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Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

Cher Alain Soral,

Je tenais à vous remercier personnellement du rôle salvateur que vous tenez dans ma vie intellectuelle. Je suis vos interventions depuis quelques années, mais c’est votre dernier brillant ouvrage « Comprendre l’Empire » ainsi que vos récentes vidéos dont je ne perds pas une goutte qui m’ont extrait de ce monde de mensonge et d’immoralité profonde dans lequel nous sommes plongés. Un monde de police de la pensée, de corruption idéologique et de travestissement des valeurs républicaines. Je dis « sauvé », car c’est bien de cela qu’il s’agit : récent diplômé de l’une des 9 écoles Sciences Po, je me suis rendu compte grâce à vous du matraquage et de la désinformation dont nous sommes les cibles, et plus particulièrement dans ces écoles du pouvoir. Au cours de mes 5 années d’études, j’ai progressivement vu mes camarades issus de milieux populaires se laisser bercer par les chants de sirènes de l’opportunisme et du carriérisme pour aller se prostituer dans la haute fonction publique et le milieu bancaire et financier. Si d’instinct, je sentais la déviance malsaine de ces comportements, votre grille d’analyse et de lecture m’ont permis de caractériser cette situation.

La supercherie consiste à nous faire passer pour des élites intellectuelles de part le pseudo prestige (et la pseudo difficulté) de notre institution, alors même que toute la formation que nous avons reçu consiste en une aliénation systématique de tout esprit critique. Sciences Po est l’école du système et de l’empire par excellence et ce pour plusieurs raisons, que je me permets de vous exprimer le plus brièvement possible, connaissant votre attachement pour la concision :

- Nous étudions le système dans sa globalité : par l’histoire, l’économie, l’étude des institutions européennes, le droit, une certaine sociologie, la finance, le marketing et j’en passe … le tout de manière insidieusement cohérente pour nous montrer la logique et le bien fondé de ce système que nous « avalons » d’un bloc dans ce qui s’apparente à une indigestion débilitante.

- A aucun moment de notre formation la question de « remise en cause » du système n’est évoquée. Les cours d’économies sont de véritables messes. On y oublie les justifications (une évidence, car il n’en existe pas) et les implications scandaleuses du système monétaire, bancaire, économique et financier, en étudiant uniquement leurs mécanismes, des mécanismes sciemment alambiqués qui nous donnent l’illusion de l’intelligence et par là même un certain mépris du peuple « incapable de saisir les subtilités », afin de mieux les baiser plus tard.

- En 5 ans d’études, la seule période historique couverte dans les cours magistraux de Sciences Po est l’après seconde guerre mondiale, soit le triomphe de l’atlantisme et de l’ONU (dont on se garde d’évoquer les échecs), la flagellation idéologique de la décolonisation et de l’après Shoah, la construction européenne et ses prétendus bienfaits, bref, le déclin de notre pays. Dans ce contexte, seul un désamour de la France à laquelle on nous substitue comme patrie originelle l’UE peut éclore. On tire un trait sur l’histoire de la France comme si elle appartenait déjà au passé pour encenser le gouvernement mondialiste.

- L’étude des Institutions Européennes est dénuée de toute critique. Pas un mot sur les inefficacités de ce système kafkaïen (que même nous, formés à cette discipline, peinons à comprendre, mais acceptons malgré tout) et de ses ramifications purement antidémocratiques. L’UE comme enseigné chez nous est un idéal comme le définit la propagande, que nous devons vénérer, et critiquer l’Union Européenne à Sciences Po est considéré comme un acte rétrograde à la limite du fascisme.

- Nous sommes tous obligés de passer une année à l’étranger, sous un prétexte d’ouverture, mais encore une fois pour favoriser la vénération des institutions européennes via le programme Erasmus (ou d’autres pays de l’empire dans la plupart des cas). Placé au milieu du cursus, c’est également le moyen de nous amollir et de nous abrutir afin de nous rendre plus coopératif après ces « vacances ». Il s’agit d’après moi des prémisses d’un futur élitisme apatride déconnecté des réalités de notre patrie (de nombreuses connaissances quittent ainsi le pays une fois diplômés, une nouvelle fuite insupportable des cerveaux).

- Nos spécialisations sont systématiquement des soumissions à l’un des avatars du système : Qu’il s’agisse de servir de pion administratif pour la haute fonction publique, d’œuvrer pour des lobbys anti-démocratiques, de collaborer avec les institutions européennes, ou, enfin, d’être les complices du monde économique et financier.

Je suis conforté dans cette analyse par le fait qu’un de mes anciens professeur, spécialiste de la corruption (sic) n’ait pas jugé utile de me répondre sur les questions économiques que je lui posais sur les sujets de la Loi de 1973 sur la Banque de France, l’inévitable spirale de la dette, et la félonie de l’OMC et du FMI.

Comme vous pouvez vous en douter, je suis avide de discuter de ce sujet majeur de l’éducation et de l’éducation des élites, un élément qui, me semble-t-il, échappe pour l’heure à votre œuvre. Par soucis de concision et par respect de votre précieux temps, je m’arrêterai cependant ici, en vous délivrant encore une fois mes remerciements sincères pour le travail que vous produisez, et pour le temps que vous m’accordez en me lisant.

Puissent les quenelles être glissées jusqu’à effondrement total de ce système oligarchique,

Amicalement,

Une « élite » reconvertie apprenti quenellier.

 



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91 Commentaires

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  • #27157

    "Sciences Po" pour "Sciences politiquement correctes", pour paraphraser un invité d’une émission de Philippe Gildas, il y a des siècles de cela !

    - Le même (je ne me rappelle plus de son nom, mais de ses propos, oui) qui ne comprenait pas comment la France pouvait se mettre à dos 400 millions de Musulmans pour plaire à... six millions de juifs israéliens !


  • Apprenti Quenellier, Bravo !!Continu comme ça et tu deviendra Maitre Quenellier dans un futur proche.


  • Il y a longtemps que l’on connaît le niveau indigent de ces grandes écoles de technocrates décérébrés, mais merci pour cette lettre, "futur membre de l’élite" et néanmoins apprenti-quenellier, les force vives se rejoindront...

    Dans ce même registre des grandes écoles -puisque cela concerne cette fois Polytechnique-, on peut apprécier la manière dont les larbins du Système de Domination récupère les armes utiles à la lutte...

    http://www.polytechnique.edu/accuei...

    Valérie Pécresse et Christine Largarde étaient présentes pour récupérer celui qui s’opposait au Consensus de Washington -notamment l’interdiction de la cotation boursière-, qui en coûte tant à la Grèce en moment.


  • "Je suis conforté dans cette analyse par le fait qu’un de mes anciens professeur, spécialiste de la corruption (sic) n’ait pas jugé utile de me répondre..."
    Tout est dit, pour les deux.


  • Félicitations à l’auteur de cette lettre. Je suis curieux : êtes-vous seul dans votre cas, ou bien avez-vous des collègues qui partagent votre vision ? Parlez-vous d’E&R, d’Alain Soral, de Dieudo, de Thierry Messan, de Pierre Hillard, d’Etienne Chouard, de Michel Drac, et de ce qu’on appelle "la résistance" en général à votre entourage estudiantin (prof, promo, associations étudiantes, "clubs"...) et dans vos "devoirs de classe" ? Peut-on espérer des élites qu’elles ouvrent un jour les yeux, ou devrons-nous les mitrailler de quenelles jusqu’à ce qu’indigestion s’en suive ? Quid du sionisme dans cet environnement ?

     

    • #27248
      le 26/06/2011 par Le Quenellier concerné
      Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

      Pour répondre à ce message : Oui, j’essaie de transmettre petit à petit à mes camarades le goût pour Soral, Asselineau, Chouard et autres.
      Concernant le sionisme, je ne peux dire que 2 choses : avoir été traité d’antisémite par une bobo parisienne suite à ma défense de Dieudonné (comme tout un chacun), et qu’une personne proche de moi a connu une certaine censure concernant un travail portant précisemment sur le sionisme.


    • C’est à Science Po que j’ai commencé à parler de Soral avec un ou deux potes avertis (en fin de première année), puis j’ai découvert peu à peu qu’il était connu par nombre de mecs et assez apprécié à l’intérieur de l’école. Tous des mecs un peu "marginaux politiquement", droite sociale, gauche bien extrémiste (même si les extrêmes-gauches traditionnels sont ceux qui le conchient le plus), les quelques maghrébins de l’école etc... Là parmi ceux qui apprécient Soral, j’ai, de tête, un pote qui cherche à entrer à la DGSE, un qui taffe à Marianne, un autre qui prépare l’ENA, un qui prospère dans son commerce avec la Chine, une autre qui monte sa start-up etc... Vous seriez étonné de la résonance du sieur Soral dans nos pseudo-écoles d’élite. Et je suis d’accord avec avec le camarade science pipoteur lillois, au niveau économique et institutionnel, y’a de la critique mordante. C’est surtout au niveau historique que c’est figé et caricatural, toujours la doxa antifasciste. Alors allez leur parler de lobby juif (sauf mes profs arabes, qui, dans l’intimité d’une classe pro-palestinienne, osent aborder le sujet)...

