Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Enracinement généalogique, transmission générationnelle, métaphysique du sang et culte des ancêtres – Conférence de Laurent Guyénot

« Enracinement généalogique, transmission générationnelle, métaphysique du sang et culte des ancêtres » : une conférence donnée par Laurent Guyénot en août 2022 au troisième Festival de la Réconciliation !

 

Soutenez E&R avec odysee.com

 

La séance de questions/réponses est disponible en exclusivité
sur la plateforme du financement associatif d’Alain Soral !

 


 

Entretien post-Festival avec Laurent Guyénot

 

Arthur Sapaudia : Nous nous sommes croisés au troisième Festival de la Réconciliation organisé par E&R. Qu’avez vous pensé de l’organisation et de l’ambiance ? 

Laurent Guyénot : C’était ma première participation au Festival de la Réconciliation, et tout a été au-delà de mes attentes. Ça a commencé par la route pour y arriver : une promenade dans une région magnifique au cœur de la France rurale. L’arrivée sur place, au sommet d’une colline, est aussi une bonne surprise. On se sent dans un autre monde. L’organisation spatiale du lieu a quelque chose de médiéval, je trouve : un ensemble de tentes où s’attroupent des gens pour des « ateliers », jeux, concerts, buvette ou autre, qui délimitent un espace qui grouille de conversations et se remplit pour les repas, le tout dominé d’un côté par une belle bâtisse ancienne, de l’autre par la grande tente où se tiennent les conférences. C’est un lieu où l’on retrouve le goût de l’échange, de la parole, ce que j’ai un peu vécu comme une cure, étant donné que mon espace social habituel dépasse peu celui de ma famille et que ma vie intellectuelle passe surtout par les livres et Internet.

Franchement, je suis épaté par l’organisation, à tous les niveaux : on sent beaucoup d’investissement et de cœur de la part des militants. Tout était au top : sécurité, parking, camping, toilettes (souvent un cauchemar dans ce genre de manifestations) et en plus, une nourriture abondante, variée, et délicieuse : je n’imaginais pas qu’on pouvait servir des plats aussi bons dans une cuisine de campement.

À titre personnel, je remercie toute l’équipe pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé. J’ai fait de nombreuses rencontres enrichissantes. J’espère être invité à nouveau l’année prochaine !

 

Quel était le sujet de votre conférence ?  

J’avais choisi un titre à rallonge : « Enracinement généalogique, transmission générationnelle, métaphysique du sang et culte des ancêtres ». Je suis parti de cette belle citation de Gustave Lebon, puisée dans les Lois psychologiques de l’évolution des peuples , récemment réédité par Kontre Kulture :

« Infiniment plus nombreux que les vivants, les morts sont aussi infiniment plus puissants qu’eux. Ils régissent l’immense domaine de l’inconscient, cet invisible domaine qui tient sous son empire toutes les manifestations de l’intelligence et du caractère. C’est par ses morts, beaucoup plus que par ses vivants, qu’un peuple est conduit. C’est par eux seuls qu’une race est fondée. Siècle après siècle, ils ont créé nos idées et nos sentiments, et par conséquent tous les mobiles de notre conduite. Les générations éteintes ne nous imposent pas seulement leur constitution physique ; elles nous imposent aussi leurs pensées. Les morts sont les seuls maîtres indiscutés des vivants. Nous portons le poids de leurs fautes, nous recevons la récompense de leurs vertus. »

J’aurais aussi pu partir de cette phrase d’Ernest Renan dans sa fameuse conférence Qu’est-ce qu’une nation ? (1882) : « Une nation est une âme, un principe spirituel. » Si l’on prend ce genre de propos au sérieux, et non comme simples métaphores, on doit se demander s’il existe réellement des « âmes collectives », et pour cela on peut se tourner vers des penseurs comme Rupert Sheldrake. Et si l’on prend au sérieux le fait que la « patrie » est, par définition, la communauté des « pères », c’est-à-dire des ancêtres, on doit aussi s’interroger sur la profondeur spirituelle de notre rapport aux générations passées. C’est ce genre de questionnement que j’ai souhaité introduire, en reliant des considérations politiques, sociologiques, psychologiques et même parapsychologiques (je préfère dire « métapsychiques »).

