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Les élections à venir en Afrique en 2016

Une carte pour tout comprendre

L’année 2016 promet d’être mouvementée sur le plan électoral. Et pourrait confirmer la tendance qui se dessine ces dernières années : changements en Afrique de l’Ouest, continuité en Afrique centrale.

 

La révolution burkinabè peut-elle mettre fin aux « régimes longue durée » en Afrique ? Depuis la chute de Blaise Compaoré, en octobre 2014, beaucoup de démocrates africains veulent le croire. De fait, en septembre 2015 à Ouagadougou, les nostalgiques de « Blaise » ont tenté de restaurer l’ancien régime et ont échoué. Au Burkina Faso, l’alternance est en marche.

En mars de la même année, pour la première fois de son histoire, le Nigeria a lui aussi été touché par la grâce de l’alternance démocratique. Goodluck Jonathan a cédé son fauteuil à Muhammadu Buhari sans la moindre violence. En revanche, au Togo et au Burundi, pas d’alternance. En avril, Faure Gnassingbé a été élu pour un troisième mandat malgré les accusations de fraude lancées par l’opposition. Et en juillet, Pierre Nkurunziza, en dépit des accords d’Arusha, a brigué et obtenu un troisième mandat, au prix d’une féroce répression.

 

La Gambie, l’exception de l’Afrique de l’Ouest

Après une année 2015 très contrastée, que faut-il attendre de 2016 ? Sans doute à nouveau le grand écart. En Afrique de l’Ouest, l’alternance est certaine au Bénin, où Thomas Boni Yayi ne pourra pas se représenter en février. Qui gagnera de Lionel Zinsou, Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Koupaki, Komi Koutché, Léhady Soglo, Éric Houndété, Emmanuel Golou et Robert Gbian ? Ces « favoris » se feront-ils coiffer au poteau par un ovni tel l’homme d’affaires Patrice Talon ? Le scrutin n’a jamais été aussi ouvert.

L’alternance est possible également au Niger et au Ghana. À Niamey, Mahamadou Issoufou semble bien placé pour obtenir un second mandat en février, car l’opposition est affaiblie par les ennuis judiciaires de Hama Amadou. Mais dans ce pays où la fraude n’est pas entrée dans les mœurs, « Hama » et ses deux alliés, Seini Oumarou et Mahamane Ousmane, n’ont pas dit leur dernier mot. Enfin à Accra, en décembre 2016, John Dramani Mahama n’est pas sûr de repasser devant Nana Akufo-Addo, qu’il n’avait battu que d’extrême justesse en 2012. Une exception toutefois en Afrique de l’Ouest : la Gambie. En novembre 2016, le très autoritaire Yahya Jammeh ne laissera sans doute aucune chance à ses adversaires… s’il en a.

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Les élections africaines aiguisent les appétits, voir sur E&R :

 



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