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"Je vous demande de sacrifier vos vies..." – Fukushima, dix ans après

 

« Je vous demande de sacrifier vos vies »

Pendant quatre jours et quatre nuits, en mars 2011, des centaines d’ouvriers ont tenté, parfois au péril de leur vie, de contenir les dégâts du séisme et du tsunami qui ont détruit la centrale nucléaire japonaise.

« Les secousses sont devenues de plus en plus violentes. Je ne pouvais plus tenir debout ». Il est 14h46 au Japon, le 11 mars 2011, quand Masao Yoshida, directeur de la centrale de Fukushima Daiichi, est surpris par un tremblement de terre. Dans son bureau, les étagères valdinguent, le téléviseur se renverse et les faux plafonds s’écroulent. Le séisme le plus violent jamais enregistré dans l’archipel vient de frapper à quelques centaines de kilomètres de là. Le point de départ de la plus grave catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, en 1986.

« Je me tenais à mon bureau, je voulais me glisser dessous, mais je ne pouvais que rester accroché, debout », poursuit Masao Yoshida lors d’une audition devant une commission d’enquête, quelques mois après la catastrophe. Fraîchement nommé à la tête de la centrale, cet ingénieur de 46 ans va diriger les opérations tout au long du désastre. Ce vendredi après-midi, pas moins de 6 400 personnes travaillent sur le site, situé au bord de l’océan Pacifique. Les trois premiers réacteurs fonctionnent à pleine puissance. Les trois autres sont arrêtés pour des opérations de maintenance.

 

Une vague de 15 mètres de haut

« J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu des voitures rebondir de haut en bas par la seule force du séisme », raconte au Guardian un ingénieur qui se trouvait dans un autre bâtiment de cette usine grande comme une petite ville. En quelques minutes, des centaines d’employés se retrouvent dans l’immeuble antisismique tout proche, sur les hauteurs de la centrale, où une cellule de crise a été constituée. Parmi eux, Kenji Tada. Ce salarié était en train d’inspecter des tuyaux dans le réacteur 4 au moment du séisme. Il a réussi à s’agripper à des canalisations et à sortir par une porte de secours. Arrivé près de la cellule de crise, il n’observe ni panique apparente ni cris. « J’ai trouvé ça dingue », confie-t-il au Wall Street Journal.

Il faut agir vite, car le temps est compté. L’agence météorologique japonaise annonce un tsunami dans les prochaines minutes. Et l’état de la centrale est déjà très préoccupant. Le tremblement de terre a entraîné la perte de toutes les alimentations électriques externes. Heureusement, le système d’arrêt d’urgence automatique est enclenché pour les réacteurs 1, 2 et 3 et la douzaine de groupes électrogènes de secours démarre pour les refroidir et éviter une fusion du cœur.

11 mars 2011, 15h27. L’océan commence à frapper l’enceinte de la centrale nucléaire. Une première vague d’environ 4 mètres de haut s’écrase contre la digue. Mais, dix minutes plus tard, c’est une vague de quelque 15 mètres de haut qui déferle sur Fukushima Daiichi. Les portes des bâtiments turbines ne sont pas étanches : les groupes électrogènes, les compteurs électriques et les batteries sont noyés. Des véhicules et des gravats jonchent les routes. Deux opérateurs qui étaient allés surveiller les machines au sous-sol du bâtiment du réacteur 4 meurent noyés.

« Des cuves de fioul monumentales sont tordues comme des canettes de Coca que l’on aurait écrasées à la main. » (Franck Guarnieri, directeur du Centre de recherche sur les risques et les crises de l’école des Mines de Paris)

Au deuxième étage du bâtiment antisismique, toutes les lumières s’éteignent. C’est le noir complet dans cet immeuble sans fenêtres. Pire, les indicateurs de mesures ne fonctionnent plus. Impossible de connaître la température et la pression à l’intérieur des réacteurs, donc de savoir si les systèmes de refroidissement de secours fonctionnent toujours. Or, en cas de diminution du niveau d’eau dans un réacteur, les barres de combustible chauffent et peuvent fondre jusqu’à percer l’enceinte en béton et provoquer une catastrophe nucléaire majeure.

