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Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

C’est la mine un peu honteuse mais à la fois gourmande qu’à la Rédaction d’E&R nous vénérions ce grand acteur dont les nombreuses et célèbres saillies émaillant une liste interminable de films devenus mythiques étaient capables de repousser toutes les limites.

 

On imagine avec quel plaisir les scénaristes ont placé dans la bouche de Jean-Pierre Marielle de telles sorties, et quel amusement celui-ci devait trouver à les jouer si naturellement. Jean-Pierre Marielle était un grand acteur, formé par le théâtre, là où on ne triche pas. Mais si les personnages qu’il campait semblaient si vrais c’est parce qu’il les incarnait : sa gouaille moqueuse, sa voix profonde, son amour bien franchouillard des femmes, de la ripaille et du vin, ses propos grivois, ses boutades bienveillamment antisémites, toutes choses d’un temps révolu qui nous manque.

Né le 12 avril 1932 à Dijon d’une famille atypique, grand-père vigneron, père musicien accompagnateur de films muets, mère qui dirigeait une fabrique de lingerie. « La Bourgogne, ha ça c’est mon pays. Je suis bourguignon d’origine. Famille de vignerons, de paysans cultivateur. Voilà, moi je suis d’origine paysanne » rappelait-il dans une de ses dernières interviews avant que la maladie d’Alzheimer ne fasse son œuvre funeste (interview Télérama, mars 2012 – ci-dessous).

 

 

Bon sang ne saurait donc mentir ! Voici probablement ce qui fit que Marielle sut incarner mieux que quiconque cette grivoiserie bien gauloise, cette goguenardise populaire, cette appétence naturelle à la bombance et au bon vin, cette fausse méchanceté moqueuse qui fait des Français qu’on dit râleurs et racistes le peuple le plus accueillant et le plus gentil parmi les peuples.

Élève du Conservatoire de Paris aux côtés de Jean-Paul Belmondo, Bruno Cremer, Claude Rich, Françoise Fabian ou Jean Rochefort, il débute avec Molière en 1953. Sa bande d’amis du théâtre se forme, on y retrouve aussi Pierre Vernier, Michel Beaune, Guy Bedos (avec qui il fait du cabaret), Bernard Fresson, Delphine Seyrig, Michael Lonsdale, Claude Brasseur...

Ignoré par la Nouvelle Vague, il devient un acteur du burlesque et du boulevard. Avec plus de 90 films à son actif, il joue sous la direction d’un très grand nombre de personnalités : Audiard, Blier, Molinaro, Mocky, Sautet, Tavernier, Patrice Leconte, Claude Miller, Claude Lelouch, Bertrand Blier, Yves Angelo, Jean-Daniel Verhaeghe, etc. Et on aura à la Rédaction E&R une pensée particulière pour Joël Séria qui lui offrit des rôles magnifiques : Charlie et ses deux nénettes (1973), Les Galettes de Pont-Aven (1975), Comme la lune (1977), Les Deux Crocodiles (1987) ...

Mais son plus grand trophée, celui qui pour nous vaut tous les autres, est de n’en avoir presque point eus. Nominé sept fois aux César il n’en remporta aucun : « Les César ? J’en ai rien à foutre ! ».

 

Silence, on tourne !

Écoutez Madame, pour l’instant, nous, y a qu’un truc qui nous fait bander, hein, c’est le beaujolais, voilà, la blanquette de veau, le roquefort, la frangipane, le tabac brun et le calme. Vous connaissez ce mot ? Calmos. Calmos !

Dans Calmos, ce film farouchement anti-féministe de 1976 – en pleine époque d’hystérie féministe qui pourtant nous semble bien innocente face aux délires genrés d’aujourd’hui – Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort n’aspirent qu’à fuir le sexe faible. Un film iconoclaste que Bertrand Blier reniera bien plus tard, par manque de courage. Dommage.

 

 

Dans L’Entourloupe (1979), Jean-Pierre Marielle campe ce vendeur ambulant roublard qui parcourt la France profonde pour placer des encyclopédies inutiles. Un de ses voyageurs-représentants-placiers, comme on les appelait encore à l’époque, se plaint de devoir arpenter un secteur difficile pour les ventes :


- Alors c’est moi qui descend là, bien sûr...