      Franchement, bien que je chie sur mon école, après avoir vu ce qu’étaient les écoles de commerce (cerveau à vendre au plus offrant) et Normal Sup’ (une érudition inopérante pour changer le monde), on se dit que notre école à la con est encore une des moins décervelée dans le système français...


    • #27299
      le 27/06/2011 par une étudiante de sciences po.
      Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

      Salut je suis également à Sciences Po (Paris, royaume de Sire Descoings monarque sans partage de notre chère institution). Ca me fait vraiment du bien de voir ces commentaires car j’ai pu aborder Soral avec un nombre très restreint de personnes. Je me sentais peut être même plus libre au lycée et ça me désole de voir tous ces étudiants qui pensent avoir une culture très large alors qu’ils sont les prototypes même de ce qu’il y a de plus détestable dans la politique. Le niveau 0 de la conscience politique c’est bien Sciences Po. Le pire c’est que pour certains il n’est même pas nécessaire de procéder à un quelconque formatage. Ils sont prêts à gober par eux mêmes tout ce qu’on leur raconte et à en redemander. Le plus décevant étant les gens de gauche. Je ne pensais pas que la caricature que décrivait Soral au sujet des bobos qui cherchent un "peuple de substitution" pouvait être aussi vraie. Un point positif quand même pour un professeur que j’ai eu en science politique bien que j’ai retrouvé tout le côté abstrait et universitaire qui servent de rempart lorsqu’il s’agit de décrire les processus de domination. Malgré tout j’espère quand même avoir mis sur la piste d’une réflexion certains camarades même si beaucoup se cantonnent à me voir comme une sorte d’ovni politique. Tout ça me donne envie d’écrire à Alain Soral moi aussi pour lui dire que certains esprits garderont toujours un esprit critique face à tous les formatages qu’on leur impose.


  • Un des objectifs prioritaires des mondialistes a toujours été de contrôler l’éducation et en particulier celle des élites, ce qui explique l’invitation d’un Richard Descoings, directeur de Sciences Po, au Groupe Bilderberg. A savoir que sont visés toute publication appartenant à une certaine intelligentsia comme le Times magazine publié à quelques milliers d’exemplaire mais suivi par l’Establishment au pouvoir. Ce qui laisse penser d’ailleurs que d’accepter comme seules sources légitimes celles de la grande presse, ne peut qu’amener à s’enfermer dans un paradigme borné, insuffisant pour exprimer le véritable sens de l’Histoire. Il faut saisir l’influence et le rôle des grandes fondations pour admettre une volonté délibéré d’abrutir les populations afin d’en faire des ouvriers spécialisés qui s’intègrent et servent parfaitement l’état-fourmilière (ou ruche pour prendre un symbole maçonnique). L’Homme nouveau est une fourmi qui vit au jour le jour, qui se laisse emporter par la vague du Marché tout en acceptant le destin d’une fonction qui lui est adapté, d’un classe sociale déterminée ou d’aptitudes qui lui sont spécifiquement reconnues.


  • Bravo... Merci pour ce témoignage éloquent. Ça réchauffe le cœur. Je me dis qu’à ce rythme de prise de conscience, le gratin de quenelles national est pour bientôt...


  • La quenelle c’est pas ER c’est RR, le rire résistant de www.iamdieudo.com
    Système automatique de redirection de quenelles.


  • Étant moi-même élève dans l’Institut d’Études Politiques de Lille (je ne sais pas duquel sort l’auteur de l’article), je pouffe doucement devant une telle naïveté. Si les cours se déroulent de la même manière que dans mon IEP, il a du probablement assister dans la plupart des matières à des cours d’épistémologie, notamment en économie, qui nous expliquent qu’effectivement, il existe des contradictions, que des théories en application sont fondées sur du vent (durant ces cours, les néoclassiques ont du avoir les oreilles qui sifflaient assez désagréablement vu ce que le professeur leur mettait) et que finalement, tout est sujet à discussion. La naïveté de l’auteur me frappe encore plus quand il nous parle des cours de Fondements de la construction européenne ou assimilés. Personnellement, et c’est le cas de la totalité de mes camarades, il n’y a pas besoin que quelqu’un nous dise que l’Union Européenne est un ramassis de salades supranationales incapables de fonctionner correctement. Exposer les faits suffit pour le comprendre. Notre palien repenti avait peut-être besoin qu’on lui signaler par des panneaux fluorescents que "La CED, ça ne marche pas, c’est bien la preuve que l’Europe c’est pas terrible-terrible !", mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Oui, les IEP sont des écoles du système, c’est clair. Mais il faut arrêter de penser que nous avons tous vendu notre âme à je ne sais quelle entité démoniaque (forcément mondialiste). Pas une seule fois dans ma courte scolarité je n’ai pu poser une question sur quelque chose qui me semblait contradictoire, et pas une seule fois on m’a répondu que je faisais fausse route. Au contraire, nos enseignants en profitent pour montrer que justement rien n’est acquis et que ce n’est pas parce que ça a été dit ou écrit par quelqu’un qui fait autorité que c’est vrai. Après, si des élèves refusent de faire usage de leur esprit critique, ce n’est pas de la faute de ces profs, et encore moins de l’institution, mais bien de ces personnes qui se vautrent dans l’apprentissage par coeur de leurs cours pour pouvoir obtenir la meilleure note possible.
    Après, autre hypothèse, l’auteur était à Sciences Po Paris, et ça expliquerait pas mal de choses...

     

    • Je pense que ton raisonnement ne tient pas la route et que la naïveté incriminée chez l’apprenti quenellier se trouve plutôt chez toi.
      .
      La où tu vois la possibilité de remettre en cause le système actuel dans ton cursus, je vois plutôt de la pseudo-subversion et/ou subversion tellement issue d’une abstraction intellectuelle qu’elle en perd son caractère subversif (c-à-d critique de théories qu’on ne lie pas aux personnes les mettant en acte et/ou une critique de théories non concrétisée par un projet ayant un impact significatif dans le réel).
      .
      Si le formatage intellectuel des élites ne concernaient que la minorité de l’enseignement supérieur, on n’en serait pas là. A moins que la situation soit très récente. Possible mais peu probable.
      .
      Pour terminer sur une note constructive, je ne vois que trois voies résolutoires (la dernière étant celle requérant le plus gros volume testiculaire) :
      .
      - la sortie du système afin de diminuer son pouvoir (amish),
      - l’infiltration du système pour le changer de l’intérieur (entrisme),
      - la lutte contre le système en respectant une partie de ses codes de soumission(réformisme),
      - la lutte frontale contre le système en envoyant péter l’entièreté de ses codes de soumission (subversion).
      .
      Personnellement, je compte passer du réformisme à la subversion sous peu. Qu’en est-il de vous (question pas uniquement adressée à Pingui-King) ?


  • il faudrait que vous deveniez un nouveau Caton de la République car vous avez une mine d’or d’informations à transmettre et surtout une expérience du "formatage des élites". On ne sait pas ce que vous faites aujourd’hui, mais la discrétion s’impose et si le coeur vous soutient j’espère vous savoir demeurer au coeur des élites et de faire passer les infos...
    Soral avec qui je serais plus nuancé mais qui n’enlève en rien mon accord sur le fond,j’ai le même age , dit une chose trés importante aux jeunes qui se rapprochent de lui : ne restez pas isolés seul devant votre ordinateur, creez des groupes d’affinités je dirais dans les limites de notre nature humaine. Ne restez pas seul c’est le piège que tend le Système
    Il faut savoir ruser avec l’Ennemi, aux jeunes gens épris d’action efficace investissez les institutions politiques, médiatiques et culturelles... c’est facile à dire car il .faut un coeur bien accroché . Mais votre situation est stratégiquement de l’or. Courage.


  • Et Dieu créa LA Femme.

    Al hamdoulilah !


  • Je suis passé par les classes préparatoires aux "grandes écoles" et j’en garde un goût de merdasse.

    En gros,
    - on te flatte (les profs, l’administration) en te disant que tu es l’élite, que la fac c’est pour les nuls (élèves et profs) ;
    - on te file des tonnes de boulot sans queue ni tête pour que tu n’es pas le temps de réfléchir à ce que tu fais, soi-disant pour t’apprendre à gérer le stress et le temps (ou autre, car, de toute façon, il y a toujours une bonne excuse).
    - on te laisse être désagréable avec le personnel non enseignant et enseignant (pour les profs qui en ont encore quelque chose à cirer de leurs élèves, ce qui est loin d’être le cas).

    Finalement, tu te retrouves décérébré, arrogant, perdu et sûr d’être le roi du monde sur ton tas de fumier.

    Le rejet de ces machines à émasculer les cerveaux est un moment de renaissance. L’arrivée à la fac un moment de joie intense : enfin, le temps de lire les livres ET de les assimiler.

    Conclusion : les écoles pour élites ? DU TEMPS PERDU à 100%.

    Merci pour l’article, mec. Comme quoi, ils ont beau faire, il existe encore des gars sains d’esprit.

    Merci E&R.

    Merci au courageux et brillant Alain SORAL.

