Egalité et Réconciliation
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Joker de Todd Phillips : l’apothéose de la culture de la mort ?

La nouvelle mouture cinématographique du Joker est inspirante puisqu’un nombre incalculable de bimbos de la presse aux ordres semble craindre que cet opus puisse inciter certains blancs-becs laissés pour compte à passer à l’acte.

 

La démesure comme purge salvatrice

Hommage à la démesure au cœur du quotidien des « cerveaux dérangés », cette nouvelle production hollywoodienne semble mettre la table pour un procès en règle de notre société post-industrielle. Société du paraître où les plus faibles sont prestement mis en quarantaine, en attendant qu’on les euthanasie. C’est dans ce contexte que la figure, désormais, emblématique du Joker nous interpelle, comme si le « mal ordinaire » qui dort dans les eaux mortes de l’Amérique finissait par engendrer des « misfit » [mésadaptés] qui représentent un danger pour la sécurité des pharisiens aux commandes.

Un critique sur le Web parle de la nouvelle incarnation du Joker par l’acteur Joaquin Phoenix en le dépeignant comme « …un mec qui pète un plomb après en avoir pris plein la gueule… ». De fait, la nouvelle version de cette histoire épique met en scène un Joker qui personnifie tous les mésadaptés de notre société vénale plongés au plus profond de leurs insolubles contradictions. Le mal et le bien n’existent plus. Seule, la folie ordinaire causée par la souffrance au quotidien exulte au gré d’un magnifique carnaval sadique et dionysiaque. Le mal-être finit par percoler le plus naturellement du monde à travers les vaisseaux sanguins d’une société qui ressemble à s’y méprendre à un vaste camp d’internement psychiatrique.

 

L’internement et la torture comme modus operandi

De facto, l’extraordinaire attirance générée par les antihéros de la trempe d’un Joker proviendrait du fait qu’ils personnifient une hypothétique revanche prise en charge par toutes les victimes des ordres psychiatriques, paramilitaires, mafieux et pseudo-religieux aux commandes du grand œuvre qui consiste à massacrer l’innocence stricto sensu. C’est justement ce phénomène libidinal qui fascine les foules depuis plus d’un siècle déjà.

La revanche sanglante du fou qui a été castré chimiquement, qu’on a édenté et électrocuté jusqu’à plus soif, prostré dans sa camisole de force et bafoué en son âme, cet appel d’air plonge littéralement les foules cinéphiles dans un état extatique. Et, cette fois-ci, il semblerait que la presse officielle aux abois n’ait pas du tout apprécié cette sordide mise en scène, craignant qu’une part importante du public ne finisse par se transformer en émule du Joker. L’internement et la torture représentant, in fine, le modus operandi d’une société construite sur le modèle d’une machine à générer toujours plus d’aliénation.

 

Une rédemption à l’envers

La dernière version cinématographique du Joker, mise en scène par Todd Phillips et son acolyte Joaquin Phoenix, est plutôt réaliste et s’inspire du style des polars mis en scène par tous les Scorsese des années 1970. C’est avec cette idée en tête que l’on peut facilement dresser un parallèle entre le Joker de Todd Phillips et le Taxi driver de Scorsese dans un contexte où c’est l’univers des mégapoles qui génère son lot de dégénérés.

Lire la suite de l’article sur patricehansperrier.wordpress.com

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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102 Commentaires

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  • Loi du Talion à l’échelle individuelle pour agent du chaos au service des mêmes.

    Ceux fascinés par la merde hollywoodienne déversée sur l’Europe, sont les plus ignorants et les plus bêtes d’entre nous - donc fragiles et influençables.

    Le vide existenciel c’est dire qu’il n’y a ni bien ni mal, que tout est relatif, changeant, c’est ne reconnaître ni diable ni Dieu. Or les deux existent.
    Dès lors il y a un choix à faire. Par ex. ne pas aller voir ce film.

     

  • #2297260

    Le narcissisme stade infantile dans le développement de la psyché humaine.
    Norme générale de la société marchande de niveau supérieur.
    La crise est aussi la crise du sujet moderne.
    Un sujet peu devenir AMOK dans un monologue intérieur de soi à soi (délire).
    La folie individuelle n’a jamais présenté de danger pour le système bien au contraire elle le renforce et sait, retourner ce genre d’acte, pour en tirer une plus-value supplémentaire.
    Ce qui déstabilise un système c’est l’action de forces collectives armées théoriquement et c’est d’ailleurs tout le travail des porteurs de nouvelles, que d’égarer les plus faibles.
    Un changement ne peut intervenir que si une classe en renverse une autre, pour imposer son système de socialisation.
    Le système de domination est très capable de gérer les scories qu’il contribue à produire.
    Le capitalisme de stade supérieur, n’a aucune morale, ni compassion, ni mesure.
    Ubris total et totalitaire.
    Si la barbarie sociale est plus performante on vivra dans la violence.
    Si les chimères (mi humains mi animaux) sont rentables on ira vers les chimères.
    Seuls compte les zéros supplémentaires qu’on ajoute au bas de bilan.

     

    • Vous oubliez qu’il s’agit d’un projet de domination messianique. Le capitalisme (comme le communisme d’ailleurs) n’est qu’un medium efficace pour y parvenir.


    • #2297296

      L’avantage de votre point de vue c’est qu’on à pas besoin de se triturer les méninges, de plus chaque jour on trouve de quoi s’alimenter sur le grand complot.
      Qu’il y est des personnages qui souhaitent tel ou tel gouvernement mondial ok d’accord, mais ce ne sont que des effets seconds, mettez vous bien ça en tête, ce qui compte c’est l’argent, ce ne sont pas les pauvres ou les laissés pour compte qui seraient à l’origine d’un complot.
      Mais les supers riches qui tiennent les ficelles des marionnettes que nous sommes, ce qu’ils veulent c’est garder tout le pognon pour eux, dussent-ils sacrifier l’humanité entière, c’est le seul complot que je connaisse qui détermine nos existences.


    • Pas d’accord avec vous :
      La monaie est l’outil qui permet à ceux qui complotent (les vrais) d’asservir les peuples. Ils en font ce qu’ils veulent, d’autant plus que c’est de la fausse monaie. Si demain on se réveille et que l’euro s’effondre ce sera uniquement parce qu’ils auront décidé que les gens s’entretuent pour un bout de pain. Serge Monast le conceptualisait déjà en 85. La finance n’est qu’un jeu rendu suffisamment compliqué pour faire croire qu’elle est réelle.


    • @Stan Laurel et Oliver
      Pour aller dans le sens de @Vince Malum Bono, j’ajoute que cette fameuse fausse valeur, l’argent, ce sont ceux que vous dénoncez qui la crée, et qui ont fait admettre communément cette valeur aux masses.
      Croire que l’argent est le mobile d’un projet idéologique messianique est une terrible erreur...