 

Vous avez aussi évoqué la psychogénéalogie. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

Je m’y intéresse depuis très longtemps. J’avais découvert ce champ d’étude grâce à Anne Ancelin-Schutzenberger, à l’époque où elle venait de sortir son livre, Aïe mes aïeux ! (1988) devenu depuis le best-seller dans la catégorie. Ce sont des freudiens qui ont les premiers parlé des « fantômes » ancestraux qui semblent hanter l’inconscient de plusieurs générations, et d’autres approches ont convergé vers la même idée que nous portons notre arbre généalogique en nous, avec en particulier tous ses « secrets de familles » qui agissent comme des « cryptes » obscures dans notre personnalité. Un autre pionnier, Ivan Boszormenyi-Nagy, a montré que nos destins sont en partie déterminés à notre insu par des « loyautés invisibles » envers nos ancêtres. On a aussi des remarques intéressantes chez Vincent de Gaulejac, auteur de L’Histoire en héritage.

L’approche psychothérapeutique a ses limites, puisque l’accent est mis sur les moyens de « se libérer » de nos ancêtres à problèmes, alors qu’il s’agit aussi de prendre conscience et d’assumer notre responsabilité de faire fructifier ce qu’ils nous ont légué. Paradoxalement, d’ailleurs, ce sont parfois les arbres généalogiques les plus tordus qui donnent les meilleurs fruits.

Cette vision plus positive des choses m’est venue avec l’âge, et surtout depuis que le décès de mon père m’a fait éprouver ce phénomène étrange que la mort peut rapprocher et réconcilier. C’est en vieillissant qu’on prend conscience de ses racines. Cette prise de conscience, je la résume en disant que « la psychologie est une branche de l’histoire ». Ma personnalité résulte de ce qu’ont vécu mes ancêtres, sur quatre générations ou plus. Et le vécu de mes ancêtres, bien évidemment, est inséré dans la grande histoire. Ainsi, la psychogénéalogie met en évidence la transmission sur plusieurs générations de traumatismes dus à la Première Guerre mondiale. Cette infâme boucherie n’a pas détruit qu’une génération, elle est une blessure encore sanglante dans l’âme de notre peuple.

D’une manière générale, ce que je ressens aujourd’hui, c’est que nous sommes des êtres superficiels et un peu ridicules tant que nous ne nous sentons pas concernés par ce que nos ancêtres ont vécu, enduré, espéré, construit, et qu’inversement on accède à une certaine profondeur et à une vraie paix intérieure lorsqu’on accepte d’inscrire nos souffrances et nos échecs, aussi bien que nos joies et nos accomplissements, dans une histoire collective transgénérationnelle. Cela dit, je ne suis pas là pour donner des leçons. Et le généalogique n’est pas tout.

 

Comment a répondu le public à votre conférence ?

Le public était nombreux, et ça fait toujours plaisir. C’est vrai que les gens étaient sur place et n’avaient rien d’autre à faire, mais c’était tout de même très stimulant. Et ils ont l’air d’avoir apprécié, dans l’ensemble. Les questions-réponses se sont prolongées pendant une heure, me donnant l’occasion d’élargir le sujet. J’ai pu par exemple m’exprimer sur le darwinisme, véritable dogme laïc qui interdit toute réflexion sur la dimension spirituelle du génétique, et qui reste un de mes chevaux de bataille. Une autre question m’a aussi donné l’occasion de m’exprimer sur la croyance en la réincarnation, qui en Occident est devenue une version exacerbée de l’individualisme, une façon de s’inventer une place dans l’histoire en rejetant notre enracinement ancestral.

Après les questions-réponses, beaucoup d’auditeurs sont venus échanger avec moi. J’ai beaucoup appris de ces échanges (et j’ai pris des notes). Un auditeur, par exemple, m’a rappelé que la piété filiale et la reconnaissance envers les ancêtres sont un thème central des Pensées de Marc-Aurèle. Une jeune femme m’a conseillé de m’intéresser au savant arabe du XIVe siècle Ibn Khaldoun, pour son étude anthropologique sur les mœurs des Arabes. Ce que j’ai fait en rentrant chez moi. Voilà comment, par exemple, Ibn Khaldoun explique ce qui rend les Arabes du désert « si forts et si redoutables » :

