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Des forces spéciales aideraient les insurgés libyens à Tripoli

Quel rôle les forces spéciales françaises, birtanniques, voire américaines ont-elles joué dans la progression des rebelles libyens vers Tripoli ? Officiellement, aucun.

Ainsi, à Paris, le président Sarkozy a assuré, le 24 août, à l’issue d’un entretien avec le numéro deux des rebelles, qu’aucun homme du Commandement des Opérations spéciales (COS) n’avait été envoyé en Libye. La veille, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait admis la présence de « quelques instructeurs qui ont permis d’encadrer et de former les troupes du CNT (Conseil national de transition, ndlr).

Pour l’Etat-majors des armées (EMA), à Paris, « il n’y a pas d’intervention française au sol. Nous avons des équipes de conseillers militaires » placées auprès d’Antoine Sivan, l’envoyé spécial français à Benghazi, « qui assurent la liaison pour les affaires militaires avec le CNT ». Il doit en fait s’agir des officiers envoyés dans le bastion des insurgés et dont la présence avait été annoncée, en avril, par le philosophe Bernard-Henri Levy dans les colonnes du quotidien Le Monde.

Les Britanniques, également en pointe dans l’affaire libyenne, en ont fait autant puisque le chef du Foreign Office, William Hague, avait annoncé l’envoi d’une équipe de « militaires expérimentés » avec la mission de « conseiller le CNT sur la façon d’améliorer ses structures d’organisations militaires, ses communications et sa logistique ».

Depuis le début des opérations en Libye, Paris a toujours nié avoir déployé des forces au sol car cela n’entrait pas dans le mandat de la résolution 1973 des Nations unies, comme l’avait fait valoir le ministre de la Défense, Gérard Longuet, en avril. Cependant, ce dernier avait mis en avant le texte de l’ONU pour indiquer, le 31 mars, qu’il n’était pas à l’ordre du jour de livrer des armes aux rebelles libyens. Et quelques semaines plus tard, ceux du Djebel Nefousa, à l’ouest de Tripoli, en ont reçu de la part de l’armée française…

Pourtant, l’envoi de forces spéciales en Libye fait sens, ne serait-ce que pour désigner les cibles à frapper et guider les avions de l’Otan, comme savent le faire les hommes du CPA 10 de l’armée de l’Air (mission d’observation et de destruction de sites par l’arme aérienne – ODESSAA) ou encore pour entraîner des combattants qui jusqu’alors n’étaient pas formés au maniement des armes et à la tactique militaire.

D’ailleurs, même si cela n’a jamais été officiellement reconnu, le Royaume-Uni a déployé des commandos SAS (Special Air Service) en Libye. L’information a filtré par voie de presse dès le début des opérations, notamment par le Daily Mail. « Ce qui est exclu (ndlr, par la résolution 1973) ?, c’est une invasion. Ce qui n’est pas exclu ? Tout le reste » avait alors expliqué un responsable du ministère britannique de la Défense (MoD) au quotidien, lequel croyait aussi savoir que les forces spéciales d’outre-Manche n’étaient pas les seules à opérer en territoire libyen.

Selon le New York Times du 24 août, citant une source officielle de l’Otan, des commandos français et britanniques assurent, aux côtés des rebelles, une « importante coordination avec quelques moyens aériens pour disposer d’un ciblage spécifique sur les restes du régime de Kadhafi ». Ces hommes appartiennent-ils à des forces spéciales ou bien sont-ils d’anciens militaires employés par des sociétés militaires privées (SMP), à qui il a été confié, d’après un article du Guardian publié en juin, la mission de renseigner le commandement de l’opération Unified Protector sur les mouvements des troupes loyalistes ?

