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L’Anti-Defamation League dans la société américaine, ou la Pravda de l’Empire

À notre époque, il existe sûrement peu d’organisations qui terrorisent autant les Américains influents que la Ligue anti-diffamation (Anti-Defamation League, ADL) du B’nai B’rith, un organe central de la communauté juive organisée.

Mel Gibson était l’une des stars les plus populaires à Hollywood et son film de 2004, La Passion du Christ, l’un des plus rentables, quand l’ADL et ses alliés ont détruit sa carrière. Il a par la suite fait don de millions de dollars à des groupes juifs pour retrouver une partie de son statut public. Rupert Murdoch est un titan de l’industrie médiatique, mais lorsque l’ADL a critiqué une caricature parue dans l’un de ses journaux, il a présenté ses excuses personnelles à cette organisation.

 

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Mary Phagan, la fille de 13 ans violée et assassinée par Leo Frank, dont l’héroïsation est l’acte fondateur de l’ADL

 

Les rédacteurs en chef de The Economist ont dû retirer une caricature analogue lorsqu’elle tomba sous le feu de l’ADL. Le milliardaire Tom Perkins, célèbre capital-risqueur de la Silicon Valley, a été forcé de s’excuser du fond du cœur après avoir été critiqué par l’ADL pour son vocabulaire dans une chronique du Wall Street Journal. Tous ces individus fiers de leur puissance ont dû être profondément mécontents d’avoir été forcés de demander un pardon aussi humiliant, mais ils l’ont fait. La liste des pénitents de l’ADL est très longue.

Compte tenu de la réputation effrayante de l’ADL et de ses activistes toujours sur le pied de guerre, beaucoup de mes lecteurs s’attendaient à ce que mon petit webzine soit complètement anéanti lorsque j’ai lancé ma série d’articles controversés au début du mois de juin de cette année, en commençant par un éloge de l’historien David Irving, depuis longtemps diabolisé par l’ADL. Pourtant, absolument rien ne s’est passé.

Au cours des trois mois suivants, mes articles se sont attaqués à presque tous les sujets défendus avec acharnement par l’ADL et ses laquais, à tel point qu’un journaliste sympathique m’a rapidement surnommé le « Kamikaze de Californie ». Pourtant, malgré mes 90 000 mots et les 13 000 commentaires qu’ils ont suscités, le silence persistant de l’ADL restait assourdissant. Entre-temps, mes articles furent lus plus d’un demi million de fois. Voici une liste des articles les plus provocants :

- « La Pravda américaine. Briser la barrière médiatique », 24 octobre 2016 (2 500 mots, 211 commentaires)
- « La Pravda américaine. Comment la CIA a créé le concept de théorie du complot », 5 septembre 2017 (2 016 mots, 485 commentaires)
- « The Remarkable Historiography of David Irving », 4 juin 2018 (1700 mots, 570 commentaires)
- « La pravda américaine : l’assassinat de JFK 1/2 – Que s’est-il passé ? », 18 juin 2018 (4 800 mots, 1219 commentaires)
- « La pravda américaine : l’assassinat de JFK 2/2 – Que s’est-il passé ? »
, 25 juin 2018 (8 000 mots, 985 commentaires)
- « American Pravda : Oddities of the Jewish Religion », 16 juillet 
2018 (7 800 mots, 1 637 commentaires)
- « La Pravda américaine. La révolution bolchevique et ses conséquences », 23 juillet 2018 
(6 900 mots, 913 commentaires)
- « La Pravda américaine. La nature de l’antisémitisme », 30 juillet
 2018 (5 500 mots, 666 commentaires)
- « La Pravda américaine. Les juifs et les nazis », 6 août 2018 (6 800 mots, 554 commentaires)
- « La Pravda américaine. Le déni de l’Holocauste », 27 août 
2018 (17 600 mots, 2 323 commentaires)
- « American Pravda : 9/11 Conspiracy Theories », 10 septembre 2018 (11 000 mots, 2 355 commentaires)

 

Lorsque la colère divine oublie de frapper un hérétique et que les terribles gardiens de la bien-pensance semblent avoir soudain perdu le goût de la bataille, d’autres hérétiques ne tardent pas à en s’en apercevoir et à s’enhardir. Les principaux sites pro-russes et libertariens tels que Russia Insider et LewRockwell ont republié certains des articles les plus controversés de ma série « American Pravda », attirant ainsi l’attention d’un public plus large sur mes affirmations factuelles. Après la conclusion de ma série, j’ai commencé à ridiculiser la pusillanimité de l’ADL, en publiant une courte rubrique intitulée « L’ADL se cache-t-elle ? », qui a conduit l’intrépide Paul Craig Roberts à me qualifier de « l’homme le plus courageux que je connaisse ».

