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Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

Un article de Youssef Hindi (exclusivité E&R)

Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

Un article de Youssef Hindi en exclusivité pour le site E&R !

 

Sommaire

 

- Les Arabes sont arrivés tardivement en Palestine (VIIe siècle)

- L’expansion territoriale n’est pas un projet mais le résultat de guerres défensives

- Les Israéliens ont décolonisé Gaza par gentillesse

- Israël protège les chrétiens

*

 

Le mois dernier nous avons déconstruit plusieurs des mensonges fondateurs d’Israël. Autant de mensonges qui servent à la propagande sioniste et qui ne rencontrent que rarement le mur de la réalité historique et des faits. Nous poursuivons donc ici la démystification.

 

Les Arabes sont arrivés tardivement en Palestine (VIIe siècle)

D’après les sionistes, les Arabes ne sont arrivés en Palestine qu’au VIIe siècle, durant l’expansion musulmane. Leur présence serait donc le résultat d’une histoire impériale, ce qui leur retirerait toute légitimité à demeurer en Terre sainte, contrairement aux juifs qui se seraient absentés pendant 2 000 ans ; période de temps où la terre de Palestine serait restée quasiment vide, attendant que ses propriétaires reviennent d’exil…

Or, la présence d’Arabes de Palestine remonte à l’époque romaine, comme l’explique l’historienne A.-M. Goichon. « Toute une frange de population arabe était établie aux confins des empires perse et romain. Les princes arabes alliés de Rome sur tout le pourtour du désert ont joué un rôle avant l’ère chrétienne. Il n’en fut pas de même en Palestine qui était gouvernée plus directement, mais la population était fortement arabe, d’où les chrétiens arabes d’avant l’islam, qui étaient présents dès la fondation de l’Église. » [1]

 

L’expansion territoriale n’est pas un projet mais le résultat de guerres défensives

D’après la propagande israélienne, l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza, du Sud-Liban, du Golan et du Sinaï sont les conséquences de guerres défensives et non pas l’application d’un projet expansionniste hégémonique. Pourtant…

Dès 1918, dans un livre coécrit en yiddish, David Ben Gourion inclut dans les frontières du futur État hébreu le territoire de Palestine, le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani, une partie du sud de la Syrie, une grande partie de la Jordanie et la péninsule du Sinaï [2].

En 1937, Ben Gourion déclara : « Après la formation d’une grande armée suite à la création de l’État, nous abolirons le partage et nous occuperons toute la Palestine. » La même année, il dit à son fils : « Érigeons un État juif sur-le-champ, même si ce n’est pas sur tout le territoire. Le reste nous reviendra avec le temps. Il le faut. » [3]

Le 13 mai 1947, un an avant la création de l’État d’Israël, Ben Gourion déclara devant l’Agence juive aux États-Unis : « Nous voulons la terre d’Israël dans sa totalité. C’était l’intention de départ. »

Une semaine plus tard, devant l’Assemblée élue à Jérusalem, il dit : « Y a-t-il une personne parmi nous qui ne soit pas d’accord avec le fait que l’intention première de la déclaration Balfour et du mandat sur la Palestine, et l’intention première des espoirs nourris par des générations de Juifs, était de créer un État juif sur la totalité de la terre d’Israël ? » [4]

Après la guerre des Six Jours en juin 1967, déclenchée par Israël et qui s’est soldée par l’occupation du Sinaï égyptien et du Golan syrien, les dirigeants israéliens ont considéré que les pays arabes devaient non seulement reconnaître Israël mais aussi signer une paix avec lui alors que l’État hébreu occupait leur territoire. Le Premier ministre israélien de l’époque, Levi Eshkol, déclara le 6 septembre 1967 :

« Puisque les Arabes ne veulent pas la paix, il n’y a pas d’autre solution pour Israël que de viser à des frontières naturelles, et il n’y en a pas de plus naturelle que celle du canal de Suez. » [5]

Le 22 septembre 1967, Yitzhak Rabin – alors chef d’État-major – reprend l’expression « frontières naturelles » que sont le canal de Suez, la vallée du Jourdain et les hauteurs du Golan [6].

