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François Belliot : "L’inversion accusatoire est la marque de fabrique du discours anticomplotiste"

Propos recueillis par Monika Berchvok pour Rivarol

Note de la Rédaction

Entretien paru dans Rivarol n°3583 du mercredi 11 octobre 2023.

 

Journaliste d’investigation, François Belliot mène l’enquête sur les réseaux anticomplotistes depuis plusieurs années. Il nous donne en avant-première les informations sur l’implication de la galaxie du site Conspiracy Watch dans l’opération de contre-information de l’oligarchie.

 

Rivarol : Depuis notre premier entretien, je crois que votre dernier livre a fait l’effet d’un coup de pied dans la fourmilière dans les réseaux de Rudy Reichstadt. Quelles ont été les réactions à votre éclairage sur leurs méthodes ?

François Belliot  : Je ne peux pas dire que les réactions ont été très nombreuses, en dehors des milieux de chercheurs indépendants et lanceurs d’alerte dont beaucoup ont eu à subir les procédés infamants de ces réseaux. J’ai eu tout de même l’honneur d’être cité par Rudy Reichstadt dans son opuscule publié en mars 2023 aux éditions Grasset. Son ouvrage, intitulé Au cœur du complot, est en fait un pathétique lamento sur sa terrible condition de « chasseur de conspis », qui l’expose, à l’instar de ses compères fact-checkeurs et acteurs anticomplotistes, les Thomas Huchon, Tristan Mendès France, Julien Pain, à un éprouvant harcèlement sur les réseaux sociaux, ce qui après tout n’est que le juste salaire de son travail de délateur professionnel à la gâchette facile. Il me cite donc nommément dans son livre, en évoquant mon ouvrage dont il ne donne même pas le titre et qu’il qualifie de « crachat diffamatoire », ma maison d’édition ayant droit, quant à elle, au titre de « librairie néo-nazie ». Selon la méthode qui leur est chère et à laquelle ils dérogent rarement, l’injure n’est évidemment précédée d’aucune démonstration, à la différence de mon ouvrage, qui comporte certes des mots peu amènes à son endroit, mais jamais de façon gratuite et toujours dans le cadre de métaphores filées ou en conclusion de démonstrations souvent très fouillées et étayées.

À peu près au même moment où il a publié son ouvrage, j’ai reçu une lettre du tribunal m’informant qu’il portait plainte contre moi, non pas pour diffamation... mais pour injure publique. C’est assez ironique si l’on songe qu’il ose m’accuser publiquement de le diffamer, de « propager sur [son] compte des inventions pures », alors que dans son livre on peut facilement relever quantité de termes et expressions injurieuses envers ceux qu’il appelle les « complotistes ». S’il avait pu m’attaquer en diffamation, je ne doute pas un instant qu’il l’aurait fait, mon ouvrage ne contient donc aucune invention à son sujet comme il le prétend dans son livre.

 

Nos confrères du Monde diplomatique, sous la plume de Benoît Bréville, ne sont pas tendres avec lui : « Il se présente pompeusement comme politologue de formation, directeur de Conspiracy Watch, l’observatoire du conspirationnisme et membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès. Adoubé par le ministère de l’Éducation nationale, qui le met à l’honneur dans sa ressource en ligne « Déconstruire la désinformation et les théories conspirationnistes », Rudy Reichstadt n’a pourtant rien d’un chercheur. Et son site relève davantage du blog collectif que d’un quelconque "observatoire" ». Et Benoît Bréville d’ajouter d’ailleurs que « Rudy Reichstadt n’aime pas les critiques ».
Pouvez-vous revenir sur le parcours de ce « chasseur de conspis » auto-proclamé pour bien comprendre sa démarche ?