    • #2297462

      Je sais que beaucoup ne seront pas d’accord avec ce point de vue.
      Cependant remettons un peu d’ordre (sans prétention).
      Qu’est ce qui structure notre vie quotidienne ?
      La valeur, crée par le travail cristallisée sous forme argent, et l’Etat et sa super-structure, le Droit la police, coagule l’ensemble, la science, la culture, la religion etc.
      La spéculation le fictif la crise c’est un effet second du capitalisme qui est une contradiction en processus, passons (trop long).
      Le capitalisme même si cela profite globalement à une classe infime est un sujet AUTOMATE.
      chacun à la place où il se trouve y participe pleinement de façon aliénatoire.
      Supprimez le travail salarié et tout s’écroule, la crise la spéculation provient justement de ce que contradictoirement le capitalisme scie la branche sur laquelle il repose, à savoir qu’il réduit la part du travail humain dans sa contradiction., baisse des salaires, gains de productivité, robotique etc, qui est la cause de l’immense décharge de capitaux fictifs, puisque dans l’économie dite réelle (production) il n’y a pas assez de valeur produite sans compter les stocks qui s’amoncellent.
      Tout le reste les complots, les désirs de domination ça existe certes et ça a toujours existé, mais toujours subordonné à l’intérêt, mais ce n’est pas le coeur du missile.


    • @Stan Laurel et Oliver : Voilà qui prouve que vous n’avez définitivement rien compris même si je vous suis sur certains points.

      Question : Si le pognon est si important et votre clé de lecture si fiable, expliquez-moi pourquoi les cadors du CAC40 rachètent des journaux qui sont tout sauf rentables.
      Réponse : parce que le pognon n’est pas le plus important quand on est déjà plein aux as et que notre position n’est pas remise en cause.

      Question : nos élites on déjà tout le pouvoir nécessaire pour nous soumettre par la force. Pourquoi ne le font-ils pas ?
      Réponse : il veulent notre consentement plein et entier. Ne pas percevoir le mysticisme tapis sous cet état de fait relève d’un manque cruel d’observation et de culture religieuse.

      1/ Mettez vous bien ça en tête : ceux qui tirent les ficelles le fabriquent, ce foutu pognon.

      2/ La conservation du pouvoir est logique mais contingente : elle n’explique définitivement pas tout, comme on vous l’a déjà fait remarquer. On amasse du pouvoir pour se déployer et se donner la possibilité de distribuer des cartes, on cherche à obtenir le pouvoir absolu pour façonner le monde à son image, mais si on ne cherche pas à conserver ce pouvoir aucun projet n’est possible. C’est ici que se situe ce à quoi vous attribuez la primauté.

      Vous confondez moyen et finalité et brandissez cette grossière erreur avec une insupportable arrogance, tout en prêtant votre matérialisme athée à nos ennemis. C’est plus que discutable, sur la base de faits bien définis. Pour s’en sortir avec votre vision du monde on est obligés d’éjecter certains points du cadre d’analyse et au final on tape à côté... comme vous le démontrez avec brio. Encore faut-il faire la démarche de pousser ses propres opinions dans ses derniers retranchements pour en faire ressortir toutes les faiblesses, ce que je vous invite à faire.

      Le but n’est pas de faire du pognon mais d’étendre la logique marchande à toute chose, dans une logique de contrôle total. S’ils atteignent leur but, une caste d’esclaves permettra à une autre d’exercer une liberté sans entrave, bizarrement très cohérente avec la pure doctrine luciférienne. « Fais ce que tu voudras sera le tout de la Loi ».


    • ZERO

      Nous sommes au milieu des contradictions capitalistes les plus paradoxales. Le progrès scientifique, appliqué à l’industrie, permettrait potentiellement la production de plus grandes quantités de biens et services " utiles " à tous, réduisant considérablement le temps de travail à répartir entre chaque membre de la société. Les chaînes d’esclavage imposées par le travail salarié pour fournir du profit au capital seraient définitivement brisées.
      Et cela explique pourquoi la bourgeoisie, lorsqu’il s’agit de surmonter le mode de production et de distribution capitaliste, est prête à prendre des bâtons et des gaz lacrymogènes, pour aujourd’hui, et demain beaucoup plus...
      La démocratie "populaire" ou dictature élitiste, est le capital qui commande. Jusqu’à quand ?


  • Qu’il s’agisse d’un film ou d’une émission de télévision, cela fait plusieurs années que je ne regarde plus rien, c’est moche et déprimant. Même les dessins animés récents sont épouvantables, les images défilent à toute allure, les voix sont stridentes et il y a toujours de l’horreur pour faire peur aux gosses "et avec du sexe en plus"... On vit dans une société décadente...


  • Joaquin Phoenix, de son vrai nom Joaquín Rafael Bottom, et crédité Leaf Phoenix dans certains films, a grandi dans une famille d’acteurs. Son père est natif de la Californie alors que sa mère est née dans le quartier du Bronx à New York de parents juifs venus de Russie et de Hongrie. Les parents de Joaquin faisaient partie de la secte des Enfants de Dieu, et déménageaient fréquemment. Il a vécu dans l’Oregon, au Mexique, en Amérique centrale, en Floride et brièvement au Venezuela, pays qu’il quitte avec sa famille à l’âge de 3 ans, à bord d’un cargo, pour rejoindre les États-Unis.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Enfan...)

    Les Enfants de Dieu, connu ensuite sous le nom de La Famille ou La Famille internationale (The Family International), est le nom d’un groupe sectaire créé en 1968. À la suite de la découverte de ses agissements en matière sexuelle — incitation à la prostitution, inceste et pédophilie —, elle a été dissoute en 1978, mais a ensuite poursuivi ses activités sous diverses dénominations.

     

    • Je ne vois pas le rapport avec l’article. Il ne s’agit pas de juger la valeur d’un film au passé supposé de l’acteur principal....


    • @Belouga
      C’est pourtant évident, lisez l’article en entier.
      Le Diable se cache toujours dans les détails...


    • Joaquin Phoenix est également le narrateur de "Earthlings" ("Terriens") qui, sous couvert de dénoncer la souffrance animale, nous a vendu l’idéologie antispéciste. Quand on voit, aujourd’hui, où l’antispécisme veut nous amener, on a vite compris qu’il faut se méfier du personnage.

      @Belouga : arrêtez, par pitié, avec vos "c’est pas le sujet" ! À aucun moment il n’est question, dans l’article, de juger de la qualité d’un film. On n’est pas sur AlloCiné.
      Et puis... tous les sujets se recoupent, il suffit d’avoir les bonnes clés de lecture.
      Dans notre exemple, ce qui ressort de la petite recherche de martin dupont a tout à voir avec le sujet puisque les sévices sexuels traumatisants durant l’enfance sont précisément le mode d’emploi pour obtenir des Jokers à la chaînes.

      Enfin, gardez à l’esprit que les films sont financés, écrits et interprétés par des gens portés par des idéologies et des réseaux. Les films des grands studios ont bien souvent, si ce n’est toujours, une portée idéologique. Ainsi, fouiner dans les biographies explique souvent bien des choses.


  • Je n’ai pas vu ce film mais je le verrai un jour, peut être. Une chose est sûre c’est qu’il y a des affiches partout ! Et quand la promo d’un film est exagérée, c’est rarement bon signe.

    De toute façon le cinéma est malheureusement une pure propagande et faut être sacrément débile pour confondre réalité et science-fiction. Une confusion qui est drôlement constatée chez des ados/jeunes car vivant encore dans l’Œdipe et en l’occurrence en dehors de la réalité. Génération Netflix


  • L’une des origines du joker est tiré du livre " L’homme qui rit " de Victor Hugo

    Salut


  • Arrêtons de faire tout un foin autour d’un film qui est loin d’être un chef-d’oeuvre et qui en plus ne véhicule pas tant d’idées négatives que ça, puisqu’il ne s’en dégage au final pas grand chose.