     

    • "En gros,
      - on te flatte (les profs, l’administration) en te disant que tu es l’élite, que la fac c’est pour les nuls (élèves et profs) ;
      - on te file des tonnes de boulot sans queue ni tête pour que tu n’es pas le temps de réfléchir à ce que tu fais, soi-disant pour t’apprendre à gérer le stress et le temps (ou autre, car, de toute façon, il y a toujours une bonne excuse).
      - on te laisse être désagréable avec le personnel non enseignant et enseignant (pour les profs qui en ont encore quelque chose à cirer de leurs élèves, ce qui est loin d’être le cas)."

      J’ai fais une ecole d’ingé à Paris.. c’est exactement ca. J’ajouterais à "gérer le stress et le temps" et etre un bon soldat du capitalisme apatride mondialisé



  • Comment ne puis-je pas rebondir grace á cette superbe quenelle que je n’ai pas pris la peine de glisser moi-meme...



    J’étais dans l’une des écoles de Sup de Co, l’équivalent (mais en moins prestigieux et plus focalisé commerce) de Sciences-Po.



    En bref :

    Apres ma periode de "vacances" en ERASMUS, j’ai voyagé et travaillé pendant 1 an tout en prétendant auprés de mon école poursuivre le cursus bidon que l’on m’imposait.



    Apres cette période je suis retourné á mon école et á reculons, car entre temps beaucoup de choses en moi avaient changé et je me suis rendu compte que quelque chose ne collait pas dans ma "formation".



    Dés le début de l’année, je séchais les cours qui me donnaient littéralement la sensation d’etre de retour á la maternelle au milieu des fils/filles de bobo. J’effectuais beaucoup de recherches sur le nouvel ordre mondial, l’actualité sérieuse, l’économie, la sociologie etc. J’ai découvert M. Soral et par la suite rejoint E&R. J’ai commencé á avoir des réponses et la confirmation sur mes intuitions.



    Je suis un peu décu que nous ne sachions pas ce qu’a décidé de faire ce diplomé de Sciences-Po dans le futur...



    Parceque de mon coté, j’ai quitté cette école de m..... car détenir le diplome d’une telle bétise est une insulte á ma personne ! Je suis parti a l’étranger monter une communauté au sein d’une ferme bio pour nous préparer á la suite des événements qui ne sera pas sans surprises contrairement á ce que pense la population de masse qui cour toujours apres une grosse voiture et un job á la con.



    J’ai un énorme respect pour A. Soral que j’aurai aimé rejoindre dans sa lutte mais un jeune de plus dans ses troupes n’aurait surement pas servi á grand chose. Si certains des lecteurs veulent en savoir plus sur mon projet ils peuvent me contacter en précisant qu’ils ont lu ces lignes sur le site de E&R.



    Bien á vous.

     

    • J’ai tenu 1 an en école de commerce... ils m’ont dégouté par leur suffisance et leur peu d’esprit critique... Le premier jours on nous disais qu’on faisait partie de l’élite et que "la FAC c’est pour les raté". J’ai préféré rejoindre les "ratés" ^^


  • Nous sommes beaucoup dans cette situation. En ce qui me concerne je vais commencer un master de droit et j’ai un peu l’impression de vendre mon cul tous les jours en allant à la FAC et je crains que ce ne soit que le début. Je vomis absolument toutes les voies qui font saliver mes camarades.

    J’ai l’espoir que le bagage juridique et historique que j’acquiers puisse être mis à contribution par la suite au service d’une cause louable mais j’ai du mal à voir vers quoi me diriger à court terme.

     

    • Salut .

      Je suis dans le mm cas que toi (ou presque) .

      J’ai mit un terme à mes études d’histoire après l’obtention de la License , voyant que j’irai à contre courant de ce que me disait mon coeur si je continuai l’aventure du master , avec toutes les compromissions que cela pouvait impliquer personnellement ...

      Donc , sur le plan strictement "pro" , c’est assez voire très compliqué pour moi en ce moment . Mais du coups j’ai au moins le plus important : mon intégrité et l’espoir de pouvoir réussir ma vie et non pas seulement "réussir dans la vie" .

      PS : Pour le "bagage historique" en FAC de droit , tu peux oublier . L’enseignement de l’histoire dans la plupart des FAC de droit est une véritable horreur de partialité (presque plus que dans la filière histoire proprement dite , c’est dire ...)

      Mieux vaut acquérir cela par soi-même ;-)


    • #27315

      Diplômé d’un bac +5 dans le domaine du Droit public, et incapable d’honorer les pourtant nombreux débouchés que ces études débilitantes m’ouvraient, je comprend tout à fait ton désarroi. Aujourd’hui je méprise mon bagage, j’ai bien conscience que je ne suis l’élite de rien, qu’un homme prend toute sa valeur dans la dignité et le courage. J’ai beaucoup de coreligionnaires qui aujourd’hui parvenus ne se sentent plus pisser et se prennent pour des élites intellectuels alors qu’ils sont aussi loin de l’intellectualité que possible (au sens métaphysique), ils ne comprennent d’ailleurs absolument rien aux enjeux actuels et, en guise de subversion, écoutent du hard rock et prennent des cuites le samedi soir pour s’encanailler. J’ai tenté d’avoir des discussions sérieuses sur des sujets graves et profonds avec certains d’entre eux (matérialité du monde moderne, propagande des médias, rapports H/F biaisés, spiritualité, UE...), mais ils sont embrigadés à l’extrême et nient toutes possibilités de voir le monde avec une grille de lecture différente (bien que très souvent ils n’aient rien lu et écrivent en faisant une faute par phrase, si je vous jure). Je remercie Dieu chaque jour de ne pas avoir sombré dans le minable orgueil et le minable savoir de 99% des étudiants en sciences molles. Merci mon Dieu de ne pas avoir fait de moi un Jean-françois copé.
      Vérité, virilité, courage, foi et humilité.
      Il y a peut-être là dedans une part de lumière qui n’est pas de notre ressort.


  • Tout est possible...Merci d’en apporter la preuve par votre témoignage !


  • "Welcome !" comme on dit dans le jargon des écoles de commerces , autre moule fétide formateur de la pseudo-élite esclave du Système .

    Bienvenue donc au club des "quenelliers" .

    Ayant un temps tenté "science-Po" , je suis heureux de voir quelqu’un comme toi "se retourner contre son mac" après avoir subit l’odieuse propagande durant 5 années consécutives .

    C’est une preuve d’ouverture d’esprit indéniable , d’une grande intégrité ainsi que d’une combativité forte employée à bon escient ;-)


  • Mieux vaut tard que jamais, et bienvenue chez les "éveillés".


  • #27243
    le 26/06/2011 par Le Quenellier concerné
    Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

    Merci à tous pour vos commentaires,

    Je serai bref dans ma réponse pour répondre aux quelques interrogations posées.
    A tout seigneur tout honneur, je m’adresse à mon camarade Palien : Je ne suis pas à Sciences Po Paris qui n’a visiblement pas le monopole de la chienlit.
    Effectivement, venant d’un "Sciences Pote", je comprends que tu dénonces ma "naïveté". Tu as les armes critiques pour déceler les supercheries, une arme que j’ai mis du temps à maîtriser, et une arme qui n’est pas encore tombée dans les mains de nombre de nos camarades, et cela aussi, tu dois en être conscient. Une arme qui n’est pas non plus tombée entre les mains des bacheliers qui préparent actuellement leurs concours, ce qui explique le pourquoi de mon message (qui à la base, était bien un email de sympathie envers AS, et qui ne visait pas à être un argumentaire qui soit publié).

    Concernant mon activité principale, je la qualifierai avant tout d’alimentaire, dans l’espoir de trouver une activité plus noble qui me permette de vivre.

    Amicalement.

     

  • salut,
    bales ,costaud pour un aprenti sorcier. On se s ent bien ici , merci a vous tous, et a alain en particulier ; je reprend un peu d espoir ...
    avec un certificat d étude et bientot 60 balai .

    cordialement.


  • #27256
    le 26/06/2011 par Juliò César Chàvez
    Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

    Oh la belle quenelle que voilà !
    Il n’y a pas si longtemps, une nouvelle recrue d’HEC me sortait avec toute sa suffisance "De toute façon, si t’es avec Soral, t’es forcément bas du front. Tu peux pas comprendre c’est vraiment dommage que t’ai pas un cursus solide, ça aide vraiment".
    L’étron encravaté avait visiblement été piqué au vif en constatant que moi qui n’ai que ma bite et ma bibliothèque lui tenait la dragée haute.
    Superbe témoignage !

     

    • L’image du dernier étage de la pyramide est fausse : c’est ce qu’on dit aux HEC, Sc. Po, X... mais ils restent pour l’essentiel des pions. Je travaille dans un banque d’investissement à Londres. Figurez-vous qu’un bon pourcentage (je dirai 30 ou 40%) des traders ne sait pas qu’il n’y a plus d’etalon or pour imprimer des dollars.

      Les grandes ecoles ne dispensent pas réellement de savoir, mais enseignent juste les regles du jeu du systeme existant à des singes savants.


    • H., j’espère que tu glisses un maximum de quenelles à ton boulot. Dans le cas contraire, ce serait dommage mais mieux vaut tard…


  • Très joli texte
    C’est une belle épreuve d’intelligence que de produire une grille de lecture du système et de pouvoir l’utiliser dans la vie de tous les jours pour comprendre le monde.
    J’attends encore celui qui pourra démontrer comment tout cela a été monté de toutes pièces comme on a parfois tendance à le sous-entendre parce ce travail là n’a pas encore été fait !


