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Algérie : un pays désormais importateur de pétrole

La Sonatrach importera 42 millions de tonnes par an pour faire face à la demande interne en carburant. De pays exportateur de pétrole, l’Algérie deviendra un pays importateur de pétrole.

L’absence de clarté dans le secteur de l’énergie

Dans ses interviews, le ministre de l’Energie évite d’évoquer l’épuisement des réserves pétrolières algériennes, rien à retenir de ses propositions farfelues, pour éviter le pire, mais le pire est déjà là ?

Depuis qu’il a compris que le renouvellement des réserves d’hydrocarbures accuse un retard considérable, le ministre multiplie les déclarations sur une stratégie, qui reste toutefois contradictoire et très vague. Les dernières interventions médiatiques illustrent du flou dans la conduite de politique énergétique nationale à long terme. L’Algérie ne donne aucune impression de s’occuper de son avenir énergétique. L’absence d’un plan sérieux pour l’après-pétrole, par l’appel de sources alternatives qui remplaceront le pétrole et le gaz appelés à disparaître dans moins d’une décennie, du moins à nous manquer pour une certaine période nécessaire pour reconstituer nos réserves d’hydrocarbures c’est la caractéristique connue de l’actuelle politique menée par M. Youcef Yousfi. Celui-ci, qui a succédé à Chakib Khelil à la tête du département de l’Energie et des mines en 2010 avant d’être reconduit dans l’actuel gouvernement de M. Abdelmalek Sellal, n’arrive pas à donner une vision claire de l’Algérie concernant sa politique énergétique.

Sa stratégie personnelle non partagée par les médias et les experts algériens du domaine est axée sur l’exploitation à fond des hydrocarbures conventionnels et la course au non conventionnel à grande échelle, satisfaire la demande interne par l’importation massive de pétrole, sans recours au nucléaire ni au développement des énergies renouvelables. Ainsi, faute de stratégie bien définie pour assurer l’avenir énergétique de l’Algérie et qui ne peut se faire que par la ressource renouvelable, en l’occurrence le soleil ainsi que l’accélération de la recherche et de l’exploration du sous-sol algérien recelant encore des quantités faramineuses d’hydrocarbures. Le gouvernement se dirige dangereusement vers le recours aux gaz non conventionnels, qui présentent de nombreux inconvénients : prix de revient excessivement, dépendance technologique envers l’extérieur, un impact non maîtrisé sur l’environnement, et le risque de plomber les cours des gaz conventionnels déjà en déprime, reconversion des infrastructures existantes, etc.

Du gaz pour produire de l’électricité

Pour faire face aux enquiquinantes opérations de délestage électrique, le ministre a annoncé la mise en marche d’un programme de production d’électricité par un supplément de 8 000 mégawatts, qui viennent s’ajouter aux 4 000 mégawatts, soit un total de 12 000 mégawatts, déjà programmés à l’horizon 2016, pour les seules périodes de forte demande (hiver et été). Le plan prévoit la construction de nouvelles centrales thermiques fonctionnant au gaz pour produire ces 12 000 mégawatts pour un coût estimé à près de 22,5 milliards de dollars. Ceci dit que notre électricité sera produite à 100% au gaz, alors qu’on devait chercher à la produire par le solaire en long terme, pour la production exclusive de l’électricité, et le dessalement d’eau de mer, tout en économisant notre pétrole et gaz. Pour faire tourner ces centrales, il faut au moins, selon les estimations, 22 milliards de m3 de gaz, soit presque la moitié de nos exportations (52 milliards de m3 en 2011), ce qui représente un manque à gagner de près d’une douzaine de milliards de dollars. L’Algérie consomme pour ses besoins internes 35 milliards de m3 (en 2011) et projette 50 milliards de m3 en 2017, donc nous produisons un cumul de 102 milliards de m3, 50% pour la consommation interne et 50% pour l’exportation. Les énergies renouvelables, bien qu’elles soient plus onéreuses à produire et à rentabiliser, constituent néanmoins l’avenir énergétique durable de l’Algérie, tant qu’il y aura du soleil. Cet investissement peut être consenti en le finançant par une partie des sommes faramineuses qui vont aux subventions de l’énergie. Le nucléaire allègera aussi considérable notre facture énergétique, si l’on prend l’exemple de la France qui soutire la totalité de son énergie électrique des mines d’uranium du Niger et en exporte même sur l’Union européenne.