Rudy Reichstadt est contraint d’invoquer ce genre de titres pompeux car il est cruellement dépourvu des qualifications qui justifieraient la position éminente et influente qu’il a acquise au long des années. Il peut à présent faire valoir deux ouvrages, mais ce sont des ouvrages à peu près vides, où il n’entre jamais sérieusement dans le détail d’aucune des affaires qu’il prétend traiter : ce sont des logorrhées écrites dans un style pseudo-scientifique, qui mobilisent tous les artifices rhétoriques déloyaux du style anticomplotiste, qui s’identifie rapidement entre mille quand on a en a l’expérience. Après, il y a ce titre de membre de l’observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, qui est en fait un observatoire de l’« extrême droite », et dit tout de son ancrage « républicain » et pro-Macron, dont il se fait l’avocat sur son site dès qu’il en a l’occasion, malgré la quantité monstrueuse de casseroles qu’il traîne derrière lui. Rudy Reichstadt est aussi en effet – malheureusement – de plus en plus fermement incrusté dans l’Éducation nationale, où il est cité, invoqué, invité, sollicité comme le grand spécialiste des théories du complot. J’en donne de nombreux exemples dans mon ouvrage, et depuis deux ans cette influence s’est encore étendue. Peut-être finira-t-il un jour ministre de l’Éducation nationale. Tout est possible ! Pourquoi pas ? Il est vrai par ailleurs qu’il ne goûte guère la critique et le débat. Voici ce qu’il écrit à la page 57 de son dernier ouvrage :

« Je crois que je pourrais aller jusqu’à dire que, si le dialogue est possible, c’est que vous n’avez pas conversé avec un vrai complotiste. Ou alors avec un complotiste qui, le temps de la discussion, dis- simule ses véritables opinions pour des raisons stratégiques. Peu de temps avant l’écriture de ce texte, j’ai essayé d’échanger sur Twitter avec un complotiste anonyme. L’échange n’a pas duré et m’a rapidement fait sentir la justesse de cette célèbre métaphore du pigeon et du joueur d’échecs, où le volatile finit par renverser toutes les pièces, se soulager sur le plateau en clamant sa victoire. »

On serait tout à fait fondé à le soupçonner en retour de « dissimuler [lui-même] ses opinions pour des raisons stratégiques », et cette anecdote au contenu inconnu relatant son échange avec un « complotiste anonyme » est invérifiable et en aucun cas ne saurait être considérée comme représentative. Dans les milieux « complotistes », il existe des dizaines d’intellectuels et de militants d’excellent niveau face auxquels il se retrouverait rapidement dans le rôle du pigeon de sa métaphore.

 

Le discours anti-conspirationniste est quand même très particulier. Très violent dans sa forme comme dans ses méthodes (dont Rivarol et son directeur sont la cible), il se pose toujours en victime de « harcèlement » par les conspirationnistes et l’extrême droite. Cette inversion accusatoire est une marque de fabrique de ce réseau pour vous ?

Oui, l’inversion accusatoire est la marque de fabrique, la signature pourrait-on dire, du discours anticomplotiste, accusations de faire du business alors qu’ils sont eux-mêmes grassement financés sur des fonds publics et privés, accusations de tordre la réalité alors qu’ils passent leur temps à la déformer, procès d’intentions inavouables alors que les leurs sont tout sauf saines et transparentes, accusations de comploter contre la démocratie alors que la bande formée par les acteurs anti-complotistes ressemble à s’y méprendre à la branche d’une conspiration antidémocratique, jérémiades sur le harcèlement qu’ils subiraient, alors que leur existence tout entière est consacrée au harcèlement des lanceurs d’alerte, prétention à incarner une forme de résistance alors qu’objectivement ils sont les collaborateurs inconditionnels du pouvoir en place... et depuis que nous les accusons régulièrement de pratiquer l’inversion accusatoire, ils se sont mis tout naturellement à nous accuser de pratiquer l’inversion accusatoire.