    La forme est réussie, le fond bof

     

  • je suis collectionneurs de vidéo ( 6/à7000 films )et en ce moment oh chance pour moi , en ce moment je fais les poubelles des Emmaüs , ils balancent toute les k7 vidéo et comme on ne trouve plus d K7 vierges dans le commerce je rampasse tout pour en faire de réenregistrable à l’occasion , et bien j’ai constaté que ce sont tout les mêmes films que je récupère peu de chose originale , mais les films dont on à bourré le crane des gens à coup de pub à longueur de semaine à l’époque des Harry rencontre Sally à la pelle comme les visiteurs , les Stalone , 5 eme éléments mais peu d films comme la grande illusion ou des Pagnol ou encore la collection rené Château et ses bons vieux polars français , les films près cite je les ai trouvés par 20 au moins et cela en en 15 jours comme quoi les films achetés donc vus sont ceux que l’on à indiqués d’achetés au consommateurs comme tout le reste les gens consomment de la merde hollywoodienne et n’ont plus d’autre choix


  • A quand un joker africain ou asiatique pour la prochaine mouture !?

     

  • Un film a plusieurs niveaux de lectures. J’y ai vu le parcours de quelqu’un qui allait mal et a qui personne ne tendait la main et qui a fini par sombrer.
    Mais j’ai bien évidemment tiqué lorsque se pose la question de savoir qui décide ce qui est drôle et de ce qui ne l’est pas. Une critique en l’occurence adressée aux médias.


  • Vous savez, quand on est vraiment fou, c’est très dur de garder simplement le contact avec la réalité et alors généralement ce qu’on fait ne va pas bien loin... Ceux que les gens appellent des fous sont en fait le plus souvent de sales types qui se donnent un genre...


  • Juste une remarque :
    "Gotham City n’est plus la cité néo-médiévale des Marvel Comics, mais elle ressemble à s’y méprendre à nos froides mégapoles inhumaines."
    Gotham c’est chez DC, Marvel est un autre éditeur.
    Et puis Gotham ville néo-médiévale je ne sais pas, elle est surtout calquée surtout le Chicago des grandes années mafieuses, elle a toujours été une mégapole froide et inhumaine.
    Batman, son héros, est un gamin qui voit ses parents se faire flinguer devant lui et qui tourne taré au point de se déguiser en chauve-souris pour éclater du malfrat.

     


  • il semblerait que la presse officielle aux abois n’ait pas du tout apprécié cette sordide mise en scène



    Un peu comme Zemmour donc ! Pas apprécié tout en bénéficiant d’une plus que généreuse couverture médiatique !
    Ces polémiques à mord moi le nœud sont du cinéma, une subtile stratégie marketing consistant à faire passer quelque chose comme subversif tout en lui offrant un énorme tapage publicitaire afin de s’assurer que les masses populaires se précipiteront bien dans les salles de cinéma pour claquer une dizaine d’euros pour poser leur cul sur un siège devant un écran diffusant un truc ’anti-système".
    Les gens du quotidien, impuissants, frustrés...ont soif de vengeance, ont besoin de pouvoir s’identifier à des personnages en révolte, qui se sont émancipés de tout ce qui entrave l’individu normal : absence de peur, libération des codes sociaux et moraux, insoumission, sentiment de toute puissance, capacité d’éluder les systèmes de surveillance et de répression mis en place par la société...tout ceci caresse dans le sens du poil l’ego démesuré de l’individu atomisé et donc impuissant de nos sociétés modernes. Les gens ayant perdu l’instinct et les capacités de l’action collective contre un pouvoir oppressif se nourrissent du fantasme de pouvoir tout seul comme des grands s’opposer au pouvoir.
    Le système n’a absolument rien à craindre de faire l’apologie de ce genre de personnage car dans le monde réel ces derniers ne peuvent que difficilement exister et quand ils apparaissent leurs capacités de nuisance sont toutes relatives, ne pouvant qu’être éphémères, limitées et ne menaçant en rien le système en lui même. Le taux de criminalité pourrait être multiplié par 10 que cela ne dérangerait en rien le système qui prospère sur la corruption des sociétés. Un individu issu du monde réel qui pourrait s’apparenter au Joker est Théodore Kaczynsky (Unabomber). Quel a été son effet sur le système lui même ? Zéro ! L’individu solitaire, atomisé, même si éventuellement entouré de quelques fidèles sbires qui s’amuseraient à tout "niquer" dans un nihilisme assumé est le meilleur allié du système de domination moderne.

     

    • Excellent commentaire.
      Dans le même genre, "v pour vendetta", véritable degueullis d’ingénierie sociale. Cette daube maléfique semble participer au même projet.


    • Tout à fait d’accord ! Il s’agit de jouir du passage à l’acte à l’écran plutôt que de passer à l’acte réellement.
      C’est le même effet que provoque un Mélenchon sur le prolétaire de base qui voit en lui un porte-parole de sa colère, ce qui lui évite de se mettre réellement en colère.
      Les films comme V pour Vendetta canalisent la colère du peuple et c’est diaboliquement efficace.


  • Ce film que je n’ai pas vu m’inspire néamoins, j’irais le voir.

    ... Mais oui, on aimerait autant de passion et de charisme, de volonté et de talant apparament, pour créer un personnage qui ne soit pas maléfique...

    Comme on aimerait des dirigeants qui dirigent... Non qui pillent et méprisent.

    Des banques qui gèrent, non qui spéculent...

    Des artistes ouverts à la beauté, non a l’ego. Ou pire.

    Des médias qui montrent le pour et le contre, non qui excomunient, jugent et ordonnent.

    Des fukushima qui ne nous menacent point d’extinction...
    Des travaux qui ont un sens pratique, non un secteur tersiere qui boufferait le primaire... Voir les statistiques du gouvernement, nous faisant bouffer de la merde en nous obligeant en plus a la promouvoir.
    Des producteurs qui dénichent des talants, non des jouets sexuels
    Des puissants qui protègent des fragiles... Non qui les exploitent, les manipulent... Bref les méprisent.

    Je continuerais toute la nuit...

    Ah si un mot avant d’aller voir ce film apparament pas mal foutu malgré tout. J’en saurais plus bientôt.
    Help !


  • A bien des collègue on voulu que je viennent avec eux, vue le prix du cinéma.. puis la tournure idéologique scénaristique américaine sont trop bondé d’artifice ainsi j’ai dit sans façon je connait la forme et le fond lol quasi c’est mort, du coup j’ai profité du soleil en short torse nue faire le plein Soleil régénérant ;)
    J’aurais bien aimé voir l’analyse d’Alain soral sur cette triade du spectacle.

     

  • #2297414

    Je n’ai rien entendu sur la chauve-souris ! Cette espèce particulière qui représente les grandes fortunes, la vie aisée et mirifique et qui s’attaque exclusivement à ceux qui tentent de survivre virilement en s’écartant forcément des lois par lesquels les puissants enferment et oppriment les perdants et les mal nés de Gotam NY.