L’Algérie a consacré 10,59 milliards de dollars en 2010 à la subvention de la consommation de l’énergie, selon une étude de l’ONU. Cette somme augmente chaque année d’environ 7%. La seule véritable façon de rationaliser la consommation d’énergie serait de réduire les niveaux de subvention, Mais c’est un risque que notre gouvernement ne pourra prendre, en ces temps des grandes révoltes et au détriment de sa politique du maintient d’une politique sociale à grand flot d’argent .

Des raffineries pour camoufler la défaillance du système politique

Sonatrach vient d’engager deux programmes d’investissement pour couvrir les besoins nationaux en carburant. Ainsi, le premier programme d’investissement, déjà engagé pour la maintenance et l’extension des capacités de raffinage des raffineries de Skikda, d’Arzew et d’Alger de 4 millions de tonnes supplémentaires. Le même programme permettra également aux raffineries du groupe de produire des carburants - essences gas-oil, aux normes européennes et de disposer d’une chaîne de production des aromatiques (benzène et paraxylène) plus développée, permettant ainsi d’initier des projets pétrochimiques en aval du raffinage, etc. Par ailleurs, les travaux de réhabilitation de la petite raffinerie d’Arzew, qui alimente tout l’ouest et le sud-ouest du pays, et dans l’informel le nord-ouest du Maroc, ont été achevés, et les installations sont en activité. La capacité de production de la raffinerie est ainsi passée de 2,5 millions de tonnes par an à 3,75 millions de tonnes par an, soit plus de 50%.

Pour autant, une des deux unités intégrées de la raffinerie de Skikda est actuellement à l’arrêt pour rénovation. L’arrêt technique a été même autorisé par le Pdg du groupe Sonatrach, Abdelhamid Zerguine. Les travaux sont confiés au Coréen Samsung. Alors, que cette rénovation aurait pu peut-être être attribuée à la filiale de Sonatrach GTP ex-Altra, détenant un savoir-faire algérien dans les grands travaux pétroliers. GTP est spécialisée dans la construction des unités pétrochimiques, avec un riche palmarès à son effectif ; la réalisation d’un module de traitement de gaz de 60 millions de m3/j à Hassi-R’mel, pour le compte d’une grande compagnie japonaise JGC et la rénovation totale de la raffinerie de Nouakchott (Mauritanie), avec du matériel récupéré, paraît-il du reste, de la raffinerie de Béjaïa détournée ?

Pour subvenir aux besoins internes en carburant, la Sonatrach doit importer 42 millions de tonnes/an de pétrole brut aux prix coté à la bourse, une fois raffiné, il sera vendu sur le marché national, au prix aussi coté à la bourse par les compagnies internationales de raffinage. Les institutions de la finance et les associations mondiales des raffineurs, avec qui Sonatrach est liée par des conventions nous obligeront à aligner nos prix de carburant à la pompe aux leurs. Par une reconversion du dinar en euro, les prix moyens des carburants (2011) seront de 82 DA pour les lourds et 220 DA pour les légers et super-légers (sans subvention). A ce prix là, aucun mobiliste ne se permettra le luxe de rouler en voiture !

Il se pourrait que monsieur le ministre a d’autres idées en tête. Par le fait de construire des raffineries en Algérie alimentées par du pétrole importé, n’essaye-t-il pas peut-être de récupérer la souveraineté nationale perdue à jamais par la fin du pétrole ? Le pétrole de notre temps est une arme de dissuasion plus efficace que l’arme nucléaire et l’Etat qui ne possède pas de pétrole ne pourra pas se défendre.

