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La paupérisation de la classe moyenne

Tout le monde le constate et personne ne l’explique

Dans une société cohérente chacun est utile et reconnu comme tel. Certains produisent, d’autres distribuent, d’autres encore facilitent par leurs services la production, la distribution et la préparation du futur par la fabrication et l’éducation des enfants. C’est simple et cela marche très bien par l’intelligence de chacun et par une approche commune du lendemain.

 

Mais dans une société incohérente comme la nôtre où la peur de la mort, le désir de plaire et les fantasmes d’un lendemain qui chante dominent tout (un psychanalyste dirait que c’est la même chose), une fausse cohérence a été artificiellement fabriquée par des règlements, des normes et des lois qui n’arrêtent pas de se surajouter pour tenter vainement de rendre cohérent ce qui ne peut pas l’être.

[...]

Dépenser plus pour faire de la croissance et, en même temps comme disent certains, dépenser moins pour respecter les critères de Maastricht est la prétendue nouvelle cohérence qui doit porter ses fruits que beaucoup d’inutiles font semblant d’attendre comme le Messie.

[...]

Le pouvoir dépense sans succès des sommes folles dans l’Éducation nationale, 6e entreprise mondiale, pour formater à l’incohérence et, en attendant, il flatte ses électeurs et recherche désespérément l’argent que les entreprises lui fournissent mal.

Nos dirigeants ont d’abord cru trouver la solution dans le commerce extérieur et dans le libre-échange qui porte très mal son nom car sa réalité est tout simplement de vouloir faire payer les autres. Le résultat est qu’au lieu de faire payer les autres comme les Allemands ou les Néerlandais savent très bien le faire, c’est nous, Français, qui payons en plus pour les autres sans en avoir bien sûr les moyens.

Ils ont ensuite eu l’idée géniale de faire comme les Américains et d’avoir une monnaie qui ne vaut rien tellement le déficit commercial est abyssal et tellement on fabrique de monnaie. Mais ils ont oublié en créant l’euro et l’Union Européenne pour se donner l’impression d’être puissant, que la puissance américaine est militaire et qu’elle seule impose une valeur au dollar qui n’en a plus aucune tellement ils en fabriquent.

Ils ont enfin inventé l’emprunt sur richesses futures à des fabricants d’argent, alors que l’humanité n’avait jamais connu que l’emprunt sur gage bien concret, d’argent précédemment gagné.

Les richesses futures n’arrivant évidemment pas plus que la croissance, l’emprunt n’est quasiment jamais remboursé autrement que par de nouveaux emprunts ou, pour les particuliers qui empruntent pour investir ou pour consommer, par une demande d’augmentation de salaire répercutée sur les prix. L’emprunt systématique a faussé à la hausse tous les prix et chacun peut imaginer le vrai prix de l’immobilier s’il était vendu sans emprunt avec des salaires non faussement dynamisés. Dix fois ? Cent fois moins cher ? Sans doute entre les deux.

[...]

Il y a 50 ans les classes moyennes n’avaient qu’un salaire par foyer qui était suffisant pour bien vivre, souvent avec même une employée de maison. Les femmes pouvaient avoir, en plus de leurs 3 à 12 enfants des activités extérieures bénévoles. Aujourd’hui il n’est quasiment plus possible de vivre avec une seule rémunération par foyer. Les rémunérations sont trop basses par rapport aux prix de tout et elles sont encore trop hautes, parait-il, pour être compétitives depuis que la compétition a terrassé la coopération.

Les familles n’ont plus le temps de s’occuper de l’éducation de leurs enfants et sont obligées de tout sous-traiter, ce qui n’est qu’apparemment gratuit. La peur de ne pas assumer le poids financier et l’éducation des enfants freine le renouvellement de la population. Trouver une place de crèche à Paris se fait 3 ans à l’avance et les crèches sont pleines de races non européennes que notre richesse imaginaire nous invite à accueillir alors qu’elles remplacent petit à petit nos inutiles dans le travail comme dans la procréation.

La confusion entre production et richesse qui nous fait nous croire riches parce que nos machines produisent alors que le bon sens de nos compatriotes n’est plus utilisé, conduit inéluctablement à une révolution. Tous ceux qui n’envisagent pas sérieusement la révolution des esprits, préparent déjà, sans le vouloir mais en le sachant, une révolution sanglante. Tout parti politique sérieux se doit d’en être conscient.