- Mais cessez donc de vous croire persécuté mon ami, les conditions climatiques de cette région ne sont pas inhérentes à l’antisémitisme ! Hé !, j’ajouterais que je ne vous ai pas engagé en dépit que vous soyez juif, hein, mais parce que vous êtes juif. Oui, je tablais sur certaines vertus ancestrales dont vous êtes malheureusement dépourvu. Vous êtes un déplorable vendeur, monsieur Bensimon !

- (en aparté)... oui et en plus c’est un sale youpin !

Ces dialogues délicieux d’Audiard n’ont plus aucune chance de trouver leur place dans le cinéma d’aujourd’hui. L’extrait même est introuvable sur l’Internet. Nous vous proposons celui-ci, tout à fait admirable par ailleurs :

 

 

Retour en 1975 avec le grandiose Les Galettes de Pont-Aven de Joël Séria dont les passages touchant au sublime sont si nombreux que seul un visionnage religieux du film complet peut offrir cette palette d’émotions si particulières.

Peut-être ce film touchera-t-il d’abord les hommes plutôt que les femmes ? Et encore. Peut-être les générations biberonnées au piercing, aux tatouages ou à l’épilation, dressées à n’aimer que les femmes glabres, mutilées, remodelées, artificielles, ne ressentiront pas l’exquis et subtil émoi de Jean-Pierre Marielle face à la beauté d’un corps féminin et ses nombreux trésors. Les moins de 30 ans ne savent probablement même plus ce qu’est cette mousse merveilleuse qui renverse l’acteur. De quel monde désenchanté avons-nous accouché ?


- Tourne-toi. Ah... comme elles sont belles ! Ah... approche. Je t’en supplie, Marie. Laisse moi toucher. Oh... comme elles sont fermes. On dirait des petites pommes.

- Ha non là vous n’êtes pas raisonnable !

- Oh, Marie, je t’en supplie, fais-moi voir ton minou. Fais-le moi voir. Oh nom de Dieu, quelle merveille ! On dirait de la mousse...

 

 

« Tu sens la pisse, toi. Pas l’eau bénite. ». Que nos pieux lecteurs, en particulier catholiques, nous excusent pour cet autre extrait. Mais ceux qui nous auront suivi jusque là sont bien français. Le mariage éclairé entre la fille aînée de l’Église et de bons gènes gaulois, en quelque sorte.

 

 

« Oh bordel... t’as eu raison de la prendre violette. Oh ça mitraille sec ! Oh putain j’en ai jamais eu d’aussi belle. Oh la vache, ça éclabousse... Tu sais me saper, toi. Et tu sais quoi dire pour me faire bander ! ». C’est encore Joël Séria, en 1977, qui offrit à l’acteur un rôle de grand looser magnifique face au minois d’une Sophie Daumier au destin tragique :

 

 

En 1991, Jean-Pierre Marielle retrouve un rôle dramatique dans Tous les Matins du monde. Il excellera d’ailleurs dans ce jeu d’acteur et cette palette d’interprétations plus sérieuses.

 

 

On appréciera aussi le tragique extrait suivant, bien que les musiciens regretteront qu’Alain Corneau lui fit jouer de la viole de gambe en gros plan malgré une évidente absence de maîtrise de l’instrument, ce qui entame la sincérité de l’action et écorne malheureusement l’émotion :

 

 

Destin d’un cinéma qui s’étiole, qui se médiocratise, Jean-Pierre Marielle enchaînera dans les années 90 puis 2000 un certain nombre de films mineurs. Le texte n’est plus là, on n’exploite plus les richesses particulières de l’acteur. Alors qu’avant on pouvait faire un chef d’oeuvre avec un scénario pauvre, aujourd’hui les dialogues ont atteint une telle indigence que plus rien ne rattrape plus rien.

On ne saurait trop, à cet égard, conseiller à nos lecteurs le visionnage de ce grand film Un Moment d’égarement (1977) qui lança une remarquable Agnès Soral adolescente, et où Jean-Pierre Marielle est servi par un texte riche, fin, travaillé, ciselé même. Puis notre lecteur enchaînera immédiatement avec l’innommable remake produit par le fils Thomas Langmann (dont le père Claude Berri avait réalisé le film originel) en 2015. François Cluzet fait son cirque, Vincent Cassel essaye de sauver les meubles, et les deux jeunes actrices se perdent dans un pitoyable jeu d’acteur servi par un texte inexistant où s’enchaînent les euh, les putains, et les non mais quoi... Quelle misère !