« Chaque combattant n’a qu’une seule pensée, celle de protéger sa tribu et sa famille. L’affection pour ses parents et le dévouement à ceux auxquels on est uni par le sang font partie des qualités que Dieu a implantées dans le cœur de l’homme. Sous l’influence de ces sentiments, ils se soutiennent les uns les autres ; ils se prêtent un mutuel secours et se font redouter de leurs ennemis. »

Plusieurs auditeurs m’ont dit leur appréciation pour ma vision de l’avenir du catholicisme, qui ne peut selon moi s’envisager que comme un retour dans la grande Église conciliaire qu’elle a trahi. Si la Russie est le pôle civilisationnel vers lequel l’Europe doit aujourd’hui se tourner, alors il deviendra de plus en plus naturel aux chrétiens de se tourner vers l’orthodoxie. Et au diable le pape ! J’attends la construction d’une belle église orthodoxe dans ma ville pour renouer avec la pratique chrétienne.

Un auditeur d’origine serbe est venu me parler de la place des ancêtres dans les traditions orthodoxes serbes, et un autre auditeur, français mais orthodoxe, m’a confirmé que l’orthodoxie valorise le liens de sang, la piété filiale, et l’esprit de famille. En effet, sur un site appelé « Sagesse orthodoxe », on peut lire ceci, qu’on ne trouvera jamais sur un site catholique :

« L’âme d’une civilisation et d’un peuple est fortifiée par la mémoire des anciens, des parents, des ancêtres de chaque famille et par l’honneur rendu à ceux qui sont morts dans la foi ou pour la défense du peuple. Un pays qui effacerait le nom de ses ancêtres, qui oublierait la lignée de tous ceux qui ont précédé les contemporains ; un pays qui oublierait le nom des saints martyrs qui ont forgé son âme depuis les siècles, se condamnerait lui-même à être privé d’histoire. Il n’aurait plus de passé. Il n’aurait plus d’avenir non plus, puisqu’il se montrerait incapable de fournir des ancêtres à ceux qui viennent, à construire la future mémoire du peuple. »

 

Ne craignez-vous pas de passer pour un illuminé en tentant de remettre en valeur le culte des ancêtres ?

J’aborde ce sujet en tant qu’historien avant tout. Ce qui m’intéresse, c’est ce que notre histoire peut nous apprendre sur nous-mêmes et comment elle peut nous aider à trouver un nouveau destin collectif .

Par ailleurs, quelqu’un m’a fait judicieusement remarquer que la République nous impose aujourd’hui un culte des morts, mais ce ne sont pas nos morts, ce sont ceux d’un autre peuple, dont nous sommes sommés d’intérioriser la vengeance éternelle contre nous. Ce peuple a un sens du transgénérationnel et du « syngénique » très développé, et en même temps veut nous en dépouiller, parce que c’est ce qui fait la force d’un peuple. Nous subissons de sa part, depuis Mai 68, une dépossession de nos propres morts, dont la cancel culture est le dernier épisode. Ce que je dis s’inscrit donc dans une stratégie de guerre culturelle. L’enjeu est de restaurer ce rapport religieux aux ancêtres sans lequel le tissu social est beaucoup trop mince et fragile.

Mais tout en ayant une perspective d’historien, je ne me fais pas l’avocat d’un simple retour aux vieilles croyances et pratiques. Notre époque appelle un changement de paradigme, et non un traditionalisme étriqué.

 

Vous avez eu l’occasion de discuter avec Alain Soral par téléphone après votre conférence. Que vous êtes-vous dit ?

J’ai en effet eu la surprise de voir Alain s’avancer vers moi sur un écran de téléphone portable. Il m’a demandé le sujet de ma conférence et m’a aussitôt fait profiter de ses réflexions sur la dialectique de l’ « organique » et du « contractuel » en philosophie politique : les théories organiques font naître le politique du génétique, en quelque sorte, tandis que les théories contractualistes considèrent les individus comme des être autonomes et libres de tout atavisme. Alain m’a expliqué que, si le contractualisme s’est imposé en France à une certaine époque, c’est qu’il représente un saut qualitatif nécessaire à partir d’une certaine taille de population. À la même époque, ni l’Allemagne ni l’Italie n’avaient réussi à s’unifier. Le politique, de toute manière, implique toujours du contrat. Laissé à lui-même, un organisme social ne peut guère dépasser le stade du clan. Néanmoins, l’organique, c’est-à-dire le clanique, est la matrice de l’animal social. Dans ma conférence, j’ai comparé le lien contractuel à l’adoption, qui permet d’étendre les liens familiaux au-delà du génétique.