Apparemment, la combinaison de tous ces facteurs a fini par devenir trop inquiétante pour l’ADL et, sortant de leur cachette secrète, ses militants ont enfin publié une condamnation courte et plutôt molle de mes écrits, qui ne m’impressionne guère. Il y a quelques jours, ils ont tweeté leur déclaration, avec une photo de leur nouvel ennemi.

« L’homme d’affaires californien Ron Unz finance depuis longtemps des militants anti-israéliens. Il embrasse maintenant le #antiSemitism hardcore, nie l’Holocauste et prétend que des Juifs dirigent les médias et vénèrent Satan. » En savoir plus auprès de nos experts — ADL (@ADL_National) October 8, 2018

L’ADL peut s’enorgueillir d’un budget annuel de 60 millions de dollars et de plusieurs centaines d’employés à plein temps, mais ses compétences en matière de recherche semblent faire cruellement défaut. Ils entament leur réprimande en me dénonçant comme un « militant anti-immigrés » notoire. Voilà qui est étrange, puisque j’ai publié environ un quart de million de mots sur ce sujet controversé au cours des vingt-cinq dernières années − tout cela entièrement consultable en ligne − et que mon point de vue n’a jamais été caractérisé de cette façon.

 

 

Pour ne citer qu’un exemple, mon article intitulé « La Californie et la fin de l’Amérique blanche » a été publié en 1999 dans Commentary, la publication phare de l’American Jewish Committee, et quiconque le lira sera extrêmement étonné par la description de l’ADL. Quelques années auparavant, en octobre 1994, j’étais l’un des principaux orateurs de la manifestation pro-immigrants au centre-ville de Los Angeles, un rassemblement politique de 70 000 personnes qui reste à ce jour le plus important de ce genre dans l’histoire américaine.

 

 

Au cours de ces années, mes activités politiques ont fait l’objet de plusieurs milliers d’articles dans les médias grand public, dont une demi-douzaine d’articles en première page du New York Times. Ces articles fourniraient un tableau similaire, à l’instar de celui du New Republic chroniquant mes succès en Californie. De plus, mes points de vue sur les immigrés n’ont pas beaucoup changé au fil des ans, comme le montrent mes articles plus récents tels que « Le mythe du crime hispanique », « L’immigration, les Républicains et la fin de l’Amérique blanche » et « Une grande entente sur l’immigration ? ». Les intrépides enquêteurs de l’ADL devraient peut-être se familiariser avec un nouvel outil technologique puissant appelé « Google ».

 

 

Je ne suis pas davantage impressionné lorsqu’ils me reprochent de m’être appuyé sur les écrits d’Israël Shahak, qu’ils qualifient vicieusement « d’antisémite ». Comme je l’ai souvent souligné, mon incompétence totale en araméen et en hébreu me contraint à m’appuyer sur la recherche des spécialistes, et le regretté professeur Shahak, un universitaire israélien primé, est une excellente source. Le célèbre linguiste Noam Chomsky avait loué ses travaux pour leur « érudition exceptionnelle », et nombre d’autres intellectuels très en vue, comme Christopher Hitchens, Edward Saïd et Gore Vidal, avaient été tout aussi généreux dans leurs éloges. De plus, l’un des coauteurs de Shahak était Norton Mezvinsky, un universitaire américain spécialisé dans l’histoire du Moyen-Orient, dont le frère et la belle-sœur ont servi au Congrès et dont le neveu a épousé plus tard Chelsea Clinton. Et autant que je sache, presque aucune des affirmations de Shahak sur le Talmud ou le judaïsme traditionnel n’a été directement contestée, alors que la disponibilité en ligne de son premier livre permet à ceux qui sont intéressés de le lire facilement et de décider par eux-mêmes.