 

« Nous sommes restés sans voix »

[...]

Les équipes passent à l’action. Deux solutions sont envisagées pour refroidir les réacteurs : utiliser des pompes à incendie à moteur diesel ou bien des camions de pompiers qui sont déjà sur le site. En l’absence de système de mesure, les employés se concentrent d’abord sur le réacteur 2. Ce qu’ils ignorent, c’est que le système de secours fonctionne à cet endroit. L’urgence se situe en réalité dans le réacteur 1. Vers 18 heures, son cœur commence à fondre à l’intérieur de l’enceinte de confinement.

11 mars 2011, 19h03. Après avoir pris connaissance des nouvelles préoccupantes en provenance de Fukushima, le Premier ministre, Naoto Kan, déclare l’état d’urgence nucléaire. Deux heures plus tard, le gouvernement donne l’ordre d’évacuer les 6 000 habitants situés dans un rayon de 3 km autour de la centrale. Le monde entier prend conscience du risque de catastrophe nucléaire. A l’intérieur de la centrale, l’heure est au grand bricolage. Des employés ont « la présence d’esprit d’aller chercher des batteries de voiture, de les monter en salles de commande et de les utiliser comme source d’énergie pour les instruments de contrôle », relate le directeur, Masao Yoshida. Après avoir épluché des milliers de pages de schémas de câblage, les ingénieurs pensent avoir réussi à contrôler le niveau d’eau. Mais le chiffre qui s’affiche est en réalité erroné.

Dans la nuit, le travail continue. Un membre de l’équipe, vêtu d’une combinaison blanche intégrale, de gants, de bottes et d’un masque à gaz, lance l’alerte. Il n’a pas pu se rendre dans le réacteur 1 car son dosimètre a mesuré 800 microsieverts (μSv) au bout de 10 secondes devant la porte d’entrée, indique l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans une vidéo (à 29’).

 

 

Ce débit de radiations très élevé laisse penser que la fusion du cœur a commencé et qu’il y a des fuites de gaz radioactif.

 

« C’est à ce moment-là qu’ils ont été le plus irradiés »

Parmi les employés, la crainte des radiations monte d’un cran. « L’état du réacteur 1 faisait peur aux jeunes », confie Ryuta Idogawa, l’un des pilotes de réacteur de la centrale, dans un entretien avec Yuki Kobayashi, doctorant en sciences et génie des activités à risque. Malgré le danger, il faut pourtant choisir des hommes pour ouvrir les vannes des réacteurs manuellement.

Vers 4 heures du matin, l’injection d’eau douce, stockée sur place en cas de problème, est enfin lancée dans le réacteur 1. « Au moment où nous avons vu de l’eau sortir du tuyau et atteindre le réacteur, nous avons tous hurlé : “Oui !” et levé nos poings en l’air », raconte au Telegraph Kazuhiko Fukudome, l’un des pompiers engagés sur l’accident. Des ouvriers s’occupent sans arrêt de réapprovisionner en carburant les camions pour faire fonctionner la pompe à eau. « Je pense que c’est à ce moment-là qu’ils ont été le plus irradiés », reconnaît Masao Yoshida.

[...]

12 mars 2011, 15h36. Huit heures après la venue du Premier ministre, un gros boum retentit. « Ce choc n’est pas un séisme. Une explosion se produit quelque part ! » crie un pilote du bâtiment réacteur 2. En effet, le haut du bâtiment du réacteur 1 vient d’être soufflé, probablement en raison d’une fuite d’hydrogène. Quatre employés sont blessés. [...]

Pendant plusieurs dizaines de minutes, les ouvriers ne savent pas si cette explosion a endommagé l’enceinte de confinement du réacteur, et donc provoqué des rejets radioactifs massifs. Le gouvernement donne l’ordre d’évacuer la population dans un rayon de 20 km.  