Lire l’article entier sur surlasociete.com

Comprendre la trahison de la classe dominante
avec Kontre Kulture

 

La classe dite moyenne, sur E&R :

 



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34 Commentaires

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  • #2034854
    le 02/09/2018 par Pierron
    La paupérisation de la classe moyenne

    Tout ce baratin superficiel se reduit à opposer, dans le cadre du capitalisme et à son point de vue, les politiques de la demande et celle de l offre et leurs supposées conséquences sociales. Ce point de vue ignore la separation du producteur d avec ses moyens de production et la lutte des classes qui va avec. La logique du Capital incomprise on ne saurait comprendre ses consequences sociales et la reduction de la classe moyenne, resultat de la concentration croissante du Capital. Dans une periode de chômage élevé du fait de la rarefaction des debouchés à l interieur et à l exterieur causée par l insuffisance de la demande solvable et la concurrence mondiale, des capacités de production importantes sont gelées, ce qui conduit à la baisse du taux de profit du Capital et entraîne une lutte de classe acharnee du patronat contre les salariés pour son maintien. Tant que les forces patronales dominent la lutte, l appauvrissement gagne l ensemble des classes salariees dont ce qu on appelle classes moyennes et sa couche superieure que le Capital pouvait chouchouter relativement quand il etait en position favorable au sein de la concurrence mondiale. A présent ces salaries doivent affronter une concurrence interne, abondee par une immigration massive ( avec l arrivee de travailleurs qualifies) engendrant un dumping economique generateur de baisse des salaires, et subvenir aux besoins de leur progeniture au chômage dont les aides sociales sont insuffisantes à leur assurer un niveau de vie decent. Ces classes moyennes ( entre 2000€ et 5000 par salarié et 3500 et 7000 pour un c ouple) subissent une baisse croissante de leur pouvoir d achat. Cette pauperisation relative les conduit à se rapprocher politiquement des classes inferieures. C est pour y faire barrage que l oligarchie renforce ses mesures repressives dans l information et developpe le communautarisme.

     

    • #2034900
      le 02/09/2018 par VORONINE
      La paupérisation de la classe moyenne

      Ce " baratin " n’a rien de superficiel , puisque vous y souscrivez également ...


    • #2035083
      le 02/09/2018 par The Médiavengers Zionist War
      La paupérisation de la classe moyenne

      Vous ne pensiez tout de même pas résumer le marxisme+ le capitalisme à un "baratin" de quelques lignes ? Si ?
      Quant à la fameuse "lutte des classes", qui est-ce qu’elle arrange le plus depuis un Siècle ?


    • #2035339
      le 02/09/2018 par Maxence
      La paupérisation de la classe moyenne

      Les Français préfèrent travailler moins, quitte à gagner moins . Les 35 H . En Suisse il y a peu, on pose la question par referendum : "voulez vous une cinquième semaine de congés payés ? " : les Suisses répondent... NON ! Etonnez vous après que ces bosseurs gagnent deux fois plus que nous ! Même chose en Allemagne : les conducteurs de trains prennent leur retraite à ... 65 ans ! En France à ... 50,8 ans !!! Etonnez-vous après que leur excédent commercial soit de 150 milliards d’euros, et que notre déficit commercial soit de 70 milliards d’euros !


  • #2034858

    ER continue dans la promotion des idées monétaristes de Milton Friedman.

    "Ils ont enfin inventé l’emprunt sur richesses futures à des fabricants d’argent, alors que l’humanité n’avait jamais connu que l’emprunt sur gage bien concret, d’argent précédemment gagné."

    C’est le principe des politiques keynesiennes par la relance. L’auteur est un partisan de l’austérité.

    "Les richesses futures n’arrivant évidemment pas plus que la croissance, l’emprunt n’est quasiment jamais remboursé autrement que par de nouveaux emprunts ou, pour les particuliers qui empruntent pour investir ou pour consommer, par une demande d’augmentation de salaire répercutée sur les prix."

    L’emprunt est toujours remboursé par de nouveaux emprunts. Toute création monétaire est à l’origine un emprunt. Décidément ça ne rentre jamais.

     

    • #2034927
      le 02/09/2018 par Tatiebaba
      La paupérisation de la classe moyenne

      Mike Vous parlez de théories...Habillez vous sortez et revenez nous dire ce que vous avez constaté.
      En tant qu’agent immobilier je constate que la majorité des gens a beaucoup moins de moyens (et des désirs toujours plus grands) . La crise de 2008 qui est partie des crédits immobiliers pourris majoritairement des E.U. prouve bien que le crédit à outrance démolit la société.
      Je trouve cet article juste fidèle à la réalité dans son ensemble.