Vous soulignez à juste titre également la violence de ce discours, qui est tout simplement un discours de haine, et de structure raciste qui plus est si l’on considère qu’il se fonde sur des termes péjoratifs de structure englobante. Son dernier livre pullule de formulations de ce genre. Page 60 de son dernier ouvrage, il écrit par exemple :

« Les non-complotistes – j’ai failli écrire les "gens normaux" […] ne partagent pas de publications haineuses et débiles. Ils n’ont pas besoin de s’exonérer de leurs propres échecs en les attribuant à d’autres. Par effet de contraste, les non-complotistes nous renseignent sur la fonction du complotisme : une stratégie de compensation paresseuse développée par des personnes dont l’estime de soi est fragilisée. »

Ou encore page 99 :

« Si l’on ne débat pas en public avec les désinformateurs complotistes, c’est parce que les conditions d’un débat authentique ne sont pas réunies. »

 

L’entrisme médiatique est aussi pour lui un moyen de devenir un « expert de plateaux TV » dans un domaine porteur journalistiquement. Comment expliquer l’inquiétude que le « conspirationnisme » provoque dans les élites ?

Je me souviens de la sidération qui s’est emparée de moi quand j’ai entamé la recension de ses interventions médiatiques dans tous les médias sur plusieurs années. Ça donne véritablement le vertige, surtout quand on connaît le quasi-néant dont Rudy Reichstadt est issu, son absence de travail de niveau universitaire sur les nombreux sujets complexes sur lesquels il ose formuler des jugements trompeurs et péremptoires, et son ancrage idéologique néoconservateur, pro-israélien et pro-atlantiste jusqu’au bout des ongles.

Cette omniprésence médiatique, qui ne s’est pas démentie ces deux dernières années, marque à coup sûr l’aboutissement d’une évolution qui était seulement en germe au début de la décennie 2010. Internet a permis de libéraliser l’accès à l’information sur quantité de sujets autrefois inaccessibles à l’investigation, elle a pu circuler de façon horizontale en contournant les gate-keepers, en même temps le pouvoir français, tous partis et tous présidents confondus, est devenu de plus en plus impopulaire, de plus en plus atlantiste, de plus en plus insoucieux du bien commun, la répression féroce des Gilets jaunes et la mise en place du pass vaccinal pouvant être regardés comme les deux symboles forts récents d’une effrénée fuite en avant. On pourrait qualifier cette fuite en avant de « séparatisme républicain », dans la mesure où il s’agit d’un mouvement par lequel l’État – qui n’a que l’expression « valeurs de la République » à la bouche –, opère une séparation sectaire, sans frein et à marche forcée, sur tous les plans (religieux, racial, judiciaire, historique, sexuel, médical, en politique étrangère), d’une population qu’il prétend régenter sans partage, et dont au fond on finit par se demander si l’objectif qu’il poursuit n’est pas sa disparition à moyen ou long terme.

Cette entreprise, pouvant à certains égards être regardée comme proto-génocidaire, est évidemment jugée inacceptable par une masse croissante de citoyens de tous bords, que l’instinct de survie pousse à réagir. Le pouvoir est parfaitement conscient de l’immense et légitime colère qui monte de toutes parts, et actionne en conséquence tous les leviers à sa disposition pour empêcher l’avènement d’une opposition salutaire et digne de ce nom, ce qui se traduit dans les faits par la diabolisation en conspirationnistes des opposants et lanceurs d’alertes, les dissolutions ou invisibilisations d’associations, de groupuscules, et de partis politiques, les persécutions judiciaires et professionnelles, la volonté affichée de contrôler toujours plus étroitement le développement de l’esprit des enfants et des adolescents.

 

Lors des révélations sur l’utilisation du fonds Marianne, on découvre que Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France avaient reçu la somme de 60 000 euros pour un projet sur le conspirationnisme. Pouvez-vous revenir sur cette affaire qui semble avoir été étouffée médiatiquement ?