« Nous avons envoyé des hommes et ça a explosé »

[...]

14 mars 2011, 11h01. Une nouvelle explosion, encore plus impressionnante que la première, résonne au cœur de la centrale. « QG ! QG ! C’est terrible ! On a un problème sur le site numéro 3 ! » crie Masao Yoshida, dans un enregistrement de la cellule de crise. Cette fois, c’est le bâtiment du réacteur 3 qui est soufflé à cause de l’hydrogène.

[...]

« Juste après l’explosion, quand j’ai su qu’il y avait une quarantaine de disparus, j’ai vraiment eu l’intention de me donner la mort. »

[...]

Au milieu de l’après-midi, le directeur commence à envisager une évacuation des quelques centaines de salariés non essentiels de la centrale. Il ordonne que des cars soient prêts à partir en cas de nouvelles complications. Mais, peu avant 20 heures, le travail acharné des ouvriers finit par payer. L’injection d’eau de mer commence dans le réacteur 2. Réticent à toute évacuation des salariés, le Premier ministre s’adresse à eux lors d’une visioconférence nocturne : « Je vous demande de sacrifier vos vies. »

Lire l’article entier sur francetvinfo.fr

Le risque nucléaire, sur E&R :

 



Article ancien.
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42 Commentaires

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  • #2683908
    le 12/03/2021 par Sato
    Fukushima, dix ans après

    Fukushima dix ans après ? L´article ci-dessus ne décrit la situation aujourd´hui, mais le drame tel que vécu en 2011. Lancerait-on une nouvelle campagne contre le nucléaire ?
    Le Nucléaire est nécessaire ! - Le Zoom - Philippe Hansen
    https://www.youtube.com/watch?v=Pqc...

    La carte des niveaux de radioactivité dans la préfecture de Fukushima (unité en μSv/h)
    https://www.pref.fukushima.lg.jp/si...
    https://www.pref.fukushima.lg.jp/si...
    Avril 2011 = 2,74
    Novembre 2018 = 0,14

    Autres zones hors Japon
    Nom de la ville (Source de données Organisation nationale japonaise du tourisme)
    Paris 0.04 2017. = 10.15
    Berlin 0.07 2019.= 9.27
    New York 0.05 2019. =1.18
    Londres 0.11 2018.= 1.24
    Pékin 0.07 2019.= 9.24
    Hong Kong 0.15 2018.= 2.2
    Singapour 0.10 2019.= 9.26

    La zone d’exclusion de Tchernobyl, paradis des animaux rares
    https://fr.sputniknews.com/sci_tech...

     

    • #2684000
      le 12/03/2021 par Domino
      Fukushima, dix ans après

      Depuis l’émergence de Greenpeace, tout est bon pour flinguer la seule solution qui peut rendre l’Europe indépebdante quant à son approvisionnement énergétique.
      Comme pour tous les sujets complexes, les médias instillent facilement la peur dans la population. Le gouvernement, même s’il cherchait l’intérêt du pays, ne pourrait pas aller contte la doxa dominante.
      Idem pour oe terrorisme, le réchauffement, le virus...
      Le quatriëme pouvoir est bien devenu le premier.


    • #2684182
      le 12/03/2021 par fadge
      Fukushima, dix ans après

      Et l’ONU a déclaré qu’il n’y avait pas eu de conséquences sur la santé humaine suite à Fukushima. (cette déclaration est vraie, pas son contenu bien sûr)

      Non, je veux bien soutenir l’énergie nucléaire ne serait que sur son efficacité énergétique, mais faut pas exagérer la pollution nucléaire n’est pas un mythe, cet accident a été une catastrophe écologique mondiale. Le corium a atteint la nappe phréatique et la radio activité a été envoyée en grande majorité dans l’océan, donc disséminé sur toute la planète, sans même compter les terres du japon.