    • #2035015
      le 02/09/2018 par Zadiste
      La paupérisation de la classe moyenne

      Le keynésianisme ne fonctionne que dans un certain cadre où l’on consomme local et où nous avons la possibilité de "tuer" la dette par l’inflation.
      Ce cadre est tombé depuis les années 70 et le keynésianisme n’a plus de raison d’être du moins en Europe.

      Aussi la relance keynésienne ne considére pas la fin des ressources.

      Le monde capitalisme se meurt doucement acculé par la fin des ressources la concentration capitalistique et ses derniers sursauts sont un renforcement des politiques liberales et un contrôle accru sur les populations.

      On peut encore compter quelques décennies avant la fin comportant quelques grandes crises qui verront davantage de biens publics privatisés afin de créer de nouveaux marchés. Attendez-vous à voir les océans les forêts et de manière générale l’accès à la nature, privatisé soit disant pour des raisons écologiques. Les vraies raisons seront économiques à la manière du livre le "meilleur des mondes".

      Une fois que l’air pur sera devenu payant nous serons vraiment proches de la fin du système.

      Encore quelques temps a tenir.


    • #2035026

      Keynes termine ainsi sa préface de sa "Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la monnaie" :

      "La composition de ce livre était pour l’auteur une longue lutte pour échapper aux modes habituels de la pensée et de l’expression - et, s’agissant de sa lecture, il doit en être de même pour la plupart des lecteurs si l’attaque de l’auteur doit avoir quelques chances de réussir. Les idées qu’il exprime si laborieusement sont extrêmement simples et devraient être évidentes. La difficulté réside, non pas dans les idées nouvelles, mais dans l’effort pour échapper aux anciennes, lesquelles se ramifient, pour ceux qui ont été élevés comme nous, dans tous les recoins de notre esprit.

      Autrement dit, Keynes reconnait que sa théorie est indigeste parce qu’elle va contre l’intuition. Mon sentiment est qu’une bonne part de ceux à qui Keynes parait aberrant se cramponnent inconsciemment à la manière de voir qu’ils ont naturellement tirée de leur expérience personnelle.
      Je veux dire par là que l’on apprend "l’argent" très jeune (argent de poche, etc...), puis on gère le budget d’un ménage : Les rentrées d’argent doivent au moins égaler les sorties. Le non-respect de ce principe étant durement sanctionné par la réalité, il devient lui-même un élément quasi concret de cette réalité, au même titre que, par exemple : "Je ne peux pas à la fois conserver mon gâteau pour demain et le manger maintenant. C’est l’un ou c’est l’autre, mais ca peut pas être les deux".
      En même temps, tout le mainstream cherche à nous faire adhérer à certains choix économiques ( ceux des maîtres). Pour ce faire, des "experts" nous baratinent des argumentations mensongères. Mais le succès de cette intox nécessite 1)que la victime soit ignorante de la vérité, et 2)qu’elle n’ait pas conscience de son ignorance. Le mainstream nous berce donc de l’illusion que sans avoir jamais étudié la science économique, nous serions aptes à juger des questions économiques. Car si nous étions conscients de notre ignorance, nous resterions circonspects, méfiants, même devant leurs argumentaires les plus séduisants.
      Or donc, ainsi bardé de la conviction que nous en savons bien assez, nous dégainons naturellement nos petits principe d’une saine gestion du budget familial, lorsque nous devons juger de la validité de quelque idée économique. C’est complètement à coté de la plaque, et vous paierez cher cette erreur. Mais soyez certains que d’autres savent s’y retrouver...


    • #2035101

      [suite]
      Ces "petits principes d’une saine gestion du budget familial", et leur transposition aux questions économiques constituent les "anciennes idées" dont Keynes disait, dans la citation supra, qu’elles perturbaient en permanence l’assimilation de sa théorie (qui n’est pas si compliquée par ailleurs).