J’ai été honoré par cette occasion d’écouter et de discuter avec Alain. J’admire toujours sa capacité de saisir et d’exprimer l’essence des choses, et de rebondir sur n’importe quel sujet avec précision et pertinence. Si E&R est bel et bien un « être collectif », comme je l’ai ressenti lors de ce festival, c’est parce qu’Alain est un peu son âme.

 

Laurent Guyénot, sur E&R :

 






Alerter

27 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

Afficher les commentaires précédents
  • Révélation !

    Ici encore on a droit à du top niveau
    Pédagogique ! Incomparable ! Imparable !

    Merci à ER et M Guyénot !

     

    Répondre à ce message

  • Merci Laurent. Cette conférence fut pour moi lourde de sens. Toujours un régal de pouvoir vous écouter. À l’année prochaine j’espère aussi !

     

    Répondre à ce message

  • Voila pourquoi personne ne franchit le rubicon et ne joue avec le dragon.
    Tant que le politique sera votre axe de lecture principal, vous ne parviendrez pas a franchir cet echelon qui vous permet de voir ces cheres etoiles.
    Vous ne pouvez toucher la lumiere qu’une fois que vous prenez le risque de sortir de ces structures transactionnelles que sont les schemas familiaux et les egregores.
    En cela le culte chretien enferme l’individu dans un panier de crabe et le groupe est son geolier.
    Rien ne peut etre realise en ces conditions.
    Le ver est dans les textes.
    La pomme qu’on propose de croquer est pourrie en effet.

     

    Répondre à ce message

  • Mr Guyénot, bravo et merci pour vos travaux. Vos vidéos sur le récentisme sont sensationnels ! Et merci à ER pour la qualité toujours au top ! Force et honneur à tous en ces jours étranges...

     

    Répondre à ce message

  • Toujours aussi passionnant à écouté , merci laurent guyenot

     

    Répondre à ce message

  • Je vous remercie, Monsieur Guyénot, pour l’excellent article.

    "Plusieurs auditeurs m’ont dit leur appréciation pour ma vision de l’avenir du catholicisme, qui ne peut selon moi s’envisager que comme un retour dans la grande Église conciliaire qu’elle a trahi. Si la Russie est le pôle civilisationnel vers lequel l’Europe doit aujourd’hui se tourner, alors il deviendra de plus en plus naturel aux chrétiens de se tourner vers l’orthodoxie. "

    Vous êtes un des rares catholiques qui fait aveu sincère sur le Schisme de l’Eglise Romaine et je vous en suis reconnaissant.

    J’ai une question pour vous :

    - Le Schisme provoqué par les Légats du Pape de Rome était en 1054. Le Grand Schisme se déroule entre 1378 et 1417 , et à partir de cette date c’est la naissance du catholicisme.

    C’est à dire que avant 1054 et/ou 1378, les baptêmes des tous les Rois de France ont été accomplis dans la religion orthodoxe et selon les rites de l’Eglise orthodoxe.
    Idem pour leurs sacre.

    - Le premier Roi français qui s’est Christianisé était Pépin le Bref. Apparemment il suivait le calendrier julien, qui est le calendrier liturgique Orthodoxe - en conséquence, il célébrait Noël le 7 janvier ( chose impensable et jamais reconnu par le Vatican).

    - Ce que l’on sait sur la Baptême de Clovis 1° :
    Il était baptisé dans une cuve baptismale non par triple immersion, comme voulait la tradition orthodoxe jusqu’au là respecté,mais par aspersion. Il est alors le premier qui avait commencé à abandonner les rites du Conseil Nicéen et de la Première Église du Christ qui est l’Eglise orthodoxe.

    - Avant Clovis, tous les Rois ont été baptisés selon le Rite de Niceé, / le Rite orthodoxe : baptême par triple immersion dans une piscine de baptistère, qui avait demeuré en usage jusqu’à l’époque carolingienne.

    Question : pourriez-vous confirmer que les Carolingiens ( le Rois et le peuple ordinaire ) suivaient les rites de Nicée et que le culte à l’Eglise s’appelait "liturgie" et non pas "messe" ?

