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36% des auteurs de BD sont sous le seuil de pauvreté

Et 53% gagnent moins que le SMIC

Surproduction, concurrence, toute-puissance des éditeurs... Malgré une popularité croissante du secteur, les créateurs ont de plus en plus de mal à vivre de leur métier, ont souligné Les États généraux de la bande dessinée lors du Festival d’Angoulême.

 

En (léger) retard, on avait peur de ne pas avoir une place de libre samedi matin pour cette conférence des États généraux de la BD au Festival d’Angoulême, cherchant à alerter sur la précarisation croissante des auteurs. Sujet ô combien important puisque ce sont les premiers acteurs de la chaîne du livre. Heureusement pour nous, et malheureusement pour la profession, il n’y avait pas foule, seulement une trentaine de personnes dans une salle pouvant en accueillir 250. Certes les auteurs sont souvent en dédicace à cette heure-là. Tout de même, cela démontre la difficulté qu’ils ont à penser la dimension collective du métier.

 

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L’hypermarché d’Angoulême

 

Créés en 2014, Les États généraux de la bande dessinée, qui se sont constitués en association, lance chaque année une grande enquête quantitative pour, au-delà des présupposés, savoir exactement où en sont les créateurs. Les résultats sont encore plus inquiétants que ce qu’ils pensaient au départ et se dégradent, ont expliqué à la tribune Denis Bajram (Universal War One), Valérie Mangin (Alix Senator) et Benoît Peeters (Revoir Paris). Près de 1 500 personnes ont répondu en 2016. Ce qui permet de noter une féminisation croissante, « 27% de femmes », et une relative jeunesse « 56% des auteurs interrogés ont moins de 40 ans. La moyenne d’âge des femmes est de 34 ans, celle des hommes de 41 ans ».

C’est pour l’argent que ça se gâte. « En 2014, 53% des répondants ont un revenu inférieur au Smic annuel brut, dont 36% qui sont en dessous du seuil de pauvreté ». Pour les femmes, c’est encore pire : « 50% des autrices sous le seuil de pauvreté, 67% sous le SMIC annuel ». « En partie parce qu’elles sont en moyenne plus jeunes », note Valérie Mangin. Difficile dans ces conditions de penser au futur. Un tiers ne cotise pas, 66% craignent que la situation se dégrade.

 

 

Les raisons de cette précarisation du métier sont plurielles et parfois inattendues. Sans surprise l’augmentation très forte des titres publiés, alors que la demande n’a pas autant suivi, a entraîné une baisse des ventes par album et donc une diminution des revenus. La plupart du temps, l’auteur touche seulement les avances sur livre et jamais de droits d’auteur. Benoît Peeters note également « l’effet pervers du roman graphique qui a permis d’abandonner le paiement à la page ». Cette révolution narrative entrée dans les mœurs a permis de sortir de la contrainte du 48 pages CC traditionnels à la Tintin mais oblige les auteurs à produire plus sans forcément être mieux payés. Résultat : un travail parfois pas complètement abouti graphiquement. Pour Benoît Peeters, « le dessin réaliste classique, qui demeure essentiel, est impraticable dans de telles conditions ».

Dans son ouvrage la Bande dessinée au tournant (éd. Les Impressions nouvelles), l’historien spécialiste Thierry Groensteen remarque « qu’après des années de communiqués triomphalistes, on se réveille avec la gueule de bois. Et c’est bien cette réputation en trompe-l’œil, entretenue par les médias, d’un secteur affichant une santé à toute épreuve, qui a entraîné la crise : elle a poussé de plus en plus d’acteurs à entrer sur ce marché et a incité les éditeurs à produire toujours plus ».

Lire la suite de l’article sur liberation.fr

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La BD, un secteur où la bien-pensance, voir sur E&R :

 



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35 Commentaires

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  • #1658410

    Je suis photographe de paysage à 61 ans et je vis de 450 euros de RSA.


  • #1658411

    une opportunité pour KontreKulture ?


  • #1658414

    C’est triste, mais bon... est-ce qu’il fallait s’attendre à gagner 2500 euros par mois juste en dessinant des BD ?

     

    • #1658648

      "Juste en dessinant des BD"...
      Je veux bien que ce ne soit pas votre dada, mais votre commentaire est pour le moins mal placé.
      Faites-moi signe quand vous serez un peu mieux documenté sur le sujet.


    • #1658727

      Vous avez raison, d’ailleurs j’ai travaillé deux années sur une bande dessinée, quand j’ai vu ce que les éditeurs en proposaient, j’ai brûlé toutes les planches avec une immense joie !