 

 

L’ADL m’a également dénoncé pour avoir pris au sérieux les théories d’Ariel Toaff, un autre universitaire israélien. Mais le professeur Toaff, fils du grand rabbin de Rome, figure parmi les plus grandes autorités scientifiques au monde dans le domaine de la communauté juive médiévale. Avec ses étudiants doctorants et d’autres collègues, il a consacré de nombreuses années à étudier ces questions, en s’appuyant sur une grande quantité de sources primaires et secondaires produites dans huit langues différentes. J’ai trouvé son livre de 500 pages tout à fait convaincant, à l’instar du journaliste israélien Israel Shamir, et je n’ai vu aucune réfutation crédible.

Il se peut que les conclusions de tous ces éminents universitaires et intellectuels ne soit pas intégralement correctes, et que je me trompe en les acceptant. Mais pour m’en convaincre, il me faudrait quelque chose de beaucoup plus substantiel qu’une condamnation de principe en quelques paragraphes dans un article anonyme de l’ADL, dont l’auteur, pour autant que je sache, n’est peut-être qu’un jeune stagiaire ignorant.

Cela mis à part, le reste du catalogue de mes nombreuses positions hérétiques dénoncées par l’ADL m’a semblé relativement exact, bien que présenté de manière plutôt hostile et péjorative et sans renvois hypertextes à mes écrits. Mais même cette énumération décousue de mes transgressions mortelles était incomplète, car l’ADL a curieusement omis d’inclure la mention de certaines de mes affirmations les plus controversées.

 

 

Par exemple, les auteurs ont exclu toute référence à ma discussion sur le partenariat économique parfaitement documenté entre nazis et sionistes dans les années 1930, qui a joué un rôle crucial pour jeter les bases de l’État d’Israël. De même, l’ADL a évité de mentionner les près de 20 000 mots que j’ai consacrés aux preuves que le Mossad israélien avait joué un rôle central dans l’assassinat de JFK et dans les attentats du 11 septembre. C’est bien l’une des rares fois où l’ADL a oublié de lancer l’accusation de « théoricien du complot » à l’encontre d’un adversaire qu’il aurait pu si facilement dénigrer de cette façon. Il a peut-être estimé que les preuves que j’avais fournies étaient trop solides pour pouvoir être contestées efficacement.

L’inquiétante incompétence des chercheurs de l’ADL devient particulièrement alarmante lorsque l’on considère qu’au cours des deux dernières années, cette organisation a été élevée au rang de censeur des plus grandes sociétés Internet américaines, avec pouvoir de déterminer ce qui peut ou ne peut pas être dit sur Facebook, YouTube ou Twitter.

 

 

Mon journal local, le San Jose Mercury News, a publié il y a quelques semaines un entretien avec Brittan Heller, chargée à l’ADL de la surveillance des « discours de haine » dans la zone américaine d’Internet. Cette jeune femme d’une trentaine d’années, diplômée de Stanford et de Yale, vit dans la Silicon Valley avec son mari et ses deux chats, Luna et Stella. Elle souligne sa propre expérience en tant que victime de cyber-harcèlement de la part d’un autre étudiant dont elle a rejeté les avances, ainsi que l’expertise qu’elle a acquise plus tard en tant que chasseuse de nazis pour le compte du gouvernement américain. Mais ce curriculum vitae lui donne-t-il vraiment la connaissance infuse lui permettant de déroger à notre Premier Amendement en déterminant quels points de vue et quelles personnes devraient être autorisés à avoir accès à quelque deux milliards de lecteurs dans le monde ?

La situation présente également un aspect beaucoup plus grave. Le choix de l’ADL comme principal responsable de la surveillance idéologique de l’Internet américain peut sembler naturel et approprié aux Américains ignorants sur le plan politique, catégorie qui regroupe malheureusement les cadres supérieurs qui dirigent les entreprises concernées. Mais cela reflète la lâcheté et la malhonnêteté des médias américains dont tous ces individus tirent leur connaissance de notre monde. La véritable histoire de l’ADL est remarquablement sordide et peu recommandable.