Que s’est-il passé pour la raffinerie de Béjaïa ?

Dans les années 1970, une raffinerie de pétrole, sœur jumelle de celle d’Arzew d’une capacité de 2,5 millions tonnes/ an, prévue par le plan Valhyd pour être construite aux environs de Béjaïa, à proximité de l’oléoduc qui relie Haoud-El-Hamra au terminal-arrivé de Béjaia. Les études de faisabilité ont été réalisées, le choix du constructeur fixé, les études techniques achevées, une équipe d’ingénieurs et de techniciens algériens fut envoyéechez le constructeur anglais pour suivre une formation sur le raffinage, les terrassements du site réalisés, 90 % des équipements achetés, payés cash et transportés jusqu’en Algérie. Le projet était arrivé à sa dernière ligne finale. C’est à dire, il a atteint ses phases : de montage, démarrage et exploitation. Mais brusquement, ce projet a été purement et simplement annulé, pour des raisons semble-t-il d’un malentendu politique.

Un crime économique ? Du matériel flambant neuf d’une valeur de 2,5 milliards de dollars jeté par Sonatrach dans un "dépotoir public" à Arzew et un lourd préjudice moral infligé par Sonatrach au mépris de la population bougiote. Bougie a perdu un investissement en or. Le litige qui s’en est suivi avec la partie contractante étrangère a été réglé contre paiement de la totalité et l’ensemble des prestations d’engineering, procurement des équipements, emballage, stockage et transport ainsi que de lourdes pénalités de résiliation contractuelles qui vont avec le contrat. Il se pourrait encore que cette raffinerie ait été revendue avec ses croquis de montage ou installée quelque part dans un autre pays. Personne n’aura l’audace de fouiner sur cette affaire, vieille de 42 ans, les archives algériennes auraient une durée de vie de 10 ans et Monsieur le juge est indépendant ?

 



Article ancien.
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28 Commentaires

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  • #236552

    La révolution algérienne viendra quand le peuple le voudra. Et pas à la demande d’un BHL qui ose souhaiter une révolution algérienne. Comme quoi les algériennes vivent comme des esclaves. Qu’aurait-il dit sur un printemps palestiniens contre Israel ? Ces palestiniens qui souhaiteraient être comme les algériens en Algérie.

    BHL n’est qu’un Bête Hypocrite et Lamentable.

     

  • un seul mot : sahara blend

    le pétrole du Sahara est tres leger, il ne permet pas de distiller assez de gasoil ou de bitume, bref, article indigent et tres mal informé

     

  • Je veux bien voir vos sources pour cet article !!! Effectivement Sonatrach importe du carburant "essentiellement du Gasoil" je n’ai pas entendu parler d’un appel d’offres pour du brut !!! Dans cet article publié par el watan, il est question d’importation d’essence. l’Algerie a toujours exporté du brut et importé du raffiné "carburant et granulé de plastic" le jours ou on arrivera a maitriser l’exploitation et la transformation de nos propres ressources, on pourra dire qu’on est en voie de devellopement. et pour la question du nucléaire et du solaire, a ce stade de développement technologique, ca serait l’équivalent d’importer du brut. on devra se faire construire nos centrales et payer pour la maintenance. le seul investissement urgent est dans l’enseignement et la recherche et apres on pourra elaborer des projet d’indépandance énergétique

     

    • YoYo voulait arnaquer le peuple algérien, en échangeant le gaz de schiste contre le pétrole pour faire tourner les cinq raffineries programmées. Il a insisté sur l’exploitation du gaz non-conventionnel, comme solution de renouvellement des resserves de gaz conventionnel. YoYo voulait jouer au génie transformer le marché ’spot’ de pétrole en marché ’troc’ de gaz de schiste. Uniquement pour dissimuler la honte de dire que nous n’avons pas assez de pétrole pour le transformer en carburant.Vous savez c’est une question de souveraineté nationale, et sans pétrole l’Algérie n’existera plus ?
      Lisez bien et comprenez les articles de l’expert de Y.Mérabet sur LE MATIN DZ ? Y’a t-il un autre expert qui contredit ses analyses ? Quant aux responsables de Sonatrach ils se terre.

