Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Les eaux de la manche plus radioactives que celles de Fukushima ?

Il y a plus de tritium (hydrogène radioactif) dans les eaux de la Manche que dans les eaux du Pacifique à proximité de la centrale de Fukushima !

Cette annonce très inquiétante vient d’être révélée par l’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest, un laboratoire indépendant d’analyse de la radioactivité, suite à un prélèvement dans l’eau de mer dans la baie d’Ecalgrain, à proximité de l’usine AREVA de La Hague (Manche).

L’ACRO effectue une surveillance citoyenne de la radioactivité dans l’environnement depuis de longues années. Elle effectue notamment des contrôles réguliers tout le long des côtes de la Manche afin de suivre l’impact des rejets en mer des installations nucléaires.

Lire la suite de l’article sur MSN News

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

8 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Je dis probablement une connerie, mais c’est peut-être tout simplement lié à des spécificités environnementales persistantes ou passagères...

    N’oublions pas en effet que les remontées de radon sont un problème récurent en Bretagne et que la radioactivité ambiante est ici 2 à 4 fois supérieure à la moyenne constatée dans le reste de la France.

    Ça a quelque chose à voir avec le granit d’après ce que j’ai compris.

    Bref... Attendons voir avant de crier au loup, on ne sait jamais...

    Cela ne dispense cependant pas ceux qui parmi nos camarade possèdent un compteur Geiger de faire leurs propres mesures de contrôle... Après tout on n’est jamais mieux servi que par sois-même !
    Donc tant qu’à faire et vu qu’on a maintenant des copains partout... ^_^

     

  • #373449

    Ce n’est pas une surprise qu’il y ait du tritium dans les eaux de la manche et pas dans celles proche de Fukushima pour plusieurs raisons :

    - Fukushima comprenait des réacteurs à eau bouillante qui produisent moins de tritium parce que l’eau de refroidissement (pour faire simple) ne contient pas d’acide borique. Or, c’est la fission du bore qui est le principal événement générateur de tritium.
    - le peu de tritium que contenait Fukushima a été relâché dans l’atmosphère et s’est dispersé sur des distances gigantesques, il n’a pas été rejeté de manière concentrée.
    - Les installations sur la Manche (La Hague, Flamanville...) sont encore exploitées. Elles génèrent donc du tritium qui est relâché dans la mer conformément à des autorisations de rejet très strictes eu égard à la faible nocivité de ce radioélément.

    L’article m’interpelle toutefois sur l’information donnée. Il cite une valeur de 110 Bq/l de tritium. Ceci a sans doute été mesurée en sortie de la conduite de rejet de La Hague, il ne peut en être autrement compte tenu de la forte dispersivité des rejets en mer. C’est une valeur qui est donnée pour faire peur sans la mettre en regard de la limite tolérée par les autorités nationales et qui porte sur les rejets.

    Il y a dix ans, les écologistes avaient fait le même coup à Cogéma en signalant des rejets importants de tartre radioactif. Après quelques discussions, l’entreprise s’est vue exigée de récurer sa conduite et elle l’a fait.

    Je sais qu’il est de coutume de croire aux complots industriels partout, je considère qu’il est donné à chacun liberté de se faire un avis. Je connais bien le nucléaire français et l’usine de La Hague. Honnêtement, c’est un modèle de sérieux industriel. L’investissement qui a été fait pour assurer sa sûreté est gigantesque, sans commune mesure avec ce qui se pratique ailleurs dans le monde. De plus, les ouvriers et cadres de cette entreprise ont une culture de sûreté remarquable. Un ouvrier de ces entreprises est formé aux risques auquel il est exposé et est conscient que la sûreté de son installation dépend un peu aussi de la manière dont il se comporte individuellement et collectivement lors de l’exploitation.

    C’est vraiment un sale procès qui est fait à Areva et à ses employés.


  • J’ai toujours su que chaque centrale nucléaire de la terre était une bombe à retardemment.

    Les humains sont foutus d’avance. Mais gardons espoir, et changeons-nous les idées.


  • La valeur de 110 Bq/L observée par l’ACRO en octobre 2012 correspond donc très probablement, comme le démontrent les simulations effectuées par l’IRSN, à un prélèvement effectué durant un de ces pics de concentration. Les études menées par l’IRSN montrent par ailleurs que la concentration de tritium dans les organismes marins (exprimée en Bq/kg) est similaire à celle mesurée dans l’eau de mer (Bq/L). Le réexamen, à la lumière de ces éléments, des évaluations dosimétriques détaillées effectuées par le GRNC permet de conclure que ces pics de concentration de tritium ont une influence négligeable sur celles-ci.

    Analyse de l’IRSN*
    *superbe magnifique analyse de l’irsn si la concentration en tritium est la même dans les organismes marin que dans l’eau ce n’est surement pas dû a un pic de dégazage de tritium
    c’est que le phénomène est bien régulier