  • #2297432

    Dans le Batman de Nolan où c’est Heath Ledger qui incarne le Joker, il me semble qu’il brûle un gros tas de fric, un moment, non ?

    c’est la figure du chaos total

    Bob Mitchum, aussi, dans Cape Fear (Les Nerfs à vif, film réalisé par J. Lee Thompson en 1962), il était une sorte de pré-Joker

    si tu compares avec le remake avec De Niro qu’est pas terrible, la scène avec la découverte de la gamine, y’a une tension sexuelle de ouf

    tu te demandes même comment ils ont laissé passer ça...
    Mitchum, c’est l’incarnation du cool

    j’ai pas vu le dernier, mais Heath Ledger a composé un personnage ultime
    l’interprétation qu’il en a faite, dans le marbre, ma gueule

    et ce qui est dommage, avec ces personnages de super-héros
    c’est qu’il y a un vrai potentiel
    y’a des aspects sombres à explorer, avec du cul, avec de la violence

    mais ils se restreignent à exploiter ça en films pour des gamins
    donc, tu te retrouves avec un mec en collants qui fait des acrobaties
    tous publics, de la guimauve

     

    • @Palm Beach
      Oui, ce passage est timportant dans "The Dark Knight", le Joker brûle sa montagne de fric, et tiens à peu près ce propos : "Vous , les malfrats, il n’y a que le fric qui vous intéresse. Cette ville mérite des criminels d’une autre classe, je vais la lui donner."
      Et lorsqu’il lui ordonne de dire à ses hommes qu’il travaille désormais pour lui :"Je vais te découper en morceaux et tu vas découvrir la réelle loyauté d’un chien affamé".
      Puissant...
      Bref oui, Heath Ledger a laissé quelque chose d’ fort dans ce rôle, mais tout l’intérêt de cet opus réside dans la notion d’équilibre, une chose créant son contraire naturellement...


    • Le remake de Scorsese des Nerfs à vif est effectivement à mon sens le plus mauvais film de Scorsese. C’est du grand-guignol avec un De Niro qui en fait des caisses (et le final est grotesque). Il n’y a que l’immense Nick Nolte qui évidemment se démarque.
      P.S : Personnellement, je ne saurais que trop conseiller de voir ou revoir le deuxième Batman de Burton (Batman, le défi), qui est une réussite totale à tout point de vue. Sombre, drôle, des dialogues savoureux, et avec des interprètes tous aux petits oignons. Sans Joker certes mais avec un Danny DeVito (Oswald Cobblepot / Le pingouin) énorme. Sans oublier Michael Keaton (Batman), Michelle Pfeiffer (Selina Kyle / Catwoman) et Christopher Walken (Max Shreck, clin d’œil hommage au Nosferatu de Murnau). Rien à jeter et le truc n’a pas pris une ride.


    • #2297714

      Palm Beach Post Cult ! « Bob Mitchum, aussi, dans Cape Fear (Les Nerfs à vif, film réalisé par J. Lee Thompson en 1962), il était une sorte de pré-Joker »

      Exact ! Mitchum dans Cape Fear est un fou furieux, couvert de tatouages qui ne cesse de citer la bible. C’est grand, puissant, violent, étourdissant, inquiétant, terrifiant. Finalement, la seule chose qu’on veut voir dans Cape Fear , c’est Mitchum en train de torturée Peck ! Le spectateur se délecte presque de ce sentiment sadique , et cet exutoire est tout à fait captivant … Le Joker semble être une version plus animale, avec une violence moins sourde, moins sublimée mais plus audacieuse . C’est pourquoi je suis prête à me taper 50 bornes pour aller dans le cinéma le plus proche et voir le Joker :-)


    • Ledger, de par sa descente vers la folie.... en est mort.

      Heureusement, il a pu terminer le film... quand on sait tout ce qui se trame à Hollywood... ceux qui s’y intéressent encore et qui fourguent les biffetons, sont complices.

      A quelque part, qui ne dit mots consent... et qui assisté, est un dégénéré.


    • « A quelque part, qui ne dit mots consent... et qui assisté, est un dégénéré. »
      N’hésitez pas à la refaire en français ! :-)


  • Bon c’est un film, ce n’est qu’UN film.
    Faut arrêter de faire des thèses fumeuses sur tout et n’importe quoi.
    Taxi driver, palme d’orisé, n’a pas fait qu’il y a plus de fusillades aux USA.
    On a jamais vu un dépressif déclaré une guerre !
    Ferait mieux de nous faire un article sur un livre de Celine, Balzac ou Rousseau plutôt que palabrer sur un film dont l’unique but est de flatter l’instinct du moment des spectateurs pour faire un maximum de rentabilité.
    J’ai vu un film avec Gabin et Ventura sur Arte la semaine dernière, c’est pas mieux.
    Hormis le jeu d’acteur de niveau Hollywoodien des protagonistes, le son est pourri, l’argot incompréhensible et le scénario indigent.
    Les acteurs ont en permanence une cigarette au bec et les femmes y sont prises soit pour des cruches, soit pour des bonniches.
    Chaque film a son lot de clichés qui colle à l’époque.

     

  • Vu hier soir au cinema : pas plus violent que ca., faut arreter. J’ai un sérieux doute sur le jeu de l acteur. Ceci dit, je ne regrette pas ma sortie non plus.
    Par contre je ne le regarderais pas une seconde fois ; trop lent : et je ne suis pas adepte des films d action pour autant.
    Divertissant.
    Et puis pour ceux qui disent " le mal typique de notre époque demoniaque" ; sachez que ce film, comme vous, n’est qu’un " drame sentimental" et rien de plus ; là est justement l’attrait du film.
    Le film ne se Repose pas sur le petage de plomb mais sur son potentiel.
    Finalzmeht , ce film est peut être même a voir ; tout compte fait.

     

    • #2297551

      C’est vrai aussi ce je vous dites. Ce Todd a voulu faire du « Jokerisme révolutionnaire » mais, là comme ailleurs...


    • Oui oui, après c’est l histoire du joker quoi. Un perso de BD qui a une cohorte de sbires a son service : la frustration libérale dont parle Houellebecq peut faire des adeptes. De toute façon pour qu un sujet ait un sens les repères avec le réel sont obligatoires, et de fait l un peut toujours être assimilé a l autre qui acte dans le reel : donc oui il y a un risque de pseudo- mysticisme d un certain point de vue, mais pas plus que dans Thierry la fronde. Mais d un autre point de vue, Batman et le joker pourraient presque travailler ensemble : les meilleurs ennemis ; ce qui fait d’ ailleurs forcément une bonne histoire riche et complexe dont le talent revient aux créateurs de la BD.


  • L’article vaut bien plus que les commentaires ici....Entre les gens qui critiquent un film sans l’avoir vu et d’autres qui ne vont plus au cinéma de peur de se faire laver le cerveau (par peur, fainéantise ou dogmatisme ?) ce n’est pas comme ça que l’on développe son esprit critique.....

     

  • Je vous conseille d’aller voir ce film. On y voit le mépris des classes dirigeantes envers le peuple qui essaie de survivre. D’ailleurs quand le joker va voir sa psychologue et qu’elle lui dit que c’est la dernière fois qu’elle le voit car
    les aides sociales ont étaient coupées qu’elle allait perdre son emploi et que le joker lui répond "Comment je vais faire pour acheter mes médicaments " ? Et de la commence sa folie . Pour moi ce film représente explicitement la société violente dans laquelle nous vivons

     

    • Oui mais certains vous répondront bêtement que le cinéma est par essence satanique (vu ici) et qu’il ne faut plus jamais aller voir aucun film. Ainsi, on évite de réfléchir et on sombre dans la paresse intellectuelle et dans la lâcheté.