 

Les Israéliens ont décolonisé Gaza par gentillesse

En 2005, Ariel Sharon a décidé de retirer les colonies juives de Gaza. Cet événement est constamment mis en avant par les propagandistes israéliens comme preuve de la volonté de conciliation de Tel-Aviv qui aurait fait montre de sa bonne volonté.

La réalité est tout autre. Déjà, en 1992, Moshe Arens, membre du Lilkoud qui a été ministre de la Défense (de 1983 à 1984, de 1990 à 1992 et en 1999) et membre de la Knesset (de 1999 à 2003), parlait de la nécessité de quitter la bande de Gaza :

« C’est une charge inutile, nous ne sommes pas tenus de la supporter : cela ne vaut pas le mal que nous nous donnons là-bas. Avec le temps, cette charge deviendra de plus en plus pesante pour nous et finira par nous coûter trop cher. Il faut annoncer à l’Égypte, à l’ONU, aux États-Unis que nous allons sortir à telle date et qu’ils en tiennent compte. Je ne me fais aucune illusion sur ce qui va se passer quand nous aurons quitté Gaza. Ce sera loin d’être la paix. Nous aurons des problèmes avec ceux qui prendront le pouvoir à Gaza, mais moins que maintenant. » [7]

Lorsque le Premier ministre Ariel Sharon retire les colonies de Gaza en 2005, il reloge les 6 000 colons en Cisjordanie et renforce les positions israéliennes en Cisjordanie sans négociation préalable avec les autorités palestiniennes. En contrepartie du retrait de Gaza, Ariel Sharon a obtenu des garanties américaines sur le « non-retour aux frontières de 1967 » et la « prise en compte des changements démographiques » en Cisjordanie, en d’autres termes, l’acceptation de la colonisation juive massive des terres palestiniennes [8].

 

Israël protège les chrétiens

Dans un article publié dans le journal L’Action française le 20 décembre 1920, titré « Les effets du sionisme », Jacques Bainville pointait, dès l’instauration du Foyer national juif en Palestine, le mépris des juifs sionistes envers les chrétiens d’Orient.

« L’Osservatore romano et la Semaine religieuse de Paris ont récemment publié un ensemble de documents sur la situation de la Palestine. Le sionisme soutenu par le cabinet de Londres y apparaît comme une aventure alarmante à tous les points de vue. Déjà les incidents ont été nombreux.

Ils sont d’abord, bien entendu, de nature religieuse. Le sionisme, aux Lieux-Saints, n’a pas l’impartialité des Turcs. Il traite en intrus les représentants des communions chrétiennes. Le haut commissaire britannique, sir Herbert Samuel, se comporte comme un chef plus religieux que politique. Le "prince d’Israël", ainsi l’ont surnommé ses coreligionnaires, va prier, le jour du sabbat, à la grande synagogue, acclamé par la population juive de Jérusalem. Par contre, le Saint-Sépulcre est un lieu qui lui fait horreur. Au mois de juillet dernier, visitant la basilique, sir Herbert Samuel refuse d’entrer dans le sanctuaire du tombeau. Cette insulte aux chrétiens fut relevée. Le synode des Grecs orthodoxes déposa sur-le-champ le patriarche Damianos en lui reprochant de n’avoir reçu le haut commissaire que pour essuyer cet affront.

Un tel incident mérite une attention sérieuse. Il montre à quelles rivalités confessionnelles, susceptibles de dégénérer en luttes plus graves, le sionisme doit conduire. On regrette déjà les Turcs, "le seul peuple tolérant", disait Lamartine qui, dans son Voyage en Orient, se demandait, avec son génie divinatoire, ce que deviendraient les lieux saints lorsque leurs gardiens flegmatiques n’y seraient plus. » [9]

Le rabbin israélien d’origine française Shlomo Aviner, s’étant exprimé à propos de l’incendie de Notre-Dame [10], des chrétiens et des églises, a expliqué à ses ouailles qu’il était, d’après le Talmud, du devoir des juifs de détruire et brûler les églises en Terre sainte :

« Il n’y a pas de mitzvah (commandement) de se réjouir des incendies des églises chrétiennes à l’étranger. Dans notre terre sainte, le sujet est plus compliqué. En effet, le Satmar Rebbe a écrit une de ses raisons pour ne pas immigrer en Israël, car ici [en Israël] c’est une mitzvah (commandement) de brûler des églises, et comme ils ne le font pas, ils violent également l’interdiction. » [11]

