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Coup d’État militaire au Burkina Faso

Un militaire burkinabé a annoncé jeudi à la télévision nationale la destitution du président de transition, Michel Kafando, et la dissolution du gouvernement. Ce coup d’État avait débuté mercredi soir par une prise d’otage en plein conseil des ministres. Des violences ont également éclaté dans la capitale Ouagadougou.

Le Burkina Faso est confronté à une tentative de coup d’État. Jeudi matin, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba a annoncé, dans un message lu à la télévision, avoir « dissous » les institutions de la transition et promis d’organiser des « élections inclusives ». Le général Gilbert Diendéré [photo] a été nommé par la junte comme « chef du conseil de transition ».

Des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) détiennent depuis mercredi le président par intérim Michel Kafondo, le premier ministre Isaac Zida et plusieurs ministres dans une caserne du palais de Kosyam. Le RSP fut fondé en 1996 et choyé par Blaise Compaoré, l’ex-président destitué par un mouvement populaire en octobre 2014. Cette garde prétorienne de l’ancien régime s’est depuis régulièrement confrontée avec les autorités de transition qui ont remplacé Blaise Compaoré. Des officiers ont ainsi déjà exigé le départ du premier ministre, pourtant ex-numéro 2 du RSP. « Ce coup d’État est une nouvelle tentative de CDP (l’ex-parti au pouvoir) de revenir dans le jeu et de garder de l’influence. L’exclusion de la course électorale de certains barons risque de leur faire tout perdre », assure une source à Ouagadougou.

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4 Commentaires

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  • #1271238
    le 17/09/2015 par beral23
    Coup d’État militaire au Burkina Faso

    benh alors ou est Lugan ; faut qu’il nous explique tout ca ;-)


  • #1271370

    Si Hollande condamne, c’est que les Américains sont pas contents !


  • #1271618

    Ce coup d’état est passé comme à la poste, pas entendu paré dans les médias !!!
    Ca ne m’étonnerais pas que les ricains soit une fois de plus derrière, ou Israhell voir même la France depuis le Mali, tout ça pour les enjeux miniers monstrueux sur place et surement pour "l’étendue du jihadisme" heu....., le combat contre l’EI au Mali !!


  • #1271736
    le 18/09/2015 par Mami Wata
    Coup d’État militaire au Burkina Faso

    C’est donc çà le "Pays des Hommes intègres" (traduction en français de "Burkina Faso") ? J’ai envie de dire les "Bobodioufs" ! Franchement lorsqu’on regarde les pays d’Afrique Noire francophone hormis le Cameroun qui n’est d’ailleurs francophone que de moitié et dans une certaine mesure la Côte d’Ivoire malgré la guerre, le reste de ces pays constituent des non-Etats. Beaucoup de pays francophones du sud du Sahara jusqu’à ce jour ne disposent pas d’Administration viable digne de ce nom où, l’organisation institutionnelle du pays tourne autour d’un seul homme le chef de l’Etat ou autour du chef d’état major des armées. Les lois qui sont adoptées dans ces pays ont été conçues et rédigées dans les officines, chancelleries et think tank occidentaux. Tous ces pays hormis le Cameroun bien entendu (qui forment chaque année des centaines et des centaines d’ingénieurs qui sont ensuite piqués par les Allemands, croyez-moi je sais de quoi je parle) ne forment pas assez d’ingénieurs capables d’amorcer un réel développement mais se contentent de former des administrateurs ; les étudiants sont noyés en longueur de journées dans des tonnes de verbiages littéraires provenant des sciences humaines, puis bardés de diplômes qui déboucheront net au chômage. Voilà une part de réalité des pays francophones d’Afrique : des institutions bancales qui résultent d’un mauvais copier coller de ce qui existe en France, une classe politique bourrée d’administrateurs et non de politiques, des jeunes formés pour ne rien foutre (la psychologie, les lettres classiques françaises, le droit, c’est bien ; mais ça n’a jamais développé un pays ; c’est pourquoi il faut former un nombre raisonnable d’étudiants dans ces filières et mettre plus l’accent sur la formation des ingénieurs et des techniciens qualifiés). Donc ce coup d’état qui n’est pas le premier (près d’une dizaine de coups d’état au Burkina Faso depuis les années 80) n’est sûrement pas le dernier lorsqu’on observe comment évolue les choses dans ce pays.