      L’erreur de la vision antérieure à Keynes est de considèrer que l’économie d’un pays revient à l’addition de l’activité économique des éléments qui la constituent.
      Or traditionnellement lorsque l’on considère l’activité d’un individu (ou d’une famille), on considère qu’il agit avec un univers économique qui lui est extérieur, et qui est infiniment grand par rapport à l’individu ; Donc lorsque l’individu agit économiquement, son impact sur ce monde extérieur est négligeable.
      Exemple : si l’individu décide d’augmenter son épargne, et renonce à acheter une voiture. On dira : "il a épargné, donc il a pris le chemin qui mène à l’enrichissement. C’est bien pour lui, et donc si chacun faisait pareil, c’est toute la nation qui prendrait ce chemin vers l’enrichissement.
      Or lorsque l’individu renonce à sa nouvelle voiture, il fait baisser le PNB en proportion. Mais ce n’est qu’une baisse de 10 milliardièmes du PNB, qui a donc zero impact sur sa marche vers l’enrichissement.
      Or Keynes, lui, décides de prendre de la hauteur, et de toujours considérer une économie nationale dans sa globalité. Il constate simplement (on est dans les crises de l’Entre-deux-guerres) que si tous les citoyens de la nation épargnent, n’achètent rien, le PNB tombe à zero.
      L’addition des stratégies individuelles d’enrichissement équivaut à une stratégie collective d’appauvrissement.
      Moralité : on ne doit surtout pas réfléchir sur l’économie nationale en utilisant notre "bon sens" hérité de notre expérience quotidienne. Il faut utiliser d’autres concepts. Et ça tombe bien, Keynes s’est torturé les méninges pour les créer. Intéressez vous-y !
      Quelques points importants :
      - l’endettement sans fin n’est pas le vrai but de Keynes.
      - Sa théorie affirme qu’il faut rendre du pouvoir d’achat aux salariés
      - Keynes aurait préféré le Fordisme pour ce faire. Comme ce n’était pas accepté, il a rusé
      - l’endettement keynésien n’est qu’une ruse visant à plumer les préteurs en douceur, au moyen de l’inflation
      - Hjalmar Schacht est le seul vrai Keynésien
      - Les keynésiens à la DSK sont évidemment les serviteurs des banques, puisqu’ils veulent contrôler l’inflation.


    • #2035116

      @Zadiste
      Le keynésianisme ne fonctionne que dans un certain cadre où l’on consomme local et où nous avons la possibilité de "tuer" la dette par l’inflation.
      Ce cadre est tombé depuis les années 70 et le keynésianisme n’a plus de raison d’être du moins en Europe.

      Oui et non.

      Dans sa version finale le keynésianisme intègre l’idée que le protectionnisme est utile.
      Il le dit explicitement dans l’un de ces derniers livres "La Pauvreté Dans L’Abondance"
      Ce petit livre contient en plus quelques pages extrêmement précieuses qui constituent un résumé, pas trop ardu, de l’essentiel de sa théorie. Le texte pur, c’est tellement mieux qu’une vulgarisation pour les théories dont les vulgarisateurs risquent d’être plus ou moins sincères. Ce risque est important avec les auteurs de référence de la science économique.


    • #2035214
      le 02/09/2018 par Zadiste
      La paupérisation de la classe moyenne

      @jp

      Oui et ou se trouve actuellement le protectionnisme en Europe ?
      .il est quasi inexistant et qui plus est malgré les quantité de dettes faramineuses qui sont produites la croissance est très faible et le chômage persistant.

      J’ai beaucoup aimé étudier Keynes pendant mes années de fac d’économie mais la réalité nouvelle qui nous est apparu concernant notamment les limites physiques de la croissance me pousse a considérer qu’il faut un nouveau paradigme en dehors de Friedman et de Keynes.

      Au lieu de réfléchir en terme de croissance et de flux nous devrions réfléchir en terme de richesse et de répartition a travers notamment la production locale et pourquoi pas individuelle de la plupart des moyens de subsistance. Tout ceci est décroissant mais fait gagner en qualité de vie (meilleurs logements meilleur nourriture meilleure santé, réapprentissage de savoirs anciens et donc satisfactions personnelles).

      Je ne parle pas dun système autarcique mais favorisant l’indépendance et donc la résilience.

      Exemple : en cas de crise énergétique si on sait produire localement 70% des besoins on est moins dépendant des ressources. Tandis qua l’heure actuelle en cas de crise majeure du pétrole notamment Paris n’aurait que 3-4 jours de stocks de nourriture.

      Réduisons nos consommations inutiles reaprenons a produire l’essentiel (nourriture textile matériaux de construction, réparation de biens, recyclage) et il y aura du travail et a manger pour tous.


    • #2035397
      le 03/09/2018 par Sedetiam
      La paupérisation de la classe moyenne

      Merci à JP pour tous ces éclaircissements qui m’ont donné envie de replonger dans une matière jusqu’à nous réconcilier et même d’en découvrir des pans ignorés.