Je ne sache pas que Tristan Mendès France ait été arrosé par le fonds Marianne, même s’il a enregistré pour le projet porté par la LICRA dans le cadre du fonds Marianne (subvention de 95 000 euros) neuf vidéos de deux minutes dénonçant la « haine en ligne » (50 à 200 vues sur YouTube en moyenne), c’est en revanche le cas de Spicee, la chaîne de Thomas Huchon, à hauteur de 60 000 euros, le même montant que celui accordé à Conspiracy Watch. Nous avons appris que Rudy Reichstadt – qui a par ailleurs enregistré lui aussi des vidéos pour deux structures lauréates du fonds Marianne, dont la LICRA – était financé par le CIPDR [Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, NDLR] depuis avril 2019, en plus de son financement par la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Comme plusieurs des 17 structures lauréates, Conspiracy Watch, qui de toute façon allait voir renouveler sa subvention lors du comité de programmation annuel, a été basculé dans l’appel d’offre du fonds Marianne, avec gonflement notable de la subvention annuelle à la clé. Il n’a même pas proposé de projet original, annonçant simplement poursuivre son projet « Riposte », qui consiste, a-t-il expliqué devant la commission d’enquête, « à percer les bulles de filtres dans lesquelles sont enfermés les internautes, en les exposant à la diversité informationnelle, grâce au "pre-bunking". L’objectif est que lorsque des gens recherchent des termes liés à la culture complotiste tels que "nouvel ordre mondial", "great reset" ou "État profond", ainsi que des noms de médias complotistes notoires, ils trouvent d’abord des contenus produits par notre rédaction ». Grosso modo on peut dire qu’il s’agit d’une opération publicitaire qui vise à améliorer le référencement de sites comme le sien, tout en désinformant sur des sujets graves et jetant plus efficacement l’opprobre sur les cibles qu’il recense patiemment dans ses « notices » depuis des années. Rudy Reichstadt a expliqué que c’était un prolongement naturel de sa lutte contre les théories du complot et les complotistes, cibles en effet désignées comme telles dans l’appel d’offres du fonds Marianne, mais on est évidemment très loin de l’assassinat de Samuel Paty, et des causes qui y ont mené : certes un emballement sur les réseaux sociaux d’une rumeur déformée, mais surtout la radicalisation d’un jeune immigré tchétchène, Abdoullak Anzorov, qui avait pour inspirateur un youtubeur djihadiste basé dans la province d’Idlib, province sous le contrôle de Hayat Tahrir el Cham, vestige d’organisations comme le Front al-Nosra, autrement dit al-Qaida, province malgré tout soutenue humanitairement à bout de bras par la France et l’Union européenne, au nom de l’anachronique combat contre le « régime syrien ».

Plus généralement, on s’est aperçu en entrant dans le détail de ce scandale, qu’au nom de la lutte contre le djihadisme et le terrorisme, on avait arrosé quantité d’acteurs dont le fonds de commerce est la lutte contre le complotisme, entraînant une confusion d’autant plus sournoise que des gens comme Rudy Reichstadt énoncent de façon toujours plus décomplexée que le complotisme est l’antichambre du passage à l’acte terroriste, amalgamant insidieusement des chercheurs sérieux ou des militants de terrain courageux à des psychopathes comme Anzorov ou un Larossi Abala.

 

Cette dotation de l’État avait-elle un but précis dans la guerre culturelle que mène la Macronie pour s’auto-légitimer ?

On ne peut qu’être d’accord – pour une fois – avec le titre du rapport de la commission sénatoriale rendu public début juillet 2023 : « Le fonds Marianne, la dérive d’un coup politique ». Le fonds Marianne a été lancé en grande pompe par la ministre déléguée à la citoyenneté Marlène Schiappa le 20 avril 2023 aux fins de réaliser un coup politique, bien dans le style des élites républicaines, qui raffolent de ce genre d’opérations de communication qui leur permettent à peu de frais de bonifier leur image aux yeux de l’opinion. La vérité, c’est que la somme allouée à ce fonds, 2,5 millions d’euros sur une année, était dérisoire au regard de la lourdeur de l’enjeu et de l’événement qui avait justifié sa création. En plus, on s’aperçoit à la fin qu’il ne s’agissait pas de lutter contre la radicalisation djihadiste mais pour l’essentiel de lutter contre les théories du complot au nom de la promotion des valeurs de la République.