    • #1658735

      Commentaire rugueux mais plein de bon sens ! Cette époque d’opulence factice à laisser croire aux plus jeunes qu’il était normal de pouvoir gagner sa vie juste en faisant des dessins, en faisant rire la galerie, en jouant de la guitare...or ce n’est pas normal et c’est pour cette raison que ceux qui peuvent gagner leur vie par ce biais ne formeront jamais plus qu’une petite élite de privilégiés. De dans cette société d’assistanat systématisé un nombre considérable d’hommes se voit libérer de l’impératif de production et peuvent donc consacrer leur temps à une passion artistique ou sportive créant ainsi une très forte compétition de laquelle seul les plus talentueux peuvent sortir du lot ! Dans une société ils ne peut pas y avoir des millions d’Uderzo, d’Hergé et de Zinedine Zidane ! Il y en aura quelques uns à côté de millions d’autres qui se berceront d’illusions en touchant leur RSA ou revenu universel...


    • #1658772

      Bonjour Fylyp82 ,

      Je suis aide-soignant, je gagne 1600 € mensuels (les bons mois) pour faire -entre autres- la toilette aux gens 8h par jour.

      Je suis d’accord avec le " juste en dessinant des BD"


    • #1658895

      La photographie, on me dit souvent : ce n’est pas un métier, il suffit d’appuyer sur un bouton ! Le dessin, en dehors du talent, ce sont des milliers d’heures avant de maîtriser cet art. Aller, "être chef d’orchestre", ce n’est pas un métier, il suffit d’agiter une baguette ! Ecrivain ce n’est pas un métier non plus, il suffit d’une page blanche et d’un stylo ! Paysan non plus, il suffit de mettre des graines dans un trou ! Marre de ces jugements sans savoir !


    • #1659231

      À lire les commentaires je me dis qu’il y a des personnes qui oublient que le cerveau est un muscle.. Travailler avec les muscles de ses bras peut paraitre plus fatiguant mais je peux vous assurer que faire fonctionner sa tête l’est tout autant. La création artistique est un travail fatiguant physiquement mais également mentalement parce que ça demande de se remettre constamment en question.. à chaque réveil !


    • #1660114

      Re-Bonjour,

      Je me permet de poster à nouveau parce qu’il se trouve que j’ai été graphiste durant 10 ans avant d’être aide-soignant.

      Pour avoir vécu les deux situations de travail, je peux dire que dessiner toute la journée, ça faisait peut être mal au crâne, au poignet ou pire mal au dos mais comparé a ma vie d’aujourd’hui où je me lève à 5h30 / 6h du matin, où je cours à gauche et à droite, où je porte parfois des charges lourdes pendant les transferts, c’était vraiment un moindre mal.
      Mais l’argument principal n’est pas là : dessinateurs, musiciens, et autres ont la chance de vivre de leur passion. Alors oui, devoir se contenter d’une paye équivalente au RSA au prix de tous ces efforts (que je ne nie pas) c’est cher payé si j’ose dire, mais nos concitoyens artistes ne devraient pas s’attendre à gagner des milles et des cents pour ce qu’ils font. 1500€/mois, c’est bien assez croyez moi.
      Je n’étaiera pas plus loin mon propos, je ne veux pas rentrer dans le pathos.


  • #1658443
    le 05/02/2017 par The Médiavengers
    36% des auteurs de BD sont sous le seuil de pauvreté

    Une fois de plus (on ne compte plus là, hein), la mondialisation "heureuse". Comme tout secteur économique, surproduction signifie chute des prix, chute de la qualité et au bout du compte, chute de la clientèle. L’application de l’adage "comment tuer la poule aux oeufs d’or".
    Petite remarque perfide au passage, enfin, c’est écrit noir sur blanc dans l’article : un nouveau secteur qui se féminise et boum. Réussite totale. Qui est étonné... ?
    En continuant le raisonnement, il faut bien admettre que la logique du toujours plus mène au gavage des oies. Malgré la croissance démographique qui augmente mécaniquement le nombre de clients potentiels, personnellement je ne peux pas lire et regarder les 600 livres (chiffres au hasard sans doute bien supérieur), 400 B.D., 250 séries américaines, 500 films français, 800 films américains, 4000 CD qui sortent chaque année que le Dieu Capitaliste fait.
    De même que les revenus ne sont pas extensibles, l’extension des loisirs à l’infini est au delà de l’utopie. Il y a des limites physiques, chronologiques et financières.
    Là où ça devient franchement drôle, c’est que les libéraux prônent TOUS de travailler PLUS pour GAGNER moins. Pour tuer les marchés, on n’a pas trouvé mieux. Soit on produit, soit on consomme mais on ne peut pas tout faire.
    Pétrole ou pas pétrole, dette ou pas dette, finalement peu importe, les limites de TOUT sont atteintes, et ces facteurs ne font que s’empiler sur la tour infernale du capitalisme qui ne demande qu’à s’effondrer comme un château de cartes de Monopoly (dans Monopoly il y a monopole. Etrange idéologie capitalisto-communiste, non ?).


