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La France veut-elle privatiser ses forêts et se débarrasser de l’ONF ?

Trois suicides en un mois ont endeuillé l’Office national des forêts (ONF), qui gère un quart des zones boisées. Un mal-être social se répand chez les gardes forestiers alors qu’une note de la direction générale du Trésor suggère de privatiser en partie le service public de la forêt. Objectif de l’État : extraire toujours plus de bois dans un contexte où les réductions d’effectifs s’accentuent. Syndicats et communes forestières s’inquiètent. La forêt, ce n’est pas seulement des troncs découpés en planches : c’est aussi un lieu de préservation de l’environnement et de lien social.

Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse, dit le proverbe. En décembre dernier, une simple feuille de papier a provoqué un raffut encore plus assourdissant. Une note de la direction générale du Trésor envisage de modifier en profondeur le régime forestier, c’est-à-dire les règles applicables aux forêts publiques.

Elle propose aussi de privatiser certaines activités de l’Office national des forêts (ONF), qui gère 25% de la surface boisée nationale (soit 4,7 millions d’hectares de forêt, 12 millions d’hectares appartenant à3,5 millions de propriétaires privés). Une vraie bombe lancée au cœur du massif public français, à quelques mois de la renégociation du contrat État-ONF pour 2012-2016.

Un patrimoine naturel jusqu’ici préservé d’une vision court-termiste

Pour les 11.000 communes propriétaires de bois, le régime forestier [1] garantit la préservation de leur patrimoine naturel. Il leur assure notamment des rentrées financières grâce aux ventes de bois. Grâce à l’ONF, seul gestionnaire autorisé à mettre en œuvre le régime forestier, elles bénéficient des compétences nécessaires pour assurer le renouvellement de la ressource en bois.

« L’ONF a un rôle important de maintien des espaces forestiers. Il est souvent l’un des derniers services publics en milieu rural. Il garantit qu’on n’y fait pas n’importe quoi, en gérant à la fois la production de bois, la protection des espaces sensibles et l’accueil du public.

Si on confie cette mission à des entreprises privées, celles-ci chercheront à obtenir un résultat immédiat, opposé à une gestion à long terme », s’inquiète Alain Lesturgez, directeur de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR). Celle-ci, réunie en assemblée générale le 27 mai à Fréjus, a indiqué qu’elle ne signerait le nouveau contrat État-ONF que si les intérêts des communes sont préservés, évoquant les « propositions scélérates » de la note du Trésor.

L’ONF menacé de disparition ?

Celle-ci remet en cause le financement du régime forestier, financé à 85% par l’État et à 15% par les communes forestières. Elle évoque « une réforme du système » visant à ce que « les communes versent une contribution égale au coût de la prestation ». « Les communes payent déjà beaucoup, remarque Alain Lesturgez. Ici, dans le Var, la forêt ne leur rapporte quasiment rien. Elles sont amenées à faire des travaux de protection contre l’érosion ou les incendies, qui s’ajoutent à ceux prévus dans le plan d’aménagement forestier, obligatoire pour toute forêt publique.

L’intérêt du service public et du régime forestier, c’est la mutualisation, qui permet de développer différentes compétences au sein d’un établissement, l’ONF, adapté aux particularités des régions françaises. Nous voulons donc savoir si l’ONF va être démantelé ou non avant de signer le futur contrat de plan. »

Dans un courrier adressé le 1er avril à Jean-Claude Monin, président de la FNCOFOR, le ministre de l’Agriculture s’est voulu rassurant. « Je tiens à vous confirmer mon engagement à maintenir le régime forestier et l’ONF, écrit Bruno Le Maire. Le gouvernement n’envisage aucune privatisation ni de l’ONF, ni des forêts communales ou domaniales. »

Mais il ajoute : « la question du financement du régime forestier fera bien évidemment l’objet d’un examen particulier, destiné à identifier les conditions de son équilibre. Le maillage territorial de l’ONF et la place des communes forestières dans sa gouvernance seront discutés dans les mêmes conditions. »

Le désengagement de l’État

La lettre de Bruno Le Maire n’a pas vraiment convaincu les communes forestières. Les informations qui circulent leur laissent penser que les idées de la note du Trésor n’ont pas été passées au broyeur et continuent d’alimenter la stratégie gouvernementale. « C’est à se demander si la fuite de la note du Trésor n’est pas une stratégie de communication (à l’instar d’autres dossiers) dans laquelle on tape fort au début afin de se laisser par la suite une marge importante de négociation », s’interroge Olivier Thomas, président de l’Agence des espaces verts (AEV), qui gère 17.000 hectares de forêt dans la région Île-de-France.