En entrant dans le détail, on s’aperçoit même que certaines structures lauréates ont grossièrement relayé des éléments de propagande gouvernementale, par exemple la défense de l’inacceptable et ultra-coûteuse politique vaccinale ou encore l’engagement inconditionnel aux côtés de l’Ukraine dans la guerre qui l’oppose à la Russie, le soutien à l’impopulaire mouvance LGBT. Ce coup politique est à mettre dans la droite ligne d’opérations des années 2014 et 2015, comme la médiatisation des « expertes » en déradicalisation Dounia Bouzar et Sonia Imloul, et le centre de déradicalisation de Pontourny, montées pour donner l’illusion à la population que les autorités faisaient quelque chose, dans un contexte de menace djihadiste et d’attentats terroristes. On peut dire que le scandale du fonds Marianne est un excellent révélateur de la véritable position du pouvoir : la priorité n’est clairement pas à la lutte contre la radicalisation djihadiste, mais à l’autodéfense contre cet ennemi de l’intérieur que serait le complotiste ou le conspirationniste. On ne peut pas dire que rien n’est fait dans le premier domaine, mais clairement, il n’est pas considéré comme la menace la plus importante – c’est peut-être pour cela d’ailleurs qu’on a pu constater autant de failles et de ratés dans la gestion de certains attentats depuis 2015, à commencer par le massacre de Charlie Hebdo ou les attentats du 13 Novembre.

 

La question du financement des activités des diverses structures liées à ce réseau est particulièrement sensible. Avez-vous des éléments qui éclairent l’origine des moyens de l’équipe de Conspiracy Watch ?

La commission d’enquête sénatoriale et le second rapport de l’IGA de juin 2023 ont permis d’y voir plus clair. Conspiracy Watch est financé à moitié sur des fonds privés (la FMS [Fondation pour la mémoire de la Shoah, NDLR]), et à moitié sur des fonds publics (notamment le CIPDR). Pour son émission Les Déconspirateurs, qu’il co-anime une fois par semaine avec son compère Tristan Mendès France, il est soutenu depuis 2020 dans des proportions inconnues par la DILCRAH et le Fonds stratégique pour le développement de la presse, ce qui est possible depuis qu’il a indûment obtenu l’agrément de la CPPAP [Commission paritaire des publications et agences de presse, NDLR], à peu près au moment où cet agrément était retiré Rivarol. Le budget de la structure est ainsi passé officiellement de 150 000 à 230 000 euros par an entre 2019 et 2023. On peut imaginer que la subvention gonflée du fonds Marianne a pu permettre en même temps d’augmenter ses dotations privées, afin de demeurer au seuil de cofinancement de 50 %, revendiqué par Rudy.

Il faut ajouter que la subvention gonflée du fonds Marianne a été reconduite à l’identique les années suivantes, si bien que, d’une certaine façon, on peut dire que Rudy Reichstadt et Conspiracy Watch bénéficient, en quelque sorte, d’un fonds Marianne à vie. À la page 91 de son opuscule, il a osé écrire : « Ce qui me vaut d’être dans le collimateur de leurs promoteurs ne fait aucun mystère pour moi. J’ai contribué à percer à jour leur malhonnêteté, j’ai dérangé leur business de bonimenteurs professionnels. » La rédaction d’E&R a récemment exhumé un entretien sur Europe 1 datant de fin avril 2019 dans lequel il assurait être indépendant financièrement du gouvernement. Or il venait juste de recevoir à cette date sa première subvention de la part du CIPDR, c’est-à-dire de l’État, avec qui il s’était mis en relation en 2018, ce qu’on n’aurait sans doute jamais su si le scandale du fonds Marianne n’avait éclaté. Il s’agit donc encore une fois d’une magnifique inversion accusatoire.

 

Votre projet de livre sur cette enquête va-t-il prochainement aboutir à une publication ?

Oui je pense... Au départ je comptais produire une série d’articles mais le projet a pris une ampleur inattendue, et à présent je me rends compte que je tiens un livre, auquel je suis en train de mettre la dernière main. Ne me reste plus qu’à trouver un éditeur.

 

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