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Fédéralisme à marche forcée : Jean Claude Juncker président de la Commission européenne

Le très fédéraliste Jean-Claude Juncker succédera à José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne en novembre prochain.

Sans surprise, celui qui avait mené la liste du Parti populaire européen (PPE), arrivé en tête aux élections européenne de mai dernier, a été désigné comme le nouvel homme fort de l’UE par les dirigeants des États membres au dernier sommet européen du 27 juin. Une désignation qui sera sans doute validée par le Parlement européen.

David Cameron, soucieux de préserver la souveraineté de la Grande-Bretagne, aura tout fait pour empêcher sa nomination, jugeant qu’« il est à l’origine du projet d’augmenter le pouvoir de Bruxelles et de diminuer celui des États membres ». Il a en effet été l’un des architectes du traité de Maastricht en 1992, notamment pour le volet essentiel de l’union économique et monétaire. Non sans humour, il reconnaît d’ailleurs aujourd’hui :

« L’euro et moi sommes les seuls survivants du traité de Maastricht. » (Libération du 10 février 2013)

Gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995, Juncker a été le premier président de l’Eurogroupe, la réunion mensuelle des ministres des Finances de la zone euro, de 2005 à 2013. La nomination de ce « Fédéraliste passionnel », pose des questions quant à ses réelles capacités de gouvernement. The Daily Telegraph (26 juin 2014) rapportait les « inquiétudes quant à la consommation d’alcool de J.-C. Juncker », qui auraient « été discutées au plus haut niveau par les dirigeants européens qui ont, en privé, exprimé leur inquiétudes sur le style de vie du président d’honneur du continent [européen] ». Il avait refusé la présidence de la Commission européenne en 2004.

Ce fils d’un syndicaliste qui servit dans la Wehrmacht est un professionnel de la politique. À 59 ans, cet avocat de formation (il a prêté serment en 1980) n’a jamais exercé, étant membre du Parti populaire chrétien social (CSV) luxembourgeois depuis 1974, dont il sera secrétaire parlementaire (1979) puis président (1990-1995). Toujours au Luxembourg, il a été ministre des Finances et du Travail (1984-1999) et Premier ministre et ministre des Finances (1995-2013), étant considéré comme celui qui a fait du Luxembourg un paradis fiscal.

 



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