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En Israël, la mafia fait plus de morts que les attaques palestiniennes

« La guerre des mafias cause, depuis la fin de la deuxième intifada, plus de victimes que le terrorisme palestinien » : c’est ce qu’affirme le journaliste belge Serge Dumont [1], de son vrai nom Maurice Sarfatti [2], correspondant au Moyen-Orient des journaux Le Soir (Bruxelles), Le Temps (Genève) et La Voix du Nord (France).

Passé sous silence par les médias occidentaux, le phénomène des violences liées aux activités mafieuses fait, en Israël plus de mort que la violence liée au conflit avec la population palestinienne. Composé d’environ 18 clans, le milieu israélien opère dans des secteurs aussi diversifiés que le trafic de stupéfiants (ecstasy), le racket (boîte de nuits, restaurants ou sur les nouveaux migrants), les contrats d’assassinat, le proxénétisme, l’évasion fiscale… Jusque-là rien de spécial. Mais ce phénomène rejaillit sur toute la société israélienne par les dégâts causés par les règlements de comptes entre les différentes familles du crime organisé. Face à ce phénomène de plus en plus préoccupant, une unité spéciale, la Lahav 433, a été mise en place en 2008 avec pour mission la lutte contre la criminalité organisée et la corruption. Sans succès.

Ainsi Libération (18 avril 2014) écrivait :

« Les éliminations se déroulent à ciel ouvert, dans des endroits parfois très fréquentés, comme celle qui a coûté la vie à un petit boss le 15 février juste à côté de la promenade du bord de mer à Tel-Aviv, un jour de shabbat, alors qu’elle grouille de familles. Dix jours plus tard, une grenade est lancée dans un bureau de change à Petah Tikva (au nord de Tel-Aviv), blessant cinq personnes, atteintes par des fragments d’explosif. Missiles. Voitures piégées, tirs à bout portant depuis une moto, voire utilisation de missiles antichars, la violence des crimes mafieux s’intensifie et les cadavres se multiplient. »

Le 10 janvier 2013, un attentat en plein cœur de Tel-Aviv, ciblant un parrain local, Nissim Alperon, avait fait neuf blessés. Entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre 2013, c’est la ville d’Ashkelon qui avait vécu ce climat de terreur. Située au nord de la bande de Gaza, cette ville balnéaire avait vu le déploiement de plusieurs centaines de policiers pour sécuriser la population suite à deux attentats à la voiture piégée, causés non pas par le Hamas, mais par des affrontements entre clans de la pègre israélienne.

Des violences qui noircissent jour après jour les colonnes de la presse en Israël, où le revenu des activités mafieuses est évalué à 190 milliards de shekels par an, soit environ 40 milliards d’euros (chiffres au 20 novembre 2013).

Pour présenter son livre L’Histoire vraie de la mafia israélienne, Serge Dumont résume :

« Les organisations mafieuses israéliennes comptent parmi les plus violentes et les moins connues au monde. […] Si certaines se contentent d’opérer à l’intérieur des frontières de l’État hébreu, la plupart étendent leurs activités sur tous les continents. »

Voir aussi, sur E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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