 

En 1996, dans Les Grands ducs, Marielle cabotine tristement avec ses complices Rochefort et Noiret qu’on a connus tous meilleurs :

 

 

Puis tout s’écroule dans Faut que ça danse (2006) ou La Fleur de l’âge (2012), ces comédies modernes insipides d’une médiocrité qui inspire et qui s’inspire de notre triste époque. C’est qu’il faut vendre, produire du rentable ! Dénuement de textes qui doivent composer avec un contenu qui ne doit indisposer personne (tolérance) et comprendre tout le monde (inclusivité) tout en infusant une petite musique idéologique qui ne peut faire bon ménage avec l’Art, sa liberté de ton, sa possibilité de transgresser, et sa faculté de tout dire et de tout faire. Tant que c’est bien dit et que c’est bien fait.

 

 

 

Jean-Pierre, ce soir nous te rendrons hommage. Nous mangerons une blanquette de veau, du roquefort et de la frangipane. Nous boirons du beaujolais, fumerons des Gauloises. Puis nous honorerons nos femmes.

 


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85 Commentaires

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  • #2185984
    Le 26 avril à 00:24 par Stev
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    La France d’avant le grand remplacement...

     

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  • #2185985
    Le 26 avril à 00:28 par Aquila
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    Le cinéma est depuis longtemps devenu un outil de modelage des esprits, destiné avant tout à « orienter » le peuple. Ainsi, après les Gabin et Ventura, pouvant faire rire, mais toujours avec noblesse et dignité, sont apparus des Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Louis de Funès et autres, qui ont fait rire en mettant systématiquement en avant les travers des personnages, leurs petitesses. Le pathétique était omniprésent, avec toujours en arrière-plan un effacement des valeurs morales. Les extraits illustrant l’article sont très parlants à ce sujet. Il est utile de rappeler que Louis de Funès était un fervent catholique empreint de nobles valeurs… pourtant il en était réduit à jouer le rôle d’un gendarme grotesque qui avec ses comparses très clairement ridiculisait la fonction. Ventura et Gabin n’auraient pas accepté cet avilissement. De Funès, Rochefort et Marielle ont emprunté cette voie, chacun à leur manière, et ils ont été durant des années au cinéma le contre-exemple de l’homme noble, porteur de valeurs et exemple positif pour le public cible. Tous ces acteurs, aussi drôles et talentueux qu’ils soient, ont contribué à faire que le Français s’autorise la médiocrité, la tromperie, le petit gain sur son prochain. Les français ont bouffé de ce cinéma durant des décennies, se gaussant d’eux-mêmes et s’enfonçant toujours plus dans un mépris de soi. Le cinéma italien a connu les mêmes mésaventures, également des les années 60, et ces fameux acteurs Italiens tels que Gassman et Tognazzi ont fait rire des millions d’Italiens en montrant les pires comportements humains (petitesse d’âme, veulerie, tromperies diverses) et en contribuant à ce que chacun s’identifie à ces personnages. Ou tout du moins en extirpant systématiquement les comportements nobles qui pourraient servir d’exemples.
    Ne pensons pas que tout cela est arrivé par hasard, et ne pensons pas non plus que nous sommes sortis indemnes de ce gavage cinématographique. « Cette goguenardise populaire, cette appétence naturelle à la bombance et au bon vin, cette fausse méchanceté moqueuse qui fait des Français qu’on dit râleurs et racistes le peuple le plus accueillant et le plus gentil parmi les peuples. »… toutes ces images ne sont qu’un maigre cache-misère !
    Je veux terminer pas certaines phrases issues du site E&R, ou prononcées par Alain Soral : « Force et honneur ! », « Tous derrière le Christ ! ». Là oui, soyons-y !!!
    Tout pas qui ne va pas vers l’honneur va vers le déshonneur.

     

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  • #2186016
    Le 26 avril à 03:41 par Kikiopap
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    Bon je vais encore me faire mal voir. Un vieil obsédé qui pervertit une gamine:tout le programme soixante huitard. Anticlericalisme, pornographie (suggérée), pedophilie, etc.. Il faudra un jour que ER regle ses contradictions internes.

     

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    • #2186091
      Le 26 avril à 08:19 par ladko
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      Ce que vous dénoncez est peut-être du aux films de Joël Séria ("Mais ne nous délivrez pas du mal", "Charlie et ses deux nénettes", "Les galettes de Pont-Aven", "Marie-poupée") plutôt qu’à Marielle lui-même qui après tout n’est qu’un interprète.

      Mais il est parfaitement exact que pas mal de films des années 70 ne sont guère que des prétextes à filmer sous les jupes des gamines et dévoiler des nichons pointus.