L’État, qui a payé l’année dernière 144 millions d’euros au titre du versement compensateur, destiné à aider les communes dans leurs travaux forestiers, semblent vouloir réduire au maximum les dépenses affectées à l’ONF. En oubliant qu’il a, par le passé, récolté les bénéfices des années fastes. Jusqu’au début des années 1980, les cours du bois permettaient à l’ONF de réaliser des ventes largement excédentaires.

Avec la baisse des cours du bois, les comptes de l’établissement public industriel et commercial (EPIC) sont depuis passés dans le rouge. En 2008, l’État a exigé que l’ONF augmente les taux de cotisation pour ses fonctionnaires à la retraite. La ligne « pensions civiles des fonctionnaires » est ainsi passée de 48 millions en 2006 à 91 millions d’euros en 2010 !

Réduction d’effectifs

À cette situation financière plutôt mauvaise s’ajoute un contexte social plutôt tendu. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux (quelque 6.500 sur 10.000 salariés de l’ONF) entraîne une baisse importante des effectifs. « Certains services sont à la limite du non fonctionnement : on expédie les affaires courantes, mais on ne dispose pas du temps nécessaire aux projets à long terme.

La charge de travail est conséquente et l’ambiance de travail n’est pas très bonne », observe Jean-Noël Schmidt, secrétaire général du Syndicat national des techniciens des forêts (SNTF-FO), deuxième organisation de l’ONF.

Le Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel (SNUPFEN-Solidaires), premier syndicat de l’ONF, appelle régulièrement les agents à rejoindre certaines actions : grèves, refus d’opérations de martelage (désignation des arbres à abattre à l’aide d’un marteau), rétention d’informations…

« C’est une manière de tirer la sonnette d’alarme. On s’inquiète des prélèvements massifs de bois voulus par l’État, qui peuvent être dommageables pour l’avenir de la forêt, et nous empêcher de remplir nos missions de lien social et de préservation de l’environnement », indique Philippe Berger, garde forestier en Haute-Saône et secrétaire général du SNUPFEN.

Une souffrance au travail qui touche les gardes forestiers

« La direction, par des menaces sur les primes, fait pression sur les agents pour contrer les actions. Du coup, c’est difficile d’avoir un mouvement d’ampleur national dans la durée. Nous sommes plus sur des actions individuelles. » Lui-même pratique des actions de désobéissance, en refusant de délivrer certaines informations sur les forêts dont il s’occupe et en pratiquant un martelage centré non pas sur la production, mais sur la préservation des meilleurs arbres.

« À terme, ces opérations de martelage seront informatisées, ce qui facilitera la comparaison du taux de martelage entre les agents et rendra les actions plus difficiles à mener », s’inquiète Philippe Berger. Le SNUPFEN lance régulièrement des appels à la désobéissance. Mais il lui est difficile de connaître le nombre d’agents qui participent à ces actions.

Face aux inquiétudes du personnel sur l’avenir de l’ONF, la direction a lancé un audit social, dont les résultats sont attendus fin 2011. Il devra notamment aborder la question des suicides, au nombre de 23 depuis 2005. Le 11 juillet, un garde-forestier de Franche-Comté, père de deux enfants, a mis fin à ses jours.

C’est le troisième suicide en un mis, après ceux de deux agents, en Lozère le 20 juin, et en Gironde le 6 juillet. Les syndicats ont immédiatement souhaité « un moratoire immédiat sur les diminutions d’effectifs » et demandé à la direction générale d’interpeller les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement « sur le nombre élevé de suicides et de tentatives de suicide à l’ONF afin que celles-ci prennent la mesure du malaise profond des personnels de notre établissement ». Lors du vote de cette motion au comité central hygiène et sécurité (CCHS), l’administration s’est abstenue...

Le 11 janvier dernier, l’ONF a cependant reconnu pour la première fois que l’un de ces suicides (en décembre 2009, dans le Jura) était « imputable au service ». Beaucoup serait liée à une « souffrance éthique », née de la mutation de la « forêt-écosystème » à celle de la « forêt-usine », soumise aux contraintes du marché du bois, opposée à la gestion écologique des massifs.