En janvier 1993, le département de police de San Francisco (SFPD) a annoncé qu’il avait effectué une descente au siège de l’ADL en Californie du Nord, sur la base d’informations fournies par le FBI. Le SFPD a découvert que l’organisation conservait des fichiers de renseignements sur plus de 600 organisations civiques et 10 000 personnes, majoritairement de gauche. L’inspecteur du SFPD estimait que 75% du matériel avait été obtenu de manière illégale, essentiellement par des pots de vin à des fonctionnaires de police. Il ne s’agissait que de la partie visible de l’iceberg de ce qui constituait clairement la plus grande opération d’espionnage domestique menée par une organisation privée dans l’histoire des États-Unis. Selon certaines sources, des agents de l’ADL auraient pris pour cibles plus de 1 000 organisations politiques, religieuses, syndicales et sociales, tandis que le siège de l’ADL à New York conserve des dossiers actifs sur plus d’un million d’Américains.

Peu de temps après, un responsable de l’ACLU (American Civil Liberties Union), qui occupait auparavant un poste de haut niveau au sein de l’ADL, a révélé que cette organisation avait été à l’origine de la surveillance très controversée de Martin Luther King, Jr. dans années 1960, et en avait fourni les enregistrements au directeur du FBI, J. Edgar Hoover. Pendant des années, Hoover a été furieusement dénoncé dans les médias nationaux pour son utilisation de bandes magnétiques et d’autres informations secrètes sur les activités de King, mais lorsqu’un journal de San Francisco révèle que ces matériaux sordides provenaient des opérations d’espionnage illégales de l’ADL, la nouvelle a été totalement ignorée par les médias nationaux et n’a été rapportée que par des organisations marginales, de sorte qu’aujourd’hui presque aucun Américain n’est au courant.

À ma connaissance, aucune autre organisation, dans l’histoire américaine, n’a été impliquée à une telle échelle dans l’espionnage domestique des groupes et des personnalités − de gauche comme de droite − soupçonnés d’être insuffisamment alignés sur les intérêts juifs et israéliens. Certaines des données trouvées en possession illégale de l’ADL ont même fait naître le soupçon qu’elle a pu jouer un rôle dans certaines attaques terroristes et des assassinats politiques contre des dirigeants étrangers. Je ne suis pas un expert juridique, mais compte tenu de l’ampleur des activités illégales de l’ADL, je me demande si l’organisation n’aurait pas dû être poursuivie aux termes de la loi fédérale du Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act, et tous ses dirigeants condamnés à de longues peines de prison.

Au lieu de cela, les charges pesant contre l’ADL furent rapidement abandonnées et elle s’en tira avec une simple amende et une réprimande de principe, ce qui démontre parfaitement l’impunité quasi totale dont bénéficie le pouvoir politique juif dans la société américaine moderne.

En réalité, l’ADL fonctionne depuis longtemps comme la police politique secrète privatisée de notre pays, surveillant et imposant ses doctrines idéologiques pour le compte de groupes juifs, un peu comme le faisait la Stasi pour le compte des dirigeants communistes de l’Allemagne de l’Est. Compte tenu de la longue histoire de ses activités criminelles, permettre à l’ADL d’étendre son contrôle à nos plus grandes plate-formes de médias sociaux pourrait se comparer à l’idée de confier à la mafia le soin de superviser le FBI et la NSA. C’est faire un très grand pas dans la direction du « Ministère de la Vérité » de George Orwell, au profit des intérêts juifs.

Dans ses mémoires publiées en 1981, le très conservateur professeur Revilo P. Oliver a décrit l’ADL comme « la formidable organisation de cow-boys juifs qui conduit le troupeau du bétail américain ». Cela me semble une description assez juste.

Bien que je connaisse depuis longtemps le pouvoir et l’influence de l’ADL, une organisation militante juive de premier plan dont les dirigeants sont régulièrement cités dans mes journaux, je n’avais jusqu’à récemment qu’une notion assez vague de son origine. Je suis sûr de l’avoir entendu mentionner quelque part, mais le récit n’était pas resté dans ma mémoire.