Les destructions d’églises sont effectivement fréquentes en Palestine occupée. Une église incendiée le 18 juin 2015 ; une maison du patriarcat délibérément détruite en novembre 2013 à Jérusalem [12] ; l’église Saint-Étienne de Bet Gemal, à 30 kilomètres de Jérusalem, a été saccagée le 20 septembre 2017…

Les attaques ciblant directement les chrétiens défraient souvent la chronique. En juin 2019, une agression est survenue contre des séminaristes et un prêtre arménien :

« Alors qu’une vingtaine de séminaristes, accompagnés par leur prêtre doyen, quittaient le Séminaire théologique arménien pour se rendre, comme chaque semaine au Saint-Sépulcre, trois juifs extrémistes accompagnés d’un chien muselé, leur ont craché dessus et les ont verbalement insultés en hurlant "Que meurent les chrétiens !" et "Nous vous chasserons hors du pays !".

Ils ont ensuite enlevé la muselière de leur chien et l’ont lancé à l’attaque du doyen. Les séminaristes ont alors ôté leurs soutanes pour protéger le doyen des morsures et les ont agitées pour distraire l’attention du chien. Les trois extrémistes sont alors passés à l’attaque contre les séminaristes dont un a eu la main cassée, puis ils ont pris la fuite pour se rendre au commissariat de police de la vieille ville afin… de porter plainte contre les Arméniens qui auraient tenté de les lyncher ! Le Patriarcat arménien a porté plainte contre ces agresseurs et appelle à leur condamnation.

Ce type d’incidents antichrétiens est malheureusement très fréquent à Jérusalem. » [13]

Et le site du Patriarcat arménien de préciser :

« L’article de la presse juive sur l’attaque est un pur mensonge et une calomnie malveillante, qui porte atteinte à notre réputation et porte atteinte à la réputation exceptionnelle du patriarcat arménien. Les réactions dans la presse juive et leur page Facebook sur cet article diffamatoire et véhiculent la haine. » [14]

L’association SOS Chrétiens d’Orient a fait état de nombreux incidents en Terre sainte [15].

« Dans les cinq premières semaines de l’année 2023, cinq actes de vandalisme ou d’agression perpétrés par des juifs ont visé des lieux, sanctuaires ou membres de la communauté chrétienne de Jérusalem.

L’année s’est ainsi ouverte sur la profanation, le 1er janvier, d’une trentaine de tombes dans un cimetière chrétien du mont Sion par deux jeunes juifs radicaux (15 ans et 18 ans).

Un centre communautaire maronite a également été saccagé à Ma’alot, dans le nord d’Israël, le 12 janvier. Le même jour, une série de graffitis a été écrite en hébreu sur les murs du monastère Saint-Jacques, le siège du patriarcat arménien : "Mort aux chrétiens", "mort aux Arméniens", "vengeance". »

Des passants arméniens ont également été pris au moins deux fois à partie par de jeunes juifs, le 28 janvier. 

« Aujourd’hui, des groupes viennent exprès à Jérusalem pour s’en prendre aux chrétiens. Ce sont toujours des jeunes avec un look de colons. Ils viennent prier pendant le Shabbat puis, le samedi soir, ils cherchent des problèmes », a expliqué Setrag Balian, un Arménien du quartier.


Le 26, c’est un restaurant de la porte Neuve, l’entrée du quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem, qui a été la cible de violences. Quelques touristes boivent un verre à la terrasse du restaurant Taboon and Wine. Miran Krikorian, le propriétaire, est alerté par les serveurs et accourt. « Nous étions le seul commerce de la rue encore ouvert. C’est tombé sur nous, raconte la gérante, qui décrit des scènes d’une grande violence. Ils étaient 40 contre 5. Ils criaient : "Les musulmans en Syrie, les chrétiens au Vatican, morts aux Arabes !" »


Le 2 février, un touriste juif américain a brisé une statue du Christ au couvent franciscain de la Flagellation, deuxième étape du chemin de croix en vieille ville de Jérusalem. « Il a décroché la statue du Christ flagellé, qui s’est brisée sur le sol au niveau des pieds, avant de commencer à lui marteler le visage. » 

« Ce n’est nullement une coïncidence si la légitimation de la discrimination et de la violence dans l’opinion publique et l’environnement politique israélien actuel se traduit aussi par des actes de haine et de violence contre la communauté chrétienne », a affirmé le custode de Terre sainte, frère Francesco Patton dans un communiqué condamnant le dernier incident et appelant le gouvernement israélien à garantir la sécurité des différentes communautés et minorités religieuses.