Projet d’autonomie de gestion de l’ONF

Interrogé le 17 mai par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Pascal Viné, directeur général de l’ONF, évoque clairement « un malaise social ». « Au cours des dernières années, un plan (social) avait été établi, et je ne peux pas laisser dire que rien n’avait été fait en matière de risques psycho-sociaux, mais tout plan de ce type est difficile à appliquer et crée beaucoup de frustrations », remarque-t-il.

Le même jour, Hervé Gaymard, président de l’ONF, a rappelé aux députés les idées principales de son rapport sur l’établissement, remis le 15 octobre 2010 au Président de la République. Il plaide pour une autonomie de gestion de l’ONF et sa transformation en entreprise publique, avec une capitalisation à hauteur de 300 millions d’euros. Car l’État ne l’a pas doté d’un capital social suffisant pour mener à bien ses missions. Hervé Gaymard souhaiterait aussi que l’on « permette à l’Office de constituer des réserves pour passer le cap des années difficiles ».

Financer la forêt avec l’argent des agences de l’eau

Il a aussi rappelé que certaines missions de l’ONF (accueil du public, préservation de l’environnement) ne font l’objet d’aucune rémunération. Même s’il se dit opposé aux conclusions de la note du Trésor, il estime que la question du financement du régime forestier mérite d’être posée.

Parmi les pistes évoquées, il y a celle d’un financement « à partir des milliards d’euros brassés par les agences de l’eau ». « La forêt jouant son rôle dans le cycle de l’eau, il ne serait pas absurde que, sur les milliards d’euros de redevances que perçoivent les agences de l’eau, une très modeste part bénéficie à l’ONF », suggère-t-il.

Beaucoup d’arbres auront été abattus avant que l’on parvienne à résoudre la crise financière et sociale de l’ONF. D’autant que l’État exige d’extraire toujours plus de bois des forêts : Nicolas Sarkozy a fixé un objectif de 21 millions de mètres cubes supplémentaires d’ici à 2020. Pas vraiment compatible avec le développement durable.

Pour Olivier Thomas, président de l’AEV, « le gouvernement reste sur une logique unique de rentabilité financière de la forêt avec des objectifs de production de bois destinés à la construction complètement irréalisables sauf à raser une grosse partie de nos forêts. Il est donc urgent d’arrêter cette véritable catastrophe écologique et de redéployer les moyens publics que demande une véritable gestion forestière durable. »

« Il y a un risque de couper le lien entre la population et la forêt si celle-ci devient uniquement un lieu consacré à l’exploitation du bois, craint Pierre Grandadam, président de l’Association des maires des communes forestières d’Alsace-Moselle. L’année dernière, j’ai vu ce que cette politique donnait au Brésil : on fauche les arbres comme du maïs. On ne peut pas accepter ça. La forêt doit rester multifonctionnelle pour qu’on puisse continuer de s’y promener, d’y travailler et de valoriser un matériau renouvelable. »

Notes

[1] créé avec l’adoption du premier code forestier en 1827.

 



Article ancien.
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24 Commentaires

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  • A l’ heure actuelle , la forêt Française augmente en superficie de 3% par an, grâce notamment au travail de l’ ONF.

    En cas de privatisation, la tendance risque de s’ inverser....

     

    • ’’La forêt Française augmente en superficie de 3% par an’’, certes ! Mais quelles espèces sont plantées, et où, et dans quelles conditions ? Les milliers d’hectares de pins noirs plantés aux flancs des cîmes afin parait-il et entre-autres de les stabiliser et de limiter les avalanches... mais qui ont produit l’effet opposé à cause des aiguilles qui une fois tombées au sol constituent un véritable tapis roulant pour tout ce qui se pose dessus, neige... ou pied !
      Milliers d’hectares de résineux à rendement rapide mais sur des sites inadaptés et entrainant une sévère acidification des sols et une réduction drastique du biotope... etc,etc !