    De ma part, j’ai creusé sur ces sujets, mais j’ai rencontré une très, très grande résistance auprès les prêtres catholiques et l’église catholique.
    J’en doute bien que vous aller obtenir plus d’infos. Ils nient farouchement les faits historiques et ils les.... déforment !

    Salutations de la part d’un orthodoxe de Macédoine.

    P.S. Sainte Geneviève, la protectrice de Paris, était une Orthodoxe praticante fervente. C’est dommage que l’église catholique nie farouchement ce fait.

     

    Répondre à ce message

    • Il y a probablement du vrai dans certaines de vos assertions, étant donné que la première langue sacrée de l’église catholique est le grec, encore utilisée aujourd’hui en complément du latin et de l’hébreu. Aussi, le premier siège papal était en Orient (Antioche). L’église catholique reconnaît la validité des rites orientaux, à la différence des rites protestants par exemple.

      Vous devriez poser vos questions à de vrais prêtres catholiques, traditionalistes, et non pas aux modernistes de la secte judéo-maçonnique Vatican II qui sont protestants. Vous pouvez trouver des contacts sur les annuaires "non una cum" par exemple. Il me semble qu’ER relayait les vidéos de l’abbé Rioult, qui se fait un plaisir de répondre à diverses controverses qui agitent la dissidence. Je ne le connais pas personnellement mais c’est une piste. Il y a aussi quelques évèques (mgr Scharf notamment), assez calés en théologie.

       
    • @ Sedevanciste
      Merci pour le retour et pour les infos.
      En effet, j’ai contacté des prêtres des anciens générations. Des vrais catholiques qui connaissaient les rites anciens.

      Eh bien, c’est sont eux qui ont farouchement refusé la discussion - il y avait une non-entree en la matière .
      Avec ceux de Vatican 2, je n’ai même pas pensé à entamer une discussion.

      En ce concerne l’article de Monsieur Guyénot :
      A mon avis, concrètement ce que vous devriez faire, vous tous, Français de souche :
      Ravivez votre folklore, re-chantez les chansons de vos ancêtres, vos dances, vos contes. Cela vous sortira, mentalement, du coup sûr, de ce marasme, de cette dégénérescence gluante qui vous étouffe ethniquement. Chantez, dancez, vous et vos enfants, c’est votre culture . Organiserz-vous , ouvrez vos clubs folkloriques, dépoussiérez les costumes de vos ailleuls.

      L’ennemi, l’ennemi sait à quel point le folklore entretienne la nation, la préservation culturelle, votre identité génétique, c’est pour cela ils vous étouffent et étouffent votre foklore - afin de vous assasiner d’abord moralement, et puis, physiquement... en vous important par force des extra-europeens.

      N.B. N’oubliez pas de transmettre votre richesse folklorique à vos enfants !!!
      La tradition, la transmission doit être faite !

       
    • @ Europa Christiana
      Selon la Chronique de sait Denis, très tardive, Clovis a bien été immergé (c’est le sens étymologique du "baptême") trois fois. Je ne crois pas que Grégoire de Tours, supposément contemporain, donne des précisions. Mais j’avoue qu’à mes yeux la méthode de baptême de Clovis a peu, voire aucune importance. De toute façon, on est là dans le roman national, pas dans l’histoire. Beaucoup d’historiens sont très sceptique sur la réalité même de l’événement (et je ne parle pas seulement de la colombe qui apporte la fiole d’huile !). J’ai moi-même beaucoup de doutes sur la datation de Grégoire de Tours. Mais sur le fond, vous avez raison : le catholicisme romain, en tant qu’Église et rite distincts de la tradition orthodoxe, n’existe pas avant le 11e siècle.
      Votre deuxième commentaire me parle davantage. Vos conseils sont judicieux. J’ajouterais : mettez les photos de votre parents et aïeuls sur le meuble du salon, pensez à eux et parlez-en.

       
    • @Sedevacantiste



      Il y a probablement du vrai dans certaines de vos assertions "



      Toutes, je dise toutes mes assertions sont vraies. Il vous aurait suffit de vérifier avant d’écrire que certains de mes assertions sont vraies et le reste c’est mensonges.
      A chaque fois quand on vous met vos nez dans votre merde schismatique, vous niez, voir diffamer !
      Prouvez-moi que , par exemple, les infos que je les ai fourni sont mensongères.
      Vous êtes dans un sommeil profond, et vous niez les faits historiques vérifiés, vérifiables et validés.