    • Effectivement @Mandark, c’est une approche critique qui est absolument grotesque. Quand j’entends ce genre ce genre de truc, je pense à deux choses :
      1 ) Jacquouille la fripouille et ses « « diableries » (mais là au moins c’est drôle)
      2 ) La ménagère américaine des années 50 voyant débarquer Elvis !
      S’agissant de ce second point, on se dit quand même qu’au niveau du recul critique on n’a guère évolué.


    • @ mandark

      Vous etes un menteur : je n’ai jamais dit cela. J’ai dit que CE film est d’essence satanique, et que hollywood est a proscrire. D’ailleurs, toute personne sensée, qui va au bout de sa logique, le pense.

      Vous, vous n’etes qu’un dilettante, qui n’a rien compris. Ce n’est certainement pas a disséquer le sens des productions talmudique que vous allez comprendre, ça, c’est sur...

      On se justifie comme on peut.


    • Le mensonge n’a rien à voir là-dedans puisque non seulement Mandark parlait des commentaires dans le genre des vôtres en général mais pas de vous seul, et qu’en plus il a parfaitement raison sur le fond. Le meilleur dans ce nouveau sommet est ceci :
      « ... je n’ai jamais dit cela. J’ai dit que CE film est d’essence satanique, et que hollywood est a proscrire. »
      Donc CE film est d’essence satanique ... et Hollywood est à proscrire ! Ça fait donc CE film ... et une quantité astronomique d’autres films sans distinction en l’occurrence !!! Franchement, vous seriez bien inspiré de vous remettre sérieusement en question parce que c’est franchement n’importe quoi.


  • Bonjour à tous !
    Le film est très critique envers les dirigeants, l’élite et les medias. Très gilet jaune avec le peuple qui se soulève contre les gouvernants. (On peux aussi entendre durant le film de nombreux passages radio ou télé d’infos relatant l’ampleur de la crise à gotham city. On croirait entendre Jovanovic dans sa revue de presse).
    Photographie magnifique.
    L’acteur, qu’on aime ou non son style, est assez incroyable.
    J’ai passé deux très bonne heures.
    Merci aussi à Mr Soral pour son travail.
    Courage à nous tous ici bas.

     

  • #2297866

    Vu.
    ce film est totalement nihiliste de A à Z et plonge dans la mystique gochiasse.

    Le Joker est une espèce de Stavroguine américain.

    le film lui accorde toute les autorisations pour embrasser l’ivresse de la destruction salvatrice, par delà Bien et Mal.
    et par extension à tous ceux qui s’identifieront (dans la salle, des applaudissements ont salué la fin du film).

    Spoiler Travesti à cheveux verts qui vit chez sa mère, il rêve de se taper la petite noire forcément subtile, est pote avec un nain qui souffre des brimades de ses collègues beaufs, rêve d’etre un gosse de riche mais dezingue sa mère quand il apprend qu’il n’est qu’un anonyme, mais un anonyme qui a beaucoup souffert snif, alors que lui il a une âme d’artiste, cet incompris au rire unique qui voudrait tellement être un Jamel ou un Gad.

    D’ailleurs ce sont bien « les autres », ces vilains blancs cadres d’entreprise et harceleurs de jolie métisse dans le métro qui l’oblige à se défendre et à devenir lui-même en se libérant des règles sociales absurdes que les riches imposent, comme celle de ne pas flinguer autrui. Fin du Spoiler.

    le joker est la justification du mépris métaphysique sans limite comme souverain de soi-même. C’est à dire la véritable liberté enfin débarrassée de l’hypocrisie et qui se manifeste par le meurtre comme preuve d’être vivant.
    et apparement beaucoup tombent dans le panneau de l’illusion qu’il y a une quelconque justice là dedans.

    Le plus drôle, est que même les wesh wesh lui petent la gueule en ouverture du film.

     

    • Je pensais que le film serait encensé par les gauchistes, éternellement fascinés par tout ce qui se marginalise et se victimise, mais le film est bien plus que ça.... et finalement, les critiques de cinéma et toute la gauche déteste ce film. Votre interprétation, bien que comportant certains éléments de vérité, est de mauvaise foi.

      spoilers Un clown n’est pas un travesti. Il n’a pas les cheveux verts. Il rêve de se taper la première femme qu’il croise et qui ne l’ignore pas complètement. Il rêve d’avoir un père, tout simplement. Elevé par une un mère célibataire mentalement instable et sans modèle masculin, il s’invente, comme beaucoup de garçons dans la même situation, d’abord un père virtuel (le présentateur télé) et ensuite, il est très déçu quand il réalise que celui qu’il pensait être son père ne l’est pas. C’est humain. Oui il veut être artiste et célèbre, mais vu son milieu social et le foyer complètement instable dans lequel il a du se construire (adoption, mère folle, père absent et beau père violent, violence physique étant enfant, pauvreté...), pas étonnant qu’il n’aspire pas à devenir chercheur en biologie cellulaire, ou comptable. Il s’est manifestement créé un monde imaginaire, pour échapper à la réalité et survivre.
      J’avoue que les cadres blancs qui agressent la jolie métisse est une scène improbable, mais le fait qu’ils s’acharnent sur un marginal comme lui me semble possible. On sait que les traders et autres loups de Wall street peuvent être de belles ordures, surtout avec un peu d’alcool.

      Critique des élites, des beaufs, de la masse, critique des inégalités, de l’hypocrisie des médias, de la vie en mégalopole, de l’incivisme grandissant, de la notion de privilège blanc, conséquences de l’effondrement des services sociaux ... tout ça, vous n’en parlez pas. On n’est pas dans un énième film qui nous raconte l’histoire d’un noir qui s’est fait mettre en prison à tord, on est dans un film qui montre le mépris des classes dirigeantes pour le peuple et la réaction d’un goy blanc, lui aussi imparfait.


    • #2298148

      @ Elisa
      n’importe quoi.

      pour commencer, j’attends que vous démontriez ma mauvaise foi. Mon crime de pensée.

      si c’est un travelo. Un sensible victime de la vilaine société etc etc...Vous avez besoin que tout clignote et de dialogues très lourds pour le saisir. De même il ne rêve pas de se taper la 1er femme qui lui accorde de l’attention, il en bave façon looser frustré metoo, ,etc, etc... une mise en scène réussie consiste en subtilités et circonvolutions qui se révèlent dans le temps. Et ici tous les codes anti peuple sont concentrés dans le Joker, en creux, de manière inversée (énième renversement de valeurs) afin d’emporter l’assentiment qu’au fond ce n’est pas de sa faute. C’est Un tour de passe passe grossier pour donner à ceux qui n’y avaient pas encore droit un statut victimaire.

      il n’y a aucune critique des élites, tout est binaire. L’ensemble est une symphonie grossière nihiliste dont le propos essentiel consiste à affirmer que les principes d’une Société équilibrée ne sont pas seulement impossibles mais qu’ils sont hypocrites, et que par conséquent le mal, le bien, le rire ou le meurtre etc... tout se vaut puisque rien n’a de sens. Seule compte l’absolue subjectivité, la véritable authenticité.