  • #1658447
    le 05/02/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    36% des auteurs de BD sont sous le seuil de pauvreté

    Pile-poil dans le sujet, un recueil de bande dessinée (plusieurs petites histoires) qui traite de la bande dessinée, considérée à la fois comme art et comme business, à travers le personnage d’un dessinateur fictif :
    - "Pussey !" de Daniel Clowes.

    En moins d’une cinquantaine de pages, une synthèse, fond/forme d’une profondeur magistrale, un humour impitoyable.

    Clowes est absolument un auteur de bande dessinée, ce que personne ne peut contester, avec cette différence d’être conscient de la place de son art parmi les autres formes d’art, ce que n’ont pas exprimé les générations d’auteurs précédents, et ce que certains n’ont d’ailleurs toujours pas compris.
    C’est un type humble, particulièrement lucide, un génie dont l’oeuvre ne souffre aucun déchet.
    Il a réussi l’exploit d’être original tout en étant un classique instantané, intemporel, la chair-même de son médium.


  • #1658469
    le 05/02/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    36% des auteurs de BD sont sous le seuil de pauvreté

    La bande dessinée a longtemps été considérée comme un art mineur, ce qui est assez dire pourquoi l’artiste, c’est l’exception, et ceci qu’importe le médium (peu sont capables d’y exprimer un génie) malgré/grace au public, ainsi que les "hautes autorités de la Culture" -lol- qui y illustrent chacun leur pesanteur abrutie.

    Ironiquement, il se trouve que la bédé est un des plus fidèles miroirs des travers de notre société actuelle.
    On y trouvera les incarnations diverses de concepts fondamentaux et contradictoires :
    le profit, le savoir-faire, l’héritage culturel, le talent mercenaire et les contraintes propres à la discipline, l’abnégation, la médiatisation, la censure, l’idée-même du style et ses implications dérivatives...

    On comprend mieux du coup pourquoi les personnages de Tony Millionaire, un corbeau et un singe fait d’une chaussette, sont alcooliques et provoquent des catastrophes dans les cases...
    L’auteur ayant été remercié d’un quotidien de Baltimore, officiellement pour "misogynie" constatée dans un strip.
    Une histoire de bien-pensance, "l’esprit Charlie" étant international, sous ses différents masques.


  • #1658516

    Je le sait bien, que ça va mal ici et là.
    Pas la peine de me faire un dessin.


  • #1658527

    "Sans surprise l’augmentation très forte des titres publiés, alors que la demande n’a pas autant suivi" : c’est exactement là que le bât blesse et, où l’internet, qui s’avère salvateur et ouvert par ailleurs, renvoie la BD papier au rang de niche. Donc sauf à être collectionneur ou passionné, l’explosion de la machine numérique et de ses tablettes graphiques aura fait naître ou se révéler quelques talents artistiques...qui s’offrent ou se vendent dans des cercles restreints.
    Au détriment des gratte-papiers, puristes plongés dans leurs encres de Chine.

    On pourrait se poser la même question avec la photographie.

     

    • Je suis amateur de BD et je suis d’accord avec toi sur le fait que la production est énorme pour un public restreint. Par conséquent, la concurrence est énorme.

      Par contre, je ne vois pas ce que tu veux dire lorsque tu dis que l’internet est salvateur. Il peut l’être dans le domaine de la commercialisation, il peut permettre de toucher un public amateur qui ne peut ou ne veut pas tout le temps se déplacer jusqu’à la boutique. Diffuser de la BD via internet comme on lirait un livre à l’aide d’une liseuse ou d’un écran d’ordinateur n’a pas de sens. J’ai déjà lu de la BD sur un écran, ce n’est absolument pas pratique et empêche de voir les planches dans leur globalité parce que l’écran est trop petit. L’ouvrage papier reste la finalité de la BD selon moi.

      Quand à l’utilisation des tablettes, tous les auteurs s’y sont mis depuis une décennie au moins. Le papier et le crayon restent pratiques pour réaliser rapidement un storyboard et une mise en page avec les masses de noir qui seront ensuite scannées pour être travaillées et finalisées sur l’ordinateur.