      C’est pourquoi l’église de Rome de trouve dans un état de putréfaction avancé. Parceque vous avez prôné la Division de la Première Église du Christ. Vous avez courbé l’échine devant le Diviseur, qui est le Diable.
      Bonne chance à vous !

      Il n y a qu’une vérité, et une seule Église Apostolique Indivisible du Christ - l’Eglise orthodoxe !

       
    • Europa Christiana,
      merci de ce que vous dites sur le folklore, les chants, danse, la cuisine...

       
    • Je vous avais répondu hier mais le commentaire n’a pas passé la modération, je vais réessayer.

      L’âge du prêtre n’est pas vraiment un critère. Ce n’est pas normal qu’ils se débinent.

      Concernant vos recommandations, on chante déjà quotidiennement depuis très longtemps, plusieurs fois par jour, ne serait-ce que pour les prières (grégorien), et à toute occasion, et on joue de la musique et danse de temps en temps (en famille, pas au bal...). Le chant est l’âme d’un peuple, et nous avons aussi quelques chants spécifiques à la famille, encore en cours de composition pour les plus importants. Ma femme fait des vêtements pour la famille (spécialement ceux des enfants et les siens) en s’inspirant des costumes traditionnels (dans l’esprit, mais adapté aux circonstances présentes, comme ça a toujours été le cas), qu’elle connaît par cœur. Un de mes regrets est de ne pas maîtriser le dialecte de mes aïeuls (de type vivaro-alpin limite arpitan), langue maternelle de mon grand-père, qui ne l’a pas transmis (ayant vécu les humiliations scolaires anti-patois), mon père le comprenant sans le parler. Et pour diverses raisons de n’être pas resté au pays. Je suis né à 15 km du fief familial historique (depuis au moins 1415).

      Je pratique l’école à la maison, pour donner une éducation chrétienne sans compromis à mes (nombreux) enfants, et pour garder la main sur leur éducation (et garder les filles à la maison, comme leur mère, âme du foyer), construire des liens forts, une cohésion durable, et j’ai dû le payer par l’exil, entre autres choses (procès notemment). Vous devez savoir qu’en France tout est verrouillé par l’Etat concernant la famille. Les parents n’ont pratiquement aucune marge de manœuvre, au point que ce ne sont plus que des fournisseurs d’enfants pour la République. L’Etat veut tout contrôler depuis la conception et la naissance (médicalisation obligatoire), en passant par l’éducation (sous contrôle maçonnique depuis Ferry) et jusqu’à la mort et la sépulture (médicalisation, enterrement aux normes, concession qui fait de nous un locataire même dans la tombe). La transmission du patrimoine, vecteur materiel de la continuité familiale, est pour le moins très compliquée depuis Napoléon et son code civil (et c’est une des causes de la disparition des traditions).

       
    • PS : je n’avais pas vu votre dernier commentaire, désolé (c’est l’inconvénient du smartphone d’être un peu superficiel).

      Passant outre les éléments de langages orduriers, je me ferais un plaisir et un honneur de vérifier vos assertions a l’occasion, n’ayant pas eu le temps ni les moyens de le faire sur le champ, et ayant eu la délicatesse d’écrire qu’elles puissent être vraies pour certaines - pour une bonne part peut peut-être, mais pas la conclusion, ayant l’absolue certitude que l’église romaine est l’église catholique, apostolique et orthodoxe. L’église n’étant pas en "putréfaction" mais "éclipsée" momentanément (par la secte judéo-maçonnique antéchrist dite Vatican II) - longtemps certes, mais n’avons-nous pas la religion d’un Dieu crucifié, et descendu aux Enfers trois jours, avant de ressusciter ? Le Corps du Christ ne pourri pas... Mais ça n’a jamais été un long fleuve tranquille pour les chrétiens, les épreuves physiques ou spirituelles s’étant succédées les unes aux autres. Le schisme n’est pas vraiment un problème liturgique, l’église en reconnaissant plusieurs valables, mais d’union, et l’union se fait sous l’égide de St Pierre en ses successeurs. Or, il se trouve que St Pierre s’est installé à Rome, pour combattre l’idolâtrie en son cœur. Il serait resté à Antioche s’eut été différent mais la vocation des chrétiens n’est pas de mettre la lumière sous le boisseau... Il se trouve que nous n’avons actuellement plus d’évêque de Rome, mais s’il y en avait un il faudrait se soumettre à lui, et en attendant, se soumettre aux décisions de ceux du passé. Ceci n’enlève rien au prestige et à la liberté des autres évèques... A commencer par le patriarche de Constantinople, qui était le "numéro 2" de la chrétienté, s’il est rétabli un jour. Il n’y a rien de tyrannique là dedans, même si certains abus ont peut-être pu y faire penser. D’ailleurs, l’existence des autres évèques ne dépend pas du Pape, mais d’eux-mêmes. Ce n’est pas le Pape qui nomme les évèques mais ils tirent leur pouvoir d’eux même, et ce sont eux qui continuent à faire vivre l’église en l’absence de Pape.