    • #2684262
      le 13/03/2021 par surnom
      Fukushima, dix ans après

      @fadge
      Tout le monde reconnait le danger du nucléaire, alors comment des ingénieurs japonnais ont construit ces centrales au bord de mer dans un pays ultra sismique. A Fukushima, ce n’est pas l’énergie atomique qui est en cause mais le manque de vision des ingénieurs.


    • #2684531
      le 13/03/2021 par Adeon
      Fukushima, dix ans après

      Il faut aussi constater le fait, avec le nucléaire, que nous ne disposons pas de la technologie nécessaire pour démanteler complètement une vieille centrale. Et que le parc nucléaire est antédiluvien. Au bout d’un moment c’est normal que ça foire, comme les vieilles bagnoles, mais en plus ennuyeux niveau conséquences. Ça pourrait arriver en France, aussi.

      Les stériles utilisés pour faire des routes, et les dechets nucléaires parfois largués au hazard dans la nature quand personne ne regarde, les plastiques déchets radioactifs recyclés en chaises ou tables de jardin... dechets devenant ainsi intraçables.

      Le nucléaire, nous ne disposons pas de la technologie suffisante pour le gérer. D’accord c’est utile pour l’indépendance énergétique mais c’est surtout comme laisser un gosse avec un flingue chargé.

      J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui sont aller mettre les mains dans fukushima, même si tepco est allé jusqu’à chercher des gens démunis ou sdf pour faire le boulot. J’imagine que ceux qui ont bossé sur les lieux au debut de la catastrophe sont morts maintenant.

      Très intéressant l’info selon laquelle le séisme n’a pas eu de répliques, surtout pour le pire seisme jamais enregistré, en effet ça fait se poser des questions. Attentat ? Pourquoi pas.


  • On veut pas être trop " complotiste " , mais y a des mecs qui vont te dire que le tsunami avait été crée par des bombinettes atomique placées sur des failles sismiques sur le sol océanique par des sous-marins ( il y a d’ailleurs eu des mouvements un peu louches de sous-marins basés en Alaska juste avant la catastrophe ) , qu’il y a eu des minis explosions atomiques dans la centrale lors de la catastrophe dans des endroits improbables pour des explosions , qu’une compagnie Israélienne était en charge de la sécurité du site , et que ces derniers avaient changés des pièces ( grosses caméras etc ... ) juste avant la catastrophe , et que Stuxnet c’était pas fait pour des prunes ... et que les Israéliens en voulaient aux Japonais par ce qu’ils aidaient financièrement les Palestiniens !!!

    Ah là là ... ces indécrottables complotistes ...

     

    • Tu peux raconter le roman que tu veux, si t’apportes aucune info concrète sur ce les conneries que t’avances, autant la boucler non plutôt qu’affabuler ?


    • J ai lu a peu près les mêmes explications.
      Et sincèrement, ça me semble crédible. Largement plus qu un mégot qui fait cramer Nôtre Dame par exemple...
      C est triste (ou pas) mais Israël n est jamais loin qd une catastrophe majeure (et très médiatique) arrive...


    • Vous en connaissez beaucoup des séismes suivis d’aucune réplique ? Il n’y a eu qu’une seule secousse lors du la catastrophe. Il est fort probable que ce qui a provoqué ce tsunami fut une charge explosive de celle que la colonie mafieuse si chère au couple BHL / Zemmour a utilisé en Syrie puis sur Beyrouth l’été dernier. Peut-être même que ce type de bombe a servi durant le 11 septembre.
      Ces enculés font ce qu’ils veulent, où ils veulent, quand ils veulent.