      Le problème de la BD (et qui concerne probablement d’autres marchandises) et qui peut rejoindre celui de l’oeuvre littéraire, est son mode de consommation en contradiction avec les heures travaillées pour l’obtenir et son prix de vente : sa consommation est du type "one shot". On lit l’oeuvre, on s’y attarde même lorsqu’elle est bonne puis on la range dans une étagère et elle devient une oeuvre de collection. Par conséquent, acheter une BD est un investissement. L’amateur peut en acheter beaucoup mais il sera quand même sélectif, exigeant. Il fera jouer la concurrence malgré lui. A partir de là, difficile pour une oeuvre moyenne de trouver son public.


    • #1658670
      le 05/02/2017 par The Médiavengers
      36% des auteurs de BD sont sous le seuil de pauvreté

      Après, si on enlève 3 ou 4 heures de télé quotidienne, ça laisse du temps pour lire diverses productions.
      Vous me direz, la télé, c’est gratuit. Oui et non. Une télé à 500e+éléctricité+redevance, revient à un budget de 100e par an. De quoi acheter 5 livres ou BD.
      Difficile de lutter.


  • L’article parle de popularité croissante du secteur mais ne mentionne pas que la part est aujourd’hui divisée par trois avec les comics et les manga. Combien de ces auteurs vont faire la grimace si on leur parle de protectionnisme ?

     

    • #1658624

      Ou on pourrait peut-être s’inspirer de la manière dont fonctionne une équipe de mangakas, non ?

      Je pense que le problème est le même que pour le cinéma. On fait un film avec 70 % du budget nécessaire et quand on y parvient, on considère que les 70% correspondent au budget normal et pour le film suivant, on propose de le faire avec 70% de ces 70%.


  • En même temps s’ils n’ont aucun lecteurs il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils roulent sur l’or... C’est la loi de l’offre et la demande.


  • #1658635
    le 05/02/2017 par Mille sabords !
    36% des auteurs de BD sont sous le seuil de pauvreté

    J’ai fait 2 ans de cours de BD a l’université de Saint Denis, dans les années 1980, a l’epoque justement ou le metier s’envolait aupres du public ; je connais donc un petit peu le probleme de l’interieur : savez vous que pour une seule planche ( 1/2 page), il faut dans les 8 heures de travail ? et cela hors scenario, juste le dessin. Ca c’est juste pour ceux qui croient que la BD c’est du gribouillage facile les doigts dans le nez... Quelques vedettes mediatisées gagnent tres bien leur vie, les autres sont dans la galère... perso, je n’achete plus de BD depuis quelques années, car plus les moyens, malgré l’amour que je porte a cette expression artistique.

     

    • #1658681

      Cela touche aussi le secteur graphique malheureusement.

      Malgré les très grands graphistes que nous avons eu comme Roger Eccoffon (le designer d’Air France... pardon Airfrance) , Jean Wildmer, Marcel Jacno, ou encore Cassandre, il n’y a en France aucune culture graphique !

      Une certaine tradition Française est d’ailleurs complètement dézinguée par les écoles mais aussi les nombreux ouvrages spécialisés disponibles en Français ou réalisés par des maisons d’éditions Françaises comme Pyramid qui ne mettent aucunement l’accent sur la création Française, mais internationale.

      Les travaux graphiques les plus intéressants sont réservés aux institutions publiques, ce qui implique une collusion étroite entre politiques et artistes.
      Il en résulte pour ce secteur, malgré un semblant de diversité, une standardisation flagrante qui ne se distingue aucunement des autres pays.
      Pour le secteur privé qui marche plus au piston qu’au vrai talent, c’est beaucoup d’exploitation au niveau des jeunes diplômés sans qu’il proposent véritablement des formations continues afin de s’adapter aux outils informatiques et aux moyens de communication toujours évolution et donc aux besoins des entreprises.


  • Je suis favorable à l’instauration du revenu universel, car contrairement à ce que prétendent ses adversaires, il créera des millions d’emplois. Il y a en effet des millions de Français qui ne peuvent pas actuellement exercer l’activité qu’ils souhaiteraient exercer (j’en fais partie) car elle n’est pas rémunérée. Le revenu universel rémunérerait ces activités.