« Bienvenue dans le nouvel Israël qui hait les chrétiens, encouragé et soutenu par l’actuel gouvernement ! », a écrit sur Twitter le père Nikodemus Schnabel de l’abbaye de la Dormition, située juste en dehors des remparts de Jérusalem.

Durant le massacre à Gaza, les Israéliens ont évidemment visé les églises. Dans la nuit du 19 octobre 2023, la paroisse grecque orthodoxe de Gaza, qui accueillait des réfugiés, s’est effondrée suite à une frappe israélienne qui a provoqué au moins 18 morts, dont 9 enfants [16].

Début novembre 2023, les Israéliens avaient détruits 3 églises et 54 mosquées [17]. Dans un article du Figaro en date du 29 décembre 2023, il est rapporté que « selon l’ONG, Euro-Med Human Rigths Monitor, plus de 150 lieux de cultes endommagés sont dénombrés à ce jour » [18] à Gaza.
Le père Jean-Baptiste Humbert, chargé de l’archéologie au sein de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem qui travaille en Palestine depuis des décennies, a confié, auprès du Daily Mail, qu’il redoutait « une destruction totale du patrimoine culturel de Gaza » [19].

Le 16 novembre 2023, le patriarcat arménien de Jérusalem a publié un communiqué urgent alertant sur la « menace existentielle du Patriarcat arménien qui est désormais une réalité physique. Les évêques, les prêtres, les diacres, les séminaristes ainsi que les Arméniens de Jérusalem luttent leur vie même sur leur terre. Nous appelons les autorités du monde entier et les médias internationaux à nous aider à sauver le quartier arménien d’une disparition violente soutenue localement par des entités anonymes. »

Des promoteurs juifs tentent d’expulser la communauté arménienne de son quartier, et ce illégalement.

« Plus de 30 provocateurs armés portant des casques de ski et équipés d’armes mortelles et non létales, y compris de puissants agents neurotoxiques qui ont neutralisé des dizaines de membres de notre clergé, ont fait irruption dans l’enceinte du Jardin des vaches et ont commencé leur assaut brutal. Nous soulignons encore une fois que plusieurs prêtres, diacres et étudiants de l’Académie théologique arménienne ainsi que des Arméniens autochtones ont été grièvement blessés. Les ecclésiastiques arméniens de Jérusalem se battent pour leur vie contre les provocateurs impurs.

C’est la réponse criminelle que nous avons reçu pour le dépôt d’une plainte auprès du tribunal de district de Jérusalem concernant le Jardin des vaches il y a moins de 24 heures. C’est ainsi que réagissent les hommes d’affaires australo-israélien Dany Rothman (Rubenstein) et George Warwar (Hadad) face aux procédures judiciaires. » [20]

Voilà la réalité du judéo-christianisme.

Youssef Hindi

Notes

[1] A. M. Goichon, La Jordanie réelle, Tome I, Maisonneuve et Larose, 1968, p. 178.

[2] Benny Morris, Righteous Victims, p. 75. Cité par Walt et Mearsheimer, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2007, p. 418, note numéro 60.

[3] Rapporté par Flapan, Birth of Israel, p. 22 ; Avi Shlaim, Iron Wall, p. 21. Dans Walt et Mearsheimer, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2007, pp. 106-107.

[4] Uri Ben Eliezer, The Making of Israeli Militarism, Indiana University Press, Bloomington, 1998, p. 150. Cité par Walt et Mearsheimer, op. cit. p. 107.

[5] Cité par Henry Laurens, La Question de Palestine, Tome quatrième, Fayard, 2011, p. 63.

[6] Henry Laurens, La Question de Palestine, Tome quatrième, p. 63.