    • Chris a raison. Les résineux, c’est une véritable calamité. Ils ruinent la fertilité des sols et leurs racines ne sont que superficielles par rapport à celles des feuillus.
      En cas de privatisation, les bois de feuillus seront remplacés par des bois de résineux...
      Pour des questions de rendement.
      Mais les bois deviendront laids à pleurer et tous les arbres seront plantés en ligne.
      On ne verra plus de lièvres courir dans les bois comme j’en vois encore en Haute Saône.


    • On n’appelle pas ça des forêts en l’occurrence, on appelle ça des "champs d’arbres". Ca n’a rien à voir.


  • Le but est simple, ils veulent tout privatiser, les semences, les terres, l’air, l’eau et les forêts. Cela fait partie de leur projet de destruction des nations par la ruse comme en France ou pas la force comme en Grèce. Si les forêts passent dans les mains des multinationales, c’est la fin de toute liberté et la mise en esclavage assurée. D’autant plus que les forêts représentent le dernier, l’ultime rempart spirituel. J’espère que l’on mérite encore en France la protection divine...


  • Je me rappelle avoir entendu Nathalie ’’KossuskoMorizet’’ ministre - de quoi ? - nous expliquer avec son ton pédant de dame patronnesse parisienne que si les gardes forestiers avaient tendance à se suicider, c’était à cause de la solitude....
    Elle n’a probablement jamais mis - et ne mettra jamais - les pieds dans une forêt et ne sais pas en quoi consiste le métier de garde bois.
    La plupart travaillent en équipe - sauf depuis quelques années c’est vrai dans certains coins - et ceux qui restent seuls le font délibérément - en acceptant des postes.
    France Télécom, La Poste, l’ONF ... bientôt la fin des Services publics


  • J’ai bossé à l’ONF comme ouvrier forestier vers la fin des années 80 et j’ai assisté aux prémisses de la liquidation de cette administration... non renouvellement des CDD, embauche de sous-traitants turcs à la place des ouvriers nationaux... les dirigeants de ces officines sous-traitantes étant déclarés afin de pouvoir passer contrat avec l’ONF, mais pas les illégaux qu’ils employaient et que, bien sur, les gardes et autres chefs de secteurs ne voyaient pas durant leurs tournées, comme les trois petits singes qui se masquent les yeux, les oreilles et la bouche ! J’ai vu aussi arriver les nouveaux technocrates de la forêt, jeunes ingénieurs rachitiques à lunettes, les ’’tétards à hublots’’ comme nous les appelions, remplis de savoir livresque autant que de suffisance et de mépris, mais sans aucune sensibilité ni expérience de terrain, des gens qui ne ’’sentaient’’ ni l’arbre ni la forêt mais qui surtout ne l’aimaient pas !
    Résultat de cette restructuration : travail massacré du côté des ouvriers (débroussaillage à 30cm du sol et sans alignement des troncs au sol alors qu’il doit être pratiqué au ras et en prenant bien soin d’aligner en endains la broussaille et les jeunes arbres coupés. Abattages sans aucun contrôle de la direction de la chute afin de ne pas écraser les jeunes arbres en développement... etc,etc). Travail massacré également par nos ’’techniciens supérieurs’’ (coupes d’éclaircies trop importantes et trop précoces laissant les jeunes arbres à la merci du premier coup de vent... ce qui n’a pas manqué d’arriver ! Coupes à blanc assassines et bien trop précoces également... etc,etc.) Mais aussi gabegie et gaspillage purement égocentrique comme par exemple le bitumage des chemins à prix d’or et sur des kilomètres... afin que ’’Mr l’inspecteur’’ puisse faire sa tournée sans salir sa voiture... tournées qu’il effectuait d’ailleurs sans même descendre de sa berline !
    Il faut aimer la terre pour être un bon paysan, il faut aimer la forêt pour être un bon forestier et il faut aimer la France pour être un bon français !

     

  • Ils peuvent privatiser ce qu’ils veulent , le jour de notre révolution , les français récupéreront tout ce que les traîtres ont vendu depuis 1945 : routes , électricité , eau, mines, châteaux, appartements ect ect ...TOUT SERA SAISIT.

     

    • Tu as tout à fait raison,on reprendra tout ce que ces ploucs nous ont volé,et ensuite ils vont en prison pour haute trahison.
      Vivement le dénouement.