      Difficile de vous répondre sur tous les points ici mais par ex : vous voyez en Murray (De Niro) un père de substitution. Vous vous trompez, c’est une idole, un dieu de substitution, tout le contraire d’un père. Et lorsque celle-ci le rejette parce qu’il est objectivement nul, il veut d’abord se suicider. Il est le consommateur par excellence qui se gave d’illusion jusqu’à réaliser qu’il a fait fausse route par complaisance au lieu de s’inscrire aux cours du soir de chimie (puisque ca vous intéresse). S’il était ce goy blanc qui vous fascine tant, il aurait peut-être pu saisir enfin la chance de montrer quelque chose plutôt que de choisir le meurtre. Ça c’est totalement nihiliste : rien n’est vrai, rien n’a de sens, seule vaut la performance subjective absolue ie le mépris métaphysique, le ressentiment. Sans compter que De Niro est l’archétype du mâle blanc de plus de 50 ans, ça non plus vous ne l’avez pas vu.

      vous faites une lecture racialiste et vous le reconnaissez vous même. En fait ce qui vous plaît c’est que la victime ne soit pas un quota mais un blanco, ce qui fonde votre identification.

      c’est d’ailleurs ce qui fait enrager la goche à propos de ce film : si ç’avait été une minorité, chef d’oeuvre !


    • @Les Dieux Ont Soif : je n’ai pas parlé de "crime de pensée"... j’ai simplement l’impression que vous avez regardé ce film avec une opinion toute faite avant de le commencer.
      Je me permets d’insister : un clown n’est pas un travelo. Pour la culture, j’ai fait la recherche, et il n’est pas inintéressant de savoir que le clown est un personnage qui représente bien la plèbe, la paysannerie (je vous laisse lire l’article wikipedia pour un résumé sur le sujet). Le clown était engagé par les cirque pour divertir les spectateurs entre les numéros. C’était souvent des garçons de ferme, qui ne savaient pas monter, et qui portaient des habits de paysan ridicules.
      Vous dites que c’est un "sensible".... Vocabulaire digne d’une certaine droite identitaire façon Raptor. Des jeunes cons qui comme tous les jeunes cons, sont tout-puissants, parce que pas encore pris de baffes.
      "Victime de la vilaine société"... Et ? Les gilets jaunes le sont aussi. Vous allez me dire quoi ?
      "il bave façon loser frustré" : on est d’accord, ce perso n’est pas un Homme avec un grand H... mais comme je disais, il n’a pas eu de modèle masculin pour se structurer. Du coup, il passe de victime totale à bourreau totale. Classique. Un autre point que j’aime bien dans le film, puisque le film met bien l’accent sur l’absence de père, et la destruction du père est à l’origine de beaucoup de problèmes dans notre société. (Les jeunes de banlieue issus de foyer monoparentales ont trois fois plus de chances de faire de la prison blablabla...)
      Il y’a un point qui revient souvent dans les commentaires : c’est "le film montre que c’est pas de sa faute".... donc tout film ou série qui montre comment la conjonction de conditions familiales et sociales donnent naissance au mal excuse le mal ??? Je pense à l’excellent série "Mindhunters". Le FBI refusait toute recherche sur les tueurs en série parce que ce sont des monstres et que ça reviendrait à les excuser... Le Joker m’a fait penser à un autre film que je trouve très sous-apprécié ; Chute Libre avec Michael Douglas. Excellent film sur un homme normal et banal (et non marginal comme le Joker) qui a suivi toutes les règles et qui sombre dans la violence. Ce film serait donc aussi un plaidoyer pour la violence ?


    • Je ne vois pas en quoi le film est anti-peuple. Si vous faites partie de ceux qui fantasme le peuple ; qui le voit comme un ensemble d’êtres parfaits, alors là oui. Il y’a ci-dessous un commentaire d’un dénommé Ezra qui exprime parfaitement ce que je pense. C’est tellement bien dit que je le reprend : "Les clowns du film offrent un parallèle intéressants avec nos gilets jaunes qui sont méprisés par les "winners cosmopolites" de la finance globalisée et leurs laquets dans les médias aux ordres et le divertissement pour "losers grand-remplacés".
      Thomas Wayne c’est Attali-Rothschild qui prend les goys/français pour des cons depuis 40 ans (1981) en démolissant le système social et les hôpitaux et en faisant du business en vendant les fleurons français à la découpe (Alstom, Technip...).
      Ce Joker nous dit à tous quelque chose de simple : Si un seul d’entre nous dans ce pays avait eu les couilles de mettre une balle dans la tête à Botul, Glucksman et Attali, nous n’en serions pas là.
      Le nihilisme actif de ce Joker est un "vouloir vivre" dans une société profondément malade. Détruire ou être détruit par le monde moderne.
      Dans ce Gotham City, au final c’est le "fou" fragile et marginal qui devient le plus lucide au prix d’un changement radical pour éviter le suicide.
      Toute proportion gardée, j’ai l’impression de saisir un peu plus une partie de ce que pourrait être le processus mental des néo-islamistes radicaux.
      Très bon film."
      Je ne vois pas comment vous arrivez à la conclusion que le film fait l’apologie du subjectivisme. Le Joker parle en effet de ça dans son discours sur le plateau, mais ce passage vise justement à montrer qu’il a sombré dans le mal.
      Quand à De Niro, très important... oui c’est un viol homme blanc (il est inspiré des talk-show genre Letterman aux US). Le problème n’est pas qu’il le rejette parce qu’il est nul, le problème est que façon Simon Cowell dans "X factor" et autres "American Idol", il exploite ses illusions, sa nullité. On l’appelle pour lui dire que le public l’adore pour qu’il vienne se ridiculiser gratuitement à la télé. C’est ça qui est monstrueux, et qui est un ressort constamment utilisé à la télé aujourd’hui.
      Je ne fais pas une lecture uniquement racialiste, mais c’est un critère qui a son importance dans le contexte actuel. Quant aux cours de chimie, vous êtes de ceux qui pensent que si vous étiez né à Sarcelle dans une famille de 8 qui vit en HLM, vous, vous auriez fait médecine ?


    • Il y a des résumés sommaires qui en disent long sur ceux qui les font. Loin d’interpréter ou d’analyser quoique ce soit, il faut d’abord être capable de rapporter ce qui est présenté et pas ses propres lubies.

      Le personnage principal est bien présenté comme une victime, et cela va crescendo à tel point que ça en devient insupportable pour le spectateur qui perd toute notion de jugement du bien ou du mal. Cette surenchère pourrait sembler exagérée, mais elle est habilement rendue crédible par le réalisateur. Celui-ci a bien fait de ne pas plus développer les abus subits par l’enfant, laissant au spectateur un boulevard de possibilités encore plus insupportables à gérer.

      Arthur Fleck devient bien malgré lui le Joker (nom qui lui est imposé en public comme un label), et Bruce Wayne trouve sa place dans cette boucle infernale.

      Tout ceci est résumé dans le titre du Talk-show : "That’s life", c’est la vie ! Libre donc à chacun d’en tirer les conclusions qu’il voudra.


  • Les films c’est comme les religions. Si c’est expliqué à des gens intelligents, mesurés et capables de discernement, quelque soit le message, c’est pas grave et ça fait réfléchir. Mais si c’est vu par des abrutis, soit 95 % de la population (je suis large), ben fatalement c’est une catastrophe.


  • Vzêtes tous bien gentils ( et intarissables) avec vos commentaires. .. Juste vous oubliez que le rôle permanent d’hollywood est de véhiculer les valeurs du Talmud, et ce quel que soit le support et sa qualité cinématographique objective. Un support efficace, toujours dans la tendance du moment, toujours dans la symbolique.. À savoir : vengeance et rédemption sanguinaire. Quel que soit le support je vous dis.