      Je pense qu’on a encore droit de poster des messages catholiques sur ce site, site patriote français tout de même... S’il y en avait d’autres je m’abstiendrais, n’étant certainement pas le plus cultivé ni le plus disponible. J’ai aussi fréquenté la religion "orthodoxe" dans ma jeunesse, ayant grandi dans une région et un village où elle est particulièrement présente. Cordialement

       
  • #3102569

    Quelques vers de mirliton, un quatrain que j’ai mis sur le faire-part de décès de ma femme :
    D’autres viendront sur nos traces / Pour continuer nos lignées / et les enfants de notre race / seront notre éternité.
    Si cela vous plait, il n’y a pas de copyright.

     

    Répondre à ce message

    • Merci beaucoup, Simonpierre, c’est magnifique, et je suis infiniment touché que vous partagiez ces vers avec les lecteurs de E&R, alors que vous les avez dédiés à votre épouse défunte. Je vais les noter, et ne les oublierai pas. Il doit y avoir bien peu de sites, sur le net, où partager ainsi des émotions aussi puissantes, sans même nous connaître.

      Superbe conférence de Laurent, toujours aussi inattendu, toujours aussi authentique, et profond. Si profond car authentique, quel que soit le sujet qu’il aborde, j’en suis persuadé.

       
  • Renaud a fait quand même un mea culpa plus tard pour cette chanson :
    " Quelques jours plus tard, de passage à la maison, j’entonne mon premier « succès » devant mes parents. Quand j’y songe aujourd’hui, un demi-siècle plus tard, j’en ai les larmes aux yeux. Certes, j’ai l’excuse de mes seize ans, de l’ivresse dans laquelle je baigne nuit et jour depuis le début du printemps, mais quand même. Comment est-ce que j’ose assener de telles insultes à mon pauvre père ? Je le vois pâlir, se décomposer, alors même que dans ma naïveté j’attends qu’il me félicite pour cette première « œuvre », paroles et musique de son fils, n’est-ce pas ? « C’est ignoble ! Une chanson de petit voyou ! Tu me fais honte », grince-t-il, avant de quitter la pièce. "
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3...

     

    Répondre à ce message

    • “Mais quand on a juste quinze ans
      On n’a pas le cœur assez grand
      Pour y loger toutes ces choses-là
      Tu vois”

       
    • Oui, et je crois qu’il a même écrit ou dit qu’il a en quelque sorte tué son père ce jour-là, car son père, qui avait l’ambition d’écrire un livre, a renoncé, dégoûté par le succès de son fils. Renaud était alors sous emprise, comme tous les étudiants goys de mai 68. Sternheimer-Evariste, lui, avait le culte de son père (mort à Auschwiz). C’est pour cela que ce cas est si symbolique.

       
    • #3103827

      Mon très cher Laurent. La vengeance sur cinq générations est d’une débilité profonde...". Car comme dirait Mitterrand : celà entretien de la haine... Les morts ne réclament pas vengeance mais justice. Lorsque l’on assassine des gens innocents ce sont les criminels qu’ils faut juger. Pas leurs enfants .. ni même leurs arrières petits enfants. Donc on s’en fout du passé c’est le présent qui compte. Des criminels doivent être jugés au présent.

       

  • Et au diable le pape ! J’attends la construction d’une belle église orthodoxe dans ma ville pour renouer avec la pratique chrétienne.