[7] Entretien publié le 17 juillet 1992 dans Yediot Aharonot, traduction dans la Revue d’études palestiniennes, n° 45, automne 1992, p. 76. Henry Laurens, La Question de Palestine, Tome cinquième, Fayard, 2015, p. 345.

[8] Jean-Claude Lescure, Le conflit israélo-palestinien en 100 questions, Tallandier, 2018, 2021, pp. 248-249.

[9] Jacques Bainville, « Les effets du sionisme », L’Action française, le 20 décembre 1920. Disponible à la lecture sur le site de la Bibliothèque nationale de France : https://gallica.bnf.fr/ark :/12148/b...

[10] Sur l’incendie de Notre Dame et ses conséquences, lire le e-book : Pierre-Antoine Plaquevent & Youssef Hindi, Notre-Dame, Al Aqsa et le troisième temple – La géopolitique des religions, 2020, strategika.fr

[11] https://infos-israel.news/leglise-c...

[12] https://www.medias-presse.info/isra...

[13] https://www.christianophobie.fr/car...http://armenews.com/spip.php?page=a...

[14] https://armenian-patriarchate.com/s...

[15] https://www.soschretiensdorient.fr/...

[16] https://www.la-croix.com/religion/E...

[17] https://www.aa.com.tr/fr/monde/gaza...

[18] https://www.lefigaro.fr/culture/pat...

[19] https://www.dailymail.co.uk/science...

[20] https://courrier.am/fr/a-jerusalem-aussi

La première partie, sur E&R :

Retrouvez les précédents articles exclusifs de Youssef Hindi pour E&R !

 






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13 Commentaires

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  • #3335140
    Le 14 mars à 15:52 par Quintus Valerius
    Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

    Il y a des peuples plus anciens que les arabes (minoritaires ) Ce sont les Cananéens et philistins qui sont les autochtones originaux de cette terre et dont les palestiniens sont les légitimes descendants, dommage que vous n’en parlez jamais. Et les Cananéens n’ont pas disparus contrairement à ce que racontent certains vu qu’ils composent 93% du génome des libanais actuels selon les dernières études ADN. Donc si les libanais sont génétiquement Cananéens, les palestiniens le sont aussi forcément...

     

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    • #3335283

      Les Palestiniens de 1950 n’avaient ni le type arabe, ni le type juif, ni le type turc, c’est comme les Kabyles et autres Berbères, beaucoup avaient un type proche des europens, avec comme en Iran un très haut degré de civilisation. Yousef Hindi a aussi un type européen et pas du tout sémitique ni chamitique.

      Selon l’Ancien-Testament les Cananéens et les Philistins étaient en Palestine avant l’arrivée des Hébreux qui ne sont jamais arrivés à les vaincre et à prendre Gaza, ils sont donc bien les peuples autochtones.
      Du temps de Jésus, la Palestine n’était pas peuplée que par des Juifs, loin de là, elle était majoritairement peuplée par des Philistins, des Samaritains, des Galiléens, des Romains qui sont mentionnés dans le Nouveau Testament, mais aussi des Grecs, etc.. L’hébreux était devenu une langue morte compréhensible de quelques scribes, tous les Juifs parlaient l’araméen qui est la langue de la Syrie, notamment Jésus et ses apôtres. L’édition de loin la plus courante de la Bible était en langue grecque, celle qu’on appelle la Septante.
      Jérusalem n’a pas été fondée par les Hébreux mais par un peuple cousin des Philistins, les Jabuzéen dont elle a gardé le nom.
      La présence juive en Palestine n’a duré que cinq siècles et demi, entre la migration en - 516 depuis Babulone de quelques milliers de familles juives parlant uniquement babylonien (araméen) et la destruction du temple par Titus en + 70, c’est
      Le dernier temple de Jérusalem n’a pas été bâti par les Juifs, selon l’architecture juive, mais par Hérode qui était un gouverneur romain, et à la manière romaine.
      Tous les Juifs n’ont pas quitté la Palestine après la destruction du Temple, uniquement l’élite urbaine, dans les campagnes les gens de souche sont restés sur leurs terres.
      Les différents envahisseurs qui se sont succédés, Syriens, Grecs, Romains, Arabes, Francs, Turcs, Anglais ont apporté un cadre poltique et religieux, mais pas un peuplement d’une importance significative, c’était des élites très peu nombreuses, comme les Romains et les Francs en Gaule.
      En résumé, les Juifs ne sont pas autochtone en Palestine, ils n’ont pas fondé Jérisalem ni bâti le dernier temple, leur présence en Palestine était minoritaire et a duré moins de six siècles, moins que ou pastellement plus que les Grecs, les Romains, les Francs, les Arabes ou les Turcs.

