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Les faillites progressent dans l’hôtellerie et la restauration

Les faillites des établissements hôteliers sont en forte augmentation depuis le début de l’année. Une tendance liée en partie à la baisse du pouvoir d’achat des Français.

L’hôtellerie-restauration souffre de la mauvaise conjoncture économique et des préoccupations liées au pouvoir d’achat. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), les faillites des établissements hôteliers (cafés, hôtels, restaurants) auraient progressé de 37,5% depuis le début de l’année.

"Plus d’un café ferme par jour, cela se vérifie sur tout le territoire", a expliqué Dany Deleval, la vice-présidente de l’Umih dans un entretien au Figaro. En cause, la baisse du pouvoir d’achat des Français qui limite leurs dépenses, mais aussi l’interdiction de fumer, en vigueur depuis le 1er janvier.

"On demande au gouvernement de prendre des mesures, comme la baisse de la TVA et le maintien des aides à l’emploi", a-t-elle poursuivi. "Nous préparons un argumentaire pour être entendus par les pouvoirs publics".

Une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes SFAC fait également état d’une "nette augmentation" des faillites. Ces dernières ont augmenté de 28% sur les six premiers mois de l’année. Les débits de boisson (cafés, bars-tabac) sont les plus touchés par ces fermetures. Au premier semestre, 610 de ces établissements auraient mis la clef sous la porte, soit une augmentation de 56% sur un an, selon cette étude.

"La restauration est un secteur dans lequel il y a beaucoup de petites structures, souvent fragiles financièrement", explique Karine Berger, directrice des études chez Euler Hermes SFAC. "Il suffit de quelques semaines ou de quelques mois de mauvais chiffre d’affaires pour que cela se détériore rapidement", ajoute-t-elle, rappelant que depuis plusieurs mois la consommation des ménages tourne au ralenti.

L’hôtellerie-restauration génère un chiffre d’affaires annuel de 60 milliards d’euros. Avec 850.000 personnes (dont 610.000 salariés et 240.000 saisonniers), ce secteur est le quatrième employeur français, selon le syndicat.

Source : http://www.latribune.fr