      La gauloiserie à laquelle certains font allusion, c’est la taille au dessus... Andréa Ferréol, quoi ...

       
    • #2186095
      Le 26 avril à 08:26 par sa majesté
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      "qui pervertit une gamine"

      A quel film vous vous référez ? C’est quoi pour vous un vieil obsédé ? Sans doute tout type qui éprouve encore des besoins naturels dont vous estimez qu’il ne devrait plus avoir à partir d’un certain âge, c’est ça ? Et quel serait cet âge, selon vous, au-delà duquel tout vous semble si répugnant ?

      "Pervertir une gamine"

      Cessez un peu de voire les filles comme des victimes. Y a assez de cuck dans ton genre dans ce monde. Elles en ont rien à foutre de vous, les chevaliers blancs. Pour elles, vous n’êtes que des bouffons, bon pour se faire plumer et être à manipulé. Le fait que tu t’en es tjs pas rendu compte, on dit long sur ta naïveté. Si à travers mon boulot, je peux convaincre une gamine de 18 ans (âge légale !) de coucher avec moi en lui promettant monts et merveilles, je ne vais pas me gêner ! Ça fait partie du jeux !

       
    • #2186106
      Le 26 avril à 09:11 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      " Il faudra un jour que ER regle ses contradictions internes."

      lol, il faudrait surtout que tu adoptes une perception du monde autre que binaire.

      Après, si pour toi comme pour d’autres, c’est trop compliqué...

       
    • #2186136
      Le 26 avril à 10:04 par adile11
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      Très juste !!! Je pensais de même !

       
    • #2186233
      Le 26 avril à 13:05 par adile11
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      @ Palm Beach Post : "Cult !"
      C’est en tout cas quand le,monde était un peu plus "binaire" comme vous dites, qu’il était encore une barrière à la dégénérescence qui est la loi de nos sociétés. C’est toujours en banalisant le vice et en minimisant ses effets sur la jeunesse qu’on en arrive à voir des gamines d’aujourd’hui habillées comme les catins des années 70 et des détraqués sexuels en veux tu en voilà. Mais je sais bien que ce ne sont pas les pervers et tous ceux dont la nature est en plein accord avec la médiocrité de notre monde ( c’est un euphémisme ) qui me donneront raison.....

       
    • #2186243
      Le 26 avril à 13:12 par Titus
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      @Kikiopap

      Il n’y a de contradictions que dans l’idée préconçue que tu te fais d’ER. Je te conseille de lire "Sociologie du dragueur" et "la vie d’un vaurien" d’Alain Soral.

       
    • #2186296
      Le 26 avril à 14:06 par Ced74
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      Bien vu Titus...
      Et révisez vos classiques !

       
    • #2186301
      Le 26 avril à 14:10 par Alain SORAL
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      Ce sont les cons qui confondent l’art et la propagande qui sont le problème, tartuffes !
      Et la propagande déguisée en art entraine toujours la contre-propagande...
      AS.

       
    • #2186645
      Le 26 avril à 23:05 par lippi
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      Pas faux, mais voyez aussi que c’était le temps d’un cinéma qui disait le réel, en rupture avec l’ordre mental établi. Depuis, ce sont les injonctions de ce cinéma de rupture qui sont devenues la nouvelle morale, et c’est précisément pourquoi ce cinéma de la rupture, qui est mort avec l’ordre qu’il voulait remplacer, est de nouveau souhaitable, mais avec le contenu des nouveaux tabous d’aujourd’hui (je sais, Dieudo a fait des films, mais ce n’est pas là qu’est son talent principal...)

       
    • #2186812
      Le 27 avril à 10:16 par Kikiopap
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      @rtitus, j’ai une grande dette envers AS, et il a considérablement influencé ma façon de voir le monde. Mais je ne l’ai jamais considéré comme un guide spirituel, et lui même ne s’est jamais prétendu l’être. Cependant j’étais chrétien avant de découvrir ER, et si j’ai tout de suite accroché c’est patceque la vision du bien et du mal pratiquée par ER est profondement chrétienne. Ce qui fait la grandeur du discours de AS c’est justement que, d’une certaine manière il reformule l’evangile d’une manière adaptée a notre temps. Sauf, sur certains sujets, ce qui me fait parler de contradictions internes.