     

    • #1658707

      Comme la branlette sur youporn ou jouer à la play-station ?
      La vie est quelque chose de sérieux ! Libre à chacun de vouloir s’investir dans des activités ne contribuant pas à l’économie dans le sens bien compris de ce terme, mais dans ce cas il faut en assumer les conséquences, c’est à dire une relative misère matérielle. Ce n’est pas à la société, c’est à dire aux producteurs qui font tourner le monde, de payer pour ceux qui ont fait le choix de rester dans l’état infantile de l’adulescent qui veut passer sa vie à jouer.


    • #1658756

      goy pride, de plus en plus caricatural et grotesque, à l’image de son pseudo...


    • #1658776

      provisoirement et sous une forme d’assurance, pourquoi pas . Pour créer soit une entreprise, soit une œuvre artistique, soit monter un projet associatif ou éducatif, on pourrait bénéficier pendant 2 ans, le temps de mettre en route le projet, d’un revenu minimum garanti pour survivre. Ce qui veut dire qu’en échange, si le projet marche, on remboursera plus tard les sommes données .

      Mais un emploi fictif à vie ou un statut d’intermittant du spectacle pour tous, non !


  • #1658663

    il y a à peu près 4000 nouvelles BD francophones qui sortent chaque année, alors qu’il n’y en avait que quelques centaines, il y a 20 ans. Même si un média faisait l’effort de présenter 4 nouvelles BD chaque semaine, cela ne concernerait que 5% des publications.
    Les auteurs de BD feraient mieux de travailler en équipes de 2 ou 3 et ne sortir que 500 à 1000 albums par an.


  • #1658674

    qu’ils viennent chez KK


  • #1658717

    Petit rappel : l’art c’est comme le sport ce sont des activités non productrices de richesse et de ce fait seul une toute petite minorité de gens particulièrement talentueux et/ou de pistonnés peuvent compter sur ce genre d’activité pour gagner leur vie. C’est pour cette raison que dans l’ancien temps l’artiste avait en général un métier authentique en parallèle de son activité artistique non productrice de richesse...

     

    • #1658759

      Est-ce que tu pourrais pas la fermer physiquement ? Dieudonné, Metallica ou feu Louis-Ferdinand Céline par exemple, ce sont des entreprises plus productrices de richesses que tous les garagistes et les bouchers de ta ville... Mais j’imagine que Soral devrait être routier aussi à côté histoire de suivre ton raisonnement ? Tu sais aboyer mais réfléchir ya encore de la marge...


    • #1658932

      a stepenwolf, apparemment c’est toi qui aboie ici. je suis d’accord pour dire que la culture n’est pas forcément créateur de richesse ( a part financièrement grâce à la vente de show ou d’oeuvre). Dieudonné est certe talentueux mais de là a dire qu’il créé plus de richesse que les boucher et les boulangers ... D’accord s’il l’on parle de richesse financière... pas d’accord si l’on parle de richesse matérielle et vitale à la société. Le débat sur les artistes est mal posé, si tu ne fais que peindre des tableaux et que tu gagne mal ta vie, il est selon moi égocentrique de se plaindre non ? Le débat devrait plutôt se tourner vers la place que prend la spéculation de bien culturel...


    • #1659054

      L’art est un besoin vital pour l’homme. C’est pour ça que même du temps des hommes des cavernes ils peignaient, dessinaient, sculptaient... Pas parce qu’ils s’emmerdaient entre deux cueillettes. "nan mais allo quoi" comme dirait l’autre bonbonne. Concernant les super gros artistes, comme déjà dit ce sont des entreprises. Dieudo, n’est "que" le créatif et PDG de son entreprise. Donc oui il crée de la richesse, à la fois matérielle et immatérielle, tout en faisant bouffer un paquet de monde.


    • #1659648

      je suis bien d’accord que l’art est un nécessaire et qu’il ne faut pas s’en passer... pour moi tout le monde est artiste et l’art n’est pas un métier , et ne devrait pas l’être car ce n’est pas viable (a part pour une minorité). les hommes des cavernes peignaient çerte , et allaient faire leur cueillette car la peinture ben ça nourrit pas... De plus, l’art est une manière magnifique d’exprimer notre intérieur, quoi de plus diabolique que de le mettre en vente ?


  • #1658915

    La BD c’est moche, c’est du "sous art", mis à part rarissimes exceptions comme Bilal : un artiste .


  • En meme temps vu la qualitée mediocre de la bd fr...

    Les japonnais on des series qui parlent de tout les sujets certains avec une bonne profondeur et une qualité graphique bien superieur.

    Les armericains n’en parlons pas les français sont des dessinateurs amateurs à coté.

    La BD fr c’est du gros lobysme c’est nul alors n’allez pas pleurer.


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