Mais il y a peut-être un an ou deux, je suis tombé sur un article concernant la célébration du centenaire de l’ADL en 2013, au cours de laquelle les dirigeants ont réaffirmé les principes de sa fondation en 1913. L’impulsion initiale, ai-je alors appris, avait été l’effort national visant à sauver la vie de Leo Frank, un jeune Juif de l’État de Géorgie injustement accusé de meurtre et finalement lynché par une foule antisémite. Peu de temps auparavant, le nom de Leo Frank n’aurait évoqué qu’une vague idée dans mon esprit : je me souvenais simplement que les manuels d’histoire le présentaient comme l’une des victimes les plus remarquables des débuts du Ku Klux Klan dans le Sud profond des États-Unis au début du vingtième siècle. Cependant, peu de temps avant de lire cet article sur l’ADL, j’avais lu l’étude très respectée d’Albert Lindemann, The Jew Accused, et son court chapitre sur l’affaire tristement célèbre de Frank avait commencé à ébranler mes idées préconçues.

 

 

Tout d’abord, Lindemann a démontré qu’il n’existait aucune indication que l’arrestation et la condamnation de Frank étaient liées à un quelconque antisémitisme. Les juifs formaient à l’époque une part très appréciée de la riche société d’Atlanta, et aucune référence aux origines juives de Frank n’était apparue dans les médias avant le procès, que ce soit négativement ou positivement. Cinq des grands jurés qui ont voté pour déclarer Frank coupable de meurtre étaient eux-mêmes juifs, et aucun d’entre eux n’a jamais regretté sa décision. Ce sont surtout des juifs de New York et d’autres régions éloignées d’Atlanta qui se sont mobilisés pour soutenir Frank, tandis que son soutien parmi les juifs d’Atlanta, qui connaissaient la situation locale, était très faible.

En outre, bien que Lindemann s’accorde avec ses sources secondaires pour conclure que Frank était innocent des accusations de viol et de meurtre, les faits qu’il relate m’ont conduit à la conclusion opposée ; ils concourent selon moi à prouver la culpabilité de Frank. Lorsque j’ai lu beaucoup plus récemment l’étude historique plus longue et plus complète de Lindemann sur l’antisémitisme, Esau’s Tears, j’ai remarqué que son traitement abrégé de l’affaire Frank ne contenait plus aucune affirmation de l’innocence de Frank, ce qui suggère que l’auteur s’est mis à douter de son interprétation antérieure du dossier.

Sur la base de ces informations, j’ai exprimé mes doutes sur ce cas célèbre dans mon récent article sur l’antisémitisme historique, mais mes conclusions étaient encore incertaines et prudentes, car elles reposaient sur le résumé que Lindermann faisait des éléments fournis dans les sources secondaires qu’il avait utilisées, et j’avais l’impression que pratiquement tous ceux qui avaient enquêté de près sur l’affaire Frank avaient conclu à l’innocence de l’inculpé. Mais après la parution de mon article, quelqu’un m’a signalé un livre de 2016 qui plaidait pour la culpabilité de Frank. Maintenant que j’ai commandé et lu ce volume, ma compréhension de l’affaire Frank et de sa signification historique a été entièrement transformée.

Les éditeurs traditionnels rejettent souvent des manuscrits trop en contradiction avec les dogmes en vigueur, et les faibles ventes qu’on peut attendre d’un tel livre sont souvent insuffisantes pour encourager des recherches approfondies. En outre, les auteurs et les éditeurs peuvent craindre de subir une campagne de diffamation pour leurs positions. Pour ces raisons, ceux qui publient de tels documents controversés sont généralement motivés par des convictions idéologiques profondes plutôt que par la recherche d’un profit professionnel ou d’un enrichissement personnel. À titre d’exemple, il a fallu un gauchiste trotskiste zélé tel que Lenni Brunner pour affronter le risque d’attaques féroces et investir le temps et les efforts nécessaires à la réalisation de son étude remarquable sur le crucial partenariat nazi-sioniste des années 1930. Pour des raisons similaires, il n’est pas surprenant que le livre qui plaide pour la culpabilité de Leo Frank soit paru dans une série consacrée aux aspects pernicieux des relations historiques entre juifs et noirs, produite par la Nation of Islam (NOI) de Louis Farrakhan, et que ce volume, comme les autres de la série, ne comportait pas d’auteur identifié.