     

    • Certains s’en accommodent fort bien, faut croire...

      Des faux-culs, pratiquant la dissidence a temps partiel, qui ne veulent pas faire les sacrifices et ainsi s’extirper de la matrice.

      L’intérieur cuir ne concerne pas que les voitures, ça englobe tout. Certains semblent ne pas vouloir le comprendre, mieux, ils protestent, et leurs protestations ressemblent furieusement au lingo "d’en face"... relisez les commentaires, c’est presque drole : tout y est...

      A tout le moins, ça permet de savoir a quoi s’en tenir, et de savoir qui sera fiable, le moment venu...


    • « Des faux-culs, pratiquant la dissidence a temps partiel, qui ne veulent pas faire les sacrifices et ainsi s’extirper de la matrice. »
      Au vrai dissident à temps plein : la majorité des gens ne sont pas aussi fragiles que vous. Quant au numéro d’autosatisfaction narcissique en mode je suis un dissident (on y croit !), on reste dans la même veine que le choix du pseudo. Vous pourriez au moins pu essayer d’être drôle en nous narrant votre projet de super-héros de la dissidence contre le grand Satan. Quel pourrait-il être ? Prendre d’assaut Hollywood avec une petite épée en bois et des diatribes rétrogrades et fumeuses plein la bouche ... tout en citant Matrix (oups) ?! :-)


    • « Vous pourriez au moins essayer d’être drôle ... »


  • J’ai vu les bandes annonces et des extraits en streaming et ce film a effectivement l’air excellent ! Il semble bien décrire la société marchande en pleine dégénérescence des centres villes et de que ce système de chose dans lequel on vit actuellement peut finalement produire de mieux.

    Après, c’est peut être le type de film ou il y a plusieurs niveaux de lecture mais rien n’oblige à être en phase avec tel ou tel aspect, ce qui n’empêche pas d’en profiter comme un bon divertissement.

    Non mais parce qu’à lire certains commentaires, on croirait voir des curés (ou imams/rabbins, c’est du pareil au même de toute manière) qui souhaite tout criminaliser et tout interdire au nom d’une "morale" !
    D’ailleurs si ce film est si violent, alors que penser du Shining de Kubrick avec l’extraordinaire Jack Nicholson (aussi le Joker de 1989 d’ailleurs) faut t’il "l’interdire" ??

     

  • Depuis qu’on a inventé la critique cinéma les gens se croient intelligents ; ils pensent même développer leur esprit critique. Or on sort toujours plus bête d’une salle de cinéma que lorsqu’on y rentre.
    A tous les entendre, si l’on ne va pas voir ce film on rate clairement quelque chose. Au mieux, c’est divertissant... je veux bien le croire car pendant que tu bouffes tes pop-corn tu ne penses certainement pas à fomenter un coup d’état ou à mener une révolution anti-bourgeoise. Donc le coup du film "hyper-critique" sur la société... c’est juste comique.

    Un film produit par des millionnaires, réalisé par des millionnaires, joué par des millionnaires, diffusé et promu par des millionnaires qui viennent nous pondre une critique acerbe sur le système capitaliste... Mais bien sûr ! En réalité ils ne font qu’esthétiser notre époque laide et vulgaire. cela fonctionne, certains crient au chef-d’oeuvre voire au génie.
    Dans sa démesure le joker incarne en fait subtilement tout à chacun : la frustration, le manque de reconnaissance, l’ambition etc. Le gueux s’identifie, il est enfin représenté au cinéma... par un clown sociopathe. Belle prophétie. Triste époque.

    Bref, s’il suffisait de mâcher du chewing-gum pour prétendre à la radicalité, ça se saurait.

     

  • Par son anarchisme le joker de Ledger est simplement meilleur, plus profond que l’autre guignol en manque de célébrité !

    T’en as un qui veut abolir l’argent en coulisses tandis que l’autre rêve de faire le clown sur le devant de la scène.
    Le premier stipule que le chaos absolu est préférable au chaos capitaliste alors que le second rêve de s’y intégrer. Qui est le révolutionnaire, qui est la fiottasse... y’a pas photo.

    Avec le premier, tu veux abolir le système, avec l’autre tu veux juste t’en venger comme une petit gamin... conscience révolutionnaire ou conscience narcissique... faut choisir.

     

    • Evidemment mais le Joker de Ledger atteint de folie chaotique, qui méprise cette société sans valeurs et qui est selon lui "comme un chien qui cours après une voiture, à savoir qu’il ne sait pas ce qu’il en ferait s’il l’attraperait" n’est pas né ainsi.

      Personne ne naît haïssant le système, ça passe forcément par des désillusions des déceptions des chocs...
      Le Joker de Phoenix n’est pas fou,il lutte de toutes ses forces malgré son handicap pour ne pas se laisser écraser par la société mais les agressions, les moqueries et les déceptions le ramènent toujours à sa triste vie ou il n’a que sa mère... Jusqu’au point de non retour ou une fois de plus moqué et agressé, il réagit et tue pour la première fois.
      C’est le début progressif d’une nouvelle vie bien symbolisée par la scène ou il s’enferme dans le frigo tel un cocon ...

      Après s’être débarrassé de sa mère,son unique lien avec les vivants, Il devient ainsi ce joker symbole du chaos qu’il provoque sans même le vouloir comme cette scène dans le métro aérien ou il enlève le masque de clown d’un manifestant provoquant ainsi bagarre générale et 1 mort au passage,..
      Lui même le dit dans le film lorsque le présentateur de l’émission Murray lui demande si son déguisement de clown est lié au mouvement de révolte "anti-riche" de Gotham dans lequel les gens portent tous des masques de clowns , il répond que non, que lui ne croit en rien....( alors qu’il est lui même le créateur involontaire de ce mouvement CHAOTIQUE qui a pris forme lorsqu’il tua 3 jeunes traders de wall street en légitime défense, devenant bien malgré lui le symbole de la lutte des habitants de Gotham contre le capitalisme).

      On le voit sombrer définitivement dans la folie sur la fin du film , j’ai vraiment été bluffé par le jeu de Phoenix car j’ai rarement vu des yeux et un sourire personnifier autant le folie que dans cette dernière scène...

      Pour finir je dirais qu’à partir de cette scène il devient le Joker que l’on connait n’ayant pas les mêmes buts que les criminels classiques, donc impossible à cerner et donc mortellement dangereux...ET donc le Joker de Ledger peut pour moi parfaitement être la suite du Joker de Phoenix


  • Résumons : ce que produit le système mondialiste est infect... sauf les films qui nous plaisent, j’ai bon ?

     :-)

     

    • Non, vous avez encore tout faux, et ce pour la simple raison que votre énoncé de départ est unilatéral, mais c’est logique puisque vous vous servez la soupe tout en étant un piètre cuistot ! Le cinéma, et en l’occurrence ici sa locomotive mondiale à savoir le cinéma américain, est capable de produire le meilleur comme le pire. Que vous ne soyez même pas capable d’intégrer cette considération simple, de bons, et accessible même à une intelligence très moyenne, en dit plus long sur vous que sur les autres. C’est juste pathétique. Pensez à boire un verre d’eau de temps en temps, reprenez votre souffle et redescendez un peu.