    • #2035442

      @zadiste

      "Energie et équité" de Ivan Illich, ça vous dit quelque chose ? Si ma mémoire est bonne, ce fut ma toute première lecture en rapport avec l’économie. Pour vous dire que je ne fais pas de blocage a priori devant votre raisonnement.

      Sauf que (ben oui) j’ai ensuite plutôt consacré mes lectures à l’Histoire Economique (et l’Histoire des Théories). Et je constate que le protectionnisme, ce n’est pas un phénomène météo disparaissant aléatoirement. Nous ne sommes pas obligés de nous résigner à subir son absence.
      Le protectionisme est un choix politique. Il peut même faire l’objet de combats violents. L’exemple le plus fort est celui des US. Selon mon analyse, le combat démarre dès l’Indépendance. Et je vois dans le protectionnisme le plus important des motifs économiques réels de cette guerre civile dont le prétexte fut l’abolition de l’esclavage.

      Je crains que sans protectionisme le modèle que vous préconisez ne soit pas viable historiquement.
      Juste après les grandes explorateurs européens, pendant un ou deux siècles, la Chine, l’Inde et l’Afrique n’ont connu que des marchands européens. Le libre échange eut sur leur système un effet suffisant pour, à terme, les rendre vulnérables à l’agression militaire et colonialiste.

      Disons, en caricaturant un peu, qu’on commence par accepter la verroterie, et on finit par vendre ses compatriotes aux marchands étrangers.

      Conclusion : la décroissance, pourquoi pas, mais à deux conditions :
      - que le territoire soit cerné d’une muraille qui rendrait jaloux un colon israélien
      - que la recherche permettant de rester à la pointe des technologies de dissuasion nucléaire soit systématiquement préférée à la recherche sur la production du brocoli bio.

      Je sais, ça parait irréalisable. Détrompes toi ! La seule difficulté, c’est qu’à partir de maintenant, si tu prétends être sincère et bien ancré dans le réel, alors ton modèle sera obligatoirement la Corée du Nord. Bienvenue au club !


    • #2035644
      le 03/09/2018 par Sedetiam
      La paupérisation de la classe moyenne

      @ JP,



      - que la recherche permettant de rester à la pointe des technologies de dissuasion nucléaire soit systématiquement préférée à la recherche sur la production du brocoli bio.



      Nucléaire (ou autres).
      L’homme étant un animal sociable par essence, si je peux me permettre d’ajouter un point de détail, valant cas d’école (de guerre), pour affuter cette affirmation et l’intéger ensuite dans le « calcul » : ce n’est pas tant la technologie de pointe qui intéresse les commandements en matière de recherche, mais surtout pourquoi 85% de la soldatesque ne tire pas durant les conflit : la recherche principale, avant toutes les autres, consistant à « comment » parvenir à un pourcentage - beaucoup - moins élevé. Dopage, épendage, etc.


    • #2035737

      La monnaie sous sa forme moderne n’est qu’un titre de créances envers la banque centrale ayant émis celle ci, mais uniquement sous sa forme moderne.
      Petit rappel : les 4 pouvoirs de la monnaie :

      -unité de mesure.
      -facilitateur d échange
      -réserve de valeur ( seulement dans le monde capitaliste )
      - et le meilleur et le plus important : déclencheur de la production ( toujours uniquement dans un système capitaliste ).

      L’important est de se rappeler qui est le collatéral ultime d’ une banque centrale....Je vous laisse deviner.


    • #2035798
      le 03/09/2018 par Anonymous19
      La paupérisation de la classe moyenne

      Keynes ?
      Ce n’est pas le type payé par les banquiers pour expliquer aux simplets qu’ils doivent échanger leurs pièces d’or et d’argent contre du papier-monnaie qu’ils impriment à volonté ?

      Sacré JP ! Pourquoi n’essayes-tu pas de lire un livre sérieux pour une fois ? comme "La théorie de la monnaie et du crédit".


    • #2035928

      Sacré JP ! Pourquoi n’essayes-tu pas de lire un livre sérieux pour une fois ? comme "La théorie de la monnaie et du crédit".

      @Anonymous
      Je vais vous dire la raison très pragmatique pour laquelle je ne vais pas essayer de lire ce livre :
      Mon expérience personnelle m’a suffisamment démontré que pour éviter de perdre son temps, il valait mieux ne pas s’intéresser aux opinions dont l’argumentaire n’est qu’une succession de sarcasmes.