 

 

La lecture d’œuvres anonymes publiées par des mouvements politico-religieux fortement diabolisés exige naturellement beaucoup de prudence, mais lorsque j’ai commencé à lire les 500 pages de The Leo Frank Case : The Lynching of a Guilty Man (« L’affaire Leo Frank. Le lynchage d’un homme coupable »), j’ai été très impressionné par la qualité de l’analyse historique. Je pense n’avoir que très rarement rencontré une monographie sur un événement historique controversé qui fournissait une telle richesse d’analyses si soigneusement argumentées, étayées par des preuves aussi nombreuses. Les auteurs maîtrisent parfaitement la littérature secondaire majeure des cent dernières années, tout en puisant abondamment dans les différentes sources primaires, notamment les archives judiciaires, les correspondances personnelles et les publications contemporaines de l’affaire. L’immense majorité des 1 200 notes de bas de page fait référence à des articles de journaux et magazines de cette époque. Les preuves qu’apportent les auteurs de la culpabilité de Frank m’ont semblé absolument écrasantes.

Le déroulement des événements n’est pas sujet à débat. En 1913, Mary Phagan, âgée de 13 ans, ouvrière dans une compagnie de crayons de couleur, a été vue vivante pour la dernière fois lorsqu’elle se rendait au bureau du directeur de l’usine, Leo Frank, un samedi matin, afin de récupérer son salaire hebdomadaire. Son corps a été retrouvé tôt le lendemain matin dans le sous-sol de l’usine, avec des traces de viol, et Frank a rapidement été arrêté pour le crime. Homme fortuné, et jeune président de la loge du B’nai B’rith d’Atlanta, Frank était l’un des hommes juifs les plus en vue de l’État de Géorgie. De grandes ressources ont été déployées pour sa défense légale, mais après le procès le plus long et le plus coûteux de histoire de l’État, il a été reconnu coupable et condamné à mort.

Les faits relatifs à l’affaire Frank forment un enchevêtrement complexe d’éléments de preuve et de témoignages souvent contradictoires, des déclarations sous serment étant régulièrement rétractées puis contre-rétractées. Mais pour démêler le vrai du faux, les auteurs de la Nation of Islam (NOI) insistent à juste titre sur l’ampleur des ressources financières déployées pour la défense de Frank, avant et après le procès, la quasi-totalité des fonds provenant de sources juives. Le total des dépenses des partisans de Frank pourrait atteindre l’équivalent actuel de 25 millions de dollars, ce qui est certainement un record pour une affaire d’homicide, et qui est presque inimaginable dans l’état de pauvreté du Sud des États-Unis à l’époque. Des années plus tard, un important donateur a avoué en privé qu’une grande partie de cet argent avait été consacrée à acheter des faux témoignages et autres falsifications, ce qui est tout à fait évident pour quiconque étudie l’affaire de près. Lorsque nous considérons cet océan de financement pro-Frank et les moyens sordides pour lesquels il a été déployé, les convolutions de l’affaire deviennent beaucoup moins mystérieuses.

Lire l’article entier sur lesakerfrancophone.fr

Article traduit de l’américain par Laurent Guyénot

Le pouvoir incommensurable de l’ADL, sur E&R :

 

Retrouvez Laurent Guyénot sur Kontre Kulture

Sur les équivalents français de l’ADL,
lire chez Kontre Kulture

 






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  • beaucoup de mes lecteurs s’attendaient à ce que mon petit webzine soit complètement anéanti



    Essaye de parler de Soral ou Dieudonné si tu veux avoir des vrais soucis.

    Il faut dire qu’il y a moins d’intellectualisme aux Etats-Unis, donc les gens ne s’agenouillent pas quand un lettré dit une connerie. Voila pourquoi, au fond, très peu d’Américains croient au 11 Septembre, a la Shoah, a JFK ou a l’alunissage.

    La soumission de la pensée Européenne serait-elle une simple conséquence a un effet Milgram ou les "intellos" (profs, journalistes,...) auraient pris la place des scientifiques ?

     

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  • Pour ceux qui aiment rire, je conseille Diffamation, un documentaire primé de l’Israelien Yoav Shamir qui, n’ayant jamais subit d’antisémitisme en Israel, se demande ce que c’est et ou ca pousse. Il va donc voir l’ADL et découvre que l’anti-sémitisme n’existe pas et que le role de l’ADL consiste justement a le créé de toute piece. Cela rendrait meme sympathique les efforts d’imagination des guignols de la propagande tels le Dilcra, Licra ou Crif.

     

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  • #2083058
    Le 17 novembre à 16:27 par The Médiavengers Zionist War
    L’Anti-Defamation League dans la société américaine, ou la Pravda de (...)