    • #2684219

      Effectivement énoncé comme ceci, il est ridicule de chercher.
      Un attentat au niveau de la centrale fukushima ?
      Perso je n’ai pas trouvé grand chose qui pourrait étayer une hypothèse à ce niveau.
      Par contre lorsqu’il y a de réelles machinations ou événements étranges, avec des témoins, qui disparaissent, des mesures scientifiques volontairement erronnées, des phénomènes qui défient des lois naturelles, .... alors il me semble que l’on est en droit de se poser des questions. L’expression est surfaite d’ailleurs, quand trop d’éléments ne collent pas et qu’on les remarque, c’est qu’on a mis le doigt dedans. Le plus dur ensuite c’est de faire le tri, difficile d’éviter les hoax à notre époque.
      Pour cet article, par exemple, se demander ce qu’il est advenu des personnes qui ont absorbé des forts taux de radiation ne me parait pas être une question étrange. Et qui amènerait à d’autres questions pas si évidentes à résoudre.


    • Le plus crédible ici c’est qu’il y a eu un mauvais concours de circonstances.
      On dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés.
      Que faire d’efficace quand la sécurité d’une centrale repose sur... Le fait d’avoir de l’électricité ?
      Le fil des évènements n’auraient ils pas été différents si dans les premiers instants ils avaient pu localiser et identifier les problèmes ?


    • @pepelemoko, j’avais lu un article qui disait la même chose que vous. Quand on boit les méfaits et les actes terroristes qui ont été fait par le peuple de gargamel, je n’ai aucun doute sur ces coupables. Comme on dit"le mensonge prends l’ascenseur et la vérité, les escaliers, elle prends plus de temps, mais elle arrive à destination". Pour résumé, un jour la vérité triomphera, et Dieu reconnaîtra les siens et pas si élus quils le prétendent.


    • " Rb "

      Il y a eu ... par exemple ... une énorme explosion dans le site du réacteur Nr.3 , or ... ce réacteur était à l’arrêt depuis des mois avant le tsunami ...

      Le tremblement de terre était bien plus puissant que d’habitude et il n’y avait pas de réplique ...

      La compagnie de sécurité Israélienne qui surveillait Fukushima s’appelle Magna BSP

      Tous les instruments de mesure ont commencé à déconner quand les ingénieurs ont essayé à reprendre contrôle de la situation ... exactement ce que Stuxnet est fait pour

      Le Japon procurait de l’uranium enrichie à l’Iran ...

      Des preuves ?!? Prouvez nous que New York existe , et ensuite on verra ...

      P.S. Puisqu’on parle de New York , d’après vous , qui a organisé et " mené à bien " les attentats du 11 Septembre 2001 ?!?


    • Il faut se rappeler que le raz-de-marée s’est produit quelques jours après que le gouvernement japonais ait critiqué Israël pour sa politique concernant les Palestiniens.

      Aussi, il ne faut pas s’étonner de la vengeance de Jéhovah/Moloch/Mammon.


    • @Pepe le moko.
      Ok...
      Tout ceci commence à dessiner une volonté bien terroriste et recoupe quelques infos que j’avais pu chercher.
      Ce qui me pose problème, c’est si on raisonne en ordre de grandeur, la puissance d’une bombe pour créer un tremblement de terre de cette intensité doit être gigantesque. Par rapport au 11/09 c’est certainement des milliers de fois plus, peut -être des dizaines de milliers. Je me suis fait des pages d’ordre de grandeur correspondant aux phénomènes qu’on peut observer, je n’y ai pas intégré les tremblements de terre, me disant que là c’est des dimensions bibliques. En tout cas merci pour l’info, même si faire péter une centrale nucléaire sur le sol japonais, n’est pas la même chose qu’extrader Carlos Ghosn, bon avec ces gens là il ne faut négliger aucune piste.


    • La date suffit amplement à étayer la thèse complotiste.

      Regardez ce qu’on fait les japonais en 2013, à la lumière de cela on comprend mieux ce qui s’est passé en 2011.

      https://www.rtbf.be/info/monde/deta...

      Le 11 mars, c’est signe.

      Le 11 mars 2004 par exemple, il y avait eu un attentat a la gare de Madrid.

      Rien à ajouter.

      Salutations.


    • @Pépé le Moko

      Mec, t’es conscient que c’est pas parce que tu dis quelque chose que ça en fait une vérité ? Parce que je vois aucun lien vers une page web qui irait dans le sens de ce que tu racontes, donc pareil que le posteur original, c’est bien beau de palabrer pr rien dire mais si tu peux un minimum apporter des preuves de ce que tu avances ???...