      Sahraooui (Ingénieur Sonatrah siège, Alger)


    • #245667

      Youcef Youcefi à fait un faux calcul, celui de Jeanne au pot au lait, c’est à dire faire du troc, échanger le gaz de schiste avec du pétrole, cela ne nécessite pas d’appel d’offre. Il voulait sauver Bouteflika et le pouvoir qui vient de gâcher la souveraineté de l’Algérie. Tu sais que sans pétrole l’Algérie n’aura aucune dissuasion sur le reste du monde, le pétrole est la seule arme que nous possédons pour défendre le pays , à défaut la bombe atomique. Nous avons perdu les deux avec Chakib et Youcef Youcefi .
      On nous a caché toujours que l’Algérie va à la dérive et c’est grâce à Y.Mérabet qu’on commence maintenant à parler du déclin pétrolier de l’Algérie et du gaz du schiste que les américains et les Qatares nous veulent imposer d’une pierre deux de coups faire dégringolé les prix du gaz nature (notre recette nationale principale) et induire l’économie algérienne dans une impasse en en nous encourageant à importer les 42 millions de tonnes de pétrole par par an. Chassant que si on raffine le pétrole importé chez nous, nous seront obligé de nous aligner au prix internationale coté en bourse à 220,00 DA le litre ? Tout notre système économique sera chamboulé l’inflation sera multipliée par 10 ou 11 fois ?

      Youcef Youcefi est un agent de service de l’Émir du Qatar et des américains , sa famille vit encore à Doha, il a pour mission de détruire l’économie pétrolière algérien.

      Merci, monsieur Mérabet vous nous aviez fait découvert le pot au rose ?

      Messaoudène ex ingénieur Off-shore aux émirats arabes


  • Oh ! Algérie importe du pétrole ! Et elle exporte quoi ? Du carburant ? Confus que je suis.

     

    • Les Algériens préfèrent de toute façon la France, sinon ils ne tiendraient pas tant à s’y installer en masse comme à y rester et en faire leur demeure.
      Le pétrole a donc pour eux une importance bien secondaire, du moment qu’on le trouve à la pompe.


    • #236765

      salut a toi

      l Algerie a un deficite de raffinage et en plus son pétrole est lègé certe plus cher d 1 ou 2 $ sur la bourse mais il oblige a importé du gasoil , n empêche l Algérie n a jamais ete et ne sera un gros exportateur de petrole contrairement aux idées recu par contre c est l un des plus gros au monde en gaz il y a qu a voir combien l Algerie produit de brut par rapport aux autres pays de l opep , pour terminer sur les reserves j ai de source sur (ingenieur d une grande compagnie de petrol) le sahara Algerien n est exploré au maximum qu ’a 20% les speculations sur l apres petrole c est du vent juste pour maintenir le prix tres haut car ca arrange bcp de monde .

      un autre ami qui travail en arabie saoudite dans une compagnie US et c est pas un equivalent de shlumberger ingénieur des technique d exploration perforation......etc a chacun de croire ce qu il veut il me jure que des puis se remplissent d eux meme naturellement pas tous mais bcp d apres leurs observations et ce depuis plus de 50 ans , pour les septiques il y a un article de la these russe sur l origine du pétrole qui est non fossiles et qui contre dit la version officiel , cette these est intéressante dont la mesure ou elle remet en cause et de façon scientifique le mythe de l epuisement des reserves dans maximum 50 ans.