    Article époustouflant, ainsi que sa traduction par Laurent Guyénot, que je remercie au passage pour son travail.
    Cette plongée historique et juridique est passionnante autant qu’instructive.

    Je suis en train de réfléchir à une affaire plus récente, mais qui pourrait peut-être tenir de parallèle à cette histoire : il s’agit de l’affaire Jackson (Michaël), où l’on retrouve les mêmes schémas. Il me semble que cette icône du progressisme et l’anti-racisme américain à la sauce MTV s’était quelque peu éloignée de la bien-pensance hollywoodienne à l’époque pour s’intéresser de prêt à l’Islam et avait rejoint quelque organisation "islamo-révolutionnaire" qui déplaisait visiblement à une partie de son entourage. Je pense que les références américaines sont plus nombreuses que les quelques résumés en français existants.

    Encore plus récemment, je ne peux m’empêcher de repenser à l’affaire Weinstein, car je ne comprends pas comment ce magnat hollywoodien dont les pratiques sont loin d’être exceptionnelles a pu être jeter en pâture aussi facilement. A-ton cherché à faire monter artificiellement l’antisémitisme afin de pouvoir mettre au pas les voix dissidentes ? Cette affaire en cache-t-elle d’autres bien plus graves ?

    Quoi qu’il en soit, le pouvoir de la presse est central, depuis très longtemps. D’ailleurs, comment et par qui a été créée cette profession ? Les premiers journaux n’étaient-ils pas des chroniques d’intellectuels à la Voltaire pour dénoncer "l’oppression" et "l’obscurantisme".... Puis le "racisme" et très vite, "l’antisémitisme", à moins que ce ne soit l’inverse ?
    A voir ou à revoir aussi : Citizen Kane, d’Orson Wells.

     

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    • #2083328

      Tres juste en ce qui concerne Jackson. D’ailleurs,l’une de ses chansons avait causé problème, si je me rappelle " and the Jews..." cela avait ete rapporté dans un entrefilet a l’époque...

      Par ailleurs, les locaux de "masonic tv" sont situés juste au dessus d’un temple...

       
    • L’affaire Weinstein n’est là que pour détourner les yeux du populo du Pizzagate, et si il y a des dissidents qui croient cette farce c’est qu’ils sont encore trop endoctrinés par les médias. Quant à l’hypothèse d’un assasinat de Michael Jackson, c’est absurde. Par contre il est clair que toutes ses accusations de pédophilies étaient dans le but de salir son image.

       
  • Excellent article qui démontre bien jusqu’où mènent argent, pouvoir et corruption en bande organisée ... Comme quoi - un exemple de plus, comme s’il en fallait davantage - leur empire basé sur le mensonge (leur géant aux pieds d’argile, comprenne qui pourra), dont nous n’avons autre choix que d’y croire, sous peine d’assassinat de personnage ou d’assassinat bien réel, selon, nous ne pouvons ni ne devrions en croire un seul mot un seul. La bonne nouvelle : toute bonne chose tire un jour à sa fin.

     

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  • #2083088

    En voici un qui parle !

    il n’a pas peur, lui.

     

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  • #2083117

    En France la communauté organisée copie le modèle américain où les choses semblent plus installées, ça leur donne des idées et des ailes. Il s’agirait d’établir si les organisations sont en contact, ce qu’on peut raisonnablement penser.
    Article glaçant et malheureusement crédible.

     

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  • tous les articles de Ron Unz de la série American Pravda, publiés pendant l’été 2018, sont une incroyable mine d’information. disponibles ici en anglais : http://www.unz.com/topic/american-p...

     

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  • #2083319

    Il faut savoir aussi que l’ADL soutient plusieurs programmes scolaires federaux, et qu’a terme, ils visent a prendre l’education en charge...

     

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  • A l’époque les USA n’étaient pas complètement prosternés devant Israël comme ils le sont aujourd’hui, et le peuple, trahi par des magistrats achetés, a fait justice lui-même, c’était encore possible alors .

     

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  • Toujours aussi précis et précieux.
    Quel est le journaliste qui reprendra pays par pays les 2 ou 3 organisations sionistes pour nous faire voir nous la pieuvre mais les réseaux actifs ?

     

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