  • Très beau témoignage et bien écrit de surcroit. Etant également issu d’une grande école, je partage tout à fait le constat qui est dressé. Je me souviens de la première journée d’accueil ou l’intervenante ayant dessiné minutieusement une pyramide à plusieurs étages s’employait à nous expliquer que nous venions d’entrer dans le dernier ...
    S’ensuivirent 4 ans de bourrage de crâne avec des théories toutes plus fumeuses les unes que les autres ( la pyramide de maslow, la main invisible d’Adam smith, les fameux "free markets" etc ...) pour finalement nous formater à devenir les techno gestionnaires libéraux et égoïstes au service du capital transnational. Ceux qui ont eu le cerveau le plus lavé sont ceux qui ont suivi la filière finance de marché (traders, banquiers de la haute finance ...) pour qui l’argent est véritablement devenu une religion au point qu’ils sont irrécupérables aujourd’hui.

     

    • Ce qui me fait doucement rire c’est que ces mecs, partisans du « on est en haut de la pyramide » oublient souvent que les mecs en bas sont les piliers, et que s’ils décident de se casser, les gus en haut se pètent la gueule.


  • Un point de vue edifiant, de ceux qui vous transforment, merci de votre courage..


  • Bravo pour cette quenelle ! Ca prouve au passage que le discours de Soral touche toutes les classes sociales et ca fait plaisir.

    .

    Etant moi meme un techno-gestionnaire apatride du capitalisme mondialisé vivant à l’étranger, je n’ai pas été formé pour comprendre l’empire mais bien pour le servir. Je ne peux donc que soutenir Soral pour avoir contribué à éveiller ma conscience.

    .

    Issu de parents immigrés dont les 15h de travail par jour au sein d’une petite entreprise a permis de me payer des études dignes de l’élite (grande école à Paris puis MBA à Sydney) je travaille aujourd’hui dans l’investissement en infrastructures, au service de la Banque donc. Autant dire que je vois tout ce que decris Soral de l’interieur : expatriés individualistes apatrides, à la recherche permanente de sexe, d’argent et de pouvoir, et méprisant consciemment ou inconsciemment le peuple, tout en sponsorisant pas mal d’oeuvres et d’evenements caritatifs pour des causes étrangères (s’il en est, dans notre perspective "sans frontieres" d’expatriés).

    .

    Ce n’est qu’en cotoyant les elites Francaises et internationales (que je n’avais pas connu en France, venant d’un milieu social différent) et en prenant conscience que leurs valeurs etaient completement opposé à mes valeurs traditionelles et familiales que j’ai compris (l’intuition d’abord, puis le temps consacré au travail de Soral par la suite) l’immoralité et la complexité d’un mondialisme capitalisé qui nous pervertit et nous utilise - notamment à travers les réseaux de pouvoir et d’influence que j’ai eu l’occasion de voir à l’oeuvre.

    .

    Bravo à l’auteur de ce texte pour son éveil et son esprit critique. J’aurais que Comprendre L’empire sorte quelques années plus tot, car tout commence bien au niveau de l’éducation. Et soutenons Soral, car seul un homme affranchi de dettes à l’empire peut en faire une critique juste et mener ce combat de front.

     


    • Et soutenons Soral, car seul un homme affranchi de dettes à l’empire peut en faire une critique juste et mener ce combat de front.



      Merci pour lui. Je vais suivre cette voie et glisser mon prochain petit billet à KontreKulture tiens.


  • Très juste, mais gare à toi ! Tu risques d’être pris en charge si quelques "judas" se trouvent parmi tes amis (j’entends incitation à la drogue, lavage de cerveau insidieux). Moi même qui ai fait une grande école d’ing. en science dure, j’ai constaté que cette subversion et docilisation des esprits ne se faisait pas dans le contenu des cours cette fois, mais en dehors, par un Bureau des Elève à 80 % Ashkénaze et crypto juif qui organisait soigneusement l’alcoolisation de ces futures "élites", s’occupaient spécifiquement des libres penseurs, et propageaient la propagande de l’éternelle pensée gaucho-bobo style "FN=fachos", qui n’est autre qu’une fronde anti-goy pour conserer une France dirigée par nos chers Ashkénazes Sarkozy, Kouchner, Coppé, Hamond, Hollande, DSk...relayé par d’autres Ashkénazes Pujadas, Ali Badoue, Shöneberg, Dechavanes et consores franc macs...


  • #27345
    le 27/06/2011 par l’envers de la caverne
    Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

    Cet article redonne quelque espoir en la jeunesse francaise ! A l’issue d’une grande ecole de commerce, j’ai fait une indigestion sévère du systeme l’année dernière et j’ai consacré une année entière à lire, a m’informer et a perdre mes amis... eh oui c’est incroyable comme peu supporte la ’subversion’. Soral n’est pas vraiment en odeur de sainteté en ecole de commerce et même pire, je crois qu’a peu pres personne l’a lu, ce qui n’empêche pas les quidams d’avoir une opinion parce que ce que nous apprenne ces ecoles, c’est surtout a noyer les autres dans la rhétorique pour mieux camoufler l’ignorance crasse qu’on nous inocule a 16000 euros l’année.

    Maintenant la vraie question, c’est que faire apres avoir emprunté pour faire ces ecoles parce que tout te pousse a collaborer d’une maniere ou d’une autre. (l’esclavage par la dette des étudiants en grande ecole, un autre sujet dont on ne parle que très peu :)
    Informer, créer et partager me semble deja indispensable. Pour ceux que ca peux intéresser, on a crée un blog de mise en perspective du monde actuel sous un angle métaphysique. Il faut, je pense dans la mesure du possible, à son niveau, partager et oeuvrer pour que se crée le débat. N’hesitez pas a commenter. http://lenversdelacaverne.unblog.fr/

    Un grand merci à AS, ER et a des hommes courageux comme Pierre Hillard. Nous sommes de plus en plus nombreux a nous réveiller, la pyramide craquera aussi par le haut !!

     

    • Clairement, le seul rôle qui en vaille encore la peine porte sur le tryptique de :
      .
      - propager l’information par la discussion présentielle ou virtuelle,
      - soutenir financièrement,
      - et opérer un changement intérieur quasi complet.
      .
      Tout cela, réellement, sans se mentir à soi-même.
      .
      Un beau programme.


  • Je suis également à Sciences Po, mais je trouve ce constat assez exagéré. Je ne crois pas qu’il y ait de propagande particulière à ScPo. Les étudiants, bobo-gauchos pour la plupart, étaient déjà nazes au moment de leur admission. ScPo est donc le lieu où l’idéologie dominante est le mieux représentée, avec son symbole le plus éclatant : Descoings, qui vénère tout ce qui est américain, anglophone, "moderne". Mais je maintiens que les cours, en général, n’ont pas spécialement pour but d’endoctriner la jeunesse.

     

    • #27402
      le 27/06/2011 par Le quenellier concerné
      Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

      Comme dit précédemment, je ne faisais pas parti de Sciences Po Paris. Tu m’en vois ravi si vos professeurs émettent des jugements (réellement, et pas de façade) critiques. Et tu noteras que je n’utilise pas le mot de propagande, le système d’enseignement étant bien plus finaud que cela. Il s’agit de tendances bien plus insidieuses que cela à mon goût, ce qui fait qu’elles ne sont pas décelées ou vues pour ce qu’elles sont vraiment dans l’absolu.


    • Bien sur que si qu’il y a propagande. Mais évidemment pas dans un seul sens. Le but du système, c’est d’avoir des gens dans les deux ou trois camps principaux. Donc, ça ne leur pose aucun problème de présenter les avantages des deux ou trois camps en question et qu’au final, il y ait par exemple 60 % d’étudiants à gauche, 30 % à droite, et 10 % dans d’autres formations (écologie, altermondialisme, etc...).

      Par contre, jamais ils n’iront soulever les vrais problèmes (comme la loi de 1973) et donner les informations importantes. C’est là qu’il y a propagande. Evidemment, avec des gens ayant une certaine intelligence, ils ne vont pas faire une propagande grossière genre propagande soviétique des années 30.


  • Bonjour,
    Je suis étudient en 3eme année de médecine à la Faculté de médecine Lyon sud.
    Meme dans une faculté scientifique, ou l’apprentissage de la médecine est censé être basé sur une vocation ( voir même pour un sacerdoce me concernant), la propagande insidieuse et putride de l’Empire et de mammon frappe a la porte. Quel fut ma surprise quand en Sciences Humaine et Sociale, cour pour les premières année(une fumisterie soit dit en passant ) fut prévu l’intervention d’un personnage ici bien connu, l’inexorable Jacques Attali venu vendre sa soupe mondialiste (pas un mot sur l’euthanasie programmée des personne de plus de 65 ans bien sur).
    La faculté est aussi largement subventionné par Christian Boiron qui dans un élan de narcisse incontrôlable a fait renommé un amphi l’"amphi Christian Boiron" et demande en échange de ses largesses une intervention annuel pour un cours sur le bonheur et sur l’homéopathie.