    • ne croient pas tout ce qui se dit a la télé
      il n’ya pas que 1 pour cent de la population qui est riche en algerie et le reste est dans l’extreme pauvreté
      je t’invite a passer 1 semaines a alger et une semaine dans une ville de moins de 100 000 habitant
      pour voir par toi meme
      ils ne vivent pas encore comme en allemagne ou en france mais c’est loin d’etre les plus malheureux dans le monde
      quand a l’immigration francaise elle date surtout d’avant 1975 sinon les algeriens d’aujourdhui immigrent plus vers l’angleterre et le canada qu’en france


    • #237578

      Pour confirmer ce qui est dit precédemment, ci-après un petit article sur la situation récente en Algérie
      http://www.algerie-focus.com/blog/2...

      et je confirme ce qui y est dit (témoin de visu - pardon pour le pléonasme - et feedback via famille/amis)

      il serait temps pour certains de changer de rengaine


  • #236835

    comme nous en France et nos enarques bientot ils emporteront du sable comme aimait le compter dans ces spectables du regretté coluche


  • La partie intéressante de l’article concerne notamment cette histoire de centrale Electrique au Gaz. J’avais cru comprendre que l’Algérie comptait sur l’énergie Solaire avec un projet de centrale implantée au Sahara. Si des gens informés peuvent nous expliquer ce qu’il en est....soit j’avais mal compris, soit il y a un virage à 180 degré effectué par les décideurs Algériens.

     

    • ils veulent diversifié les ressources energetique
      l’algerie a une grande reserve de gaz bien plus que le petrole
      et 90 pour cent de sont immense territoire a du soleil toute l’année
      ya un potentiel enorme
      sans oublié que la plus grande reserve d’eau douce au monde se trouve dans le sahara


    • #245672

      Algérie, éternelle puissance énergétique
      Par Y.Mérabet

      Les nappes fossiles du Sahara

      De Béchar, à Biskra en passant par Laghouat sur le versant sud de l’atlas saharien, s’étend une vaste contrée d’eau souterraine, allant jusqu’à l’extrême sud, à la limite de Reggane, In-Salah, In-Amenas et enjambant une bonne partie de la Libye et le sud de la Tunisie . Une eau emmagasinée dans les entrailles de la terre depuis des millions d’années Le mot Sahara évoque, étendues désertiques, pauvre en eau et aride, du fait qu’il est peu arrosé, par de faibles précipitations pluviométriques, dont les nappes d’eau de surface sont rares. En fait, l’aquifère du Sahara septentrional, qui s’étend sur plus de un million de kilomètres carrés sous l’Algérie, la Tunisie et la Libye, recélant environ 31 000 milliards de mètres cubes d’eau, dont les 2/3 se trouvent en Algérie. Plus de 20 000 milliards de mètres cubes se trouvent enfermé à l’intérieur des frontières algériennes. Par un simple calcul empirique sur la base d’une consommation annuelle de 10 milliards de mètres cubes par an, nos besoins en eau seront couverts sur 2000 ans.
      Selon, le chercheur français en hydraulique souterraine, Jean Margat, les nappes aquifères du Sahara septentrional est un réservoir fossile. Il s’est constitué il y a plus de 10 000 ans, lorsque la région était soumise à un climat plus humide. Pendant des dizaines de milliers d’années, les pluies se sont infiltrées dans le sous-sol et accumulées dans différentes couches géologiques. C’est ainsi que se sont formées les deux réserves principales de l’aquifère : le « continental intercalaire », la plus profonde et la plus vaste, et le « complexe terminal, dit-il ? [fig. 1]. La première s’étend à plusieurs centaines de mètres de profondeur (son toit se trouve entre 50 et 2 300 mètres sous la surface selon les endroits) sur 600 000 kilomètres carrés dans des grès et des argiles vieux de 100 à 150 millions d’années. Environ 20 000 milliards de mètres cubes d’eau y sont piégés dans cette première couche. Au-dessus, les sables et calcaires du complexe terminal, formés il y a 30 à 80 millions d’années, en renferment dans la deuxième couche 11 000 milliards de mètres cubes supplémentaires, au total 31 000 milliards de mètres cubes.