       
    • #2186821
      Le 27 avril à 10:29 par Eric
      Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

      « Mais je sais bien que ce ne sont pas les pervers et tous ceux dont la nature est en plein accord avec la médiocrité de notre monde ( c’est un euphémisme ) qui me donneront raison..... »
      Ben tiens, pourquoi pas ! Ceux qui ne seraient pas d’accord sont donc par avance fixés sur ce qu’ils sont et qui ils sont ! Fort sympathique et pas compliqué.

       
  • #2186059
    Le 26 avril à 07:19 par baron william
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    Un gars, ben s’en va.... Un de plus - Coluche Noiret Rocheford Serrault Villeret etc etc - la liste devient longue.... Reste presque plus que, ce bauf - pardon j’laime bien - de Brasseur, impayable dans 123 - 4 - soleil, pour citer le meilleur du pire, Depardieu et Richard, devant sentir bien seul ....
    Non, non, j’blague, Marielle est éternel, comme nous tous.... Enfin, plus que, nombreux z’autres..... Dans mon esprit, en tout cas .
    A la revoyure, vieille tante .

     

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  • #2186108
    Le 26 avril à 09:16 par fanfan
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    Le meilleur des Francais nous quitte...... C’est fini maintenant

     

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  • #2186137
    Le 26 avril à 10:11 par VALDIMIR LE GRAND .
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    La fin d’un des trente joyeux et glorieux acteurs en gros ,des trente glorieuses. Comme elle tout a une fin,qu’il repose en paix .

     

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  • #2186388
    Le 26 avril à 15:55 par C’EST LA DERNIERE SEANCE
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    De l’art a l’etat brut au sens propre comme au figuré :
    que de bons souvenirs avec cet acteur sans pareil au niveau des comédies : qu’est ce qu’il m’a fait rire, rire a en pleurer, a en pisser dans mon calbute.
    Ce mec etait un génie de la comédie, il savait sculpter son personnage : que ce soit les cons ou les bourgeois : les vicelards ou les pleutres.
    comme en musique :
    l’écatombe continue, toutre une génération, toute une époque tire sa précieuse révérence en laissant des souvenirs impérissable nous : qui sommes cinéphile.
    oh !!que oui ce cul etait magnifique jean pierre, comme tes répliques que tu déclinais comme un roi de la dérision, de l’ironie.
    JP Marielle comme delon ou d’autres sont d’un autre temps :
    a ce moment, je pense a johnny Hallyday, et je me dis bordel !!le beau, le sacré dans l’art disparaît : car tout comme johnny Hallyday, jean pierre marielle etait un GRAND ARTISTE/
    Alors chapeau l’artiste et va retrouver ton vieux pote Rochefort.

     

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  • #2186509
    Le 26 avril à 18:46 par remondo02
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    Je voulais juste écrire un petit message, sans prétention, pour rendre hommage à mon acteur préféré, parti rejoindre ses contemporains. Une voie hors norme, à la Noiret, une stature et une prestance immense, un charisme que si peu d’acteurs disposent dorénavant.
    C’est un grand qui tire sa révérence, une étoile du cinéma des trente glorieuses. Belmondo et Delon sont pour ainsi dire les derniers debout, et eux-même près de retrouver les copains au bistrot du Paradis.

    "Là si tu t’tapes un cauchemars, j’paye un litre."

    Salut l’artiste.

     

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  • #2186647
    Le 26 avril à 23:07 par chaudoit
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    On peut reprocher beaucoup de choses à Bertrand BLIER, mais pas un manque de courage. Sur " CALMOS ", il a dit qu’il regrettait d’avoir fait ce film trop tôt et qu’il aurait dû changer certains acteurs. Ce film a été un important échec commercial et source d’une discorde de plusieurs saisons entre le père et le fils. Par décence envers ses producteurs, qui ont beaucoup perdu, Bertrand BLIER ne pouvait se féliciter de cette aventure. Quoi qu’il en soit, il n’a jamais renié le message que le film contenait. ER a parfois la dent dure dans ses jugements. Il apparaît utile de le dire quand cela arrive.

     

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  • #2189899
    Le 1er mai à 17:17 par karimbaud
    Jean-Pierre Marielle est mort à 87 ans

    reposez en paix monsieur Marielle !...que de bonheurs cinématographiques nous avez-vous donnés, avec ceux de votre générations entre autres !...Merci ....spécialement touché par ce film magnifique qu’est " Tous les matins du monde "...Depardieu père et fils, tous deux bouleversants comme Marielle...et cette musique si sublime qu’est la musique baroque...un bijou ! ( à l’instar du film " Le souper " d’Edouard Molinaro ) .

     

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