    Les honnêtes résistant au système sont malheureusement bien peu nombreux dans ma filière, caractérisé par un sentiment parfois général élitiste qui n’a aucun lieu d’être.
    L’ignorance caractérisé de mes camarades sur les questions économiques, philosophiques, géopolitiques, sociologiques et j’en passe est édifiant. Par contre certain ont des idées bien arrêtées, mue uniquement par la propagande partisane des parties politiques (UMPS).

    J’arrive à "réveiller" partiellement quelque uns de mes camardes, qui ne sont pas pour la plupart malhonnête, mais qui a l’instar de la population , sont totalement désintéressés de la pratique et d’un certain travail que demande les études de certains phénomènes , qui sont largement soulevés par ER et d’autre. Ils préfèrent se complaire dans leurs ignorance qui les donnent , paradoxalement, le sentiment de tout savoir.

    Un grand merci à ER, Alain Soral en tête mais également à tous les camarades.
    Cordialement


  • Pareil, je peux tout-à-fait comprendre ce que l’auteur de l’article ressent. Diplômé d’une grande école et travaillant en banque (gestion de portefeuille), j’admets qu’il y a beaucoup plus constructif et utile à la société que d’optimiser le couple rendement/risque d’un portefeuille d’actions pour un client déjà plein aux as.

    Mais bon, j’ai comme l’impression que certains dans leurs commentaires tombent des nues à propos de leur formation et sont prêts parfois même à tout plaquer pour suivre « le chemin de la vérité ». Restez sérieux les gars ! vous vous êtes emmerdés à passer des concours, à imprimer dans votre cervelle quelques lois fondamentales (maths, physique, chimie…) et de la pensée unique à haute dose (histoire, éco, philo), pour certains même vous vous êtes endettés à plusieurs dizaines de milliers d’euros, bref ya quand même eu de l’implication, du temps et de l’énergie sacrifiés aussi injuste et aliénant que puisse être le système qui a exigé ce travail. Donc empochez votre fric, remboursez votre prêt, et estimez-vous heureux d’échapper au vrai job de merde où l’on s’abîme les mains et où l’espérance de vie est de 10 ans inférieure à la moyenne … (on voit à peu près tous de quoi il peut s’agir).

    J’ai même envie de dire, certains sont des lâches puisque connaissant la manipulation, le formatage intellectuel, l’inutilité (pour l’intérêt général) d’une formation onéreuse au service d’un système d’intermédiaires parasitaires déconnectés du « vrai » travail et pour le bénéfice ultime d’une oligarchie mondialiste, ils seraient incapables si l’occasion leur en était donnée de faire quoi que ce soit contre. Qui parmi vous a cité Soral dans une copie de philo ou de culture générale lors d’un écrit de concours ? Personne à mon avis et c’est normal.

    Bon après, j’admets que c’est évidemment mieux d’avoir conscience que derrière les routes goudronnées et les trottoirs lisses, il y a du travail, derrière les aliments de qualité malgré tout correcte emballés et rangés en rayon, il y a du travail, que derrière la plomberie et l’isolation de votre appart, que dans la confection de vos fringues et la propreté relative de votre rue (il n’y qu’à aller à Naples pour se rendre compte que Paris c’est le paradis à côté), il y a du travail, de l’authentique, pas du marketing fallacieux, du conseil foireux ou de la finance parasitaire. Et pourtant les marges sont pas les mêmes …

    Tout ça pour dire que personne ici parmi les jeunes diplômés de grandes écoles/IEP n’a intérêt à ce que le système s’écroule et surtout personne ici n’aurait le courage d’en assumer les conséquences si écroulement il y avait. Il faut juste l’admettre. Après, rien ne vous empêche de faire le choix juste et courageux une fois le système écroulé …

    Sinon, merci à E&R et Soral pour la prise de conscience.

     

    • Salut,
      Je suis paysan-vigneron (en biodynamie), je m’abîme les mains et le dos et mon espèrance de vie est inférieure à la tienne, mais j’aime mon métier, je l’ai choisi, et je m’en sers pour partager mes idées et mes moyens. Je n’aurais sans doute jamais de cabriolet intérieur-cuir, comme dirait Alain, mais je ne subis ni l’environnement urbain aliénant ni les hordes de soumis et de c*ns déconnectés de la réalité qui forment une partie de sa population, notamment de mon âge, dont l’unique objectif est de garder les mains propres et l’esprit vide en restant au chaud dans un amphi ou une salle de cours, puis dans un bureau climatisé devant un écran. Achète-toi des choses qui brillent, continue à "ressentir" ta castration, le "vrai job de merde" n’est peut-être pas celui que tu crois.

      Pour que la marée monte, une vague doit aller plus loin.


    • Gaby, j’ai l’impression que tu critiques, de façon juste selon moi, ce qu’en définitive tu es, non ?
      .
      J’attendrai ta réponse avec impatience mais si j’ai bien saisi, tu conseilles d’entrer dans le système, de le servir afin de rembourser sa dette. Et tout cela, sans conseiller de se "rebeller" ultérieurement sous prétexte d’une obtention d’un niveau de vie confortable.
      .
      Dans mon esprit c’est "Ah, vous vous réveillez enfin mais in fine vous n’oserez de toute façon pas scier la branche sur laquelle vous êtes assis !" alors que c’est encore plus le cas pour toi puisque tu as accepté de travailler dans le domaine d’étude/aliénation que tu critiques ce qui n’est pas encore le cas des étudiants/diplômés, cibles de tes griefs.
      .
      Laissons-leur le bénéfice du doute non ? Mieux, réagissons constructivement afin qu’ils puissent oeuvrer pour la lutte contre l’Empire, qu’en penses-tu (bien que je doive admettre qu’admettre, justement, son manque de courage constitue une des étapes pour y remédier) ?


    • @ Martial,
      Ne vois absolument aucun mépris dans ma façon de qualifier certains jobs, au contraire c’est uniquement de l’admiration et de la reconnaissance pour le travail effectué qui m’animent lorsque je parle des travailleurs en question. D’ailleurs, je pensais plus à des métiers comme tourneur-fraiseur, maçon, BTP en général, ouvrier à la chaîne (ça existe encore dans l’automobile, la fonderie, la métallurgie, transformation industrielle de 2ème niveau, transformation alimentaire, textile…), nettoyeur d’égouts (14 ans d’espérance de vie en moins à cause des gaz), nettoyeur de centrales nucléaires/chimiques (je te fais pas un dessin), ouvrier sur une plateforme pétrolière (même si le salaire n’est pas dégueulasse) …
      Le job que tu fais toi, aussi dur et ingrat qu’il puisse être, est celui qui me fait déjà un peu plus rêver, moi le parisien de naissance.


    • @ Martial,
      Ne vois absolument aucun mépris dans ma façon de qualifier certains jobs, au contraire c’est uniquement de l’admiration et de la reconnaissance pour le travail effectué qui m’animent lorsque je parle des travailleurs en question. D’ailleurs, je pensais plus à des métiers comme tourneur-fraiseur, maçon, BTP en général, ouvrier à la chaîne (ça existe encore dans l’automobile, la fonderie, la métallurgie, transformation industrielle de 2ème niveau, transformation alimentaire, textile…), nettoyeur d’égouts (14 ans d’espérance de vie en moins à cause des gaz), nettoyeur de centrales nucléaires/chimiques (je te fais pas un dessin), ouvrier sur une plateforme pétrolière (même si le salaire n’est pas dégueulasse) …
      Le job que tu fais toi, aussi dur et ingrat qu’il puisse être, est celui qui me fait déjà un peu plus rêver, moi le parisien de naissance.


    • @ Guillaume :

      T’as bien compris, je critique ce que je suis et j’admets même en être complètement prisonnier (je fais référence là au mécanisme de racket bancaire qui sévit aussi sur les prêts étudiants). Je te parle même pas des milliers de jeunes (la majorité en fait) qui « servent le système » (grande école, finance…) uniquement du fait de la pression sociale/familiale qu’ils subissent et dont ils ont parfois même pas conscience. On peut quand même relativiser, on est pas non plus des monstres.

      J’admets aussi qu’il y en a beaucoup, sans être politisés du tout, qui prennent conscience de la mascarade assez tôt (scénario du couple de cadres qui plaque tout pour ouvrir une maison d’hôte à la montagne).

      En fait, les étudiants dont nous parlons et à qui tu veux laisser le « bénéfice du doute » se rapprochent plus du format jeunes bourgeois gauchistes rêveurs à la sauce natio que de l’authentique guerrier révolutionnaire version le Che. Ils sont vraiment dans le domaine du rêve et ils se destinent à végéter des années dans leur idéal, sans rien faire, à passer leur temps à se rassurer en se disant qu’ils connaissent les pièges du système tout en tapinant pour lui (eh oui, faut bien manger et payer la connexion internet pour se déchainer sur les forums, autodérision bien sûr).

      Et tu sais pourquoi, parce que personne ici, et surtout pas les science po / Dauphine / ESC … etc (j’en connais un rayon) sont prêts à supporter le niveau de violence qu’impliquerait une révolution ou une lutte frontale contre « l’Empire » comme tu dis.