Pour un autre journal britannique, The Daily Telegraph, il s’agirait bel et bien de commandos SAS. « Pour la première fois, des sources au ministère de la Défense ont confirmé que des forces spéciales SAS ont été déployées en Libye depuis plusieurs semaines et ont joué un rôle clé dans la coordination de la bataille de Tripoli » est-il écrit dans l’édition de ce jour du quotidien. Ce dernier précise même que ces hommes, armés comme les rebelles et habillés en civils, participent aux recherches visant à mettre la main sur le colonel Kadhafi, dont la tête a été mise à prix pour 1,7 million de dollars par la rébellion.

Le ministre britannique de la Défense, Liam Fox, n’a pas confirmé les informations du Daily Telegraph. Mais il a indiqué que l’Otan fournit aux rebelles « des renseignements et des équipements de reconnaissance » afin de les aider à traquer le colonel Kadhafi. Quant à la présence supposée de commandos SAS sur le terrain, le MoD s’est borné à répondre qu’il ne peut « faire aucun commentaire sur les forces spéciales pour le moment ».

Par ailleurs, un journaliste de l’Agence France Presse (AFP) a pu constater la présence de Français et de Britanniques près d’un centre de commandement rebelle, situé à l’intérieur de la raffinerie de Zuwaytinah, à 150 km de Benghazi, et à partir duquel les opérations à Brega ont été planifiées. Ces hommes, habillés en civils ou en tenue camouflée, occupent deux conteneurs en bord de mer. Installés près du PC de Fawzi Boukatif, le commandant insurgé pour le secteur, ils disposent de moyens de communication, de cartes et de photos satellites. A quelle formation appartiennent-ils ? Service action d’une centrale de renseignement, comme la DGSE et le MI6 ? Société militaire privée ? Forces spéciales ?

Addendum [25.08.2011 - 20.47] : Les Français vus à Zuwaytinah auprès du QG des forces rebelles dans l’est de la Libye n’appartiennent pas au Commandement des Opérations Spéciales (COS), ni à la DGSE. Selon l’Etat-major des armées, ils sont issus de différentes unités spécialisées (brigade du renseignement de l’armée de Terre par exemple).

 



Article ancien.
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7 Commentaires

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  • http://www.lefigaro.fr/medias/2011/...
    ils les fournissent aussi en matériel militaire : treilli, sacoche, casque et rangers.
    NATO les utilise, c’est flagrant.

     

    • en land rover , en tee-shirts de marques ... en baskets ect.... c’est hollywood qui finance ! ils doivent se payer des méchantes crampes aux bras à force de faire des poses à la gangsta rap .. ça fait plus guerre de gangs qu’autre chose. avec des tee-shirts de touristes , pour faire genre "ils portent des teeshirts de djeuns" , ils sont là car ils nous aiment ! ils aiment notre cinoche et notre way of life. c’est assez grotesque , compte tenue que ça sent le relookage à plein nez. par contre les journalistes ne films pas les forces spéciales qui sans eux , ces gangstas n’auraient pas fait beaucoup de chemin , en sportswears ..


  • je sais par un proche (qui est en lybie ...) que les gens qui sont là-bas sur le terrain sont directement issus du renseignements et de bataillon de choc ( le 11° choc plus exactement ...)
    mais chut !!! c’est un secret sarko et juppé ne sont pas au courant .... d’aprés eux se sont justes des formateurs militaires ...(comme en côte d’ivoire pour bagbo ...)


  • Même aidés par les bombes de l’OTAN, comment croire que cette équipe de bras cassés puisque contrôler ne serait-ce que quelques villages ?
    Des Insurgés-Rebelles venus de nulle part, que personne ne connait. C’est quoi leur projet comme dirait Dieudo ?
    Depuis Fantôme-Ben Laden vs Obamaniak, on nage en plein scénario de jeux vidéo. La réalité...virtuelle.

     

  • Mais il n y a pas le moindre doute que des unites spéciales agissent en Lybie, attendez il faut un être vraiment un con pour croire que ce sont des boulangers, tailleurs, barman etc (rebelles) qui coordonnent les frappes.
    Où bien un bon M menteur comme Sarko.