      Parce que je vois pas trop l’intérêt pr n’importe quel pays dans le monde de provoquer un accident nucléaire dont personne ne peut prédire les conséquences sur le reste de la planète ensuite, un peu de bon sens plutôt que des conneries complotiste à 2 balles.
      Voir des complots partout est à peu près aussi con que d’en voir nul part.


    • " Rb "

      Contente toi déjà pour l’instant de nous dire qui aurait organiser et " mené à bien " les attentats du 11 Septembre à New-York , et puisqu’on y est ... prouve nous concrètement que New-York existe !!!

      Et puis , c’est pas de ma faute si tu est à la traîne , parce que c’est il y a 10 ans que tu aurait dû faire tes devoirs , et entre temps , le net a été bien stérilisé ( bien que ce genre d’ HYPOTHÈSE soit encore trouvable ... si t’était moins fainéant ...)


    • " MégaJoul "

      Ça serait apparemment jouable si les bombinettes étaient placées sur des failles sismiques !?!


    • @Pepe.
      Votre question/affirmation est pertinente.
      Je maintiens le raisonnement par les ordres de grandeur. A voir sur les sites des sismologues s’ils ont référencé la puissance que demande des mouvements de terre pareil.
      Quelle est donc la puissance nécessaire pour créer l’effet de deux plaques en subduction prêtent à céder ? Même si c’est des failles prêtent à rompre, c’est de la terre sur des km et sous des km d’eau. Pour l’instant je n’arrive pas à le concevoir en ordre de grandeur. Je vais m’intéresser aux résulats des essais nucléaires sous marin peut-être que l’idée se précisera.

      Merci pour votre com, il semble qu’il y en ait plus à creuser que ce que j’avais cru au départ.


    • Pour info, ’’ l’incident ’’ s’est produit le 11 mars 11/3 = 113 qui est une date clé dans le calendrier maçonnique. Si vous voulez des renseignements, demandez à Leo Zagami. Il s’est passé la même chose à Haïti.


  • Sacrifier vos vies, bien sûr pas la sienne.


  • Je ne sais rien y faire mais là je crois que d’autres facteurs ont pu jouer un rôle déterminant. Cet événement a pris tout le monde de court parce que le modèle des centrales nucléaires était considéré, à juste titre, comme infaillible. Le japonais est quelqu’un de compétent, ce n’est pas un africain. Il y a des gens qui ont même parlé du réseau Haarp. C’est du moins se dont en parlait publiquement un ministre et d’autres officiels japonais (vidéo sur youtube). Je trouve que cette thèse n’est plus aussi ridicule. Par contre, ce qui a tjs été largement exagéré se sont les dangers que représentent les centrales nucléaires. Il y a déjà eu pas mal d’incidents au niveau des centrales nucléaires, notamment en Allemagne, mais qui sont tous passés sous silence. Pourtant les dégâts tant sur l’environnement que sur la santé des gens ont été tjs bien moins graves par rapport à ce que l’on prévoyait. On avait aussi prévu, au Japon, une explosion de tout type de cancers, ce qui ne fut pas le cas. Une centrale nucléaire n’est pas l’autre.

     

    • Je te cite : " On avait aussi prévu, au Japon, une explosion de tout type de cancers, ce qui ne fut pas le cas. Une centrale nucléaire n’est pas l’autre. "
      - Pour le cancer, il faut attendre un peu plus que dix ans pour les statistiques ! Oui/Non ?
      - Effectivement Tchernobyl n’est pas Fukushima.
      L’une est chargé de combustible classique tandis que Fukushima est chargé du combustible français dopé au "plutonium" qui n’est pas adapté à cette centrale ! [ on en revient à l’attente de tes cancers ]


    • @fajs

      "Pour le cancer, il faut attendre un peu plus que dix ans pour les statistiques ! Oui/Non ?"