    • #2035931

      @sedetiam
      Lorsque je parle de "rester à la pointe des technologies de dissuasion nucléaire ", ce n’est absolument pas pour le plaisir de provoquer notre Zadiste (et de toutes les façons je n’avouerais jamais....). Disons qu’il s’agit surtout de forcer le trait pour bien souligner qu’il existe un monde extérieur prédateur, qui ne se convertira pas de si tôt à la décroissance, et que cela constitue un danger extrêmement sérieux.
      La dissuasion nucléaire, comme la muraille, sont des parades qui permettent d’éviter de recourir à une autre solution : transformer la population en féroces guerriers, tueurs sans état d’âme. Cette solution là nous ferait presque fatalement évoluer vers un système féodal esclavagiste, au profit des meilleurs guerriers. cf. Sparte
      Cela dit, je confirme avoir, comme vous, déjà vu quelques infos à propos de ce problème (américain ?) des soldats qui ne tirent pas. C’est apparemment pas une légende.
      PS : Merci pour votre réaction précédente. Expliquer l’intérêt de Keynes me semblait être une sorte de devoir. Mais c’est une entreprise pas facile, et je suis donc heureux d’apprendre qu’elle n’était pas vaine.


    • #2036103
      le 04/09/2018 par Anonymous19
      La paupérisation de la classe moyenne

      Faut pas s’énerver, puisque je suis d’accord avec vous :
      Pour croire aux théories de Keynes, "on ne doit surtout pas réfléchir sur l’économie nationale en utilisant notre "bon sens"


  • #2034880
    le 02/09/2018 par Athena
    La paupérisation de la classe moyenne

    Excellent article, comme on aime lire, clair, profond, et bonne synthèse et réflexion ou constat sur notre époque, à lire absolument dans son intégralité et à partager largement , merci beaucoup, que l’intelligence et la clairvoyance se répandent ! Il est grand temps !


  • #2034887
    le 02/09/2018 par Marxcoolique
    La paupérisation de la classe moyenne

    Ben si ça s explique même avec mon brevet des collèges, y a juste plus de classe moyenne, et pour faire tellement simple et concret il n y a plus de lutte des classes, la classe dirigeante ayant gagné la guerre j ai écrit guerre pas la bataille non la guerre car y aura aucun match retour, la lutte des classes et morte et enterré , on pourra encore l agiter pour lutter contre l extreme droite qui cherche à diviser travailleurs blancs contre travailleurs noirs ect mais ça marche pas des masses, surtout que le travailleurs blanc sait qu il taf et cotise pour ses allogènes. Bref qu on en finisse une fois pour toute avec la lutte des classes, perte de temps énorme, faux combat pire que le combat des antifa contre les méchant nazis, dix fois plus ridicule.


  • #2034914
    le 02/09/2018 par Robert le Preux
    La paupérisation de la classe moyenne

    "La paupérisation de la classe moyenne"

    C’est une bonne chose : On avance.

     

    • #2035418
      le 03/09/2018 par Sherlock
      La paupérisation de la classe moyenne

      Pourquoi pas, si le suicide peut être considéré en tant qu’avancée mais c’est affaire d’opinion. Généralement la classe moyenne fait office de fondation économique. Voir URSS. Quand la motivation disparaît, l’édifice s’écroule sur ceux qui croyaient pouvoir s’en passer.


    • #2035486
      le 03/09/2018 par Robert le Preux
      La paupérisation de la classe moyenne

      C’est ça l’idée.
      Puisque l’on dit que la classe moyenne, c’est celle qui est dynamique, qui crée des emplois, de la croissance... alors, lorsqu’elle va manger des pissenlits, elle remettra en cause le système dont elle a si bien profité jusqu’à maintenant et nous aurons une fenêtre vers un autre regard sur la vie.