    • « Que vous ne soyez même pas capable d’intégrer cette considération simple, de bon sens, et accessible ... »


  • En réalité quasiment toute la critique institutionnelle encense ce film. Aller lire les critiques Télérama, etc... 5 ou 4 étoiles partout, les bobos l’adorent et le prenne pour un film anti Trump. D’ailleurs je suis aller le voir et il y a dans les manifs insurectionnelles de clowns un panneau avec un type âgé blond qui ressemble étonnament à The Donald ! Ce film est nul à chier...je me suis emmerdé comme un rat mort. Et les fous rires incessants de l’acteur principale sont insupportables. Dire qu’il y a des gens qui comparent cet étron cinématographique à du Kubrick genre Orange Mécanique... À mourir de rire.


  • Film vu hier, un peu long à se mettre en place mais qui fait passer tout un tas de messages intéressant. Notamment une position clairement pro-patriarcale qui montre les dégâts d’une éducation sans père.
    Le joker vit avec sa mère un peu timbrée et passe son temps à rechercher l’identité de son vrai père. C’est d’ailleurs le mensonge de sa mère qui le fera partir complètement en vrille.
    Film intéressant avec pas mal de messages qu’il faut digérer lentement.


  • Excellent film, éminemment politique. Le personnage principal en fait des tonnes mais c’est la société qui l’a mis au monde qui est dénoncée.


  • j’ai vu le film hier...effectivement il m’est bien en perspective ce que les mégapoles génèrent de fous et de psychopathes...ces talks show debilent qui symbolisent assez bien les médias, la société du mensonge et de la consommation à outrance mais il y a qque chose de nouveau, le bouc émissaire est dorénavant le riche ("kill the rich") qui profite sans aucune compassion du système et méprise le pauvre, il faut aussi tuer leurs supplétifs ou successeurs , comme ces 3 jeunes cons bien propres sur eux (symbolisés par les 3 meutres du début) qui équivalent à nos bobos parisiens finalement...c’est un film est très dur avec la société actuelle mais ne nous y trompons pas il est aussi le système ...


  • Cher Patrice, je trouve votre critique intelligente, structurée et rationnelle mais au final soporifique, paralysante et mortifère.
    Les clowns sont des hommes-limites. Loin d’être de simples amuseurs, ces bouffons cérémoniels ont comme fonction de rendre manifeste le censuré, le refoulé, le censuré.
    Figures de déstabilisation, ils opposent la démesure insensée à l’ordre gouverné par la raison, et par là, introduisent la confusion dans l’ordonnance des codes et la condition des êtres.
    Par leurs actes, ils sont capables de déclencher une étincelle salvatrice dans les consciences pétrifiées par des années de domestication.
    En vérité, et au-delà des apparences ou des financements, ce sont des coups de tonnerre, des éveilleurs souvent inconscients.
    Peut-être n’ont-ils pas le recul critique nécessaire qui pourrait justifier ou motiver leurs accès de folie, mais au moins acceptez qu’ils aient le sursaut vital et intuitif qui les poussent à crier qu’ils existent.
    "Heureux soient les félés car ils laisseront passer la lumière" disait Audiard.
    Le Christ n’a-t-il pas lui aussi transgressé l’ordre corrompu ?
    Je vous le dit Patrice, le clown, c’est la culture de la vie.

     

    • #2301323

      Merci pour ce commentaire qui me tance un peu ;)

      Il est difficile de pondre une analyse en quatre, trois, cinq ou six feuillets dans un contexte où le déroulé de la pensée est souvent en contradiction avec l’acte de communiquer à autrui des impressions, des ressentis ou une vision d’un épiphénomène.

      Quoi qu’il en soit, la société mortifère du spectacle (c’est elle qui est mortifère) met en scène tous les clowns de ce monde afin de nous distraire de « nous-mêmes » et pour introduire un peu de distorsion cognitive dans le « grand cirque ordinaire de l’ordo marchand ».

      Nous sommes tous un peu fêlés après tout, comme vous le dites si bien ...

      toutefois, l’explosion du refoulé n’est pas toujours une solution si libératrice qu’il n’y parait au premier coup d’oeil ...

      Une chose importante que je retiens de ce film glauque, mais dont je n’ai pas fait mention, c’est la crise sociale inéluctable causé par la PERTE symbolique de l’autorité PATERNELLE.

      Les hommes sont désorientés puisque privés de tous repères émotionnels, symboliques ou éthiques.

      Il ne subsiste que la « loi de la jungle » en bout de ligne, dans un contexte où les opérateurs des marchés financiers tentent de sauver leur mise, d’engranger un maximum de profits et d’investir dans des actifs tangibles avant que TOUT s’effondre, une fois pour toute.


    • Merci pour votre réponse :)
      Encore une fois, vous avez tout à fait "raison" dans vos analyses.
      Ce que j’ai voulu faire sentir à travers mon message, c’est la nécessité de l’acte instinctif, irréfléchi.
      J’oserais presque inné.
      Autrement dit, celui qui vient directement du coeur, sans passer par le filtre de la raison.
      Les sans-filtres de nos jours : ce sont les enfants, les "fous", les animaux.
      Lorsque l’on sait bien les écouter, ceux-ci nous montrent le bon chemin, préviennent de la présence d’un danger, d’une corruption.
      Voici une "loi de la jungle" qu’il serait bon de réapprendre.
      La plupart du temps nous les voyons comme des espèces inférieures, qu’il faut domestiquer voire interner.
      C’est la même attitude que nous avons vis à vis de la nature.
      On coupe, on taille, on débroussaille, on clôture, on désherbe, on tond, on rase, on domestique.
      Comme j’ai hâte que le prix du pétrole monte si haut que l’on ne puisse plus contenir la puissance de la forêt primordiale.
      Que bientôt percent les pissenlits et coquelicots à travers les asphaltes, ces oppressions bitumineuses qui engendrent le glauque.
      Et cette chape qui recouvre nos villes est la même qui étouffe nos âmes.
      C’est du "Francis Cousin" ce dont je vous parle :)
      C’est aussi la foi dans l’équilibre des principes qui est inscrit dans la nature.
      Alors vive la jungle !


  • Hum... Je n’avais pas vu un film aussi poignant depuis V for Vendetta en 2005.
    Cela fait longtemps que je ne vais plus au cinéma lassé par les Purges d’Halloween aussi ennuyeuses qu’inutiles ou les tentatives d’inversion du bien et du mal comme pour la Maléfique de Disney. Mais nous avons là en effet un chef-d’oeuvre, et c’est si rarement le cas pour Hollywood qu’il faudrait peut-être s’en méfier.

    Todd Phillips et son équipe arrivent à planter un décor tout à fait crédible à l’histoire à demi-branlante du Joker. Les fameuses Purges illogiques des années précédentes deviennent à tout fait crédibles s’il s’agit de se débarrasser des riches plutôt que de s’entretuer entre pauvres, la frontière entre le bien et le mal est totalement évaporée tant et si bien que le spectateur se met machinalement du côté du Joker lorsque celui-ci passe à l’acte. Ce film est d’une efficacité diabolique et sort dans un contexte mondial assez chaotique.

    A l’instar des autres Brave New World ou 1984, tous des oeuvres de membres de l’élite mondiale systématiquement étudiées dans le système scolaire sans aucun effet, on peut se demander à qui profiterait réellement le chaos !


  • La gauche bourgeoise panique quand même à propos de ce film quand elle soupçonne qu’il peut réveiller les gens a penser une lutte de classe. https://www.youtube.com/watch?v=bUf...


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