    Un auditeur d’origine serbe est venu me parler de la place des ancêtres dans les traditions orthodoxes serbes, et un autre auditeur, français mais orthodoxe, m’a confirmé que l’orthodoxie valorise le liens de sang, la piété filiale, et l’esprit de famille. En effet, sur un site appelé « Sagesse orthodoxe », on peut lire ceci, qu’on ne trouvera jamais sur un site catholique :



    Au diable le Pape ? Au diable St Pierre et ses successeurs ? Au diable le Pape ? Mais quel Pape ? Il n’y en a plus depuis 75 ans...

    Vous attendez qu’une "belle église" soit construite dans votre ville pour pratiquer ? Quand les catholiques font des centaines de kilomètres pour aller à la messe dans un hangar aménagé en chapelle ?

    La religion catholique ne valorise pas le respect des parents, des ancêtres, et l’esprit familial ? C’est une plaisanterie ?

     

    Répondre à ce message

  • Passionnant, merci Monsieur Guyénot !

    Certaines choses dites m’ont fait penser aux aborigènes d’Australie. Lors d’un décès dans une communauté, il y a des règles très strictes à respecter. 10 jours de calme quasi absolu pour que l’âme du défunt puisse trouver et s’intégrer dans son totem. A partir de ce moment, le prénom de la personne ne sera plus jamais prononcé car il ne doit plus être relié à sa famille physique. Il a rejoint les ancêtres qui chantent les songlines pour guider le traditional owner et le collectif.

    Mais aussi, dans un tout autre registre, à Bret Weinstein (connu pour avoir été évincé d’Evergreen), qui expliquait dans une de ses conférences que la biologie évolutionniste démontrait que les événements vécus par les ancêtres étaient identifiables par des marqueurs dans l’ADN des descendants. Ces traces seraient visibles de génération en génération mais semblent disparaitre lorsqu’une génération a réussi à transcender "le traumatisme" ancestrale.

    Merci aussi à E&R, comme d’hab !

     

    Répondre à ce message

    • Merci pour ces pistes de recherche.

       
    • Je vous en prie.

      J’avoue que je ne m’attendais pas à ce que mon commentaire attire votre attention, dès lors je me permets de préciser que c’est difficile de trouver des informations fiables sur les croyances aborigènes car ils se méfient de tout le monde. Ils pensent, à juste titre, qu’ils ont réussi à survivre grâce au fait que leur réelle tradition n’est écrite nulle part et ne peut donc pas être complétement détruite. A savoir que les guides touristiques d’Uluru sont formés par la James Cook University (!) de Townsville, et que le site de Yulara autour d’Uluru est géré en partenariat entre Canberra, le Rotary club et le peuple Anangus, je vous laisse imaginer ce qu’il y a de vrai dans ce qui est raconté aux touristes...

      Dans la réalité, les hommes détiennent une partie du savoir qu’ils transmettent aux fils et les femmes détiennent l’autre partie du savoir qu’elles transmettent aux filles, c’est une transmission orale qui survient lors de cérémonies et qu’il est interdit de communiquer entre les 2 genres. Ainsi, lors des conseils de décision l’écoute est primordiale puisque personne ne connaît la totalité de la tradition ancestrale. Tous les enfants sont formés depuis leurs jeunes âges mais c’est le niveau atteint lors des épreuves initiatiques qui permet d’identifier qui sera le prochain traditional owner, dont sa capacité à entendre ce qui est révélé uniquement par les ancêtres disparus.

      Tout ceci pour dire que si vos recherches vous amènent à lire que le totem aborigène ressemble au totem amérindien, c’est une fausse piste. Les totems aborigènes sont les arbres, les plantes et les animaux dans lesquels les âmes des ancêtres se sont intégrées. Voir "James Price Point" où l’installation d’un pipeline a été combattu du fait que l’abattage des arbres était vécu comme la destruction des sépultures d’un cimetière.

      Quant aux songlines, si vous lisez ici ou là que ce sont des chansons permettant de se guider sur le territoire, ce n’est que partiellement vrai. Il existe des chants décrivant le territoire comme une carte géographique mais les songlines sont avant tout les messages de guidances reçus des ancêtres lors de méditations ou de cérémonies. D’ailleurs, le didgeridoo sert à reproduire le son des animaux et des éléments de la nature pour inviter les ancêtres dans le cercle des participants autour du feu.

      Bonne chance pour vos recherches.
      Bien à vous.

      PS:J’ai vécu des années en Australie dont 2 ans avec des aborigènes et au final, j’en sais peu.

       
Afficher les commentaires précédents