       
    • #3335326
      Le 14 mars à 23:54 par Kyrinos
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      @PL

      Mais que racontez vous ?Tous ces peuples du pourtour méditerranéen ont toujours été des bruns bazanés aucun rapport avec le type "européen "et puis les berbères (kabyles ou berbères du maroc) n’ont pas le type europoïde et ne sont pas de race indo-aryenne ils sont de l’haplogroupe Y-E1b1b1 et appartiennent donc au groupe ethico-linguistique chamito-semitique.

      et les Cananéens étaient du même type que les Proche-Orientaux actuels qui sont toujours leurs descendants, donc ces peuples qui n’ont jamais bougé de leur terre et sont donc semblables aux arabes d’Arabie actuels, qui sont les seuls vrais arabes de souche,
      tous les autres peuples que vous appelez "arabes" sont des arabisés.
      De la Mésopotamie au Maroc ce sont des arabisés majoritairement, pas des arabes ethniques.

       
    • #3335327
      Le 15 mars à 00:00 par Remontada
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      Le terme Afrique vient de "Ifrikiya" terme berbère qui correspond à la Tunisie actuelle, avant d’englober tout le continent. Inde vient de "Sindhu" en sanskrit qui veut dire rivière faisant référence à l’Indus, actuel Pakistan à 90%, en passant par le persan. L’Arabie proto-historique est la Jordanie actuelle qui, de la même manière que les exemples plus haut, a donné son nom à la péninsule du même nom. Comme il est dit dans la vidéo yout.. " The origins of Arabic", les spécialistes aujourd’hui retracent le spectre des langues/dialectes arabiques dans un continium avec ses autres langues sœurs sémitiques bien plus au nord que la péninsule arabique au Levant, avec des inscriptions qui semblent être de l’anciens arabes (pluriel) en écritures anciennes "safaitic" et "hismaic" en Syrie et Jordanie, avec chose hyper-intéressante, l’article défini semblable à l’hebreu,c-à-d "ha" contrairement à l’arabe qu’on connait "al/el" pour "le". Preuve qu’il existait un continium entre ces langues ou plutôt idiomes, patois, y compris géographique, plutôt qu’une séparation nette. On savait déjà et c’est confirmé par les spécialistes en langues sémitiques (et dans la vidéo) que l’on ne parlait pas arabe au Yémen et dans le sud de la péninsule arabique contrairement à ce que dit la tradition arabe, mais plutôt des langues sud-sémitiques et peut-être même "hamitique" jusqu’à peu avant l’avénément de l’islam. Pour le volet génétique aussi, la plupart des tribus arabes (non métissées) de la péninsule et des nord-yéménites sont issus du Levant à l’age du bronze ou du fer (-1100) avant qu’ils ne migrent. Il n’y a donc pas des autochtones Cananéens et des envahisseurs Arabes, les seconds étant linguistiquement, génétiquement, et géographiquement probablement issus des premiers, certainement de la branche Jordanienne.

       
    • #3335453
      Le 15 mars à 10:35 par Sedevac
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      Les Cananéens sont par définition les descendants de Canaan, le fils de Cham qui serait issu, selon certains exégètes, du viol de la femme de Noé par son fils Cham, raison de sa malédiction par Noé (voir chaîne Youtube Bible et Savoir d’un jeune prêtre traditionnel qui traite se sujet). Lors de la conquête de la Terre Promise les Hébreux ont exterminé les Cananéens, sur ordre de Dieu, pour châtier leurs nombreuses iniquités, mais ce ne fut jamais fait complétement. Je sais que ce point fait jaser sur ER mais c’est une réalité universelle : les peuples finissent toujours par être châtiés dans cette vie, ne pouvant pas l’être dans l’autre, et pour châtier un peuple, Dieu utilise généralement un autre peuple... Et inversement.