    • oui ! je suis d’accord avec toi !nous récupèrerons du beton,du goudron,des ruines et d’la féraille...
      adieu foret odorante et protectrice,adieu fougères luxuriantes et tranchantes,adieu morilles et mousses humides,adieu renards,sangliers biches,étoufé à jamais le brame du cerf !disparues belles cavalières des sentiers forestiers,....plus jamais nous y emmeneront nos enfants,la foret aura meme disparu des nanuels de geographie scolaire,l’ecole n’existera plus,nous ne serons plus.


    • Nordine, je sais bien que quand tu utilises le mot Plouc, tu ne penses pas à mal, mais je me permets de te signaler, que l’origine du mot Plouc, est un mot raciste issu de la troisième république franc maçonne, pour stigmatiser et humilier mes ancêtres bretons.

      L’origine ? : Beaucoup de ville en Bretagne commencent par Plou... ajouté à cela le son " ke " souvent présent dans la langue bretonne, et le mot pour insulter et moquer le paysan breton était tout trouvé.

      voilou.
      Bien à toi.


    • J’aimerais posséder autant d’optimisme que vous, mais mes sursauts d’espoir sont continuellement bien trop sapés par la léthargie des moutons qui ne réagissent pas le moins du monde à la servitude qui les gagne chaque jour un peu plus... car malheureusement le système est vicié parce qu’il place l’opinion publique au centre de la société, de sorte à établir une dictature des crétins (idiocratie), car cette masse formatée est manipulable à souhait par les gangsters en col blanc, qui, en somme, ont toujours le dernier mot en politique.


      Aussi aberrant soient-ils, la majorité des gens font peu de cas de l’abolition de la démocratie par la privatisation (la preuve : ils votent UMPS).
      Du moment qu’ils auront toujours du « pain et TF1 » pour les endormir (financé à crédit s’il le faut pour l’obtenir), cela les rendra toujours réfractaires aux changements concrets et courageux, c’est ainsi que le peuple tout entier se fera bouffer tout cru par les technocrates.
      C’est malheureusement la triste réalité, et l’attente passive nous dessert fortement...


    • @ C. C

      C’est hélas un constat amer que je partage ...

      Ceci me fait penser à un passage du livre L’Homme et la Technique d’un philosophe allemand du début du siècle dernier, Oswald Spengler :

      (je n’ai pas pu la trouver en Français, désolé à ceux que cela pourrait gêner)



      "Faced as we are with this destiny, there is only one world-outlook that is worthy of us, that which has already been mentioned as the Choice of Achilles — better a short life, full of deeds and glory, than a long life without content. Already the danger is so great, for every individual, every class, every nation, that to cherish any illusion whatever is deplorable. The march of time cannot be halted ; there is no question of prudent retreat or clever renunciation. Only dreamers believe there is a way out. Optimism is cowardice."

      Man and Technics, Oswald Spengler




      (source : http://admiralcod.blogspot.com/2008...)

      Pour rappel :



      L’optimisme désigne chez l’être humain un état d’esprit qui perçoit le monde de manière positive. Une personne optimiste a tendance à voir « le bon côté des choses », à penser du bien des gens, à considèrer que des événements, même fâcheux, prendront quoi qu’il arrive une tournure positive en fin de compte dans la mesure ou on trouve toujours une solution aux problèmes.




      (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Optimisme)

      Passé cet optimisme, nous pouvons cependant avoir la Foi : la vrai Foi qui se réalise dans l’action et l’audace. L’optimisme béat et la passive espérance ne nous apporteront rien. Dieu ne nous aidera que si l’on décide de se sortir les doigts du cul, il n’en sera pas autrement. Si nous restons là à attendre d’être sauvés, à attendre la rédemption comme un dû alors que nous avons foiré son Projet en long en large et en travers dès le début, il nous laissera sagement tomber et permettra aux forces du mal de prendre le contrôle total de cette planète et de l’âme humaine ... tout ceci n’aura été pour lui qu’une expérience ratée. Alors, quelque part, il recréera une planète, et tout recommencera. Sur son petit calepin il aura noté : "Oublier cette théorie du "peuple élu" ; "Trouver une alternative au prépus => ces cons ont eu l’idée de l’enlever ; psychisme complètement détraqué en conséquence"



      "Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule chose qui ne soit jamais produite." Margaret Mead



  • Sans ses forêts, la France ne sera plus la France...