      D’abord, je tiens à te remercier pour avoir lu mon com. Souvent, j’essaie de poster par çi et là un com dans l’espoir d’être lu mais surtout de paraître un tant soit peu intelligent. J’avoue qu’à ce niveau le succès est rarement au rendez-vous ; mais par contre là, je vais dire qqchose de vraiment intelligent ou tout le moins de pertinent qui, sans doute, prendra même toi au dépourvu : Ce n’est pas dix ans qu’il faut attendre pour les stats mais au moins 300 ans. Ce qui veux dire qui ni toi ni moi en connaîtront jamais les résultats. C’est con, hein ? A moins que tu sois Ray Kurzweil ?


    • A anonyme, ouais c’est çà et je te cite : " Souvent, j’essaie de poster par çi et là un com dans l’espoir d’être lu mais surtout de paraître un tant soit peu intelligent "
      [ c’est paresseux ]


  • Au Japon les employés se bousculaient pour aller bosser au milieu des radiations.
    En France la CGT aurait appelé à la grève dès la première secousse.

     

    • Et les employés auraient invoqué le "droit de retrait " !


    • Je prends ca comme un compliment aux francais ! L’esprit un peu plus libre qu’une fourmi japonaise esclave et heureuse.

      Qu’on ai la position sociale, la qualité de vie associé avec le fait de passer devant en cas de pépin cest une chose (les nobles a la guerre en gros) mais etre un ouvrier parqué a la sortie des villes a vivre a 8 dans un 60m2 au japon (grand parents, parents, enfants) avec une position sociale de looser et en plus partir au casse pipe quand y’a pepin... vous pouvez trouver ca bien, perso j’y serai pas aller.


    • Faut pas trop les secouer ces travailleurs CGT


    • "mais etre un ouvrier parqué a la sortie des villes a vivre a 8 dans un 60m2 au japon (grand parents, parents, enfants)"

      Si le Japon a un IDH supérieur à la France, un conseil, c’est qu’ils ne vivent pas tous dans des cagibi. Et en France, nombre de famille vivent à , et plus même, dans moins de 60m², et vous les voyez ces gamins ! Ceux sont ceux qui traînent en bas de blocs et qui font vos faits divers (comme quoi, ils font bien quelque chose de leurs dix-doigts).

      Les clichés comme ça sur le Japon, ça valait le coup dans les années 1980, faut arrêter le délire, ils vivent mieux et faut le dire, et faut pas en avoir honte, faut se sortir les doigts.

      En plus, j’ai remarqué que les gens qui vivent au Japon déconseille toujours aux autres Français de venir, sous prétexte que c’est trop cher ou trop dur à supporter quotidiennement, par contre ils ne perdent jamais une occasion de vanter leur cadre ou paix de vie, pour vanter la tranquillité et la qualité.

      Au Japon, la menace c’est des yakuza de 70kg à peine et le plus dur à supporter c’est les horaires du métro (toujours à l’heure et propre d’ailleurs, moi je prenais la ligne 13 direction Saint-Denis, et des fois des types quichaient carrément de bon matin sous la cuite de la veille, de quoi se mettre dans une bonne ambiance de travail !).


  • sur les vidéos de l’époque et quelques-unes sont encore disponible sur Youtube je n’ai jamais observé de véhicule en dehors de son emplacement de parking.
    De même aucun poteau électrique où de téléphone à terre ou cassé.
    Pas une seule façade de maison de fissurée.
    les gens vont et viennent comme si rien n’était jamais arrivé.
    tous les dégâts que l’on a pu voir, semblent avoir été causés par le raz-de-marée.
    le peuple japonais vit depuis toujours avec la menace quotidienne des tremblements de terre et des raz-de-marée.
    il me semble étrange qu’après avoir ressenti le plus fort tremblement de terre jamais enregistré personne ne s’en soit inquiété.