      D’ailleurs, tu peux le remarquer assez facilement : lors des manifs anti G8 ou des émeutes en banlieue, ceux qui vont se frotter aux flics (et encore avec un niveau de lâcheté qui interdirait d’emblée tout succès révolutionnaire) sont des gens particulièrement « précarisés » (cas des anarchistes qui vivent dans des squats avec quasiment rien ou de jeunes lascars qui vivent au pied des tours dans un chaos moral et intellectuel affligeant et dont le système de valeur découle exclusivement de la loi du plus fort) dont le nihilisme et le côté « j’ai rien à perdre » permettent un certain niveau de violence.
      C’est clairement pas notre cas, ou le cas de ces étudiants. Le peuple français ne se distingue d’ailleurs pas par un caractère violent et subversif favorable à la révolution (c’est d’ailleurs triste qu’on se foute à ce point de sa gueule). Les russes, les anglais, les serbes sont déjà à mon sens plus des guerriers. Soral l’a bien dit, si révolte il y a, elle ne peut venir que des petits patrons et des ouvriers, et là faudrait que l’exaspération et la colère atteignent un niveau vraiment incroyable.


    • Donc pistes à suivre si tu veux être un peu plus efficace dans la lutte contre « l’Empire » :

      - prendre conscience que c’est un travail sur plusieurs dizaines d’années (au minimum) puisqu’il faut déconstruire 2 siècles de manipulation, de mensonge (révisionnisme historique sur la révolution, la monarchie, diabolisations en tous genres…) et de réseaux multiples (ceux que cite Soral évidemment mais aussi profs lorsqu’ils sont impliqués dans la rédaction des manuels scolaires ou l’élaboration des programmes)
      - construire nos propres relais de culture, nos propres écoles avec nos valeurs (humilité, spiritualité, patience, respect, tolérance, valeurs chrétiennes, respect de la famille, de la vie, service de la nation…), rédiger nous-mêmes les manuels scolaires…
      - construire nos propres relais médiatiques (radio et télé puisqu’on est déjà bien présent sur internet)
      - construire nos propres réseaux dans tous les secteurs économiques avec des systèmes de promotion interne, d’entraide, de pistons
      - créer nos propres syndicats et associations
      - infiltrer/intégrer les grands corps d’Etat et promouvoir/aider les membres de nos réseaux, influer sur les orientations + divulguer infos si nécessaire
      - intégrer les conseils d’administration des grandes sociétés ou si pas possible corrompre/convaincre certains membres
      - intégrer les comités exécutifs des grandes sociétés/grandes banques pour avoir de l’info et influencer de l’intérieur
      - intégrer, influencer, corrompre à haute dose toutes les institutions mondiales (en particulier l’UE) et promouvoir membres de nos réseaux
      - évidemment cultiver les réseaux ou les alliances à l’étranger, surtout dans les pays stratégiquement utiles (Russie…)

      Bref, j’en oublis probablement, mais tu vois l’ampleur du chantier. En tous cas, dans cette feuille de route, moins de risque de récupération que dans le cas d’une opposition frontale.


    • Ok, j’avais bien saisi. Merci pour ta réponse.
      .
      Et pour te répondre, monstres je ne dis pas, mais collaborant volontairement ou pas si. Enfin, pour l’instant. : )
      .
      Aussi, c’est plus la forme liée au fond de ton message avec lesquels je suis en désaccord. Je pense que souligner l’incohérence de la position d’un individu (le fait qu’il tapine pour le système afin de payer la facture Internet et pouvoir se déchaîner sur les forums) sans l’inviter à y remédier est contre-productif. Mais il se peut que ce soit ma propre subjectivité qui m’ait fait percevoir ton message de cette façon.
      .
      Pour les pistes que tu proposes, je suis d’accord avec toi mais à un moment donné, il se peut que la solution soit à la fois entriste d’une part et frontale d’autre part.
      .
      Encore merci pour ta réponse.


    • Mon frère a un raisonnement opposé. Il aurait pu opter pour un job où il serait resté avec les mains propres et aurait porté un costard cravate mais il a préféré être ouvrier. Pourquoi ? Parce qu’en étant ouvrier il peut être lui même. Sur son lieu de travail il n’a pas besoin de mentir, de faire semblant d’être ce qu’il n’est pas, de prétendre de croire en ce qu’il fait et d’aimer son boulot...il se pointe avec ses vieux pantalons troués, ses t-shirts délavés qui ont plus de 10 ans d’âge, sa barbe de 3 jours...et personne ne vient l’emmerder pour cela, personne n’exige qu’il arbore un sourire étincelant preuve de son dynamisme et de sa motivation...il a su mettre les barrières nécessaires entre lui et les dégénérés et de ce fait il ne parle qu’avec un ou deux collègues de travail, ce qui lui permet d’éviter d’endurer les conversations philosophiques sur la dernière beuveries du samedi soir, sur la dernière voitures neuves acheter à crédit...en d’autres termes il n’a aucune pression psychologique à part l’évident ennui de passer 8 heures enfermé à faire quelque chose d’inintéressant.
      Il habite à la campagne, fait son jardin bio, à un mode de vie sain...donc il ne devrait pas trop perdre en espérance de vie...


    • "Qui parmi vous a cité Soral dans une copie de philo ou de culture générale lors d’un écrit de concours ? Personne à mon avis et c’est normal."

      Témoignage perso pour ceux qui ont envie d’essayer :

      C’était pas du Soral, parce que c’était il y a assez longtemps (fin des années 90), en Master II de LEA, mais ça y ressemblait : J’ai terminé ma dissertation sur un livre consacré à la franc-maçonnerie par ’Quis ut Deum ?’. J’ai eu 0,667/20 (les notes sont arrondies à la 3ème décimale en Fac)...


  • J’ai eu moi aussi des cours sur le fonctionnement de L’UE en licence 3 d’administration publique. Une belle escroquerie dont la mécanique ne peut être comprise par les pauvres "citoyens européens" que nous sommes...

    Cependant personne dans les amphis ne semble choqué, ni étudiant, ni professeur. Une espèce de résignation ou bien de je m’en foutisme.

    Merci pour cette lettre. Il y aurait beaucoup à dire sur la fac et les grandes écoles... La dernière vidéo d’Alain débroussaille un peu le sujet, c’est bien.


  • Bravo à l’auteur de la lettre qui non seulement fait une superbe analyse de la situation dans les ’’grandes écoles’’ mais aussi fait preuve d’une immense honneteté. Car c’est dur effectivement de voire tout le chemin que l’on a fait jusqu’à présent et de dire ’’c’était un mensonge’’

    Je viends de finir pour ma part un ’’brillant’’ cursus universitaire et obtenu mon degré de Master dans l’une des plus brillante école de commerce de France. Quel honneur !! Et surtout, ceci doit etre la preuve que je suis bien plus intelligent, capable que le reste de la plèbe, ma valeur est donc bien supérieure que ces vauriens qui ne comprennent rien à rien !

    Helas, de tous mes camarades ayants suivis le meme cursus au long de ses 5 ans je fait partie d’une minorité qui peux écrire le paragraphe ci-dessus avec ironie, encore que ça ne devrait pas etre sujet à l’ironie mais plutot à un drame

    Effectivement j’ai brillament terminé ces 5 ans d’études et peux etre considéré comme ’’l’élite’’ de ce pays mais, en réalité, quand je pense à ce qu’on nous a enseigné pendant ces 5 ans je peux aisément arriver aux memes conclusions que celles de l’auteur de la lettre ci-dessus.

    D’un coté on nous formate avec des informations fausses et débilitantes sur des sujets que l’on aborde ’’en surface’’ (Introduction au marketing en 3ème année d’études, pas mal) et de l’autre on nous transforme pour la plupart en des pions et des fous à etre utilisés sur l’échequier mondial..

    Franchement j’aurais plus appris de choses pendant 1 an en lisant des vrais livres d’auteurs investigateurs que pendant 5 ans dans une des plus grandes écoles de commerce (ou autre apparemment) de France et d’Europe..

    Pourquoi est-ce que j’ai fait ça alors ? Malheureusement pour le diplome, donc pour le système, et pour faire plaisir et rendre fiers mes parents qui ont tant fait d’efforts pour moi, pour les rendre heureux..

    Evidemment ça ne fait qu’aider le système qui requiert ce foutu diplome pour employer, mais que faire ? Je pense qu’il faut utiliser ce système et l’intégrer pour pouvoir le controler par la suite par l’intérieur, donc si un jour j’ai une compagnie, et bien soyez surs que le recrutement sera ’’légèrement’’ différent que ce à quoi on nous a habitué..en commençant par l’importance qu’on donne aux diplome

    J’ai écris ce passage à la première personne, mais je suis sur que c’est le cas pour d’autre, d’ailleurs j’écrirai anonymement et j’espère que chacun vienne rajouter sa propre expérience..

    Salutations

     

    • Je te suis parfaitement. D’ailleurs il y a peu j’étais encore en Sup de co’ mais consterné et démotivé de ce théâtre formaté technocratique fade. Nulle conscience, nulle connaissance autre que scientifico-écono-métrique (en gros, une vision de cadre virtualisé justifié par l’expertise des gros groupes). Il manque cette culture, ce brin d’innovation, cette notion de réalité, humaine mais combattante/exaltante. Non, les gens sont souvent de pâles copies bavant sur un métier dont ils comprennent et ingurgitent que le mécanisme et l’outil. Bref, j’entends comme toi et d’autres, infiltrés de la pseudo-élite auto-reproductive, faire bouger l’entrepreneuriat français par la création.