    • #245675

      Suie...

      Le Soleil
      Des capteurs solaires sur un vingtième de la surface du Sahara fourniraient assez d’électricité pour approvisionner le monde entier. Le problème, c’ est d’arriver à exporter cette énergie propre à un coût raisonnable.
      Dans la quête et la recherche de nouvelles sources d’énergie durables et renouvelables comme source de remplacement des énergies fossiles en voie de disparition, et afin de satisfaire notre futur énergétique, toutes les voies sont explorables ; le ciel, la terre et la mer sont devenus des espaces de réflexion autour de la valorisation énergétique. Des idées fleurissent un peu partout dues au déclin « caché » de nos réserves pétro-gazières : le gaz de schiste, le charbon de Kénadza, construction de centrales solaires etc. Parmi toute cette panoplie de recours, la plus pérenne et la plus favorite des énergies, c’est bien le solaire.

      Centrale solaire hybride de 1,000 MW à Hassi-R’mel (Algérie)
      Des champs de capteurs solaires cylindro-paraboliques implantés sur 1/20 de la surface du Sahara suffiraient pour couvrir la consommation mondiale d’électricité qui est d’environ 18.000 Twh/an (18 000 000 Gwh/an) à titre d’exemple l’Algérie produit 10 Twh/an par ses centrales à flamme (fonctionnant au gaz naturel), un gâchis pour notre économie pétrolière. Le Sahara compte 1 ,5 millions de Kilomètres carrés, il suffirait d’une surface de 30 Kilomètres carrés, plantée de panneaux solaires pour satisfaire la consommation nationale en électricité. D’où une grande économie en gaz naturel, de gas-oil et gaz non-conventionnel dans le cas ou ce dernier sortira sauf de sa polémique. Alors, encore si l’Etat algérien arrive à adopter l’électricité « carburant national », nous économiserons l’importation des 42 millions de tonnes /an au prix fort en devise ou par le « troc » d’une quantité équivalente en gaz de schiste, comme le prédit monsieur le ministre de l’énergie. Un faux calcul qui est basé que sur des suppositions ?
      Le plan « désertec »
      Le TREC (Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation), en collaboration avec le centre aérospatiale allemand (DLR) ont menés l’étude du « Projet DESERTEC » dans le but d’évaluer la faisabilité d’un concept visant à produire de l’électricité et de l’eau douce au moyen de centrales solaires à concentration implantées dans le Sahara. L’idée est de produire de l’eau douce par des procédés de dessalement de l’eau de mer (par distillation ou osmose inverse) qui utilisent


  • * poussée sur la fin de la loi sur les 51

    * mal-gestion de la ressources énergétiques

    * corruption avec ces batiments jamais fini pour ne rien payer

    pourrissement par la tête


  • #236870

    Comme souvent, certains articles dans la presse algérienne sont incomplets, mal documentés et livrent une analyse tronquée.
    Attention à E&R de bien choisir ses sources d’information afin de rester crédible
    Certains journaux algériens sont mauvais, et "Le Matin" fait partie de la liste

     

    • LE MATIN est un jour indépendant et collabore avec les grandes personnes qui pensent à l’avenir du pays, c’est grace à journal que nous pourrions en toute liberté. Les princiapaux journaux francophone en algérie, notamment le Quotidien d’oran, El-Moudjahid et El-WATAN sont des "collabo" du pouvoir en place et de la DRS.


    • Mohend Benchicou le patron inamvovible et eternel de Le Matin a été condamné a deux de prison ferme pour crime financier ...

      un joli exemple de cette presse de journalopes vendus a tout vent ...

      ps : vive le Polisario !


