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La difficile manoeuvre logistique des forces françaises en Centrafrique

Les militaires qui assurent des missions liés à la logistique et au soutien des forces ne font pas souvent la une des journaux, l’accent étant généralement mis sur les unités dites de « contact ». Et pourtant, sans eux, les opérations ne pourraient être menées comme elles l’ont été jusqu’ici.

Au Mali, le Batlog (bataillon logistique) a ainsi réalisé des prouesses pour soutenir et ravitailler les unités engagées contre les groupes jihadistes, parcourant des millions de kilomètres dans des conditions climatiques éprouvantes pour livrer des milliers de conteneurs, le ravitaillement et le carburant indispensable pour la poursuite des opérations.

En Centrafrique, les conditions sont certes différentes mais elles sont tout aussi difficiles. La Force Sangaris, envoyée dans le pays depuis le 5 décembre dernier et désormais forte de 2 000 hommes, mène des opérations sur une zone d’ouest en est longue de plus de 1 000 km. Les infrastructures routières sont plus que sommaires et l’aéroport M’Poko de Bangui est le seul à être en mesure d’accueillir des avions gros porteurs.

Comme l’a souligné la DICoD dans son résumé du dernier point presse du ministère de la Défense, « l’engagement des logisticiens sur le terrain est fondamental ». Chaque semaine, les camions du détachement logistique doivent parcourir plus de 1 000 km de piste chacun pour ravitailler les unités déployées dans le pays, afin de livrer 150 m3 de carburant, 100 000 bouteilles d’eau, 15 000 rations de combat et 10 000 repas chaud.

Quant au camp de M’Poko, situé dans le périmètre de l’aéroport, il accueille à la fois les éléments de la Force Sangaris ainsi que les soldats africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) à l’oeuvre dans les rues de Bangui ainsi que des militaires centrafricain et des milliers de réfugiés.

« Un village de toile est sorti de terre pour accueillir en quelques jours 2 000 Français dans un camp qui en accueillait seulement 200 avant », rappelle le ministère de la Défense. Ce qui veut dire, en clair, et sans euphémisme, les conditions de vie étaient alors très rustiques. Sans doute le sont-elles encore…

« Malgré de fortes contraintes, on observe une évolution constante à la hausse sur le camp M’Poko (infrastructures, repas à l’ordinaire, eau, énergie par exemple) », a fait valoir le ministère de la Défense.

 

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