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Alma, coachée par le franco-israélien Amir, représente la France à l’Eurovision

Ceux qui ont suivi l’évolution de cette émission européenne devenue européiste ont tous remarqué ce changement stupéfiant : en 30 ans, les traditions nationales ont disparu, laissant place à une production d’inspiration anglo-saxonne de plus en plus formatée.

 

En politique on a été vers le Parti Unique (celui de Macron avec 66% des suffrages au second tour), en média on a désormais le Média Unique avec l’ensemble des journaux, radios et télé mainstream, eh bien en chanson c’est pareil : on a abouti à la Chanson Unique. Offrir, quand on est un petit pays qui aspire à entrer dans l’Union européenne, aux dizaines de millions de téléspectateurs de cette opération de propagande politico-culturelle un visage européiste, c’est la garantie de se sentir européen et de montrer qu’on a compris l’injonction. Les Russes, taquins, avaient présenté six babas (mamies) en 2012 :

 

 

On sent que la résistance russe a été se nicher dans le casting, les costumes et la choré(graphie), car le refrain et l’orchestration sont en anglais. Une petite concession pour un effort global de résistance. Car quand on voit ce qu’est devenue la chanson française, qui a longtemps trôné – eh oui – tout en haut du monde, on peut dire qu’on a beaucoup plus perdu que les Russes. On est descendu beaucoup plus bas. La soumission à l’oligarchie mondialiste se voit donc dans le moindre recoin culturel, qui ne semble pas aussi important que la géopolitique ou la politique intérieure.

Détrompez-vous, c’est le soft power qui fait basculer les peuples, beaucoup plus sûrement que les guerres et autres entreprises totalitaires ou violentes. Pour un petit Français de 8 ans qui va découvrir la 62e édition du Concours Eurovision de la chanson, il n’y aura pas de place pour la nuance nationale, et encore moins pour la tradition. Dans son esprit, tout a déjà été effacé, et il faudra des années de lectures et d’efforts pour retrouver ce qu’on lui a volé. C’est pour ça qu’il y a Kontre Kulture.

Cependant, le combat n’est pas définitivement perdu, car la propagande totalitaire contient en germe ses propres limites, et même son recul. Les jeunes amateurs de musique et de vraie chanson crachent sur cette démonstration de force de l’européisme destructeur, et dans leur esprit, cette réaction de défense personnelle peut se retourner contre le Système, si elle saute du domaine culturel au domaine politique. Ainsi, l’extrême formatage mène-t-il inexorablement au désir de diversité, mais de diversité réelle, pas celle dont nous abreuve le Système, qui a quasiment tout prévu en termes de récupération.

 

 

Ce soir, c’est Alma, préparée par le chanteur franco-israélien Amir (candidat de l’Eurovision 2016), qui représentera les intérêts français en matière de chanson, et d’image. On aura tous compris qui a capté l’image internationale de la France, une image qui compte encore, et pourquoi. Nous ne reviendrons pas dessus. Mais à force de produire des repoussoirs nationaux, le Système est en train de se fabriquer une jeunesse – naturellement portée vers l’opposition systèmatique – très, très nationale et donc un futur très national.

 

Musique d’en haut contre musique d’en bas

Il y a 30 ans, en 1987, disparaissait le groupe punk américain Dead Kennedys. Venu de nulle part, il a percé tous les écrans et la couche polluée formée par le vieux rock commercial finissant, pour exploser à la gueule des télés (qui l’ont censuré) et des jeunes. Un imprévu, qui plus est populaire.

 

 

Ici le chanteur Jello Biafra attaque California Über Alles, titre phare de ces Américains anti-Système. On est loin des sages chansons de l’Eurovision.
Une fois, une seule, les présentateurs de l’émission annuelle ont été épouvantés par une prestation. C’était celle des Finlandais de Lordi en 2006. Un imprévu dans l’énorme tas de production industrielle imposé. Michel Drucker était au micro pour la France et le service public. Et pour lui, ce truc infâme ne pouvait pas gagner...

 

 

Eh bien pour la politique c’est pareil : Michel Drucker, qui a toujours refusé de recevoir les dirigeants du Front national dans son émission dominicale, s’appropriant de la sorte et à vie une case du service public audiovisuel, verra un jour gagner un candidat hard rock à la présidentielle, à la place de la variété prévue.
La dominance ne peut pas toujours rester assise sur la cocotte-minute, à moins de sauter avec le couvercle...

Musique ! ,
chez Kontre Kulture Musique

 

La politique par la chanson, sur E&R :

 



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