    • cher Sahraoui
      je persiste et signe : le matin est un journal hostile par principe à l’Etat algérien, qui ne sait pas faire la part des choses entre la critique constructive et la dénonciation calomnieuse.
      En réalité, ce type de journal beaucoup de mal à la liberté d’expression car il montre qu’on peut dire tout et n’importe quoi (type : inventer purement et simplement des infomations) sans aucun éthique, ni controle
      Le plus vite nous nous débarasserons de ces irresponsables, le mieux ce sera.


    • #246894

      Non LEMATIN DZ est un journal très constructif pour l’’Algérie, il ne fait que découvrir des anomalies dans ce pays gouverné par des ânes. On savait pas qu’on importais du pétrole, on nous gonflé les algériens comme des dindons, pour nous abattre comme des cochons ? Les meilleurs chercheurs algériens (experts, journalistes, hommes politiques etc.) écrivent des vérités sur LE MATIN DZ. il y’a quelqu’un parmi eux qui a dit dit que l’Algérie n’a plus de pétrole, es c’est vrai ou pas. Vous ne voyez pas ces interminables chaine de voitures qui font la chaine devant les stations d’essence, le ministre qui veut troquer le gaz de schiste avec du pétrole. Le livre d’essence vaut à Tlemcen 80 DA, une preuve suffisante et convaincante que nous avons presque plus de pétrole. Pour calmer les esprits chauffant du peuple algérien Medelsi est venu au secours de Youcef Youcefi en proposant aux Égyptiens de nous raffiner du pétrole acheté chez les Libyens.
      Nous ne voulons ni dépendre des américains pour le troque du gaz de schiste par Youcef Youcefi, ni des Égyptiens et des Libyens pour le raffinage proposé par Mourad Medelsi , nous voulons continuer à vivre notre souveraineté nationale et demander des comptes aux responsables de cette catastrophe nationale et en premier lieu à Bouteflika.

      Messaoudène

      veut raffiner le pétrole importé chez lui à Biskra, Medelsi veut acheter du pétrole Libyen en Égypte et puis le vendre aux algériens à 220 DA/litre.


    • Cher Messaoudène,
      L’exemple que vous prenez illustre exactement le manque de professionnalisme et de compétences des journalistes du Matin.

      Sur l’exemple du pétrole, pour votre information, il y a une grande différence entre extraire du pétrole et raffiner du pétrole. Et effectivement, l’Algérie manque de capacité de raffinage, mais cela est un choix industriel. Dans la chaine de valeur du pétrole, chacun se concentre sur ce qu’il sait faire de mieux, et en Algérie, on se concentre sur l’exploration/extraction. Il est d’ailleurs moins cher de se faire raffiner le pétrole par d’autres (plus compétents en la matière), que de le raffiner soi même. Mains en aucun cas, cela ne veut dire qu’il n y a plus de pétrole. D’ailleurs, le Venezuela (qui a les plus grandes réserves au monde de pétrole) ou l’Iran, sont également importateurs de pétrole raffiné.
      Et sachez, enfin, que l’Algérie n’a jamais été un grand producteur de pétrole, mais de gaz

      La diversion sur le gaz de schiste est hors sujet, je ne commenterai donc même pas.

      Donc vous voyez, sur ce petit exemple, le Matin, plutôt que de nous expliquer la logique industrielle va, en revanche, nous dire qu’il n y a plus de pétrole en Algérie, et que c’est la faute aux généraux, et que tout le système est mafieux, et que rien ne va plus, etc. etc.

      Le matin, ce n’est pas de l’information intelligente, mais de la discussion de café bête et stérile


  • Que l’occident, en premier lieu la France et les états-unis nous

    lachent les babouches.

    Avec ou sans pétrole, on veut garder notre souveraineté et on

    n’a pas besoin de leur "aide".

    D’abord, si les états-unis pouvaient nous rendre notre argent

    qu’ils nous ont volé (50 milliards de dollars en bons du trésor

    américains) çà nous aiderait à financer le logement en Algérie !