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DCNS en lice pour fournir 12 sous-marins à la Royal Australian Navy

En mai 2009, et partant du constat établi par un Livre blanc sur la défense évoquant un possible conflit dans la zone Asie-Pacifique, l’Australie a annoncé le lancement d’un plan doté de 70 milliards de dollars pour renforcer ses forces armées au cours des 20 prochaines années.

Le développement des capacités militaires de Pékin est un des raisons pouvant expliquer la décision de Canberra d’accentuer son effort en matière de défense. « La Chine sera de loin la plus puissante force militaire d’Asie (…). La modernisation de l’armée chinoise, par son rythme, son étendue et sa structure peut constituer une source d’inquiétude pour ses voisins faute d’explication minutieuse » pouvait-on lire dans le Livre blanc australien.

Ainsi, dans le cadre de cette politique, la Royal Australian Navy devrait être profondément modernisée. Et cela passe par l’achat de nouveaux navires, dont 12 sous-marins, ce qui aura pour conséquence de doubler le nombre de submersibles qu’elle met actuellement en oeuvre.

En effet, l’Australie a acquis, dans les années 1990, 6 sous-marins de la classe Collins de conception suédoise. Seulement, ces bâtiments se sont révélés décevants. « Le problème essentiel (…) est qu’ils ne peuvent pas performer aux niveaux requis pour les opérations militaires. Les causes sous-jacentes en sont une myriade de déficiences dans leur design et des limitations opérationnelles conséquentes liées à la plate-forme et aux systèmes de combat » a estimé, en 1999, un rapport public commandé par le gouvernement à Malcom McIntosh et John Prescott.

Quoi qu’il en soit, l’Australie a demandé à 3 groupes européens de lui présenter des offres dans le cadre de l’achat de ces 12 sous-marins, lesquels devront être à propulsion classique. Le montant de ce contrat pourrait atteindre les 27,6 milliards d’euros pour la livraison du premier submersible à l’horizon 2025.

Parmi les constructeurs navals européens conctactés, l’on trouve Howaldtswerke-Deutsche Werft GmbH (filiale de ThyssenKrupp, en Allemagne), Navantia (Espagne) et DCNS pour la France. « Les projets des futurs sous-marins est le plus important et le plus complexe des projets de défense que nous ayons jamais engagé » a commenté Jason Clare, le ministre en charge des équipements militaires.

 



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