    • #2035814
      le 03/09/2018 par Adolph Hipster
      La paupérisation de la classe moyenne

      @Sherlock
      Assez d’accord avec Robert le Preux, le système fonctionne, parce-que il y a une classe moyenne qui le fait tourner, fonctionner.... elle consomme , paye, embauche, crée , achète, travaille
      Le jour ou il n’y a plus cette classe, booom !!
      Faudra bien un jour que ça se casse la gueule , sinon on s’en sortira pas


  • #2034967
    le 02/09/2018 par Le lionceau
    La paupérisation de la classe moyenne

    J’étais dans cette classe moyenne, en voyant le travail de mon épouse et moi même n’apportant rien de plus, ma femme a arrêter de bosser on a fait un enfant je loue un petit jardin ouvrier 33e par an, 30% de mes besoins en légumes sont comblés et c’est super bon, on a le temps pour notre enfant on revit en famille je bne paie plus d’impôts n’est aucune dette à la banque je loue un appart dans un coin tranquille. Bon finit la belle voiture désormais c’est C3 et une petite 106 mais je peux enfin partir en vacance ( lyon, Paris, Montpellier et Turquie) chose impensable il y a peut je met des sous de côtés ect.. tout cela pour dire qu’on peut trouver des parades pour mieux vivre juste ne pas suivre le système de consommation. Seul défaut je ne suis propriétaire de rien mais n’ayant pas de dettes j’ai déjà fait grève 5jours cette année sans aucun impact sur mon mode de vie. J’aurais même fait plus si les autres avaient suivit mais bon financièrement ils etait bloqués. Mon exemple n’est pas une généralité chacun trouvera de petite parade selon oú il vie.


  • #2034982
    le 02/09/2018 par Pelagia
    La paupérisation de la classe moyenne

    Dernier paragraphe :

    "La confusion entre production et richesse qui nous fait nous croire riches parce que nos machines produisent alors que le bon sens de nos compatriotes n’est plus utilisé, conduit inéluctablement à une révolution. Tous ceux qui n’envisagent pas sérieusement la révolution des esprits, préparent déjà, sans le vouloir mais en le sachant, une révolution sanglante. Tout parti politique sérieux se doit d’en être conscient."

    Mon mot à dire : il est important de comprendre que si cette révolution se produit, les révolutionnaires seront des Africains et des Asiatiques, les autochtones européens ayant disparu pour lors depuis longtemps.

    À titre d’exemple, la révolution cubaine a été faite par des Blancs et des Noirs. Les aborigènes de Cuba, eux, étaient depuis longtemps réduits à quelques goûtes de sang aborigène à peine visible physiquement, circulant dans les veines de quelques uns seulement de ces mêmes Blancs et Noirs qui en 1953-1959 disaient faire la révolution. Ils l’ont faite, et cette révolution vaudra ce qu’elle vaudra, là n’est pas mon propos. Je dis tout simplement que les révolutionnaires cubains n’étaient pas de vrais autochtones, pas plus qu’Aubervilliers n’est peuplé de descendants de Gaulois. Moi-même je ne suis pas un descendant de Gaulois mais un descendant d’Ibères, et à 100%, c’est dire.

    On ne se réveille que si on est vivant. Et toujours faut-il que le réveil soit de l’ordre du possible. Et encore toujours faut-il que le réveil se produise tant que les moyens d’action soient encore de ce monde, car on peut se réveiller lorsqu’il est déjà trop tard. Et le rouleau compresseur qui a roulé sur les aborigènes cubains est de même nature que celui qui nous roule dessus en Europe en ce moment même.

    Il faut donc œuvrer pour un réveil de la population, bien sûr, mais il faut aussi se demander quoi faire justement en cas de réveil de la population. Où mettre notre énergie, notre action ? qu’est-il possible de sauver au point où nous sommes arrivés ? la race blanche autochtone européenne ? ou plutôt les valeurs de l’Occident et de la France, sans importer la couleur de la population à qui nous allons proposer d’être porteuse desdites valeurs ? Surtout, compte tenu de la vitesse à laquelle arrive la nouvelle masse d’immigrés, sera-t-il possible de rendre cette future population "colorée" porteuse desdites valeurs ? est-ce la fin ou le renouveau de l’Occident est-il possible ?

     

    • #2035029
      le 02/09/2018 par anonyme
      La paupérisation de la classe moyenne

      Permettez-moi de réduire vos interrogations à deux impératifs :

      1- l’éveil des consciences (contre le conditionnement mécanique et irrationnel - émotionnel)

      2- déterminer un but commun pour le pays (pour le redresser). Sans but, c’est perdu d’avance.

      Donc la priorité est de plancher sur les idées qui viendront définir, étayer ce but.

      En France on a déjà les idées, bien qu’elles soient quelque peu éparpillées, mais surtout, question secondaire : comment les appliquer ?

      Eh bien çà fait aussi partie du plan pour arriver au but.

      Çà c’est la théorie. Mais combien s’y attèlent vraiment en pratique, avec rigueur ?