     

    • la totalité des forets de france sont d’origine artificielles, les forets naturelles ayant étées coupées pour servir d’échafaudages pour construire les cathédrales et les marine de guerre et commerciale. heureusement que certains rois ont fait replanter sinon il y n’y aurait plus rien du tout. quand on pense qu’il y a 1500 ans la france entière était une immense foret.


  • Vous n’ avez pas tort concernant le problème des résineux , on pourrait y ajouter le problème de certains feuillus comme les peupliers qui ont pour le coup le record de la rentabilité mais assèchent les zones humides , occasionnant la disparition d’ une certaine faune et flore...

    A noter que c’ est en très grande partie le privé qui organise cela.

    Mais bon ce que je voulais dire par là , c’ est que même si il a eu des erreurs par le passé, elles n’ étaient pas forcément directement liées à la notion de profit.

    Avec une privatisation, ça va être un car-nage !


  • Quelle Bérézina... D’une façon globale à y regarder de plus près, ce sont les français qu’on est en train de privatiser à travers tous ces programmes de dégénérés. Nous passons à marche forcée du français citoyen au français "bien de consommation". Ne sommes nous pas déjà les métayers des banques qui nous tiennent par les couilles avec leur crédits ? Demain nous serons asservis totalement. J’ai d’avantage le sentiment de faire partie d’un cheptel que d’appartenir à un peuple.


  • remarquez avec l’urbanisation et le bétonnage, dans pas plus de 30 ans il n’y aura même plus besoin de ONF... des centres commerciaux, des parkings et des lotissements partout.





    le jour de notre révolution , les français récupéreront tout ce que les traîtres ont vendu depuis 1945 : routes , électricité , eau, mines, châteaux, appartements ect ect ...TOUT SERA SAISIT.




    Tu as tout à fait raison,on reprendra tout ce que ces ploucs nous ont volé,et ensuite ils vont en prison pour haute trahison.




    non, il faudra faire mieux : on les vends au poids a une usine de boites pour chats :)
    ils ont bien relégalisé les farines animales...



  • Je me rappelle avoir entendu Nathalie ’’KossuskoMorizet’’ ministre - de quoi ? - nous expliquer avec son ton pédant de dame patronnesse parisienne que si les gardes forestiers avaient tendance à se suicider, c’était à cause de la solitude....
    Elle n’a probablement jamais mis - et ne mettra jamais - les pieds dans une forêt




    attali explique bien pourquoi "la nature est en soi mauvaise et il appartient a l’homme de la transformer" (la tikoun olam grande réparation qui prepare la venue du messie-dajal) et qu’"il faut hair la foret et aimer les jardins" autrement dit uniquement la nature artificielle sous contrôle ...




    Joggeur profitant des charmes naturels de Versailles. D’autres visiteurs sont moins impressionnés : « Je vais vous choquer peut- être en disant ça, lance Jacques Attali, mais pour moi, la nature est laide [...], elle est monstrueuse, elle est violente, elle est destructrice. »




    si nous autre nous ressourçons quand nous sommes face a la nature sauvage, eux ne peuvent pas la supporter car par son silence elle les revoit a eux mêmes. et surtout par ses lois immuables et parfaites évidement d’origine divine elle remet en cause leur idéologie taré.


  • totalement de circonstance :

    http://www.voxnr.com/cc/d_allemagne...


    courts exctraits :



    Ainsi, pour méditer, pour se retrouver seul, face à Dieu, face à la virginité inconditionnée des éléments, le Germain retourne, non pas au désert, qu’il ne connaît pas, mais à la grande forêt primordiale. La forêt est protectrice et en sortir équivaut à retourner dans un “espace non protégé” (voir la légende du noble saxon Robin des Bois et la fascination qu’elle continue à exercer sur l’imaginaire des enfants et des adolescents).





    L’ homo europeus ou germanicus n’a toutefois pas eu le temps de forger et de codifier une spiritualité complète et absolue de la forêt et, aujourd’hui, lui qui ne connaît pas le désert de l’intérieur, au contraire du Bédouin et de l’Arabe, n’a plus de forêt pour entrer en contact avec l’Inconditionné. Et quand Ernst Jünger parle de “recourir à la forêt”, d’adopter la démarche du Waldgänger, il formule une abstraction, une belle abstraction, mais rien qu’une abstraction puisque la forêt n’est plus, si ce n’est dans de lointains souvenirs ataviques et refoulés.