    • Evidemment ça ne fait qu’aider le système qui requiert ce foutu diplome pour employer, mais que faire ? Je pense qu’il faut utiliser ce système et l’intégrer pour pouvoir le controler par la suite par l’intérieur, donc si un jour j’ai une compagnie, et bien soyez surs que le recrutement sera ’’légèrement’’ différent que ce à quoi on nous a habitué..en commençant par l’importance qu’on donne aux diplome



      J’espère que tu t’y tiendras. C’est là, un des plus grands défis qui nous attendent, oeuvrer pour que finalement, nos actes et nos convictions ne fassent qu’un. Je suis tout avec toi.


  • Je porte exactement la même analyse pour l’université Paris Dauphine (cursus complet, de bac+0 à bac+5).


  • N’y a t-il point de commentaire au sujet du bizutage ?


    Ce sujet est très intéressant pour comprendre une part essentielle du formatage des cerveaux dans les plus grandes écoles.
    Voici un article sur ce sujet.
    Dont cet extrait des plus pertinent :



    Nombre de bizuteurs envisagent ces mises à l’épreuve comme une préparation au monde de l’entreprise. C’est même l’objectif affiché de l’"usinage" à l’ENSAM (dans cet établissement on parle d’usinage et non de bizutage). "Pendant trois mois, raconte Denis Igert, délégué de la Société des anciens des Arts et métiers, les étudiants font l’expérience grandeur nature du fonctionnement d’un groupe humain, avec tous ses aspects, positifs et négatifs. Une fois en entreprise, nos diplômés ont un coup d’avance en termes de vécu humain. En revanche, toute attaque personnelle est interdite."





    Remarquez le jargon qui parle bien d’« usinage », et non de « bizutage », de sorte à balayer son acception incommode et sadique, pour n’en faire qu’une formalité tacite...
    Les élites apprennent donc la soumission face au groupe, l’écrasement de l’individu face à l’ordre établi !


  • Bonne idée d’avoir publié cette lettre.

    Soral fait une critique sévère de l’éducation mais dans le domaine des sciences humaines, celui qu’il a connu. Je me souviens qu’il parlait de ces professeurs d’universités qui brassaient du vent, il a dit aussi entre autres que les meilleurs auteurs sont toujours ignorés.

    Moi, j’ai fait mathématiques et là je peux vous dire qu’on fait vraiment des mathématiques.

    Je sais que ce qu’on dit aux étudiants en médecine sur le SIDA est très superficiel aussi. Allez demander à des médecins de vous parler du SIDA et glissez des questions telles que "quand a-t’on eu la preuve scientifique que le VIH entraîne le SIDA ?" ou "que pensez-vous des propos de Luc Montagnier (prix Nobel et découvreur du VIH) disant qu’il est possible d’évacuer naturellement le VIH ?".

    Ne parlons pas des écoles de journalisme...


  • A l’universite libre(maçonnique) de bruxelles !!c’est la meme chose.J’ai demendé au prof d’economie politique qu’elle etait le statue de la Fed .Si elle etait publique ou privé ?Et il ma dit que la fed est publique !!!!pffffffffff
    Il a poussé le vice jusqu’a dire que Golman sachs etait une banque innovante et creative !!!Et tous ca avec un grand sourire.

    université= usine à mouton


  • Excellente lettre ! J’hesitais a faire Sciences Po mais la ce Monsieur m’a convaincu ! J’aimerais avoir son nom ou mail pour discuter avec lui de l’éducation etc car c’est un des sujets sur lesquels je reflechi.
    Bref, encore une fois excellente initiative, merci de nous montrer comment fonctionne vraiment ce systeme de l’interieur et de confirmer tout nos doutes. Je pense que nous preferons tous toucher un salaire respectable sans oeuvrer pour Mamon plutot que l’inverse. Moralisons le travail salarial et montrons qu’un boulanger est bien plus utile qu’un techno-gestionnaire a BAC + 10 con comme ses pieds. Désolé mais les études ne veulent rien dire. Pour avoir discuté avec des Sciences Po’tars, je confirme que ces élites de grandes écoles valent peanuts. Certains n’étaient pas au courant du conflit Israelo-Palestinien alors qu’ils sont a l’ESSEC et je ne plaisante pas, ceci n’est pas une blague.
    Instruisons nous nous meme car si l’on attend que cela vienne du haut on a pas fini d’attendre. En tant que fils d’immigré de banlieue, je conseille a tout le monde de ne plus accorder autant d’importance a l’école car meme si l’argument est "qu’est ce que je vais becter moi apres", vous inquietez pas bientot on sera tous dans la meme galere, BAC+5 comme OS1. Forgeons nous une reelle culture, une réel bon sens, agissons pour le "Bien" et arretons avec ces fumisteries d’élites. Mr Soral l’a dit, il y a un plafond de verre. On ne peut pas acceder aux postes clefs et etre encore honnete envers le peuple, c’est comme ca, le systeme ne donnera pas le flingue a qui veut le flinguer. Cela s’est confirmé dans tout les domaines, les diplomates diabolisés ou tués apres avoir fait de grosses revelations, les medecins discredités ou etouffés apres avoir fait des découvertes etc etc etc. Meme les pseudo metiers scientifiques ont été crées pour regler des problemes eux meme crées. Bref pour finir, faisons passer le message et tentons d’eveiller les gens meme si parfois c’est tres tres tres dur.


  • Je suis agréablement surpris de voir l’audience de Soral au sein des IEP. L’an prochain, stand de dédicaces au Crit’ ?

     

  • Une nouvelle génération de (futurs) diplomés infiltrés avec une approche différente et un sens de la vérité :
    pourquoi ne pas mettre en place un réseau, afin de se soutenir ?

     

    • #28062
      le 29/06/2011 par étudiant à sciences po
      Lettre de soutien d’un "apprenti quenellier" de Sciences Po

      Ce serait l’idéal. Il n’y a que ça qui ait marché dans l’Histoire car pour qu’une révolution aboutisse il faut que l’élite se fracture et se sépare en deux factions. C’est ce que l’Histoire montre en tout cas.


    • Tout à fait, si vraiment nos idées (Alain Soral et bien d’autres) ont vocation à être plus que la communication pour notre dose de salubrité mentale, à gagner en influence, il faut s’organiser et se concentrer. C’est le seul moyen d’être une alternative viable et existante.


    • Des infiltrés de tous bords ! et dans tout les milieux ! Si Alain n’a pas accès aux medias pour véhiculer sa pensée, il faut la faire passer nous-mêmes ! perso, j’ai deja commencé... sur le terrain, avec "comprendre l’empire" sous le bras... je vous jure que c’est pas simple ! Un endoctrinement de 30 ans (ou plus) est dur à casser..
      Il faut un mouvement à la "we are change" (pas celui d’Obama !, celui de Luke Rudkowski "911 was an inside job !") teintée de la pensée de Soral...
      Motivés ?

      N


  • Cette lettre fait partie de petit coin de ciel bleu qui laisse entrevoir un espoir d’un avenir meilleur.
    Infiltrer le système pour tenter de le changer/détruire de l’intérieur fait parti des techniques disponibles. Je ne sais pas si ce sera le cas avec ce Monsieur.
    Après tout, n’était-ce pas l’ambition d’Alain Soral lors qu’il s’était rapproché du Front ?

    SB


  • Je suis d’accord avec cet article

    Le pire c’est que ces diplomes ménent parfois voire souvent au chomage
    J’ai un double master et je n’arrive même pas a décrocher un entretien pour un emploi

    Vive les stages.....dans lesquelles on cotoie des quadra inamovibles tournant a 3000/4000 euros si ce n’est + pendant qu’on est exploité a 400 euros voire + pour les plus chanceux d’entre nous

    Courage

     

  • J’ajouterai que bien souvent ces fabuleux diplomes conduisent au chômage
    J’en suis la preuve avec une double compétence en droit et management
    Je n’arrive même pas a obtenir un entretien pour un job

    Alors vive les stages....dans lesquels on cotoie des quadra inamovibles, bien rémunérés pendant qu’on "donne" tout et qu’on touche 400 euros voire + pour les + chanceux

    bref, courage

     

    • En France ce n’est pas le diplôme qui fait le salaire, la qualification. C’est la mention "grande école" qui t’ouvre la porte des réseaux. Pour réussir il faut du piston, du réseau et une "solidarité" entre anciens et nouveaux, la qualification passe après malheureusement.


