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Diviser pour mieux régner : le rap anti-Macron d’Olivier Besancenot

De la part d’un diviseur électoral...

La redistribution des cartes à gauche a fait disparaître et le NPA, et Olivier Besancenot, son gentil porte-parole. L’écroulement du PS suivi de l’émergence de Mélenchon, un candidat conceptellement plus sérieux que le petit facteur de Neuilly, n’a plus laissé de place au trotskisme pour les nuls. Du côté de Laguiller puis Arthaud et consorts, l’affaire politique est là aussi plus sérieuse : on reste ouvriériste, révolutionnaire, et on ne va pas faire le pitre chez le multimillionnaire Drucker.

 

Besancenot aime le rap et après les émeutes de 2005, avec un Joeystarr pas très inspiré (et jamais inscrit sur les listes électorales), il avait fait la tournée des popotes du 93 pour inciter les jeunes à prendre leur carte électorale et à voter. Voter pour le NPA, bien entendu, le Nouveau Parti Anticapitaliste, descendant de la LCR, la Ligue Communiste Révolutionnaire, le mot communiste faisant peur... La tournée Olivier & Joey avait fait un bon gros flop, les jeunes ne voyant pas où était leur intérêt de voter pour un bolosse ressemblant à Tintin, même flanqué d’un capitaine Haddock de banlieue à moitié défoncé.

Depuis, le NPA a tenté un retour en force en lançant en 2010 une fille à foulard sur le marché, Ilham Moussaïd, mais le message est mal passé, culturellement parlant. Et les besancenistes ont été débordés par les islamistes et autres racisés à la Rokhaya Diallo. Le paysage politique français s’est alors essentialisé, pour le plus grand bonheur de l’oligarchie qui contemple le chaos : les Arabes ici, les Noirs là, les Blancs en face, les uns contre les autres, les femmes contre les hommes, les homos contre les hétéros... Seuls quelques partis échappent encore à cette tendance, qui n’est qu’une ingénierie sociale.

Besancenot et son NPA ont toujours fourni des troupes fraîches au PS, qui avait besoin de renouveler ses ouailles qui commençaient à prendre de l’âge depuis les fastueuses années Mitterrand. L’effondrement de la Tour de Solférino sous la houlette de François Hollande a mis un terme à cette fabrication, mais de toute façon, le clientélisme à la NPA n’avait aucun avenir : on ne construit pas une politique durable et populaire en ne visant que les jeunes, les musulmans ou les banlieusards.

La France, c’est autre chose que ses parties, et la partition a toujours été un choix dangereux. On ne jette pas la pierre à Besancenot et ses marionnettistes trotskistes, puisque tout se joue un étage au-dessus. L’offre politique est devenue plus claire en 2017 avec un candidat oligarchique, fabriqué de A à Z, un jeune banquier de Rothschild, qui fera face à des forces bourgeoises et antibourgeoises, mais disparates. Le populisme est coupé en deux, entre Mélenchon et Le Pen, tandis que la social-démocratie est réduite à un centre mou que se partagent Wauquiez et Faure. Qui ont autant de charisme l’un que l’autre.

Ce désastre pour les partis de l’alternance n’est pas pour déplaire aux vieux crocodiles, qui se repositionnent tranquillement derrière les ruines des deux grands partis traditionnels : Sarkozy et Hollande. L’un tire les ficelles à droite, l’autre à gauche. Ils ont été rejetés par le peuple, qui a été ébloui un temps par l’Opération Macron, un peuple qui n’ose pas encore voter pour une offre populiste unique qui permettrait de reprendre le pouvoir ou une partie du pouvoir à l’oligarchie. Le message italien devrait travailler les esprits au RN et chez LFi, mais le cordon sanitaire établi par les lobbies surpuissants fonctionne toujours.

Il y a encore des cons chez Mélenchon qui croient à l’antiracisme et à l’antifascisme, qui ne sont que l’interdiction d’unifier les votes populaires de droite et de gauche. Cependant, la dominance ne peut pas éternellement empêcher la soudure du bloc national et social : il se reformera, qu’on le veuille ou pas. Même si l’oligarchie nous fait la guerre, civile ou autre. La reformation d’une France forte est inéluctable. La France est plus forte que ceux qui la tiennent prisonnière.

 

 

La version analysée et sous-titrée :

La seule offre politique durable et unificatrice,
à lire sur Kontre Kulture

 

Le rap politique, sur E&R :

 






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