, vous aussi, remarqué la ressemblance entre le chiffre 1515 et l’ acronyme ISIS ?


  • Les 11 (!) guerres d’Italie n’ont servi à rien, sinon à faire connaître la Renaissance italienne aux Français . Elles illustrent le "Droit des souverains ("Divins"...) à disposer des peuples", droit abusif qui sera remplacé par le "Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes", avant qu’il ne soit remplacé à son tour par le HIDEUX "Droit des sionistes à disposer des peuples", Palestiniens, Français, et presque tous les autres .

     

    • #1268225
      le 14/09/2015 par matrix le gaulois
      13 et 14 septembre 1515 : la bataille de Marignan

      C’est vrai la monarchie a aussi été coupable de ça et la France, bien que ce soit le pays que j’aime, le mien, a aussi été en son temps une puissance belliciste qui a été un cauchemar pour beaucoup de gens (l’empire d’Espagne & des Habsbourg, sans être innocent de tout reproche (surtout en Amérique), n’était pas l’empire Britannique ou l’empire américain que l’on a connu par la suite*). Néanmoins, cela n’excuse pas forcément le bellicisme des apatrides et les gouvernements dénués de visage humain qui nous sont imposés aujourd’hui.

      Surtout que l’Espagne, comme Rome en sont temps, sont devenus des empires plus par inadvertance que par volonté affichée dès le départ : Rome s’est étendu parce qu’elle était entourée d’ennemis, les espagnols ne s’attendaient pas à ce que les Habsbourg deviennent si puissants et ont découvert l’Amérique presque par hasard. Ce n’est pas comme les anglo-américains qui inscrivent dans leur programme électoral : "la destinée manifeste", "le bon droit à dominer le monde" si l’occasion nous en est donnée, établir un empire mondial pour "apporter la paix" (entendre : apporter la guerre à ceux qui ne le veulent pas).


    • @matrix

      rectif’ Rome n’était pas entouré d’ennemi elle est allé les chercher....
      les souverains espagnols n’ont pas découvert les Amériques ils ont juste fait main basse dessus et gueulé plus fort que ceux qui les avaient précédés


    • #1268496

      @Clio

      Anachronisme pur et simple, vous calquez vos principes du XXIème siècle sur ceux du XVIème alors qu’à cette époque on n’était pas fier d’être français mais fier d’être sujet du roi de France.
      Si nous avions remporté les guerres d’Italie, il ne se serait trouvé personne pour critiquer nos rois, une partie de l’Italie du Nord serait aujourd’hui française, parlerait français et tout le monde trouverait cela normal, à l’instar des autres régions de notre pays. De plus, le roi, lui, chargeait à la tête de ses troupes durant ces guerres, à l’inverse de nos gouvernants qui ont envoyé massacrer 1,3 millions de Français sans broncher en 14-18, au nom justement du droit des peuples à disposer d’eux mêmes (ces gouvernants avaient été élus par le peuple "souverain").
      Le monarque qui fut d’ailleurs l’un des plus vénéré par le peuple français fut Louis XII (le "père du peuple"), pile poil pendant les guerres d’Italie pourtant...


    • Certains auraient besoin d’une sérieuse remise à niveau sur l’histoire de nos voisins, dont l’Espagne, ça leur éviterait de colporter des clichés tout droit sortis de la légende noire.


    • #1269735
      le 16/09/2015 par matrix le gaulois
      13 et 14 septembre 1515 : la bataille de Marignan

      @ Ras

      Relisez un peu vos livres d’histoire. Rome était entourée par les étrusques, les grecs, les sabins, les samnites...qui tous se faisaient la guerre les uns les autres. Rome a été plus forte que ses adversaires, c’est pour ça qu’elle a dominé.
      La première intervention hors-Italie (là où vous dites que les romains sont allés "chercher" leurs ennemis) ce fut contre les illyriens qui pratiquaient la piraterie le long des côtes de l’Adriatique et qui, de ce fait, menaçaient les alliés/clients de Rome. Cette guerre contre les Illyriens a amené Rome à s’opposer au monde grec : s’en est suivi la guerre contre l’Epire, puis la conquête de la Sicile (alliée des Epirotes), puis contre Carthage qui convoitait la Sicile...puis contre les autres cités grecques qui se sont ralliées à Carthage. Ni Rome, ni ses ennemis, n’étaient plus ou moins légitimes pour se battre. C’est après, lorsque Rome est devenu (malgré nombre de défaite) la puissance dominante qu’elle s’est comportée comme une puissance impérialiste classique (la 3ème guerre Punique et le massacre de Corynthe) mais les romains n’ont jamais professé dès le départ qu’ils allaient conquérir toute la méditerranée.

      Quant aux espagnols : ils pensaient avoir trouvé l’Inde en Amérique et ainsi contourner la route de la soie que les turcs tenaient, le but étant de redémarrer le commerce avec l’Asie. Mise à part Cuba, la monarchie espagnole n’a jamais réellement établit dès le départ de plans de conquêtes du territoire américain : il a fallut pour ça que ce soient des rebelles tel que Cortès (qui envisageait une Amérique auto-suffisante avec une dynastie espagnole à sa tête (d’où le fait qu’il ait épousé une princesse amérindienne)) ou Pizarro qui ont agit tous deux en dehors des ordres de la monarchie espagnole (pour rappel : les autorités à Cuba ont envoyé une armée pour arrêter Cortès alors qu’il s’enfonçait dans le Mexique car il était considéré comme coupable d’avoir volé des bateau, quant à Pizarro : ce ne sont pas indiens qui l’ont assassiné, mais des espagnols).
      Ce ne fut que lorsque Cortès envoya de considérables quantité d’or pillé, en Espagne, qu’il pu se "racheter" et les espagnols n’ont songé réellement à coloniser le territoire sud-américain que lorsque les maladies et les guerres eurent finis de massacrer la plus grande partir des populations autochtones. Autrement, vous pourrez rechercher dans les livres : je vous mets au défi de me trouver un équivalent espagnol de la "destinée manifeste".


  • #1268184

    C’est pas Charles VII, C’est Charles VIII.