  • Je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, se trouvant acteurs du système dans le monde bancaire, du commerce international etc tout en étant "éveillés". J’ai également eu le droit à un cursus où critiquer l’UE, l’euro, ou la sécularisation des sociétés modernes relevait du blasphème. Après des "vacances" aux Etats Unis (en échange universitaire), et une fois les études terminées je me sens maintenant prisonnier du système. Il faut bien manger donc on a beau être "éveillé" ou non, il faudra servir le système pour continuer à vivre.
    Certains ont évoqué l’agriculture bio comme échappatoire, ça fait rêver, mais encore faut il avoir ses propres terres, le savoir faire, et la motivation, car pour les citadins c’est vraiment un autre monde.
    Cela fait maintenant plus d’un an que je suis E&R et je n’ai rencontré aucun sympathisant dans la vraie vie mais je vois qu’il y a des gens motivés ici. J’espère juste que l’on pourra s’organiser un jour et changer les choses, car débattre entre nous c’est bien mais ça serait mieux d’agir dans la réalité, c’est ce qui manque à E&R.


  • Hum...

    Y at-il moyen de récupérer l’intégralité des cours de Sciences Po, histoire d’en faire une analyse (j’ose à peine dire une exégèse) ?

    Merci.

     

  • Salut à tous,
    Perso je suis en Gestion D’entreprises et d’Administrations (on nous forme pour devenir cadre sup) et je me remet souvent en question quant à ma carrière future... ça me déprime de voir la mentalité de tous mes amis et collègues... des fois j’ai envie de tout laisser tomber, de quitter ce milieu pourri... et encore je suis bien conscient que c’est loin d’être le pire !
    Je tiens moi aussi a vous (te.. ?) remercier mon cher Alain pour les lueurs d’espoirs que tu nous offre !

     

    • Soit "aware" lol, joue le canard avec ta hyerarchie quand il faut, preserve toi, fait du sport (boxe/salle de sport/etc..)++, cultive toi, mefie toi des amities trop rapide (surtout au taff), reste fidele a tes valeurs et principes,resiste a la consommation, evite la television,et tiens toi en au "feeling" et a ton instinct ;-) je suis dans le meme cas que toi et bosser des ds groupes internationaux ou evoluer a certain postes ca fait froid dans le dos,


  • Alain,

    Comme je suis fier d’avoir dit "m...." (il y a bien longtemps) à mes examinateurs du BAC sensés sanctifier avec honneur mon passage dans cette affreuse machine à cultiver la soumission et la mort qu’est l’Education nationale. Comme je suis fier d’avoir fait, comme vous il me semble, ma culture classique en autodidacte.

    Sortir du système c’est refuser l’éducation et la soumission orchestrée par l’oligarchie via l’Ecole. Sortir de l’Ecole c’est un acte fondamentalement révolutionnaire.

    Parmi les nombreuses choses à brûler lors du grand soir, tous ces lieux de propagation de l’esclavage mental que sont les universités devront avoir la priorité pour toute avant garde qui se respecte.


  • and

    Bonjour,

    avec le recul, l’IEP de Paris reste une occasion d’échanger des idées et de construire une conscience politique mais il faudrait pouvoir compléter avec une littérature dite subversive qui par principe, ne peut totalement être admise dans cette enceinte. Les étudiants y sont encore animés d’un certain sens du service public (promo 1999). Mais cela s’accompagne aussi d’un sentiment d’appartenance à un système, lequel est aujourd’hui affaibli par la crise identitaire et la critique croissante qu’il subit. En particulier, l’IEP n’est plus au service de la France, mais bien d’institutions (sociétés multinationales, organisations internationales, etc) qui trahissent sa philosophie fondatrice (le renouveau après la défaite de Sedan).

    Je retiendrais deux critiques principales envers cette institution :
    - on y forme des techniciens plutôt que des "chefs". or le chef est un humain meneur d’hommes au sens noble du terme alors que le technicien n’est que le spécialiste consciencieux d’un processus qui le dépasse. Conclusion, les gens formés à sciences-po ne sont pas la vraie élite puisqu’ils ne sont pas supposés capables de régénérer les processus. Ils sont au mieux officiers, pas chef de tribu. Le chef peut changer le totem, déplacer le camp ou le champ de bataille, inaugurer de nouveaux mécanismes, etc...Or, ce n’est pas la vocation de sciences-po en dépit de l’image qu’il cherche à projeter. Les chefs sortent des épreuves de la vie, pas des bancs d’écoles.
    - les enseignements sont quand même relativement superficiels et courts (d’où l’intérêt d’une formation complémentaire en université), les prérequis y sont considérés acquis (d’où l’avantage de départ des gens de bonne famille), un certain nombre d’outils dialectiques (comme la logique ou l’épistémologie, la méthode de recherche, etc) n’y figuraient pas (à l’époque en tout cas). Or ce sont là des outils indispensables à toute réflexion indépendante. Ce n’est donc pas l’objectif principal du cursus dispensé.

    Mais à tout prendre, l’IEP reste une formation intéressante (surtout si elle est précédée d’une formation scientifique et complétée par une formation universitaire ce qui peut paraître exigeant !!!).

    En tout cas, conquérir l’IEP (surtout Paris) est un défi à relever et il passera par la production d’une littérature adéquate et la mise au pas intellectuelle de certaines escroqueries qui y ont pris racine. Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons !

    Bien à vous


  • excellente lettre, ca me fait dire que d’en haut ou d’en bas, les ecoles ne sont plus la pour eveiller notre sens critique, le bon sens, et la verité... courage
    merci E etR


  • Euh je suis aussi à Sciences Po, j’avais lu Soral quand j’étais en Première, Terminale et j’ai largement dépassé une fois que j’ai fait de la philo... comme de plus en plus d’élèves de Sciences Po maintenant j’ai un passé scolaire qui n’est pas du tout celui de cette "élite". Lycée très mauvais dans le 94, trois ans de prépa lettres-histoire, ça a bien marché, je titille l’ENS deux fois, je rentre à Sciences Po en recherche, en tant que boursier... Bon après je ne dis pas le contraire, des gros cons riches de droite idiots et parisiano-centrés à Sciences Po, il y en a quelques-uns, mais il me semble qu’ils forment une proportion qui décroit. En tout cas dans mes camarades il y avait plus d’élèves ayant déjà eu une formation universitaire avant l’IEP.
    La plupart des élèves intelligents, de recherche ou d’ailleurs, ont lu Chomsky, connaissent un peu l’œuvre de Bourdieu, Foucault, Fanon, Rancière, Jorion... Ils connaissent l’histoire sur le moyen terme, les belles idéologies de la Troisième République, et sur un plus long terme, embrassant l’ensemble de l’histoire humaine. Et ils n’ignorent pas les philosophes plus classiques. La mobilisation existe aussi chez nous, les galères aussi (hé oui, mais peut-être Rafael est-il gosse de riche ?), et la sociabilisation des luttes sociales aussi. Le FN et les complotistes souvent actifs ici servant les intérêts des très riches (regardez ce qui choque Rafael : pas les inégalités et la violence d’État et des États pour les masquer ou empêcher leurs réparations, mais "l’inévitable (sic) spirale de la dette" !), de la répression, de l’écran de fumée sécuritaire,

    Ce qui m’a frappé à l’IEP c’est de m’y être engueulé avec un gros con d’ambassadeur et d’y avoir vu parader des politiciens qui se donnaient des airs, et qui refusaient tout dialogue. C’est de m’être frotté à des abrutis de droite sûrs d’eux car sûrs d’être à l’abri, refusant également un dialogue poussé et affirmé par des chiffres (sur les retraites par exemple) ou, quand ils étaient insultants, une confrontation physique pour aller au bout de leur démarche...
    Rafael, si tu es à l’IEP l’an prochain, fais signe, on se croise et on discute, j’espère te faire voire en quoi tu es dans le faux et milites (si tu milites) dans le mauvais sens.

     

    • C’est marrant, j’ai commencé par la philo, bien avant la terminale, puis ensuite naïvement à la fac (avant de me rendre compte qu’on y faisait tout sauf de la philosophie, mais ça c’est une autre histoire ...) et j’ai découvert Soral bien plus tard. Bizarrement j’ai plutôt l’impression que ce sont beaucoup d’auteurs pompeux et verbiants qui sont largement dépassés par l’accessibilité, malgré l’importance et l’étonnamment singulière teneur, du discours d’un Alain Soral ...


  • A l’attention des étudiants en IEP (ou ex),

    Cette demande pourrait paraître étrange, insensée, mais vos réponses m’aideront (probablement) à faire face à l’empire et à grossir les rangs de la Résistance.

    Je suis actuellement lycéen, en classe de Terminale littéraire. Mon dessein a toujours été de rejoindre les "prestigieux" I.E.P. (j’entends par là, de passer le concours commun afin d’intégrer un IEP de province) Seulement, est-il possible de réussir tout en restant insoumis à l’idéologie dominante ?

    Depuis toujours, l’Education Nationale me dégoûte au plus haut point. Malheureusement, il est impossible de réussir (sauf cas de génies) sans elle.

    Il me reste donc une année pour me préparer et assurer mon avenir. Je ne saurais me lancer dans la vie sans la moindre sécurité.

    Ma demande est donc la suivante : J’appelle chacun à entretenir un contact avec moi, dans le but de me rassurer, pourquoi pas de m’aider sur le chemin de la Résistance. Comment réussir, tout en refusant la soumission ? L’avez-vous seulement vécu ? Comment avez-vous préparé l’épreuve tout en étant "conscient" ? Ce sont ces questions que j’aimerais vous poser, quenelliers de Sciences Po.

    A tous, merci.


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