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Espagne : perte record pour Bankia, injection immédiate de fonds publics

Dans un communiqué, l’Eurogroupe estime que "ces chiffres confirment l’importance" des quelque 100 milliards d’euros disponibles dans le cadre du programme d’aide financière décidé en juillet "pour fournir un garde-fou crédible et disponible au secteur bancaire espagnol".

Les chiffres publiés par Bankia "suggèrent que Bankia sera un bénéficiaire majeur de ce programme" d’aide, précise l’Eurogroupe.

"Bankia sera restructurée afin d’assurer sa viabilité de long terme et une pleine protection des dépôts", estime l’Eurogroupe.

Fortement exposée au secteur immobilier espagnol sinistré, Bankia avait demandé en mai une aide publique de 19 milliards d’euros, qui s’ajoutera aux 4,5 milliards déjà injectés à son capital par le Frob.

La banque, nationalisée après cette demande d’aide, avait déjà publié, pour 2011, une perte nette de 2,979 milliards d’euros.

La perte enregistrée au premier semestre est en ligne avec les estimations des analystes.

Espérant assainir une fois pour toutes le secteur financier, les autorités espagnoles ont imposé aux banques de réaliser plus de 80 milliards d’euros de nouvelles provisions en 2012, essentiellement pour se protéger des actifs immobiliers risqués depuis l’éclatement de la bulle en 2008.

Au premier semestre, Bankia a mis de côté 7,5 milliards de provisions, "en ligne avec ce qui était prévu dans le plan d’assainissement et de recapitalisation" présenté lors de sa nationalisation, précise-t-elle.

Sur ce montant, 2,7 milliards d’euros correspondent aux provisions supplémentaires imposées par le gouvernement, soit moins de la moitié (48%) de ce qu’elle devra mettre de côté au total pour respecter ces nouvelles consignes en 2012, indique la banque.

 



Article ancien.
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5 Commentaires

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  • Que penser de cette nouvelle gabegie de milliards ?
    Lorsque il y a quatre ans le gouvernement a "recapitalisé" le système bancaire, il a focalisé sur le fait qu’il aurait "aidé les banques".
    Ce terme "aider les banques" ou bien "aider la Grèce" est une conception baroque de la notion d’aide.
    Quand les États dirigés par Sarkozy ou par Merkel empruntaient sur le marché à 1 ou à 2 % pour prêter à la Grèce à 4,5 ou 5,5 %, en échange du respect par Athènes des engagements à honorer les contrats d’armement d’un pays endetté jusqu’au cou et où le budget militaire est de loin le plus élevé, on se faisait du fric sur le dos du peuple grec saigné aux quatre veines.
    Le même mécanisme avait été employé par le gouvernement français en 2008 et 2009 lorsqu’empruntant toujours sur le marché à 2 % ils avait "aidé" les banques selon à la fois la terminologie de Sarkozy et celle du PdG en leur prêtant de l’argent à 8,5 %.
    Toutes les grandes banques françaises, y compris les "mutualistes" ont toutes remboursé ces sommes considérables, des dizaines de milliards d’euros en moins d’un an, entre six et neuf mois pour la plupart.
    Comment si vite, elles qu’on disait au bord de la ruine ? En systématisant des tarifications bancaires pour la moindre opération, en augmentant les tarifs. Elles ne se contentent pas de louer (terme plus exact que prêter) de l’argent qu’elles n’ont pas elles même, mais louent dix fois plus que leur propre plafond d’emprunt, spéculant en pariant sur la probabilité que ceux à qui elles louent seront capable de rembourser, sans défaillir.
    Et si un client défaille, tout le système tombe… alors pour éviter ce risque on met des taux d’intérêts prohibitifs, voire usuriers, ce qui, inévitablement, provoque la défaillance du plus pauvre qui est asphyxié et détruit au passage des pans entiers de l’économie réelle .
    Pour en arriver où ? La suite de cet énième sauvetage ? L’histoire du scorpion et de la grenouille :
    Un scorpion demande à une grenouille de l’aider à traverser le marais en le portant sur son dos ; la grenouille refuse lui arguant que si elle le fait, le scorpion la piquera et ils sombreront tous deux. Le scorpion lui objecte “mais pourquoi ferais-je cela ? ce serait comme me suicider ?!”. Rassurée, la grenouille finit par accepter… et prend le scorpion sur son dos. Mais à mi chemin, la grenouille ressent une violente douleur dans le dos. “Mais pourquoi ?”, et le scorpion de répliquer “désolé, c’était plus fort que moi".

     

    • “Le même mécanisme avait été employé par le gouvernement français en 2008 et 2009 lorsqu’empruntant toujours sur le marché à 2 % ils avait "aidé" les banques selon à la fois la terminologie de Sarkozy et celle du PdG en leur prêtant de l’argent à 8,5 %”

      Il y a un chose qu’il faut garder à l’esprit : Le gouvernement a prêté aux banques, mais de l’argent que l’état à lui même d’une façon ou d’une autre emprunté à ces mêmes banques puisque l’état Français est endetté.

      - Salut Paul je risque de me retrouver à la rue, t’as pas 10 sacs à me prêter.
      - Ok Jacques, prête moi 10 sacs à 2%, n’oublie pas que c’est toi qui a la carte bleue.
      - Tiens.
      - Ok reprends les et tu me les rendras à 8%.
      - Merci, mais c’est qui cette bonne femme qui nettoie tes chiottes ?
      - Mais c’est Populace, ma femme de ménage, souviens toi la conne à qui on a tchouravé la carte bleue.


  • "Dans mon entreprise, on ne dit pas COMMENT VAS TU ? mais COMBIEN T’AS FAIT ?"
    ( de chiffre d’affaire )

    Madame COHEN, fondatrice et directrice de http://www.booster-academy.fr/

    s’exprimant il y a quelques minutes sur RADIO BFM.

    "Le navire du progrès prend les contours inquiétants de l’enfer."

    Arnaud Aaron Upinsky


  • En france le CIF - Crédit Immobilier de France - vient de tomber. L’Etat vole à son secours...

    http://fr.finance.yahoo.com/actuali...


  • ah oui, info importante, le pdg du CIF, Claude Sadoun, vient de quitter ses fonctions, démissioné par le CA, en ayant pour sûr bien rempli ses poches, depuis de nombreuses années, en salaires et autres émoluments...

    Pensez-vous qu’il peut bénéficier d’ un parachute doré ? Ca l’article ne nous le dit pas...