     

    • Parce qu’ils en vivent tous les jours, des gros et des petits. Pour quelle raison s’inquiéter davantage d’un magnitude 9 que d’un huit, à fortiori si dans la pratique ce qu’on peut ressentir peut être plus ou moins équivalent.
      Sans compter que les dégâts, que l’on ne voit qu’après, peuvent être plus ravageur sur un petit séisme qu’un plus gros.


  • Il faut noter que l’accident de Fukushima n’a fait AUCUN mort par irradiation même s’il est un peu tôt pour tirer des conclusions définitives... Ce qui tranche avec les incantations, pleurs et chouineries des EELV - style c’est un nouvel holocauste on va tous mourir - pendant l’accident...

     

    • Pierre et Marie Curie ne sont pas morts irradiés par le radium et pourtant ils ont été en contact avec longtemps ...


    • Pierre Curie est mort dans un accident de la circulation, mais Marie Curie est bien morte d’une leucémie à 66 ans et demi
      Sa fille Irène Curie, épouse Joliot, est morte d’une leucémie aiguë à 58 ans... Pour la petite histoire : pour prouver à ses étudiants qu’il n’y avait aucun danger à manipuler des sources radio-actives, celle-ci avait l’habitude de s’en mettre une dans la bouche, en leur disant " même pas peur" ou quelque chose d’équivalent. Je tiens cette anecdote de mon prof de Chimie nucléaire qui l’avait eu pour prof.
      En revanche, Eve Curie, fille de Marie et soeur d’Irène, qui était journaliste est morte en 2007 à 102 ans, presque 103...


  • Alors qu’ils pouvaient les installer sur les collines avoisinantes, lls avaient mis les réacteurs au niveau de la mer pour économiser l’énergie nécessaire au pompage de l’eau de refroidissement. Le risque de tsunami était pourtant connu de tous.


  • Fukushima, sur place 10 ans après : https://www.youtube.com/watch?v=Qui...


  • L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire ? Qu’est ce qu’y faut pas lire... Notre uranium est importé et nous faisons parfois la guerre pour protéger ce ravitaillement.
    Cette énergie est crade à de nombreux points de vue, je regrette qu’elle soit défendue avec un zèle aveugle par notre couleur politique. Par nostalgie... ? En tout cas pas par science.

     

    • Tout ce qui peut produire de l’énergie a besoin de minéraux qu’on ne trouve principalement qu’en Afrique pour fonctionner, et spécifiquement en ce qui concerne l’uranium. C’est comme ça, la France vit grâce à l’Afrique. Et l’Afrique évolue socialement et technologiquement aussi grâce à la France. Tout ça c’est des enjeux énormes, faramineux, c’est la survie de chaque jour de milliards de corps qui bouffent qui baisent qui chient et qui se reproduisent.
      Faut simplifier quand on est ni ingénieur ni mathématicien ni franc maçon histoire de comprendre la vie dans les grandes lignes et de pas perdre son temps pour des chimères, très peu de pays sont 100 pourcent autonomes, pour pas dire aucun. Tout comme aucun humain n’est autonome et ne le sera jamais czr c’est pas le but, malgrès la mode survivaliste. Dieu si il existe a sûrement fait les choses ainsi pour que tout le monde ai besoin de l’autre, à un moment ou à un autre. Ne serait-ce que pour son propre enterrement.


    • #2684480
      le 13/03/2021 par désolé, mais dans la réalité, c’est comme ça.
      "Je vous demande de sacrifier vos vies..." – Fukushima, dix ans (...)

      "nous faisons parfois la guerre pour protéger ce ravitaillement."

      C’est parce que la France veut pas faire place nette.

      Sinon le ravitaillement est sécurisé dans la semaine, le Niger c’est pas un pays.


    • Greg, je trouve intéressant ton raisonnement par le divin, et il semble effectivement fondé et louable d’échanger des richesses.

      Ce dont je me navre est que nous n’exploitons pas les nôtres et dilapidons celles que nous acquiérons à prix d’or.

      Mais bon, le règne de l’absurdité donne encore bien d’autres raisons de se navrer.