       
    • #3335526
      Le 15 mars à 12:35 par ProtégeonslaPalestine
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      @PL, Tout à fait exact. Concernant votre 1er paragraphe, les Palestiniens avaient les mêmes têtes que les gens du Monténégro, de Roumanie ou de Kabylie, et pour cause. Les Philistins sont d’origine crétoise (grecque) et sont arrivés sur leur terre actuelle à l’âge de fer.

      À l’âge de bronze, environ 350 ans plus tard, des peuplades originaires de Mésopotamie / Irak / Iran, se sont établies sur la terre des Philistins : les Hébreux correspondent au second peuplement de la Palestine.

      Les Arabes ont islamisé la péninsule : 3ème peuplement et métissage, qui donne les phénotypes actuels.

       
    • #3335532
      Le 15 mars à 12:41 par le vengeur masqué
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      @Kyrinos,je crois bien que vous avez raison

       
    • #3335641
      Le 15 mars à 16:49 par chockjo
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      Le proche orient a été en grande partie occupé les sumériens qui sont divisés en plusieurs civilisations la perse (indo-aryen dont l’Europe a été peuplé en grande partie), Babylone (sumérien) , l’Égypte (sumérien-afrique) et les peuples de la mer (sûrement nos ancêtres mélangés avec les celtes ou indo-aryen.

      Le plus légitime sera le plus fort car c’est bien là lois du plus fort qui règne. Nous sommes revenu à la civilisation des pharaons via le sytème libéral maçonnique.

       
    • #3335757

      Les crétois et egéens de ces temps là étaient génétiquement proche des gens du proche-Orient,dont ils étaient issus, l’adn le prouve ,les minoeens et cretois(caphtoriens) sur les fresques ne montrent pas des gens du type indo-européen ou je ne sais quoi, mais des gens bazanés aux cheveux longs et ondulés.

       
  • #3335298
    Le 14 mars à 21:51 par ProtégeonslaPalestine
    Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

    - Le judéo-christianisme est un slogan publicitaire oxymoronique, inventé pour agréger le nationalisme français au sionisme. Cette captation sioniste de la sympathie des droites françaises s’opère via la construction artificielle d’une passerelle idéologique : le trope de l’envahisseur arabe.

    - En échange de son adhésion au sionisme, l’identitaire français se voit promettre une mobilisation sans précédent des factions sionistes de France contre la colonisation arabe du paysage français.

    - Si le judéo-christianisme est bien une légende urbaine vivace, démentie par l’histoire et les faits récents, la fornication du sionisme avec un certain identitarisme blanc complexé a, elle, vocation à durer, puisque la barbarie en action des premiers, permet aux seconds de conjurer leur impuissance par procuration, par délégation réalisatrice du fantasme de meurtre.

    - Dans cet article irréprochablement sourcé, Youssef Hindi fournit des exemples qui démontrent que le judéo-christianisme est une appellation d’origine frelatée, convoquée par les immigrationnistes israéliens, pour séduire les anti-immigrationnistes français, sous la bannière d’une prétendue communauté de destins.

     

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    • #3338092
      Le 21 mars à 06:47 par Esteban
      Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

      Dernier détail scandaleux : ces petits masturbateurs politiques, paralysés par leur lâcheté et leur haine, qui se mettent à suivre le national-sionisme, en prétendant défendre la France...

      Sont systématiquement athées, laïcs, et haïssent le christianisme, religion de leurs propres parents, à propos de laquelle ils ont gobé tous les mensonges actuels.

      Plus c’est national-sioniste, moins c’est chrétien. À part ça, merci pour votre texte, il est d’une limpidité absolue.

       
  • #3335456
    Le 15 mars à 10:38 par Sedevac
    Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

    Pour l’anecdote, les Arabes son cités dans les Écritures parmi les premiers convertis chrétiens lors de la Pentecôte (en l’an 33).

     

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  • #3335828
    Le 16 mars à 10:23 par Heisenberg
    Les mensonges fondateurs d’Israël (Deuxième partie)

    Merci pour cet article de Mr Hindi et à Egalité Et Réconciliation.

    On en apprend beaucoup avec ses recherches.

     

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