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Entretien avec l’athlète quenellier Pascal Mancini

Propos recueillis pour E&R par Alimuddin Usmani le 24 août 2014

Le champion suisse d’athlétisme Pascal Mancini fait l’objet d’une attention médiatique toute particulière depuis qu’il a effectué une quenelle lors d’une compétition sportive et qu’il a confié apprécier des personnalités telles que Dieudonné ou Alain Soral.

Cette attitude n’a pas été du goût de la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) qui a exprimé son mécontentement malgré le fait que Pascal Mancini ait promis à sa fédération de ne plus faire de quenelle dans un stade [1]. Le jeune sportif, également étudiant en psychologie, s’explique en exclusivité pour Egalité & Réconciliation sur ses prises de position, qui ont suscité un grand intérêt.

 

Alimuddin Usmani : Les réactions des lecteurs d’E&R sont unanimes par rapport à votre attitude suite à votre geste potache devant les caméras, ils estiment que vous avez fait preuve de virilité. Vous avez assumé ce geste, contrairement à d’autres sportifs qui sont rentrés dans le rang après avoir subi des pressions. Comment expliquez-vous que vous soyez quasiment une exception ?

Pascal Mancini : Tout d’abord je trouve anormal que la liberté d’expression ne soit pas respectée et que tant de personnes finissent par commettre un rétropédalage suite à des pressions. Pour répondre à votre question, cela fait partie de mon caractère. Lorsque j’estime qu’une cause est juste, je ne suis pas du genre à me renier et à céder à la pression provenant de personnes qui me semblent défendre une cause néfaste.

Au-delà de la dimension humoristique de votre quenelle, n’y avait-il pas une volonté de réhabilitation de ce geste, qui a été criminalisé par une certaine minorité agissante ?

Je pense que faire des quenelles est quelque chose de très salutaire. Pour moi faire une quenelle signifie s’émanciper de ce mensonge créé de toute pièce par cette minorité agissante. La quenelle n’est en rien un geste antisémite. La quenelle est pour moi un acte libérateur, elle est en général accompagnée d’un large sourire, synonyme de bonheur, de liberté, de vérité… Cela agace au plus haut point cette minorité agissante, qui fait tout pour effacer ce sourire au plus vite et par tous les moyens.

Que vous inspirent les écrits et les conférences d’Alain Soral ?

Alain Soral, à l’instar de Kemi Seba, Jacob Cohen ou Gilad Atzmon, est une personne libre. Tant qu’une personne est honnête et libre, alors c’est une personne intéressante pour moi. Les menteurs et les malhonnêtes ne m’intéressent pas. D’ailleurs, il est intéressant de constater que même ses détracteurs ne l’ont jamais accusé de mensonges, ils ne l’attaquent pas sur le contenu de ses livres mais sur sa personne... J’invite ceux qui lui font un procès d’intention permanent à lire ses livres, qui traitent de sujets très divers. Ce qui fait le succès d’Alain Soral c’est qu’il combine des capacités cognitives très élevées, une grande culture générale ainsi qu’une bonne dose de virilité. Tout ceci explique probablement pourquoi il n’est pas invité sur les plateaux télévisés, ses adversaires craignent de le confronter. Je lui suis très reconnaissant pour avoir éveillé ma capacité critique et pour avoir renforcé mon goût pour la lecture. Il a notamment poussé de nombreux jeunes des quartiers populaires à mieux se cultiver.

Johanne Gurfinkiel de la CICAD affirme s’inquiéter de l’exemple que vous donnez aux plus jeunes. Que lui répondez-vous ?

Je rejette l’assertion selon laquelle ma quenelle représente un mauvais exemple en direction des plus jeunes. Il s’agit d’un geste non-violent. Je souhaiterais en revanche l’interpeller à mon tour sur l’attitude de la CICAD envers Israël. Son gouvernement d’extrême-droite, qui se réclame d’un suprémacisme théologico-racial insupportable, s’attaque en ce moment même à une population civile à Gaza de manière cruelle. Je n’ai pas entendu la CICAD condamner cette députée israélienne, Ayelet Shaked, qui affirme que « la mère de chaque martyr palestinien doit être tuée » [2]. Je n’ai également pas entendu la CICAD s’émouvoir du terrifiant racisme anti-noir bien présent au sein de la société et de la classe politique israélienne [3]. La critique de la politique d’Israël ne saurait s’assimiler à de l’antisémitisme, ce chantage a assez duré et la CICAD ferait mieux de cesser cette véritable chasse aux sorcières.

 

Photo d’illustration : Pascal Mancini par Stéphane D., photographe

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