      Beaucoup de personnes amènent leur pierre mais la déposent à côté du mur, par manque d’organisation... Rebâtir la Maison France s’avère donc fastidieux...


    • #2035509
      le 03/09/2018 par Pelagia
      La paupérisation de la classe moyenne

      Merci "anonyme". Tu dis :

      1. "Beaucoup de personnes amènent leur pierre mais la déposent à côté du mur, par manque d’organisation"

      2. "Rebâtir la Maison France s’avère donc fastidieux"

      Ce "par manque d’organisation" est très important, tu as mis le doigt sur la plaie. Les réseaux détenteurs du pouvoir réel ont bien pris leurs dispositions pour établir un état de la situation qui en permanence empêche les forces vives de l’Occident de s’organiser afin de se donner continuité dans le temps. À terme : une mort programmée.

      Le processus ayant porté ces réseaux au sommet de la hiérarchie est un processus qui a pris quelques siècles, mais le tout pour le tout s’est joué pendant la Seconde Guerre mondiale. Si Hitler avait compris QUAND IL LE FALLAIT que le salut et la pérennité de l’Allemagne passaient inéluctablement par le salut et la pérennité de l’ensemble de l’Europe, il se serait peut-être fait des alliés au lieu de se faire des ennemis. Et on connaît les résultats de 1945 : c’est la marotte adolfienne ce qui a permit aux vainqueurs (c’est-à-dire les réseaux dominants dont je parle depuis le début) de nous fourguer toutes les contrevérités nécessaires à la justification de leur programme. Et le programme c’est le rouleau compresseur… c’est pourquoi une bonne partie de l’Occident a déjà capitulé : c’est que le psychisme humain a aussi quelque chose d’animal, il cherche à survivre et pour survivre il faut mimer, s’adapter. Or une autre partie du psychisme humain relève de la foi, de l’espérance et de l’aspiration à la vérité. J’ai beaucoup d’admiration pour les personnes chez qui dominent ces traits de caractère. L’avenir leur appartient. L’avenir, sous une forme ou sous une autre, avec ou sans "la Maison France", mais l’avenir.


  • #2035094

    Loin ce de cette explication monétaire et budgétaire, tout à fait logique, il y a un détail à souligner : l’impact financier du tabagisme sur les classes moyennes.
    Ancien infirmier, j’ai constaté que beaucoup d’infirmières, surtout dans les services exigeants physiquement (comme la gériatrie) fument volontiers pour tenir le coup.
    Or fumer représente un budget de près de 200 € par mois.

    Autre cause de paupérisation, la généralisation des divorces qui coûtent cher à la classe moyenne (pensions alimentaires, logement, nécessité de tout acheter en double pour les enfants etc.)


  • #2035143
    le 02/09/2018 par Senior
    La paupérisation de la classe moyenne

    " Quant aux retraités on va leur presser le citron jusqu’à ce que les pépins craquent, on va les ramener 40 ans en arrière " .


  • #2035297

    "Tous ceux qui n’envisagent pas sérieusement la révolution des esprits, préparent déjà, sans le vouloir mais en le sachant, une révolution sanglante."

    Tout est dit.


  • #2035675
    le 03/09/2018 par Domino
    La paupérisation de la classe moyenne

    Merci pour cet excellent article.
    J’ajouterais que ce laminage de la classe moyenne est voulu. En effet, cette classe moyenne est celle qui peut vivre de son travail et épargner. C’est donc celle - en dehors de "l’élite" - qui peut se passer des "bienfaits" de l’Etat. Or les mondialistes veulent construire une gouvernance mondiake avec une population sous contrôle...
    Ceux qui pensent que la solution au problème est d’augmenter le rôle de l’Etat se trompent donc lourdement.

     

    • #2036044

      Les ultra-milliardaires plument les classes moyennes pour la simple raison qu’il serait idiot d’essayer de plumer les pauvres.
      Les mêmes ultra-milliardaires veulent, à travers le mondialisme, être débarrassés des Etats-nations, parce que ceux-ci protègent les classes moyennes car elles sont nécessaires à la survie d’un Etat-Nation souverain.

      C’est pure illusion que de croire que les classes moyennes n’ont pas besoin de l’Etat. La preuve en est, qu’elles n’existaient pratiquement pas lorsque le rôle de l’Etat se limitait aux fonctions régaliennes. Elles se sont développées en même temps que le rôle de l’Etat, et elles ont commencé à régresser en même temps que le rôle de l’Etat était remis en cause....


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